- il y a 2 semaines
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit :
- Boris Vallaud, Député des Landes (SOC) et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale
- Laurent Jacobelli, Député de la Moselle (RN)
- Paul Vannier, Député du Val-d'Oise (LFI-NFP)
- Prisca Thevenot, Députée des Hauts-de-Seine (EPR)
Avec :
- Laurent FARGUES pour Challenges
- Hervé GATTEGNO pour Radio Classique
- Stéphanie DEPIERRE pour LCP
- Hugo au Perchoir pour Twitch
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
- Boris Vallaud, Député des Landes (SOC) et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale
- Laurent Jacobelli, Député de la Moselle (RN)
- Paul Vannier, Député du Val-d'Oise (LFI-NFP)
- Prisca Thevenot, Députée des Hauts-de-Seine (EPR)
Avec :
- Laurent FARGUES pour Challenges
- Hervé GATTEGNO pour Radio Classique
- Stéphanie DEPIERRE pour LCP
- Hugo au Perchoir pour Twitch
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00A six mois du premier tour de l'élection présidentielle, la France traverse une nouvelle crise.
00:00:05La nuit dernière encore, des commerces ont été pillés à Paris, au lendemain de violences qui se sont répandues un
00:00:10peu partout en France,
00:00:11visant notamment des mairies comme celle de Limoges, ravagée totalement par un incendie.
00:00:16Hier soir, Emmanuel Macron a appelé à l'union des partis politiques contre la violence.
00:00:20Entre ceux qui appellent à résoudre d'abord la question lycéenne et d'autres,
00:00:23qui estiment qu'il faut maintenant des mesures fortes pour établir l'ordre,
00:00:26le fossé se creuse. Samedi prochain, de nouvelles manifestations sont annoncées à l'appel des Gilets jaunes.
00:00:31D'ici là, le calme sera-t-il revenu ? C'est la semaine de tous les dangers.
00:00:52Bonsoir et bienvenue dans l'indice des politiques sur LCP pour bien commencer la semaine.
00:00:56Avec, à mes côtés ce soir, Hervé Gatteignot. Bonsoir Hervé de Radio Classique. Bonsoir Stéphanie Despierres.
00:01:01Bonsoir.
00:01:01LCP, bonsoir Laurent. Laurent Farc de Chalange.
00:01:03Et bonsoir Hugo, Hugo Couturier.
00:01:05Bonsoir.
00:01:06Vous êtes Hugo Perchoir en direct sur la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale.
00:01:10Vous nous ferez vivre cette émission au rythme des interpellations, des questions qui passeront sur votre chaîne.
00:01:16Bien sûr.
00:01:17Nous allons au cours de cette émission spéciale consacrée aux événements de ces dernières heures.
00:01:21Avoir plusieurs invités qui vont se succéder sur ce plateau.
00:01:23Et notre premier invité ce soir est Boris Vallaud. Bonsoir.
00:01:25Bonsoir.
00:01:26Président du groupe PS à l'Assemblée Nationale, député des Landes.
00:01:29L'incendie de l'hôtel de ville de Limoges, je le disais tout à l'heure, est l'un des
00:01:32symboles du déchaînement de violences de samedi.
00:01:34Des rassemblements ont eu lieu devant les hôtels de ville aujourd'hui, aux quatre coins de la France.
00:01:38Vous étiez, vous, à Paris, aux côtés du maire de la capitale, Emmanuel Grégoire.
00:01:42L'Association des maires de France entendait aujourd'hui dénoncer les attaques graves portées contre les institutions démocratiques.
00:01:49Stéphanie.
00:01:50Le Premier ministre annonce ce soir des couvre-feux localisés. Est-ce que c'est la bonne réponse ?
00:01:54On sait déjà qu'il y en aura à Lille, à Douai, à Denain.
00:01:57Écoutez, on verra demain matin.
00:01:58Ce que je peux vous dire, c'est que le gouvernement a été gravement défaillant dans le maintien de l
00:02:06'ordre,
00:02:07non seulement ces dernières semaines, mais samedi soir et dimanche soir encore.
00:02:11Il a doublement failli. Failli dans sa capacité à assurer la liberté de manifester.
00:02:17Il y avait une écrasante majorité de Françaises et de Français qui avaient des revendications légitimes
00:02:22et qui voulaient manifester pacifiquement.
00:02:24Il était défaillant aussi dans sa capacité à assurer la sécurité des biens et des personnes.
00:02:30Et il faut assurer la sécurité des biens et des personnes.
00:02:33Vous avez entendu les maires s'exprimer, le maire de Paris, le maire de Marseille, le maire de Limoges.
00:02:38Il se demande où était la police et quelles étaient les instructions qui ont été données aux policiers.
00:02:44Justement, Emmanuel Grégoire, maire de Paris, dénonce un gouvernement qui joue le pourrissement de la situation.
00:02:48Vous faites la même analyse ?
00:02:49Oui, c'est le sentiment que cela donne.
00:02:52Après plus de trois semaines d'un mouvement lycéen qui était un mouvement qu'il fallait prendre au sérieux au
00:02:59premier jour de ces manifestations,
00:03:01une jeunesse qui réclame les moyens d'étudier, les moyens de s'inventer un avenir,
00:03:06qui dénonce des conditions dégradées d'études,
00:03:09qui fait le pari de l'école et de la promesse de la réussite par les études.
00:03:13Le pourrissement, c'est aussi le mot utilisé par Jean-Luc Mélenchon, entre parenthèses.
00:03:16Le pourrissement, oui, mais d'accord, mais enfin, ce n'est pas un mot qui appartient à tel ou tel,
00:03:19donc je vais vous autoriser à l'utiliser.
00:03:21Oui, quand vous n'apportez pas de réponse de fond, des réponses politiques,
00:03:26à un mouvement qui est d'abord un mouvement avec des revendications proprement politiques,
00:03:31eh bien, oui, vous jouez le pourrissement.
00:03:33Raphaël Glucksmann, dont vous êtes proche, a déclaré qu'il fallait mettre en œuvre tout ce qui permet de rétablir
00:03:37l'ordre civil,
00:03:38si ça correspond à la Constitution, mais alors tout, ça veut dire quoi ? Jusqu'où ?
00:03:44Mais ça veut dire que les moyens du renseignement doivent être mobilisés pour bien préparer les manifestations,
00:03:50que les discussions avec les maires concernées doivent avoir lieu,
00:03:53elles ont là aussi été défaillantes,
00:03:54que les moyens de la police doivent être mobilisés à proportion du risque.
00:03:58Pour rétablir l'ordre civil, c'est ça qu'il dit Raphaël Glucksmann.
00:04:04Est-ce que les couvre-feu, ça fait partie du tout ?
00:04:06Ça fait partie des panoplies qui existent, qui sont sous le contrôle du juge,
00:04:12qui doivent se faire en concertation avec les maires,
00:04:14qui doivent être limités dans le temps, proportionnés.
00:04:16Et puis moi, je vais vous dire, je me pose quand même une question,
00:04:19c'est est-ce que ça va marcher ?
00:04:20Est-ce que le gouvernement et les préfets auront les moyens d'assurer le respect de ces couvre-feu ?
00:04:26Est-ce qu'il n'y aura pas des déports, des casseurs ailleurs ?
00:04:29Toutes ces questions-là, évidemment, elles sont posées.
00:04:30Alors quand vous posez les questions, vous avez déjà un peu la réponse.
00:04:33Mais je m'interroge, moi j'ai vu ce qui s'est passé encore dimanche soir.
00:04:37J'ai vu ce qui s'est passé encore dimanche soir.
00:04:39Là, il n'y avait pas de manifestation.
00:04:41Il n'y avait que des casseurs et des pilleurs.
00:04:43Là aussi, il y a eu encore à Paris, vous l'avez vu,
00:04:46des dizaines de magasins qui ont été vandalisés.
00:04:48Donc j'entends que vous doutez un peu de ces mesures de couvre-feu,
00:04:52en disant si c'est pas là, ça peut être ailleurs,
00:04:54et puis surtout s'il n'y a pas les moyens.
00:04:55Moi, je doute du gouvernement.
00:04:57Voilà.
00:04:57Je doute du gouvernement.
00:04:59On est à un moment où, comme parlementaire,
00:05:03l'heure est venue de demander des comptes.
00:05:04Quelle que soit la mesure qu'ils prennent, vous doutez.
00:05:06De vérité et de transparence.
00:05:08Mais nous avons d'abord besoin de comprendre ce qui s'est passé,
00:05:10ce qui s'est passé depuis des semaines,
00:05:12ce qui s'est passé samedi soir, ce qui s'est passé dimanche soir.
00:05:14Ça me paraît absolument fondamental.
00:05:16Et d'ailleurs, ça fera l'objet d'une commission d'enquête.
00:05:19Une commission d'enquête qui devra établir ce qui s'est passé.
00:05:22Donc vous...
00:05:23Absolument fondamental.
00:05:24C'est toutes les questions que vous poserez dans cette commission d'enquête.
00:05:26Absolument.
00:05:26Hervé.
00:05:27Le Premier ministre Sébastien Lecornu et Jean-Luc Mélenchon
00:05:30s'accusent mutuellement d'être responsables
00:05:32des débordements et des violences,
00:05:34du déchaînement, de violences même de ce week-end.
00:05:37À qui est-ce que vous donnez raison ?
00:05:38Non mais moi, je ne donne raison ni à l'un ni à l'autre.
00:05:41Pourquoi ils se portent tous les deux ?
00:05:42J'interpelle aujourd'hui le gouvernement en lui disant
00:05:44qu'est-ce qui s'est passé du point de vue du maintien de l'ordre.
00:05:47J'ai vu des bâtiments publics attaquer,
00:05:49des symboles de la République
00:05:51qui prenaient feu.
00:05:53J'ai vu des gens
00:05:56qui ont mis toutes leurs économies dans leurs magasins,
00:05:58dans leurs petits commerces,
00:05:59perdre tout en une nuit.
00:06:01Je demande au gouvernement d'apporter des réponses politiques
00:06:04à une question politique.
00:06:06– Mais l'enchant n'a pas de responsabilité.
00:06:08– Non mais c'était ma question.
00:06:09– Je n'ai pas envie de répondre à cette question-là.
00:06:12Chaque responsable politique
00:06:14a sa part de responsabilité.
00:06:16La mienne est d'interpeller le gouvernement,
00:06:18de demander les comptes,
00:06:19de formuler des propositions avec Raphaël Guxman
00:06:20sur l'école, sur le pouvoir d'achat,
00:06:23sur l'enseignement supérieur.
00:06:24Et je crois qu'il faut répondre aux questions des Français.
00:06:27Le kick-pong ne m'intéresse pas.
00:06:28– On va y aller avec Hervé, juste un petit mot.
