00:00Il a été élu à deux reprises, il a été élu, sauf qu'après sa deuxième élection, la confiance lui
00:08a été retirée par le pays en 2022 où il n'a plus qu'une majorité relative et surtout en
00:142024 où il n'a plus du tout de majorité.
00:16Et moi je me souviens qu'en 2017, M. Macron avait dit, il n'y a qu'une chose qui
00:21m'amènerait à quitter le pouvoir, c'est la perte de confiance du pays.
00:25Le pays lui a retiré sa confiance. Donc il est temps qu'il tire la conséquence et c'est le
00:31verrou.
00:31C'est dans six mois de toute façon.
00:33Non, non, non, six mois c'est une éternité. Un pays qui s'effondre économiquement et financièrement, c'est une
00:39éternité.
00:39Charlotte qui parle peu ce matin. Est-ce que le Président doit démissionner ?
00:42Bien sûr.
00:43Oh là là, pfff !
00:44Si le Président démissionne, vous n'avez que 40 jours de campagne électorale et donc une fois de plus, vous
00:52n'avez pas de véritable débat
00:54sur les sujets que les Français doivent trancher.
00:56Non, ce n'est pas comme ça que je vois les choses.
00:58Le 1er janvier, il présente ses voeux aux Français. Il nous annonce aujourd'hui, après les derniers voeux, je partirai
01:05le 2 janvier.
01:06Alors ça, c'est ce que j'avais proposé il y a un an et demi et en effet, ça
01:10aurait été intéressant.
01:11Et on règle le problème.
01:12Mais je crains que là, nous ne soyons plus tout à fait dans la même situation.
01:15Non mais en effet, pour régler le problème qu'Emmanuel Macron part maintenant ou dans six mois,
01:20pour régler le problème, il faut le penser.
01:22Et je trouve salutaire en effet que même dans l'urgence et peut-être même surtout dans l'urgence,
01:27on se pose la question, parce que vous posez la question légitimement de samedi prochain,
01:31est-ce qu'on interdit les manifs ou pas ?
01:33Je vois venir, mais vous êtes très représentatif de beaucoup de gens et de...
01:37Non mais de moi, ce qui me fait peur depuis maintenant longtemps,
01:40à savoir que les honnêtes gens vont appeler de leur vœu un État ultra sécuritaire,
01:44où on sera tous sous QR code avec intervention de rentrée et de sortir à telle heure,
01:49on a connu ça, on va finir par nous l'appeler de nos vœux,
01:52tellement on est épuisés et inquiets de ce qui est en train de se passer.
01:56Donc pour empêcher ça qui n'est pas souhaitable évidemment,
02:01il faut penser le long terme.
02:03Je veux dire, on peut empêcher les gens de sortir samedi prochain,
02:06on a tous vu samedi dernier que le problème ce n'est pas d'abord un problème sécuritaire.
02:11On a un réflexe en France, c'est qu'on pense que la question sécuritaire est la cause de nos
02:16problèmes.
02:17C'est une des conséquences.
02:18C'est mal géré, ok, ça a été mal anticipé, ok,
02:22mais à la fin, on a une population, une double population qui s'est agrégée samedi,
02:27des casseurs d'ultra-gauche qui eux veulent effondrer le pays,
02:30ça ils le veulent et c'est une revendication très politique
02:32et ils prennent des moyens ultra violents pour ça.
02:34Mais excusez-moi, si il y a 20 ans on avait pris les premières alertes au sérieux,
02:37des conférences empêchées, des gens mis sous protection policière,
02:42des personnes qui ne peuvent plus s'exprimer,
02:44des personnes qui sont sans cesse traînées devant les tribunaux à chaque fois qu'ils ouvrent la bouche,
02:48si on avait pris tout ça au sérieux, peut-être n'aurait-il pas développé
02:51cette passion pour la violence qui est désormais contagieuse.
02:54Et de l'autre côté, on a une frange
02:57qui, moi, je vais vous dire,
02:59je suis en colère mais je suis surtout vraiment triste depuis trois jours,
03:02je vous dis la vérité, je suis triste.
03:04Ce que j'ai vu, je me brise le cœur en fait.
03:07Et la frange de cette partie de l'immigration qui a décroché depuis longtemps,
03:13et c'est pour ça que je vous ai repris tout à l'heure,
03:14parce que l'actrice que vous avez dit, dit quelque chose,
03:18elle le dit peut-être mal,
03:19mais bien sûr que ça fait aussi des années
03:22qu'on aurait dû se poser la question de comment est-ce qu'on fait un peuple ensemble.
03:26On nous a interdit de le penser.
03:29On nous a interdit de penser notre attachement à la France.
03:32Pardonnez-moi votre solution.
03:34Et c'est pour ça que je n'étais pas d'accord avec vous tout à l'heure.
03:35Votre solution, ce n'est pas du tout la même qu'Ariane Askaride.
03:38Je sais bien, je sais bien.
03:39La position d'Ariane Askaride, c'est venez comme vous êtes.
03:42Votre position à vous, c'est faisons-en des bons Français.
03:47Ou des petits Français.
03:49Ce qui veut dire qu'il est possible qu'ils oublient une part de leur culture
03:54qui est présente dans leur éducation.
03:56Il n'y a pas de culture là-dedans.
03:58Ce ne sont pas des banlieusards, comme vous avez l'air de le penser.