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  • il y a 3 minutes
En réaction aux violences survenues en marge des manifestations ce week-end en France, plusieurs pays ont mis en garde leurs citoyens présents sur le sol français, les appelant notamment à éviter les grands rassemblements

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Transcription
00:00France est bien devenue l'épicentre de la contestation,
00:03mais il n'y a pas véritablement de contagion ni de coordination.
00:06Le mouvement le plus comparable des étudiants et des lycéens,
00:09c'est ce qui s'est passé en Italie, ça a commencé à Turin en octobre,
00:13alors qu'en France, rappelons-le, c'était le 21 septembre,
00:16les premières manifestations à Creil.
00:18En Italie, voilà ce qu'ils disent les étudiants,
00:21faisons comme en France, facciamo come in Francia,
00:24c'est-à-dire qu'ils veulent faire comme à Paris et dans les autres villes de province.
00:28Des étudiants italiens sont même venus rencontrer leurs homologues à Paris
00:32pour voir quelles étaient les racines du mouvement
00:34et quel était le degré de mobilisation.
00:36Et cette contagion inquiète Giorgia Meloni, la présidente du Conseil italien,
00:40qui a dénoncé les voyous.
00:41On peut manifester, dit-elle, mais on ne peut pas casser.
00:44Elle a même fait plusieurs tweets au cours des derniers jours.
00:47Mais ce qui est intéressant, c'est que Giorgia Meloni parle
00:49de ce qu'elle appelle des délinquants d'importation.
00:52Et le mot en Italie qui est retenu en ce moment, c'est marranza.
00:55Marranza, ça veut dire délinquants, petites canailles.
00:59Ce sont en fait les jeunes des banlieues
01:03qui débarquent dans le centre de Turin ou de Rome.
01:05Marranza, c'est utilisé pour stigmatiser en fait
01:09les casseurs des quartiers populaires.
01:11À part l'Italie, il y a aussi des contestations en Belgique.
01:14Ça fait des semaines que les jeunes étudiants et lycéens
01:17protestent contre la limitation du budget d'éducation,
01:20moins 500 millions, et des heures supplémentaires
01:23qui sont imposées aux professeurs.
01:27Et donc, il y a une contestation, mais qui n'atteint pas
01:28ni le niveau, ni l'ampleur, ni le niveau de violence
01:30que l'on a connu en France.
01:32Il y a aussi des manifestations en Grèce et en Espagne.
01:35Et puis, en Albanie, il y a une contestation
01:38tout à fait originale de la jeunesse
01:40qu'on a appelée la révolution des flamants roses.
01:42C'est un mouvement en fait très politique,
01:44mais qui regroupe les contestations sur l'éducation,
01:47les réductions des moyens, mais aussi qui demande
01:50la démission du Premier ministre Edirama,
01:52qui a voulu installer un complexe immobilier
01:55qui a été, comment dire, conçu et financé
01:57par la famille Trump.
01:59Donc, on voit le mélange des revendications étudiantes
02:02et des revendications politiques.
02:04Mais donc, Ulysse, pas de coordination
02:06entre les mouvements lycéens de ces différents pays ?
02:09Absolument. On peut parler d'une colère européenne
02:12de la jeunesse, mais chaque mouvement est autonome
02:15à ses propres revendications.
02:17On n'est pas dans la genzelle, vous savez,
02:19comme les grandes manifestations qui ont eu lieu en 2025.
02:21On est très loin de cela.
02:23Mais ce qu'on peut dire, c'est qu'il y a effectivement
02:24une volonté de la jeunesse d'avoir plus de moyens,
02:27plus de moyens pour l'éducation,
02:29mais aussi qui s'interroge sur son avenir en Europe
02:32et un avenir qui n'est pas vraiment rose
02:34compte tenu de la récession et de la crise
02:36que traverse tout le continent.
02:37Si, non.
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