00:06:31Est-ce que vous dites que,
00:06:31parce que Laurent Nunez avait posé sa démission,
00:06:35finalement Emmanuel Macron l'a refusé ?
00:06:36Il aurait dû l'accepter ?
00:06:38– Écoutez, en tout cas que le ministre de l'Intérieur
00:06:41propose sa démission est en soi un aveu d'échec.
00:06:45Que le président de la République la refuse,
00:06:48c'est son droit.
00:06:49Peut-être que ce n'était pas le moment.
00:06:52En tout état de cause, la question évidemment de son maintien
00:06:54sera à un moment donné posée.
00:06:57Et la commission d'enquête établira sans aucun doute
00:06:59des responsabilités, et notamment les siennes.
00:07:00– Hervé.
00:07:01– Dans le programme de votre candidat à l'élection présidentielle,
00:07:03Raphaël Glucksmann, est-ce qu'il doit y avoir
00:07:05des mesures de sécurité accrues pour réprimer
00:07:10ceux qui attaquent des policiers,
00:07:12ceux qui cassent des magasins,
00:07:14et même, pourquoi pas, les mineurs,
00:07:17quand ce sont des mineurs ?
00:07:18– Mais la façon dont vous posez la question
00:07:20me paraît mal posée, si vous m'autorisez cette...
00:07:23– Mais faites-moi une bonne réponse.
00:07:24– Je vais essayer de vous faire une bonne réponse.
00:07:26Je crois qu'après l'hôpital public,
00:07:30après l'école publique, après l'enseignement supérieur public,
00:07:35autant de services publics abîmés par 10 ans de macronisme,
00:07:38ce qui n'apparaît pas tant après ce week-end,
00:07:40c'est que la police nationale, la gendarmerie nationale,
00:07:43dans l'exercice de leur mission, a été affaiblie.
00:07:46Les maires nous disent aujourd'hui que les moyens n'étaient pas au rendez-vous,
00:07:51que les effectifs de police sont insuffisants
00:07:55dans un certain nombre de grandes villes.
00:07:56Moi, je le vois dans un territoire rural comme le mien.
00:07:58– Donc vous proposerez dans la campagne
00:08:01d'augmenter les effectifs de la police ?
00:08:03– Je pense que dans un certain nombre d'endroits,
00:08:05il y a besoin d'effectifs supplémentaires.
00:08:06Il y a besoin aussi, et c'est ce que devra déterminer
00:08:08la commission d'enquête, de savoir si les moyens
00:08:10du renseignement sont suffisants.
00:08:11Par exemple, nous devons interroger la doctrine du maintien de l'ordre.
00:08:15Tous les pays de l'Union européenne l'ont fait,
00:08:17sauf la France.
00:08:18– Mais là, vous n'êtes plus tellement en situation
00:08:19de l'interroger, cette doctrine.
00:08:21Vous avez un candidat, il y a une élection présidentielle.
00:08:23– Mais très concrètement, des propositions
00:08:27qui sont sur la table, et que j'ai même formulées
00:08:30comme président de groupe, l'interdiction de l'usage
00:08:33des LBD et des grenades de désencerclement
00:08:35dans les manifestations.
00:08:37– Est-ce que c'est la réponse à ce qui s'est passé ce week-end ?
00:08:39– Je pense que c'est une part de la réponse,
00:08:41parce que ce week-end, il arrive après trois semaines,
00:08:44durant lesquelles un mouvement lycéen,
00:08:47doublée d'un mouvement social,
00:08:48parce que dimanche, il y avait aussi la colère des hommes
00:08:50et des femmes qui ne vivent plus de leur travail.
00:08:5220% d'entre eux terminent tous les mois à découvert.
00:08:54Quelle est la réponse politique ?
00:08:57Pour qu'il n'y ait pas de casseurs, il faut qu'il n'y ait pas
00:08:58de mouvement social.
00:08:59Pour qu'il n'y ait pas de mouvement social,
00:09:00il faut qu'il y ait des réponses politiques.
00:09:01– Une des réponses politiques, c'est peut-être
00:09:03la loi casseur-payeur qui arrive au Sénat le 27 octobre,
00:09:07donc dans une semaine à peu près.
00:09:09Est-ce que vous savez ce que vont faire
00:09:10vos collègues sénateurs socialistes,
00:09:12puisque c'est eux qui vont examiner le texte en premier ?
00:09:14– Non mais, vous savez, dans ce genre de situation,
00:09:18il y a le concours à l'épine de la loi supplémentaire,
00:09:21susceptible d'apporter des réponses miraculeuses
00:09:23que nous n'aurions pas trouvées jusque-là.
00:09:25Moi je dis, il y a la loi, que la loi s'applique.
00:09:28– La loi actuelle ?
00:09:28– Que les moyens à la disposition de la police
00:09:30et de la gendarmerie soient déployés,
00:09:33que le commandement ne soit pas dysfonctionnel
00:09:35comme manifestement il l'a été.
00:09:37– Donc vous ne la voterez pas ?
00:09:38– Oui, c'est une mauvaise loi qui n'apportera rien.
00:09:41– Donc vous ne la voterez pas ?
00:09:42– Ni à la Sénat, ni à la Sénat.
00:09:42Non, nous ne la voterons pas.
00:09:44En revanche, moi ce que j'attends du gouvernement,
00:09:46c'est qu'il m'aide à l'ordre du jour.
00:09:48La suppression de Parcoursup,
00:09:49l'augmentation du nombre de places dans l'enseignement supérieur,
00:09:53le nombre d'étudiants a augmenté de près de 20% depuis 10 ans,
00:09:56pas les moyens de l'enseignement supérieur privé.
00:09:57– Oui, vous parlez de commission d'enquête,
00:10:00une petite question rapide,
00:10:01qui est-ce qui doit être auditionné dans cette commission d'enquête ?
00:10:04Est-ce qu'il faut aller à des anciens ministres de l'Intérieur
00:10:06pour parler justement du maintien de l'ordre ?
00:10:09Et question annexe, vous estimez à partir de quelle année
00:10:12le maintien de l'ordre ?
00:10:14Il y a eu cette crise du maintien de l'ordre ?
00:10:16– Mais c'est à la commission d'enquête de le déterminer.
00:10:20Je pense qu'il faut que nous interrogeons en effet
00:10:22d'anciens ministres de l'Intérieur.
00:10:24Je pense qu'il faut que nous allions voir ce qu'il se passe à l'étranger.
00:10:27Je pense qu'il faut que nous nous déplacions sur le terrain,
00:10:30que nous interrogeons évidemment les ministres,
00:10:32mais aussi la hiérarchie policière.
00:10:33– Dans ces ministres de l'Intérieur,
00:10:34tous ceux d'Emmanuel Macron ou avant encore ?
00:10:36– Nicolas Sarkozy notamment ?
00:10:37– Non mais je ne sais pas si on ira jusqu'à là.
00:10:42– Mais c'est à la commission d'enquête de le déterminer.
00:10:46Je ne vais pas répondre à sa place, elle n'est pas encore constituée.
00:10:48– Laurent ?
00:10:49– Oui, pour revenir au mouvement lycéen,
00:10:51l'une des principales revendications concerne le nombre de postes d'enseignants.
00:10:55Or l'année dernière, il y a un budget qui a supprimé
00:10:584 000 postes d'enseignants,
00:10:59un budget auquel les députés socialistes ne se sont pas opposés,
00:11:02enfin en tout cas vous n'avez pas censuré le gouvernement.
00:11:04Est-ce que vous regrettez d'avoir laissé passer ce budget
00:11:06avec ces suppressions de postes ?
00:11:07– Nous nous sommes battus deux années de suite,
00:11:09il devait y avoir 8 000 postes supprimés, il y en a eu 4 000.
00:11:12Je le dis, c'est 4 000 de trop.
00:11:13Nous l'avons déjà dit l'année dernière.
00:11:15Mais la politique du tout ou rien, souvent c'est rien.
00:11:18Donc de toute façon, on aurait eu les suppressions,
00:11:19non pas de 4 000, mais de 8 000 postes.
00:11:21– Ça dépend si le gouvernement a été censuré.
00:11:24– Oui, vous savez, on a l'habitude,
00:11:26vous savez que quand un gouvernement tombe,
00:11:28c'est finalement son clone qui…
00:11:30– Donc vous ne regrettez pas d'avoir laissé passer le budget de l'année dernière ?
00:11:33– Je ne regrette pas de m'être battu pour supprimer l'année blanche,
00:11:36pour déjeler les pensions…
00:11:37– Mais sur les 4 000 postes d'enseignement en moins, quand même.
00:11:40Aujourd'hui, ça pèse.
00:11:41– Bien sûr que ça pèse.
00:11:42Et c'est la raison pour laquelle nous disons au gouvernement
00:11:44que la transition démographique doit être mise à profit
00:11:49pour baisser les effectifs des classes,
00:11:51parce que vous savez qu'il y a un lien patent
00:11:53entre le nombre d'élèves par classe et la réussite scolaire.
00:11:56Or, vous connaissez aussi le classement PISA, c'est une catastrophe.
00:11:59Voilà, nous arrivons à la fin d'un double quinquennat.
00:12:03Eh bien, les Français payent la facture du macronisme.
00:12:06– Et cette année, il y a de nouveau 1 600 postes d'enseignants
00:12:10qui seraient supprimés.
00:12:11Est-ce que pour vous, c'est une ligne rouge cette année ?
00:12:13– Mais il n'est pas question,
00:12:13et j'espère que le gouvernement l'a lui-même intégré,
00:12:17de supprimer des postes dans l'éducation nationale.
00:12:19– Oui, mais vous savez, nous avons besoin de l'infirmière scolaire.
00:12:22Nous avons besoin de psychologues scolaires.
00:12:24Nous avons besoin de remplaçants.
00:12:26Ils sont sortis d'une boîte de façon miraculeuse,
00:12:29alors qu'ils auraient dû être devant les élèves.
00:12:31– C'est une ligne rouge pour vous ?
00:12:33– Vous savez, il y en a beaucoup des lignes rouges
00:12:35dans ce très mauvais budget.
00:12:36– Donc vous allez censurer ?
00:12:38– Mais tout est possible.
00:12:40On ne se départit d'aucun outil constitutionnel.
00:12:43– Est-ce que par exemple les 1 600 postes…
00:12:46– J'ai compris votre discussion.
00:12:49Vous savez qu'on a voulu refuser, rejeter le budget.
00:12:51La motion de rejet n'est pas passée.
00:12:53Nous s'en brancherons dans le débat budgétaire.
00:12:58Le gouvernement va réunir les forces politiques dans les jours à venir.
00:13:02J'espère qu'il aura des choses à nous dire.
00:13:04En tout cas, nous, on aura des propositions à faire valoir.
00:13:05– Vous irez, vous, à ce rendez-vous ?
00:13:06Nous irons.
