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  • il y a 14 minutes
Alexandre Devecchio relate à travers son livre les émeutes de 2005 et regrette que plus de vingt ans plus tard, la situation se soit aggravée. «Peut-être que si on avait fait le bon diagnostic (en 2005), qu'on avait écouté les habitants des quartiers, on n'en serait pas arrivé là», raconte le journaliste.

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Transcription
00:00Qu'est-ce qui a changé ? Je dirais que malheureusement la situation s'est aggravée et s'est propagée
00:06sur tout le territoire.
00:07A l'époque, moi je raconte les émeutes de 2005, peut-être que si on avait fait le bon diagnostic,
00:13on avait écouté notamment les habitants de ces quartiers, les honnêtes gens qui commençaient à se sentir étrangers dans leur
00:23propre quartier,
00:24eh bien on n'en serait pas arrivé là. Mais à l'époque, les émeutes étaient encore circonscrites en banlieue.
00:30C'était encore le cas en 2023 à l'exception de Marseille et ce qui a changé aujourd'hui, c
00:35'est qu'elles touchent le cœur même des centres-villes.
00:38Alors les habitants de banlieue se sentent peut-être moins seuls, mais c'est une maigre consolation
00:44parce que ceux qui se sentaient étrangers dans leur quartier ou dans leur ville se sentiront peut-être demain étrangers
00:50dans leur propre pays,
00:51voire chez eux, puisque maintenant, vous l'avez dit tout à l'heure, les racailles, les agresseurs viennent jusque dans
00:57les appartements.

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