00:00...imposer d'entendre pendant trois heures l'ampleur de la colère des travailleurs et des travailleuses,
00:05l'ampleur des revendications sociales.
00:08Pour le reste, par contre, c'est catastrophique.
00:11Nous sommes venus pour obtenir des réponses concrètes, immédiates, à la colère sociale.
00:16Le Premier ministre, le gouvernement ne nous a annoncé aucune mesure,
00:22aucune prise en compte de nos revendications.
00:25Nous avons dit au Premier ministre, toutes et tous ensemble,
00:29qu'on ne répondait pas à une mobilisation sociale par des mesures sécuritaires et par de la répression.
00:37Nous lui avons dit, toutes et tous ensemble, qu'il fallait arrêter de mépriser, de piétiner, d'humilier les jeunes
00:45et les travailleurs et les travailleuses.
00:47Nous lui avons dit, toutes et tous ensemble, qu'il fallait qu'ils reçoivent les organisations de jeunesse
00:53et ça fait un mois que les organisations de jeunesse auraient dû être reçues ici.
00:57Alors, nous avons obtenu l'annonce qu'il serait reçu un jour, mais nous n'avons pas la date.
01:05Et ce que nous avons dit au Premier ministre, c'est que chaque heure compte.
01:11Ce qu'il faut, c'est les recevoir immédiatement, sinon la colère va continuer à progresser.
01:17Le problème, ce n'est pas la colère qui s'exprime, le problème, c'est la politique qui la provoque.
01:24Depuis dix ans, Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs ne font que souffler sur les braises
01:30et que remettre du bois quand ça brûle déjà.
01:34Il ne faut pas, dans ces conditions, s'étonner que la colère explose et que le feu prenne.
01:41Les revendications des travailleurs et des travailleuses que nous avons portées à Matignon,
01:45elles sont simples, elles sont connues.
01:47D'abord, c'est les revendications qui sont portées par les organisations de jeunesse.
01:50La fin de Parcoursup, des moyens pour les universités, des moyens pour les lycées.
01:55Ensuite, ce sont les revendications des travailleurs et des travailleuses contre la vie chère.
01:59L'augmentation immédiate du SMIC de 10%, l'augmentation immédiate du salaire des fonctionnaires,
02:06le blocage des prix, l'indexation de tous les salaires sur les prix pour mettre fin au déclassement sans précédent
02:13qui est subi par les travailleurs et les travailleuses.
02:16Nous avons interpellé le Premier ministre et son gouvernement sur son projet de budget
02:22qui est dangereux pour le pays, dangereux pour les travailleurs et les travailleuses.
02:26D'abord parce que, alors que des millions de travailleurs et de travailleuses sont obligés de compter chaque euro,
02:32chaque jour, sont à découvert à partir du 15 du mois, dans son budget,
02:37le gouvernement nous fait les poches et va taxer les malades,
02:41geler l'ensemble des prestations sociales, faire baisser le revenu des familles, des malades, des retraités, des locataires, etc.
02:50C'est non seulement injuste et dangereux socialement, mais c'est dangereux économiquement.
02:56C'est un budget de récession.
02:58Et enfin, nous avons interpellé le Premier ministre sur la situation de nos services publics
03:04en lui disant que nous avions vécu un été catastrophique,
03:07que cet été n'aurait pas été si catastrophique si nos alertes avaient été entendues
03:12et que son budget était scandaleux parce que son budget, il nous prépare un été 2027,
03:17encore pire que l'été 2026 avec des hôpitaux non financés, avec des écoles, des crèches et des universités non
03:26isolées,
03:27avec des travailleurs et des travailleuses non protégés.
03:30Nous n'avons eu aucune réponse à nos revendications
03:35et donc le Premier ministre ne fait que renforcer la colère.
03:39J'appelle les travailleurs et les travailleuses.
03:42L'heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation.
03:47La grève doit prendre le relais.
03:50C'est pourquoi la CGT, avec l'intersyndicale, appelle à la mobilisation la plus large possible le 5 novembre.
03:58Nous appelons les travailleurs et les travailleuses à organiser des assemblées générales partout,
04:04sur tous leurs lieux de travail, avec tous leurs collègues, dans tous les services, dans toutes les usines,
04:11pour généraliser la grève le 5 novembre et après.
04:16Voilà ce qu'il faut mettre à l'ordre du jour, la grève.
04:19Quand les travailleurs et les travailleuses s'arrêtent, le pays s'arrête, l'économie est bloquée
04:25et ça permettra qu'enfin nos revendications soient entendues.
04:29Dans l'immédiat, pour le 24 octobre, j'ai indiqué au Premier ministre
04:34que la CGT prendrait encore une fois toutes ses responsabilités.
04:39Nous appelons encore une fois tous nos militants, toutes nos militantes,
04:43à enfiler leur gilet rouge pour que les jeunes et les travailleurs et les travailleuses
04:49puissent exercer leur droit à manifester et à revendiquer.
04:54Sur le pouvoir d'achat, il y a un chantier qui est mené par Jean-Pierre Falandou,
04:58c'est ce qui a été annoncé ?
04:59C'est bien, je vois que vous avez les annonces avant qu'on vous les donne.
05:05Donc les ministres nous ont donné des esquisses de choses.
05:09Le ministre du Travail a dit qu'il nous recevrait prochainement
05:13pour échanger sur la question du pouvoir d'achat,
05:16mais nous n'avons eu absolument rien de précis et aucune annonce précise,
05:22alors que nos revendications sont connues et que le gouvernement a la main.
05:27Oui, le patronat refuse d'augmenter les salaires, mais le gouvernement a la main.
05:32Il peut augmenter le SMIC, il peut indexer les salaires sur les prix,
05:36il peut supprimer à toutes les entreprises qui ne jouent pas le jeu
05:39les milliards d'aides publiques dont elles bénéficient,
05:42il peut indexer le point d'indice des fonctionnaires sur les prix et l'augmenter.
05:47Et donc nous attendions des mesures immédiates, nous n'en avons eu aucune.
05:50Donc ce que nous avons dit au Premier ministre et à son gouvernement,
05:54c'est que chaque jour, tout coûtera plus cher.
05:59Voilà donc pour Sophie Binet, à la sortie de l'hôtel de Matignon,
06:03ont été reçues toutes les confédérations syndicales de salariés.
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