00:13:08Et j'espère aussi que d'autres que nous irons,
00:13:11que les organisations syndicales, les représentants des lycéens et des étudiants
00:13:15seront reçus et seront entendus.
00:13:18parce que sinon, nous ne réglerons aucune espèce de crise et de désespoir.
00:13:21– Ce sont les chefs de partis politiques représentés à l'Assemblée nationale
00:13:24qui seront invités par Sébastien Lecornu.
00:13:26– Le Sénat probablement.
00:13:27– Aussi.
00:13:28– Mais Raphaël Guzman ne sera pas invité.
00:13:30– Eh bien, il a deux députés, donc il sera invité.
00:13:32– Ah d'accord.
00:13:33Mais le fait qu'il ne soit pas invité, ce n'est pas gênant.
00:13:35Est-ce qu'il n'aurait pas fallu extrapoler sur les candidats déclarés ?
00:13:39– Vous êtes peut-être plus informé que moi,
00:13:42mais à ma connaissance, les chefs de partis et de partis politiques
00:13:46représentés à l'Assemblée nationale et au Sénat
00:13:48ont toujours été invités et Raphaël Guzman faisait partie de cela.
00:13:53– Et sur la commission d'enquête parlementaire,
00:13:55c'est Yael Brunpivet qui a lancé l'idée.
00:13:57Est-ce que vous y voyez un geste politique ?
00:14:01– Enfin, ce que je veux dire, c'est que,
00:14:04quelle que soit sa sensibilité politique,
00:14:07si nous sortons de ce week-end
00:14:10sans avoir le sentiment d'un immense échec du gouvernement,
00:14:16je le dis, double échec,
00:14:19le gouvernement et le ministre de l'Intérieur
00:14:22et le ministre de l'Intérieur, il n'est pas que ministre de la police,
00:14:24il doit permettre l'exercice des libertés publiques
00:14:26et notamment de manifester.
00:14:28Cette liberté a été entravée du fait de l'impréparation du gouvernement.
00:14:33Et par ailleurs, il n'a pas été capable d'assurer la sécurité publique.
00:14:37la sécurité publique.
00:14:38Eh bien, n'importe quel responsable politique
00:14:40de la présidente de l'Assemblée nationale
00:14:42jusqu'à ses opposants
00:14:44ont le devoir de participer de cette commission d'enquête.
00:14:48Laurent.
00:14:49– Oui, est-ce qu'il y a encore un accord possible
00:14:51entre les députés socialistes et le gouvernement
00:14:54sur le budget et plus précisément aussi
00:14:56sur les députés qui représentent le candidat Raphaël Glucksmann ?
00:14:58Autrement dit, est-ce que Raphaël Glucksmann a intérêt
00:15:01à accompagner le vote du budget
00:15:03ou au contraire, à ne surtout pas le voter ?
00:15:06– L'intérêt qui nous préoccupe, le seul qui nous préoccupe,
00:15:09c'est l'intérêt des Françaises et des Français.
00:15:11L'intérêt du pays.
00:15:13Quand je regarde ce que le Premier ministre a posé sur la table,
00:15:17les économies aveugles et brutales
00:15:20qui vont demander des efforts
00:15:21à ceux qui ont déjà les poches vides,
00:15:24je dis que l'esprit de responsabilité
00:15:25n'est pas dans le camp gouvernement.
00:15:27– Hugo.
00:15:27– Oui, moi j'avais une petite question
00:15:29plus technique sur la commission d'enquête.
00:15:31C'est six mois de travaux, normalement, une commission d'enquête.
00:15:33Dans six mois pile, ce sera le premier tour
00:15:35de l'élection présidentielle.
00:15:37À partir de quand la commission pourra durer ?
00:15:40Jusqu'à quand ?
00:15:42– Vous avez raison de dire que constitutionnellement,
00:15:44c'est six mois pour rendre les travaux,
00:15:45mais une commission d'enquête, elle peut être plus courte,
00:15:48elle peut décider de rendre ses conclusions
00:15:50au début de l'année prochaine.
00:15:50– Il faudrait une date limite, pour que ce soit clair,
00:15:53pour que ce soit avant la présidentielle.
00:15:54– On arrête de siéger, sauf erreur de ma part, fin février.
00:15:58Donc à tout le moment, il faudrait qu'on ait terminé
00:16:00avant fin février.
00:16:00– Donc c'est ça, vous vous estimez qu'il faut une date limite,
00:16:03un moment où il faut accélérer les travaux.
00:16:04– Oui, je pense que c'est important,
00:16:07cet exercice démocratique de contrôle,
00:16:10ce moment de vérité et de transparence,
00:16:12– Avant la présidentielle.
00:16:13– Il est absolument nécessaire, oui,
00:16:14parce qu'il dit quelque chose aussi de l'état du pays,
00:16:18de l'état des forces de police et de gendarmerie,
00:16:20de notre rapport aussi, d'une certaine manière,
00:16:22de la population à sa police, de la police à sa population,
00:16:24tout ça, c'est important dans une démocratie
00:16:26qui ne demande qu'à vivre et être efficace.
00:16:28– Merci Boris Vallaud d'être venu sur le plateau
00:16:30de l'Indice et Poétique, à très bientôt pour une autre émission.
00:16:33On va accueillir tout à l'heure, dans quelques instants,
00:16:35Laurent Jacobili, député RN de la Moselle
00:16:37et porte-parole de la campagne de Marine Le Pen.
00:16:39Ni Jordan Bardella, ni Marine Le Pen iront au rendez-vous
00:16:42qu'a lancé Sébastien Lecornu.
00:16:44Et Jordan Bardella a expliqué en partie pourquoi ce matin.
00:16:48– Le pays à feu et à sang est le garant de l'ordre public,
00:16:53et la sécurité des Français organisent des réunions.
00:16:56Je pense que ça dit beaucoup d'un pouvoir
00:17:00qui est abdiqué face à la violence
00:17:01et qui manifestement a déjà commencé à faire ses cartons.
00:17:04– Bonsoir Laurent Jacobili.
00:17:06– Bonsoir.
00:17:06– Merci de nous avoir rejoint sur ce plateau.
00:17:08Vous êtes donc porte-parole de la campagne de Marine Le Pen,
00:17:11je le disais tout à l'heure.
00:17:12Hervé.
00:17:13– Jordan Bardella dans une conférence de presse ce matin,
00:17:15postulant toujours au poste de Premier ministre,
00:17:17s'est fait fort s'il était en fonction de mettre, je le cite,
00:17:21hors d'état de nuire les émeutiers qu'il qualifie
00:17:24d'individus qui se comportent chez nous comme des casseurs.
00:17:28Que veut-il dire par chez nous ?
00:17:30– Écoutez, d'abord, je pense que les images que nous avons vues
00:17:33montrent qu'il faut maintenant essayer la fermeté,
00:17:35l'autorité, ramener l'ordre,
00:17:36ce qui n'a pas été essayé depuis des années.
00:17:38Pour calmer le jeu et pour vaincre les émeutes,
00:17:41il faut d'abord soutenir pleinement nos policiers,
00:17:43ne pas leur demander de faire preuve d'empathie
00:17:46contre les émeutiers, mais de fermeté au contraire,
00:17:49il faut des aménagements à la loi
00:17:51sur lesquels nous reviendrons peut-être.
00:17:53– Ça veut dire quoi chez nous ?
00:17:54– Je vais vous répondre.
00:17:55– Pourquoi ils se comportent chez nous comme des casseurs ?
00:17:58– Parce que Jordan Bardella…
00:17:58– Vous voulez dire qu'ils ne sont pas chez eux ?
00:18:00– Non, Jordan Bardella a vocation à être Premier ministre de la France,
00:18:03donc nous parlons de ce qui se passe dans notre pays,
00:18:05mais ce que nous voyons dans les rues aujourd'hui,
00:18:08c'est la convergence des luttes de ceux qui n'aiment pas la France.
00:18:12D'un côté, les militants d'extrême-gauche
00:18:14qui croient qu'en cassant, en malmenant la République,
00:18:17ils pourront mener leur combat idéologique,
00:18:19et en face, on le voit bien aussi,
00:18:22le résultat d'une immigration incontrôlée,
00:18:25avec la machine à assimiler, qui ne fonctionne plus.
00:18:28– C'est ce que dit Donald Trump.
00:18:30Il dit ce qui se passe en France, c'est les résultats de l'immigration.
00:18:33– Mais vous savez, beaucoup d'observateurs étrangers
00:18:36ont un constat beaucoup plus lucide sur ce qui se passe dans notre pays.
00:18:38– Donald Trump a raison.
00:18:39– Je trouve qu'il va un peu vite en besogne, il n'y a pas que ça.
00:18:43– Non, mais il n'a pas totalement tort dans ce qu'il dit, c'est ce que vous voulez
00:18:45dire.
00:18:45– Il y a une part de responsabilité, oui,
00:18:47de ceux qui nous ont dirigés depuis 40 ans
00:18:49et qui ont ouvert les portes et les fenêtres de la France.
00:18:51– Comment vous traduisez ça dans les événements de ce week-end ?
00:18:53Qu'est-ce qui vous fait dire qu'il y a un rapport avec l'immigration ?
00:18:56– Clairement, il y a des jeunes qui viennent de banlieues,
00:18:58qui en ont aussi le phrasé,
00:19:01il suffit de voir les vidéos qui tournent sur TikTok,
00:19:03et qui, clairement, n'aiment pas la France,
00:19:06alors qu'ils sont français.
00:19:07Et c'est donc un paradoxe qu'il faut qu'on prenne en compte.
00:19:10Je crois qu'il y a deux origines à ça,
00:19:11je pense qu'on a abandonné, pas nous,
00:19:14mais ceux qui nous ont précédés,
00:19:16l'idée même d'assimilation,
00:19:18en disant, un peu la France McDo,
00:19:20venez comme vous êtes,
00:19:21et puis le nombre de personnes qui arrivent en France,
00:19:24500 000 par an qui arrivent légalement,
00:19:26et je ne compte pas les personnes qui arrivent illégalement,
00:19:28et donc forcément, une société ne peut pas assimiler autant de personnes.
00:19:31– Donc vous faites un lien entre l'immigration et les images qu'on voit là ?
00:19:33– Ah oui, oui, clairement.
00:19:34– Dans des manifestations comme celle-là,
00:19:36comment le Rassemblement national, s'il était au pouvoir,
00:19:39s'y prendrait-il pour mettre, hors d'état de nuire,
00:19:42comme l'a dit Jordan Bardella, les casseurs ?
00:19:44Vous feriez quoi exactement ?
00:19:45– Premièrement, soutien à la police,
00:19:47leur demander de ne pas tourner le regard,
00:19:49de ne pas regarder ailleurs quand des magasins sont pillés.
00:19:52Nos policiers et nos gendarmes sont des gens de grande valeur,
00:19:55de grande technicité.
00:19:56– Donc s'ils ne regardent pas ailleurs,
00:19:57c'est qu'ils regardent dans cette direction ?
00:19:59– Oui, oui, et donc ça veut dire qu'ils les empêchent d'agir,
00:20:02c'est-à-dire que s'il faut aller au contact, ils vont au contact.
00:20:04Je pense aussi que toute personne qui participe à une foule
00:20:08qui met le feu, qui pille, qui agresse,
00:20:11doit être jugée comme co-responsable,
00:20:13c'est une responsabilité collective,
00:20:15à partir du moment où la police a dit
00:20:16c'est fini, la manifestation est terminée,
00:20:18tous ceux qui restent seront considérés comme des pillards.
00:20:21– C'est déjà le cas ?
00:20:22– Non, ce n'est pas le cas.
00:20:23Aujourd'hui, malheureusement, on a du mal à savoir
00:20:26celui qui tenait la barre de fer de celui qui l'applaudissait
00:20:29et donc au final, on relâche tout le monde.
00:20:30– Donc vous, vous le sauriez ?
00:20:31– Non, puisque tous seraient co-responsables.
00:20:34– Même ceux qui ne tenaient pas de barre de fer ?
00:20:35– Absolument, oui, et ça s'appelait la loi anti-casseur,
00:20:38ça a existé avant la gauche.
00:20:39– Vous élevez, c'est un peu, on met tout le monde,
00:20:41je veux dire, dans la nasse et puis on trie après.
00:20:44– Non, on ne trie pas, d'ailleurs, ils seront tous jugés.
00:20:47– Ils seront tous jugés, mais s'ils n'ont rien fait ?
00:20:49– Vous êtes là par hasard, en passant, ça peut arriver.
00:20:52– Non, mais sérieux, Laurent, j'avais qu'obélie,
00:20:53je ne fais pas de la fiction, là.
00:20:55– Vous pouvez très bien passer au moment où il y a un rassemblement.
00:20:57– Ah, mais vous avez raison, sauf que celui qui passe,
00:20:59cagoulé en noir, avec marqué à cap dans le dos,
00:21:02normalement, on doit pouvoir un indice et c'est un blague-blague.
00:21:04– D'accord, mais attention, dans cette loi-là…
00:21:05– Je t'ai un bon raisonnement et je vais vous répondre, vraiment.
00:21:07Mais à partir du moment où la police a dit
00:21:09le secteur doit être libéré,
00:21:12tous ceux qui restent dans le périmètre
00:21:13seront considérés comme co-responsables du pillage en cours,
00:21:17je pense qu'on ne peut pas dire qu'on n'est pas informé.
00:21:19– C'est très clair, vous pouvez très bien vous retrouver sur une scène
00:21:21sans le savoir, non mais sérieusement.
00:21:22– Très bien, il y aura des avocats, il y aura des juges.
00:21:25– Il faudra prouver son innocence.
00:21:26– Comme à chaque fois, mais la personne qui est de bonne foi,
00:21:29qui allait faire ses courses,
00:21:31qui n'était pas habillée comme un black bloc,
00:21:33qui n'a pas d'endécédents,
00:21:35évidemment, je pense, sera…
00:21:37Vous savez, on est pour un état de droit,
00:21:38donc il y aura des avocats, il y aura des juges
00:21:41et les procédures suivront leur cours.
00:21:42Et une dernière mesure, pour vous répondre,
00:21:44on va essayer d'être le plus complet possible.
00:21:47Toute personne prise la main dans le sac
00:21:50sera assurée d'avoir une peine minimale,
00:21:53c'est-à-dire que les peines planchées
00:21:55doivent être réintroduites dans nos pays
00:21:56et si la personne n'est pas française,
00:21:58elle sera ramenée dans son pays d'origine.
00:22:00Voilà un arsenal de mesures qui n'existe pas aujourd'hui
00:22:02et qui serait bien utile.
00:22:03– Hervé.
00:22:03– Selon le journal Libération,
00:22:05des groupes d'extrême droite
00:22:06se seraient mêlés à certains cortèges samedi
00:22:08pour attiser la violence.
00:22:09Sur les réseaux sociaux, circule une invitation,
00:22:13un appel à manifester,
00:22:15venant des éléments de cette mouvance,
00:22:17pour une manifestation le 1er novembre
00:22:19pour la remigration des populations étrangères.
00:22:22Est-ce que vous pensez que le scénario
00:22:24d'une récupération de ce mouvement
00:22:26par des éléments d'extrême droite ou d'ultra droite
00:22:28est un scénario plausible ?
00:22:30Est-ce que vous le redoutez ?
00:22:31– Non, objectivement non.
00:22:33Maintenant, si quelqu'un d'extrême droite
00:22:35ou d'ultra droite a commis des violences,
00:22:36je suis pour la même sévérité que s'il est…
00:22:39– Vous voulez dire que d'ultra gauche…
00:22:40– Vous ne le redoutez pas ou vous n'y croyez pas ?
00:22:42– J'y crois pas et on voit bien la technique de libération.
00:22:45Enfin, quand on écoute la gauche aujourd'hui,
00:22:46on a des policiers…
00:22:46– Ce n'est pas Libération qui a lancé l'appel
00:22:48à manifester pour la remigration.
00:22:48– On a des policiers…
00:22:49– Oui, mais vous voyez bien que pendant que vous parlez ça,
00:22:52vous ne parlez pas de la réalité qu'on a tous vécu.
00:22:53C'est-à-dire que les groupes d'ultra gauche sont là
00:22:55et ils sont bien là.
00:22:56– Et simplement, ça fait partie de la réalité.
00:22:58– Il y avait aussi des groupes d'ultra droite.
00:23:00– Les poissons volants, ça existe
00:23:02et ce n'est pas la majorité de l'espèce, disait Audiard.
00:23:04Ça, c'est des vieilles techniques de la gauche
00:23:06de nous expliquer que les émeutiers sont des gentils petits nounourses
00:23:09face à des policiers racistes et violents.
00:23:11– Ils ne disent pas ça.
00:23:12– Et que c'est l'extrême droite qui est dans la rue.
00:23:14On va être très clair, il y a des émeutiers qui pillent,
00:23:16qui agressent, qui viennent de l'extrême gauche,
00:23:18rejoints par des voyous de banlieue.
00:23:19Si jamais, demain, il y a des gens qui viennent de l'ultra droite
00:23:23et qu'ils se comportent mal,
00:23:25je demanderais exactement la même sévérité.
00:23:27Mais une fois encore, on est dans l'hypothèse,
00:23:30voire dans le fantasme de certains, pas dans la réalité.
00:23:32– Marine Le Pen voit dans ces émeutes
00:23:34une menace sur la démocratie.
00:23:36Si elle est élue l'an prochain,
00:23:37comment s'y prendrait-elle pour repousser cette menace ?
00:23:40– Je crois que je vous ai donné un certain nombre de mesures
00:23:43pour éviter les émeutes.
00:23:45Je crois qu'il y a un autre problème aussi
00:23:46dont on parle peu en ce moment à cause des gens violents.
00:23:49C'est que les Français vont très mal.
00:23:51Ils vont très mal parce qu'ils ont un pouvoir d'achat
00:23:53qui s'effrite, que les gens qui travaillent
00:23:55sont asphyxiés par l'impôt
00:23:57et surtout que leurs demandes ne sont jamais entendues.
00:24:00Le vote des Français n'est plus écouté.
00:24:02– C'est ce qui explique cette violence ?
00:24:04– Non, je ne dis pas que ça explique,
00:24:05mais je dis qu'il y a un besoin de démocratie dans notre pays.
00:24:07Quand on a aujourd'hui M. Ferrand qui nous dit
00:24:09qu'il n'y aura pas de référendum, il n'en veut pas
00:24:11parce qu'il ne faut pas écouter la voix des Français.
00:24:13Quand on voit que les Français veulent un changement de majorité
00:24:15et qu'ils se retrouvent…
00:24:17– Oui, c'est sa version des choses,
00:24:18mais d'abord il a outrepassé son droit, mais ça nous verrons bien.
00:24:21Lorsque les Français veulent un changement de gouvernement,
00:24:23ils se retrouvent exactement avec les mêmes et pas dans le même ordre.
00:24:25Donc oui, il y a un besoin de démocratie aussi.
00:24:28Et donc je pense qu'il faut à la fois
00:24:29l'ordre républicain dans les rues,
00:24:31la fermeté et le soutien de la police
00:24:34quand on a des voyous dans les rues,
00:24:35mais il faut aussi écouter le peuple français.
00:24:38Et c'est avec ces deux actions simultanées
00:24:40qu'on arrivera à apaiser les choses.
00:24:41Laurent ?
00:24:42– Oui, juste un petit point sur le point de Richard Ferrand.
00:24:44C'est difficile de reprocher au président du Conseil constitutionnel
00:24:48de dire le droit constitutionnel.
00:24:50Ça fait quasiment partie intrinsèquement de sa fonction.
00:24:52– Pourquoi a-t-il pris la parole ?
00:24:54Pourquoi a-t-il rebondi à une proposition
00:24:55d'une candidate à la présidence de la République, Marine Le Pen ?
00:24:58Pourquoi donne-t-il sa version du droit,
00:25:00mais qui est différente d'autre ?
00:25:01– Parce qu'il a été interrogé là-dessus.
00:25:02– Peut-être, mais le général de Gaulle…
00:25:04– C'est juste sa fonction, quoi.
00:25:05Si vous voulez, ça fait partie de sa fonction.
00:25:06– Il a le droit quand même de dire l'esprit de la Constitution.
00:25:08– Il a le devoir de neutralité à quelques mois
00:25:11d'une élection présidentielle.
00:25:13En tout cas, nous, on a fait un recours,
00:25:14on verra bien ce que ça donne.
00:25:15Moi, vous savez, quand j'entends la même analyse
00:25:17sur le même article, l'article 11 de notre Constitution,
00:25:19l'une venant du général de Gaulle
00:25:21et l'autre venant de Richard Ferrand…
00:25:22– Non, pourtant, la jurisprudence a changé,
00:25:23vous le savez très bien.
00:25:24– J'hésite pas, je choisis le général de Gaulle.
00:25:26– Enfin, le général de Gaulle, vous savez très bien
00:25:28que personne, tout le monde estimait
00:25:29que c'était anticonstitutionnel et que ça lui a été dit.
00:25:32– Non, mais, d'accord, la jurisprudence très bien,
00:25:34mais pas le texte.
00:25:36Et le général de Gaulle est le père de la Constitution,
00:25:38qui mieux que le père de la Constitution en connaît l'esprit.
00:25:40– Bon, pour revenir aux manifestations,
00:25:42Marine Le Pen a parlé de revendications sociales légitimes.
00:25:46Alors, est-ce que vous pouvez nous dire
00:25:47quelles sont les revendications sociales qui sont légitimes
00:25:49et lesquelles ne le seraient pas dans ce mouvement ?
00:25:51– Alors, toutes les revendications sont légitimes.
00:25:53Je crois que ce qu'elle voulait dire,
00:25:54et je ne suis pas dans son esprit,
00:25:55mais c'est comme ça que je l'ai compris,
00:25:56c'est que ce qui est légitime, ce sont les revendications.
00:25:59Ce qui n'est pas acceptable, c'est la violence,
00:26:01c'est la mainmise sur un mouvement légitime par une extrême-gauche
00:26:04qui veut imposer la violence,
00:26:06même quand des gens ont des demandes à faire.
00:26:08C'est ce que je vous disais tout à l'heure,
00:26:09on est aujourd'hui dans une France du travail
00:26:10qui est complètement exsangue,
00:26:12c'est-à-dire qu'il travaille pour ceux
00:26:14qui ont fait de l'assistanat leur métier,
00:26:16il travaille pour ceux qui viennent d'arriver
00:26:17et qui profitent de la générosité sociale de la France,
00:26:21et il travaille pour payer des impôts
00:26:23pour un État qui, lui, est incapable de faire une cure d'amaigrissement
00:26:26et qui augmente toujours les charges et les impôts.
00:26:28Dans le budget qu'ils nous ont proposé, c'est 17 milliards de nouvelles taxes.
00:26:32On est chez les fous, on est chez les fous,
00:26:34donc au moment où il faut réduire les impôts.
00:26:36Donc voilà, je pense, ce qu'elle a voulu dire
00:26:38et c'est vrai que c'est dur aujourd'hui d'être un salarié français.
00:26:40En cas d'élection de Marine Le Pen, en avril ou en mai prochain,
00:26:44vous craignez aussi des débordements, des manifestations,
00:26:47parce qu'on peut imaginer que,
00:26:48s'il y en a actuellement sous le président Macron,
00:26:50il pourrait y en avoir encore plus
00:26:53venant des rangs de la gauche
00:26:55contre l'élection de Marine Le Pen.
00:26:56Est-ce que vous vous préparez une telle éventuelle ?
00:26:58Alors, je me souviens d'Emmanuel Macron
00:27:00qui expliquait lors d'un débat que c'était lui ou le chaos.
00:27:02On a eu les deux, je pense que le chaos,
00:27:04aujourd'hui, en tout cas, ça rime avec Emmanuel Macron.
00:27:07La différence, c'est que nous, nous réagirons.
00:27:09Nous réagirons d'abord en espérant répondre aux Français
00:27:13et à leur légitime demande,
00:27:14et puis nous réagirons en maintenant l'ordre,
00:27:16parce que pour nous, le mot autorité n'est pas un gros mot.
00:27:18L'ordre n'est pas quelque chose d'antinomique avec la République.
00:27:21Et je crois que la paix dans les rues doit revenir.
00:27:24Donc, ce sera la différence.
00:27:25Mais nous nous préparons à toutes éventualités,
00:27:28y compris celles-là,
00:27:29même si nous avons confiance dans l'esprit démocratique
00:27:32et le respect démocratique des Français.
00:27:34Hugo ?
00:27:35Oui, il y a une question pour vous de CIO qui montre.
00:27:39Comment est-ce que vous pouvez assurer,
00:27:40avec autant d'aplomb que c'est l'extrême-gauche,
00:27:42quand la procureure de la République dit elle-même
00:27:43qu'on ne peut pas l'affirmer ?
00:27:45Tout simplement parce que c'est ce qu'on dit
00:27:46les services de sécurité intérieure,
00:27:49parce qu'on a vu un certain nombre de députés...
00:27:51Ils ne sont pas très au point,
00:27:52les services de sécurité intérieure, si vous me permettez.
00:27:54On peut probablement améliorer les choses,
00:27:55mais en tout cas, c'est des notes qu'ils ont écrites.
00:27:58Quand on voit des militants anarchistes
00:28:01qui ont été arrêtés parmi les Black Blocs,
00:28:02l'anarchie, détrompez-moi, si je dis une bêtise,
00:28:05mais je crois que c'est plutôt à l'extrême-gauche.
00:28:07Ah, ça dépend.
00:28:08Ça dépend, il y a deux mouvements.
00:28:10En tout cas, les mouvements organisés anarchistes,
00:28:12aujourd'hui, c'est l'extrême-gauche,
00:28:14notamment ceux qui appellent à la haine de la police.
00:28:16Et puis, on a vu des députés de la France insoumise
00:28:18aller sur le terrain et...
00:28:20C'est l'ultra-gauche.
00:28:21C'est l'extrême-gauche.
00:28:22Ici, j'assume mes propos.
00:28:23Monsieur le maire de Saint-Denis, monsieur Bakayoko,
00:28:26en expliquant que la violence était légitime,
00:28:28en rajoutant une petite phrase à la fin,
00:28:29mais pas toujours.
00:28:30On voit bien aussi Jean-Luc Mélenchon
00:28:32qui a demandé à faire barrage à la police.
00:28:34Donc, tout ça est très clair.
00:28:35Et d'ailleurs, il s'en cache à peine.
00:28:38C'est fini.
00:28:38La présidente de l'Assemblée nationale
00:28:39a proposé la création d'une commission d'enquête
00:28:42pour analyser ces débordements,
00:28:44les modes opératoires des groupes violents
00:28:45et la stratégie du maintien de l'ordre.
00:28:47Est-ce que le Rassemblement national
00:28:48va soutenir cette proposition ?
00:28:49Cette proposition et une proposition
00:28:53de la présidente de l'Assemblée,
00:28:54c'est toujours intéressant de mieux comprendre,
00:28:56même si, pour être très honnête,
00:28:59on voit bien quel cocktail a amené à ce résultat.
00:29:0240 ans de laxisme institutionnalisé,
00:29:05d'une justice qui excuse toujours les voyous
00:29:08et oublie les victimes,
00:29:0940 ans d'immigration incontrôlée
00:29:11et 40 ans d'un pouvoir qui ne joue pas son rôle.
00:29:15Donc, c'est assez facile de deviner la conclusion.
00:29:18Est-ce que vous allez voter pour la création
00:29:19de cette commission ?
00:29:20On n'en a pas encore discuté.
00:29:22C'est pas évident.
00:29:22C'est demain matin que vous devez vous prononcer.
00:29:23Voilà, exactement.
00:29:24C'est pas évident.
00:29:24Chez nous, on a un fonctionnement
00:29:25où on discute à l'en dessinée.
00:29:26Mais ça pourrait être évident.
00:29:27Je ne vais pas moi tout seul
00:29:29engager tout un mouvement.
00:29:31En disant, bah oui, mais écoutez,
00:29:33je pense qu'une commission,
00:29:34ça peut apporter un plus de détails
00:29:37et un plus d'informations.
00:29:39Mais croire que c'est le Deus ex machina
00:29:41qui va nous amener les solutions,
00:29:42je ne crois pas parce que les causes,
00:29:43on les connaît déjà.
00:29:44Et les solutions, nous faisons des propositions.
00:29:46Si on peut avoir plus d'informations,
00:29:47c'est toujours bienvenu.
00:29:48Sur quel point précis vous voudriez
00:29:50particulièrement des éclaircissements ?
00:29:52Moi, j'aimerais comprendre
00:29:52pourquoi il y avait
00:29:54huit fois moins
00:29:55de forces de l'ordre prévues à Paris
00:29:59que lors de précédentes émeutes,
00:30:01par exemple.
00:30:01Qu'est-ce qui a amené
00:30:02à cette décision
00:30:03de la part du ministère de l'Intérieur ?
00:30:05Sincèrement, j'aimerais comprendre.
00:30:07Est-ce que vous avez
00:30:07un début d'explication
00:30:08ou une conviction ?
00:30:11Moi, j'ai une conviction.
00:30:12Et d'ailleurs, je crois
00:30:13qu'il l'a dit lui-même,
00:30:14c'est que le ministre de l'Intérieur
00:30:15n'est pas à la hauteur.
00:30:16Voilà, tout simplement.
00:30:17Et je crois que j'ai une deuxième conviction,
00:30:19c'est que le pas de vague...
00:30:21Il a reconnu un manque d'anticipation.
00:30:23Oui, ce qui, pour un ministre de l'Intérieur,
00:30:25est un aveu de faiblesse.
00:30:27Je pense aussi qu'on est dans une logique
00:30:30de la part du président de la République
00:30:31qui est qu'il ne faut pas trop contenir
00:30:35un certain nombre de manifestations violentes
00:30:36parce que ça pourrait mettre le feu
00:30:38dans les banlieues ou ailleurs.
00:30:39Mais je crois que nous le saurons
00:30:40effectivement un peu plus en détail.
00:30:42Pourquoi, par exemple,
00:30:43il n'y a pas eu les centaures,
00:30:44vous savez, ces véhicules
00:30:45de la gendarmerie blindés,
00:30:47faits pour le maintien de l'ordre
00:30:48qui ont été déployés ?
00:30:49On ne comprend pas, en fait,
00:30:50pourquoi il y a eu autant d'inactions
00:30:52si ce n'est un pouvoir
00:30:54qui n'est plus en état de diriger ?
00:30:57En fait, je vais vous dire,
00:30:57y a-t-il encore un État dans ce pays ?
00:30:59L'État ne contrôle plus les finances publiques.
00:31:01L'État ne contrôle plus la sécurité dans la rue.
00:31:03Mais c'est l'État qui va organiser,
00:31:05enfin, c'est le pouvoir
00:31:05qui va organiser la prochaine présidentielle.
00:31:07Vous êtes inquiet sur l'organisation
00:31:08de la prochaine présidentielle ?
00:31:09Oui, je suis inquiet surtout,
00:31:10pour être très honnête.
00:31:11Y compris l'organisation...
00:31:12Mais vous savez,
00:31:12dès que c'est de l'organisation
00:31:13technique et matérielle,
00:31:15on voit bien qu'il y a souvent
00:31:16des défaillances.
00:31:18Espérons, espérons,
00:31:19que l'État...
00:31:20Je vais poser la question plus loin.
00:31:21Vous imaginez que l'élection présidentielle
00:31:23pourrait ne pas bien se dérouler ?
00:31:25Non, je parle en termes d'organisation.
00:31:27Oui, vous savez.
00:31:27C'est vrai qu'on entend, par exemple,
00:31:30qu'on arriverait à nouveau
00:31:31à des circulaires, vous savez,
00:31:33les professions de foi
00:31:34à des candidats
00:31:35qui seraient électroniques
00:31:36et non plus distribués.
00:31:37Pourquoi ?
00:31:37Parce qu'aujourd'hui,
00:31:38l'État a déjà failli
00:31:39dans la distribution,
00:31:40on l'a vu,
00:31:41lors des élections récentes.
00:31:43Honnêtement, Emmanuel Macron
00:31:44aura amené le service public
00:31:46de notre pays
00:31:47et son efficacité
00:31:48à un niveau qui n'est pas
00:31:49à la hauteur de l'engagement
00:31:50des fonctionnaires,
00:31:51ni même d'un grand État
00:31:52comme la France.
00:31:53Merci Laurent Jacobini
00:31:53d'être venu sur le plateau
00:31:54de l'Indice et Politique.
00:31:56Va vous succéder dans quelques instants.
00:31:58Paul Vannier,
00:31:58député de la France insoumise
00:31:59du Val-de-Marne,
00:32:00spécialiste des questions d'éducation.
00:32:02Samedi était aussi
00:32:03une journée de forte mobilisation
00:32:04contre la vie chère
00:32:04et de défense de revendication
00:32:06d'IC1,
00:32:06mobilisation réussie
00:32:07avec entre 500 000
00:32:08et 800 000 personnes
00:32:09dans les rues
00:32:09selon les sources.
00:32:11Laurent Nunez,
00:32:12après les incidents
00:32:13qui ont éclaté après,
00:32:15a reconnu un manque
00:32:16d'anticipation
00:32:17dans la mobilisation
00:32:18des forces de l'ordre.
00:32:19La défaillance,
00:32:20elle résulte dans le fait
00:32:21que ça a été en partie
00:32:23un manque d'anticipation
00:32:24sur les forces disponibles,
00:32:25sachant,
00:32:26et je tiens quand même
00:32:26à corriger un certain nombre
00:32:27de choses,
00:32:28on a déployé l'ensemble
00:32:30des forces mobiles
00:32:30qui étaient disponibles
00:32:31sur le territoire
00:32:32et beaucoup,
00:32:33beaucoup de policiers
00:32:34vont reconnaître
00:32:35Laurent Nunez ce matin.
00:32:36Bienvenue Paul Vannier
00:32:37sur le plateau
00:32:38de l'indicé politique,
00:32:39député LFI du Val d'Oise,
00:32:40il y a deux,
00:32:41je me suis trompé de Val,
00:32:42et vous êtes donc bien
00:32:43spécialiste des questions
00:32:43d'éducation,
00:32:44notamment à la France insoumise.
00:32:45Laurent ?
00:32:46Oui, première question,
00:32:47on a vu évidemment
00:32:47beaucoup de violences
00:32:49émailler les manifestations
00:32:50le 17 octobre.
00:32:52Donc ma première question,
00:32:53c'est est-ce que vous estimez
00:32:54que ces violences
00:32:55doivent être condamnées,
00:32:56est-ce que vous les condamnez
00:32:57fermement,
00:32:58ou est-ce que finalement
00:32:59ce sont des violences
00:33:00qui reflètent aussi
00:33:01une certaine violence sociale
00:33:02et qui sont finalement
00:33:04un peu obligatoires
00:33:07dans cette forme de mouvement ?
00:33:09Est-ce que, voilà,
00:33:09c'est un peu des débordements
00:33:11qu'on ne peut qu'avoir
00:33:13dans ce type de manifestement ?
00:33:13Il y en a toujours eu
00:33:15des débordements de ce type,
00:33:16ils ont pris une intensité
00:33:18très grave samedi soir,
00:33:20mais si vous cherchez
00:33:21une condamnation de ma part,
00:33:22je vais vous la donner,
00:33:22je condamne moi la nullité,
00:33:24l'ineptie de l'attitude
00:33:27gouvernementale,
00:33:27de la conduite gouvernementale
00:33:28de cette situation,
00:33:30de monsieur Nunez,
00:33:31du préfet de police de Paris,
00:33:32qui ne devraient même plus
00:33:33rendre des comptes,
00:33:34qui devraient partir,
00:33:35qui devraient démissionner,
00:33:35car ils sont responsables
00:33:37du chaos,
00:33:38des pillages,
00:33:40des saccages.
00:33:40– Oui, bien sûr,
00:33:42les deux sont co-responsables,
00:33:44ils ont organisé ensemble
00:33:46un dispositif de maintien de l'ordre
00:33:47qui était essentiellement destiné
00:33:49à entraver l'exercice du droit
00:33:51à manifester,
00:33:52qui était destiné à réprimer
00:33:53des manifestants très nombreux.
00:33:56Vous m'interrogez sur les violences,
00:33:57mais le fait massif du 17 octobre,
00:33:58c'est plus de 800 000 personnes
00:33:59partout en France
00:34:01qui ont défilé,
00:34:02de façon très pacifique,
00:34:03dans l'écrasante majorité des cas,
00:34:05en portant des revendications,
00:34:06des revendications lycéennes,
00:34:07étudiantes,
00:34:08des revendications sociales
00:34:09pour la visière,
00:34:09et ce droit de manifester
00:34:11a été entravé par M. Nunez
00:34:13à Paris par le préfet de police
00:34:14qui ont pratiqué
00:34:15une répression indiscriminée
00:34:17contre une population pacifique.
00:34:19– Ce sont les deux
00:34:19qui doivent démissionner.
00:34:20– Oui, et ils doivent partir maintenant
00:34:22parce que d'autres rendez-vous arrivent
00:34:24le 5 novembre.
00:34:25– Et samedi aussi.
00:34:25– Probablement samedi prochain.
00:34:27Et si ces deux-là sont encore
00:34:29en position de diriger le dispositif,
00:34:32alors moi je m'attends
00:34:33à de nouveaux drames
00:34:34parce que M. Le T,
00:34:34il y a eu des drames ce week-end.
00:34:36Il y a eu des morts
00:34:38on ne sait pas encore exactement
00:34:39dans quelles circonstances
00:34:40ces personnes sont décédées
00:34:41mais dans l'environnement
00:34:42de ces manifestations.
00:34:44Et puis moi j'ai vu des images
00:34:45extrêmement choquantes.
00:34:46J'ai vu un jeune homme
00:34:47place de la République
00:34:48chargé par 100, 200 CRS
00:34:51qui se ruent sur lui
00:34:53et qui le frappent à terre.
00:34:54Il a des blessures extrêmement graves.
00:34:55– Alors, que faisaient ces 200 CRS
00:35:02à cet endroit-là
00:35:03contre un manifestant
00:35:04et pourquoi n'est-il pas ailleurs ?
00:35:05Pourquoi n'est-il pas devant
00:35:07les boutiques du 10e et du 11e arrondissement
00:35:09qui ont été sur les cas ?
00:35:09– M. le député,
00:35:10avez-vous vu également des images
00:35:11d'agresseurs contre la police ?
00:35:14– Je n'en ai pas vu.
00:35:15– Vous n'en avez pas vu ?
00:35:15– Non, je n'en ai pas vu.
00:35:16– Vous n'avez pas vu la voiture
00:35:16police municipale
00:35:17qui a été prise à partie
00:35:19et les deux agents municipaux à Paris
00:35:21obligés de se ruire à Saint-Lazare.
00:35:23– Celle-là, je l'ai vue.
00:35:23– Le seul Français
00:35:24qui n'a pas vu un policier agressé.
00:35:26– Ce que j'ai vu essentiellement,
00:35:28ce sont des images
00:35:29d'une violence qui m'ont révulsé,
00:35:32indiscriminée, gratuite,
00:35:33sur des personnes,
00:35:34sur des manifestants,
00:35:35même je crois sur des passants,
00:35:37sur des touristes.
00:35:37– Et sur des policiers ?
00:35:38– Mais je vais vous dire,
00:35:38ça va vous choquer.
00:35:39Mais quand on est policier,
00:35:41quand on est CRS,
00:35:42quand on est garde mobile,
00:35:43on choisit un engagement,
00:35:44un métier qui vous expose
00:35:46à une forme de violence.
00:35:47Alors ça ne justifie pas le fait que…
00:35:48– Certes, mais les pompiers aussi,
00:35:50néanmoins, on pense une péromane.
00:35:52– Ça ne justifie pas le fait
00:35:52de la faire déferler sur des policiers.
00:35:55– Mais moi, je veux vous répondre très clairement,
00:35:57moi, je ne mets pas en équivalence,
00:35:59c'est le risque du métier.
00:36:00Vous êtes engagé dans des unités très spécialisées
00:36:04qui vont au contact de la population,
00:36:05qu'une violence se dirige vers vous,
00:36:07c'est condamnable,
00:36:09mais c'est le risque du métier.
00:36:10– La question de Laurent tout à l'heure
00:36:10était sur les violences.
00:36:12– Quand vous êtes un citoyen,
00:36:12est-ce que vous considérez que
00:36:14sont seuls responsables des violences,
00:36:16les forces de l'ordre et le gouvernement,
00:36:18et pas ceux qui commettent les violences ?
00:36:20– Quand vous êtes un citoyen
00:36:21et que vous vous faites tabasser,
00:36:24massacrer, éborgné, mutilé
00:36:25parce que vous exercez votre droit constitutionnel
00:36:28de manifester…
00:36:28– Il ne s'est passé que ça ce week-end.
00:36:29– C'est un scandale.
00:36:30– Tout ce que vous avez vu.
00:36:30– Non, il s'est passé pire que ça,
00:36:32un échec absolu de la doctrine du maintien de l'ordre
00:36:35que l'on doit à M. Nunez et à M. Fort,
00:36:37qui a entraîné des situations insupportables.
00:36:39Tout à l'heure, on me remontait
00:36:40que dans le 10e arrondissement,
00:36:42de le 11e arrondissement,
00:36:43les commerçants expliquent aujourd'hui
00:36:45qu'ils ont assisté au pillage de leur magasin
00:36:48en constatant qu'à quelques mètres de leur boutique,
00:36:51il y avait des policiers
00:36:52qui ne faisaient rien.
00:36:54– Les pillards ne sont pas responsables.
00:36:55– Laurent, attendez, juste…
00:36:57– Mais attendez, si vous voulez qu'on avance
00:37:00et qu'on ne se limite pas à un discours politique
00:37:03qui est vraiment ridicule,
00:37:05on donnez-vous ceci, cela.
00:37:07Évidemment que les violences sont toutes condamnables,
00:37:09que les pillages le sont, que les saccages le sont.
00:37:11Mais vous voyez que vous n'avez rien fait avancer
00:37:13en restant sur ce type de questionnement étroit
00:37:16qui ne permettent pas d'appréhender cette situation
00:37:18qui est grave et dont il faut sortir.
00:37:21– Laurent, dans la lecture politique toujours de ces violences,
00:37:23Emmanuel Macron comme le Premier ministre
00:37:25ont ciblé l'ultra-gauche comme source de ces violences,
00:37:29comme inspiration de ces violences.
00:37:31J'ai vu que Jean-Luc Mélenchon a répondu
00:37:32« si vous avez des accusations, il faut les prouver ».
00:37:34Qu'est-ce que Jean-Luc Mélenchon attend du Premier ministre ?
00:37:38Qu'est-ce qu'il attend comme preuve de ces accusations ?
00:37:40– Est-ce que vous avez noté à quel point il y a,
00:37:43au sommet de l'État, dans l'appareil d'État,
00:37:45une confusion qui est très grande ?
00:37:46Parce que vous rapportez les propos du Premier ministre
00:37:48à propos d'une ultra-gauche
00:37:50qui serait censée être à l'origine
00:37:52de ce à quoi nous avons assisté samedi soir.
00:37:55Mais ce matin, la procureure de la République de Paris,
00:37:57qui n'est pas membre de la France Insoumise,
00:37:59a entièrement contredit cette affirmation.
00:38:02Moi, je vois dans les principaux émetteurs de l'État,
00:38:06voire exécutif, voire judiciaire,
00:38:08quand je vois aussi M. Nouniez ce matin
00:38:10qui contredit le préfet des Bouches-du-Rhône
00:38:12à propos du nombre de personnes
00:38:14qui auraient participé à des pillages à Marseille,
00:38:16vous voyez que là, il y a énormément de confusion,
00:38:18de contradiction.
00:38:19Et donc, moi, ce à quoi j'appelle,
00:38:21c'est non seulement à sortir, au fond,
00:38:24de ce traitement politicien de la crise,
00:38:26de ce traitement policier répressif de la crise.
00:38:28Moi, j'appelle le gouvernement
00:38:29à répondre aux revendications.
00:38:31Les CN étudiantes et sociales
00:38:34sur les conditions d'apprentissage,
00:38:36le plan de 10 milliards,
00:38:37sur la cherté de la vie,
00:38:39sur le blocage des prix,
00:38:40pour sortir de la crise
00:38:41et permettre aux pays
00:38:43de quitter l'ornière
00:38:44dans laquelle le Macronisme
00:38:45l'a plongé.
00:38:45– Est-ce que, de ce point de vue,
00:38:45vous attendez beaucoup
00:38:46de la commission d'enquête parlementaire
00:38:48qui a été suggérée
00:38:49par la présidente de l'Assemblée nationale ?
00:38:50– En tout cas, nous soutenons
00:38:52cette initiative
00:38:53et il va falloir, en effet,
00:38:54faire la lumière sur…
00:38:56– Vous attendez beaucoup
00:38:56de cette commission d'enquête ?
00:38:57– C'est important de comprendre
00:38:58exactement ce qui s'est passé.
00:39:00– Donc, c'est une bonne initiative.
00:39:01– Regardez, il y a, par exemple,
00:39:02dans la presse aujourd'hui,
00:39:03dans Libération,
00:39:03on nous indique qu'il y a
00:39:04des groupuscules d'extrême droite.
00:39:1114 000 policiers,
00:39:1210 000, pardon,
00:39:13policiers mobilisés samedi matin
00:39:16dans toute la France,
00:39:17alors que c'était 14 000 à Paris
00:39:18le jour de la venue du pape.
00:39:20– Le ministre de l'Intérieur
00:39:20dit 60 000.
00:39:21– On va voir,
00:39:22parce que le même ministre de l'Intérieur,
00:39:23l'avant-veille de samedi,
00:39:25disait 60 000 manifestants
00:39:26et puis le soir du samedi,
00:39:27il dit 550 000.
00:39:28Donc là, il y a plein de choses
00:39:29qu'il va falloir vérifier.
00:39:30Mais vous voyez, là encore,
00:39:30j'y reviens,
00:39:31il y a un effondrement du gouvernement
00:39:33de sa capacité d'analyse,
00:39:35de décision, de pilotage
00:39:36dans cette crise très grave.
00:39:38Encore une fois,
00:39:38si on veut sortir de cette impasse,
00:39:41les responsables,
00:39:42échanger les réponses.
00:39:43– Stéphanie.
00:39:43– Le Premier ministre
00:39:44a accusé lundi le mouvement
00:39:45de l'ultra-gauche
00:39:46de vouloir organiser
00:39:47un désordre profond dans le pays
00:39:48jusqu'à l'élection présidentielle.
00:39:51Est-ce que pour vous,
00:39:51il y a un risque ?
00:39:53– Le risque, là, pour l'instant,
00:39:54c'est celui du complotisme.
00:39:56Parce qu'encore une fois,
00:39:56j'y reviens,
00:39:57rien ne prouve qu'une ultra-gauche,
00:39:59je ne sais pas laquelle,
00:40:00soit à l'origine de ce à quoi
00:40:01nous avons assisté.
00:40:02Et je veux redire
00:40:03que le fait massif du 5-17 octobre…
00:40:04– Quand vous voyez les scènes
00:40:05de ce week-end,
00:40:05vous n'êtes pas inquiet
00:40:06d'un déroulement normal
00:40:08d'une élection présidentielle ?
00:40:09– C'est 800 000 manifestants.
00:40:10Moi, je suis inquiet
00:40:11de voir un État,
00:40:12un ministre de l'Intérieur,
00:40:13un préfet de police
00:40:14incapable de garantir
00:40:15le droit de manifester.
00:40:16– Donc, pour la présidentielle,
00:40:18c'est ce que vous demandez, Stéphanie,
00:40:19est-ce que ça peut aussi
00:40:20susciter chez vous
00:40:21des inquiétudes
00:40:21sur l'organisation
00:40:22de l'élection présidentielle ?
00:40:23– Je crois même
00:40:23que l'élection présidentielle
00:40:24est la seule issue
00:40:25qui se dessine.
00:40:26Elle va permettre,
00:40:27en principe,
00:40:28aux Françaises et aux Français,
00:40:29par leur bulletin de vote,
00:40:30très tranquillement,
00:40:32démocratiquement,
00:40:35nous en proposons une.
00:40:37Et du point de vue
00:40:37de ce que porte le mouvement
00:40:38qui s'exprime aujourd'hui,
00:40:39nous disons,
00:40:40oui, il faut 10 milliards
00:40:41pour les lycéens.
00:40:42Oui, il faut recruter
00:40:43des enseignants.
00:40:44Oui, il faut investir
00:40:46dans le bâti scolaire.
00:40:47Il faut en finir
00:40:47avec les toilettes
00:40:49auxquelles il n'y a pas de porte.
00:40:50Et oui, nous disons,
00:40:51il faut des réponses sociales.
00:40:52Augmenter les salaires,
00:40:53augmenter le SMIC,
00:40:54bloquer les prix.
00:40:54– Donc, on entend
00:40:55que vous attendez
00:40:56des réponses sociales.
00:40:57Dans les prochains jours,
00:40:57il y aura une nouvelle réunion
00:40:58à Batignon avec les chefs de parti.
00:41:00Est-ce que la France Insoumise
00:41:06se justifier de je ne sais pas trop quoi ?
00:41:09– Mais ce n'est pas non.
00:41:10– Si cette réunion,
00:41:12elle est faite
00:41:12pour apporter des réponses
00:41:14aux revendications
00:41:15qui sont portées
00:41:16par les centaines de milliers
00:41:17de personnes qui manifestent
00:41:18et qui vont à nouveau manifester.
00:41:19Ce n'est pas terminé tout ça.
00:41:20– Vous ne le saurez pas
00:41:20avant d'y aller ?
00:41:21– Bah si.
00:41:22– Donc par principe,
00:41:22vous y allez ou pas ?
00:41:23– Le gouvernement,
00:41:24M. Lecornu,
00:41:24peut clarifier l'objet
00:41:26de cette réunion.
00:41:26– Donc si c'est ça
00:41:27à l'ordre du jour,
00:41:27vous y allez ?
00:41:28– Si c'est pour apporter
00:41:29des réponses
00:41:30au mouvement social,
00:41:31peut-être que nous irons.
00:41:32– Oui, M. le député,
00:41:34en parlant de la commission d'enquête,
00:41:36moi j'ai suivi les manifestations
00:41:38tout au long de la journée
00:41:38sur ma chaîne Twitch
00:41:40et j'ai eu passé pas mal de tweets
00:41:41qui accusaient les forces de l'ordre
00:41:42de casser en étant habillés
00:41:44comme des casseurs.
00:41:45Il y a votre collègue Antoine Léomand
00:41:46qui a relayé une vidéo
00:41:47où on voit des gens présentés
00:41:49comme des casseurs
00:41:50rentrés dans un véhicule de police
00:41:52en disant
00:41:52M. Laurent Nunez,
00:41:53vous devez des explications
00:41:54devant la représentation nationale évite.
00:41:56Est-ce que vous allez faire en sorte
00:41:58que ce sujet soit potentiellement
00:42:00mis dans la commission d'enquête ?
00:42:01– Oui, ça fait partie, je crois.
00:42:03En effet, quand on voit des personnes
00:42:04qui s'habillent,
00:42:06qui sont en civil,
00:42:07des capuches habillées en noir,
00:42:08qui allument des poubelles
00:42:09et dont on a le sentiment
00:42:10qu'elles appartiennent
00:42:11aux dispositifs des forces de l'ordre,
00:42:12il va falloir qu'on tire ça au gars.
00:42:13Quand on a vu quand même
00:42:14des images assez choquantes
00:42:15de policiers
00:42:16qui semblaient récupérer,
00:42:18je mets ça au conditionnel,
00:42:19la commission d'enquête peut-être
00:42:20nous éclairera,
00:42:21des vêtements
00:42:21dans des magasins pillés.
00:42:23J'ai vu plusieurs images
00:42:24dans plusieurs villes,
00:42:25pas simplement à Limoges
00:42:26mais aussi à Paris,
00:42:27évoquant ce type de situation.
00:42:28Il y a quelque chose
00:42:32de police de Paris
00:42:33à expliquer que les policiers
00:42:35ramassaient en tout cas…
00:42:36– Alors ça, c'est à Limoges.
00:42:36– Non, à Paris.
00:42:37– Mais à Paris,
00:42:38moi, je n'ai pas vu se communiquer
00:42:39et en tout cas,
00:42:39j'ai vu des images.
00:42:40En tout cas, c'est très étonnant
00:42:41de voir des policiers
00:42:42en pleine nuit
00:42:42qui récupèrent des doudounes,
00:42:44des chaussures.
00:42:45Donc, moi, je n'ai pas la réponse.
00:42:46Je pose la question.
00:42:47Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:42:48– Ça, ce sera dans
00:42:49la commission d'enquête aussi.
00:42:50– Il faut bien sûr
00:42:50que la commission d'enquête,
00:42:51elle apporte des éléments de réponse
00:42:52à ces images qui sont stupéfiantes.
00:42:54– Le président de la République
00:42:55a appelé l'ensemble des partis
00:42:56à dénoncer la violence.
00:42:58Vous l'avez fait
00:42:59il y a quelques instants.
00:43:01Il y a beaucoup de violence
00:43:02dans ces manifestations.
00:43:04Vous l'avez également dit.
00:43:05Est-ce que vous iriez
00:43:06jusqu'à déconseiller…
00:43:07– Non, non, non.
00:43:08– Je n'ai pas dit
00:43:08qu'il y avait beaucoup de violence
00:43:09dans ces manifestations.
00:43:11– Est-ce que vous iriez
00:43:12jusqu'à déconseiller
00:43:13aux lycéens et aux jeunes
00:43:14de participer en ce moment
00:43:16à des manifestations
00:43:17puisque vous avez l'air
00:43:18d'avoir des doutes
00:43:19sur la capacité du gouvernement
00:43:20à maintenir l'ordre ?
00:43:21– Alors, vous voyez,
00:43:22dans la construction
00:43:22de votre questionnement,
00:43:24d'abord, vous me faites dire
00:43:25des choses que je n'ai pas dites.
00:43:26Il n'y avait pas beaucoup
00:43:27de violence dans ces manifestations.
00:43:28Je veux redire
00:43:29qu'il y a plus de 800 000 personnes
00:43:30qui ont massivement défilé
00:43:32en toute tranquillité
00:43:33dans des dizaines de villes en France.
00:43:35C'est ça qui s'est surtout passé
00:43:36le 17 octobre.
00:43:37– Est-ce que vous déconseilleriez ?
00:43:38– Oui, non, je ne déconseille pas.
00:43:40Je considère qu'il y a des raisons
00:43:42de ne pas y aller.
00:43:44– Je soutiens celles et ceux
00:43:45qui se mobilisent,
00:43:46qui exercent leur droit constitutionnel,
00:43:49leur liberté fondamentale
00:43:50de manifester
00:43:51et qui portent des revendications.
00:43:52absolument légitimes
00:43:54que je soutiens,
00:43:55je les invite à poursuivre
00:43:56dès lors que le gouvernement
00:43:57persiste à ignorer
00:43:58cette mobilisation.
00:43:59Et c'est là où, encore une fois,
00:44:00il faut une réponse politique.
00:44:01pour le maintien de l'ordre
00:44:02si ça se reproduisait.
00:44:04– Avec cela,
00:44:04avec Nunez
00:44:05et le préfet de police
00:44:06de Paris actuel,
00:44:07je considère que ce sont
00:44:09des personnages dangereux
00:44:10qu'ils doivent partir
00:44:11pour rétablir les conditions
00:44:13permettant à chacun,
00:44:14chacune d'exercer
00:44:14son droit à manifester.
00:44:16Mais ce n'est pas
00:44:16parce qu'il y a
00:44:17un dispositif dysfonctionnel
00:44:18qu'on devrait,
00:44:18nous, citoyens, citoyennes,
00:44:20se priver
00:44:22Jean-Luc Mélenchon a dit
00:44:24ce week-end
00:44:25qu'il souhaitait
00:44:26que le gouvernement
00:44:26cède aux revendications
00:44:28des lycéens,
00:44:29vous l'avez en partie
00:44:30redit tout à l'heure,
00:44:3110 milliards d'euros
00:44:32sur la table,
00:44:33pour faire quoi ?
00:44:35– Pour reconstruire
00:44:37l'école publique.
00:44:37On va rentrer
00:44:38dans le débat budgétaire là,
00:44:39ici à l'Assemblée nationale.
00:44:41– Vous donnez aux régions
00:44:41pour reconstruire les lycéens ?
00:44:42– J'ai traduit
00:44:43les 10 revendications
00:44:44de la plateforme
00:44:45des syndicats lycéens
00:44:46et étudiants
00:44:47en 10 amendements
00:44:48que je vais présenter
00:44:49mercredi en commission
00:44:50et le 12 novembre
00:44:51en séance publique.
00:44:52Qu'est-ce qu'on dit
00:44:52dans ces amendements ?
00:44:53Il faut recruter des professeurs,
00:44:55d'abord en revenant
00:44:56sur les 1 588 suppressions
00:44:58de postes
00:44:58qui sont pour l'instant prévues,
00:45:00il faut un investissement massif
00:45:01dans le bâti scolaire,
00:45:03il faut des personnels
00:45:05médico-sociaux,
00:45:05des psychologues
00:45:06de l'éducation nationale,
00:45:07des CPE,
00:45:08il faut abroger
00:45:09Parcoursup.
00:45:09Voilà ce que nous allons
00:45:10présenter, proposer
00:45:11et le gouvernement,
00:45:12il a l'occasion là,
00:45:13dans les jours qui viennent
00:45:14de répondre
00:45:14et de nous permettre
00:45:15de sortir
00:45:16en fin de cette crise.
00:45:17– Qu'est-ce que vous mettez
00:45:17à la place de Parcoursup ?
00:45:19Un certain nombre
00:45:19d'organisations étudiantes
00:45:21réclament la suppression
00:45:23totale de la sélection
00:45:24à l'entrée
00:45:25des études de second degré,
00:45:26c'est ce que vous réclamez aussi ?
00:45:28– Oui, nous proposons
00:45:29250 000 places supplémentaires
00:45:31à l'université,
00:45:32dans les BTS,
00:45:33dans les UIT,
00:45:34il y a plusieurs voies,
00:45:35dans le supérieur.
00:45:36C'est un investissement
00:45:37qui représente
00:45:383 milliards d'euros.
00:45:39C'est à peine
00:45:39deux fois moins
00:45:40que ce que rapportait l'ISF
00:45:42quand il était
00:45:42encore en vigueur.
00:45:44– Mais attention,
00:45:45250 000 places
00:45:46de plus dans les universités,
00:45:47les murs,
00:45:47on ne les pousse pas non plus.
00:45:48– Alors les murs,
00:45:48ils existent,
00:45:49la difficulté,
00:45:50M. Letellier,
00:45:50si vous la cherchez…
00:45:51– Si les amphis sont pleins
00:45:51et archi pleins,
00:45:52c'est pas j'ai l'impression.
00:45:53– Une difficulté,
00:45:53c'est plutôt du côté
00:45:54des professeurs,
00:45:54ça va prendre un peu de temps
00:45:55pour les refuser.
00:45:56– Et toute place aussi
00:45:56dans les amphis.
00:45:57– Il faut créer
00:45:57des postes de professeurs,
00:45:59il faut des locaux,
00:45:59mais là, je crois que,
00:46:00pour le coup,
00:46:01il est plus facile
00:46:02d'y répondre rapidement
00:46:03à cet enjeu.
00:46:04Ça fait 3 milliards d'euros,
00:46:05c'est ce qu'on propose.
00:46:06En finir avec cette plateforme
00:46:08Parcoursup
00:46:09qui produit de l'angoisse
00:46:10chez des lycéens,
00:46:12chez des millions de familles
00:46:13et enfin permettre
00:46:14un libre accès
00:46:15aux supérieurs.
00:46:16– Merci Paul Vannier
00:46:17d'être venu sur le plateau
00:46:18de l'Indice et Politique.
00:46:20Nous allons recevoir
00:46:21dans un instant
00:46:21notre dernière invitée
00:46:22pour ce soir,
00:46:22Priska Thévenot.
00:46:23Elle est députée
00:46:24Ensemble pour la République,
00:46:25c'est-à-dire
00:46:25l'énachroniste,
00:46:26soutien de Gabriel Attal
00:46:28à la présidentielle.
00:46:29À l'issue de la cellule
00:46:30de crise intermissérielle
00:46:31ce matin,
00:46:31Sébastien Leurcornu
00:46:32a indiqué que des couvre-feu
00:46:33pourront être décidés
00:46:34localement dès ce soir.
00:46:35On a vu,
00:46:36ce sera le cas
00:46:36dans plusieurs villes du Nord,
00:46:37vous disiez tout à l'heure,
00:46:38Stéphanie.
00:46:40Emmanuel Macron,
00:46:41dès hier soir,
00:46:42a en tout cas
00:46:44rappelé
00:46:44ce que devaient être
00:46:45les principes de la République.
00:46:47– Nous ressentons tous
00:46:48ce soir de la colère,
00:46:50de la honte,
00:46:51voir les rues de nos villes
00:46:52ainsi saccagées
00:46:53et insupportables.
00:46:55En votre nom,
00:46:56j'exprime le soutien
00:46:57de la nation
00:46:57à nos forces de l'ordre
00:46:59et à nos forces
00:46:59de sécurité intérieure.
00:47:01Elles ont tenu
00:47:02et ont fait de leur mieux.
00:47:04Chaque fois que des infractions
00:47:05sont commises,
00:47:06elles doivent donner lieu
00:47:07à des suites judiciaires
00:47:08appropriées.
00:47:09Ceux qui ont détruit
00:47:10doivent payer.
00:47:11Ceux qui ont pillé
00:47:12doivent rembourser.
00:47:13Ceux qui ont cherché
00:47:14à faire tomber la République
00:47:15auront à en répondre.
00:47:17Nous ne devons
00:47:18ni confondre
00:47:19les revendications légitimes
00:47:20avec les violences,
00:47:21ni laisser les violences
00:47:22empêcher
00:47:23que ces revendications
00:47:24soient entendues.
00:47:25Bonsoir Prisca Thévenot.
00:47:26Bonsoir à tous.
00:47:27Merci d'être sur le plateau
00:47:28de l'Indice et Politique.
00:47:30Alors, vous avez entendu
00:47:30le président de la République,
00:47:31vous les regardez évidemment.
00:47:32Parmi les réactions,
00:47:33il y a celle d'Edouard Philippe
00:47:34qui dit
00:47:34« J'aurais préféré,
00:47:36c'était sur un tweet,
00:47:37que des décisions soient prises
00:47:39et que des décisions soient prises
00:47:42qui permettent le retour
00:47:43à l'ordre
00:47:43et le rétablissement
00:47:44de l'autorité de l'État.
00:47:45Notre pays a besoin
00:47:46d'être commandé »,
00:47:48a-t-il dit.
00:47:49Qu'est-ce que vous pensez
00:47:49de ce propos ?
00:47:51Je l'entends,
00:47:52je le lis.
00:47:52Et vous le partagez ?
00:47:53Ce qui m'a plus étonnée,
00:47:55non, ce qui m'a plus étonnée,
00:47:56et là je le dis comme ça
00:47:56un peu légèrement,
00:47:58c'est que les deux premiers
00:47:59porte-parole d'Edouard Philippe
00:48:01sont au sein du gouvernement
00:48:02à des postes quand même stratégiques,
00:48:04le porte-parole là
00:48:05et le garde des Sceaux.
00:48:06Peut-être qu'il aurait fallu,
00:48:08il aurait été de bonne augure
00:48:09de déjà peut-être les appeler
00:48:11et de voir ce qu'il en était.
00:48:13Pour le reste,
00:48:14je pense que là,
00:48:14l'enjeu que nous avons là...
00:48:15Et sur le fond,
00:48:16parce qu'on va y venir
00:48:17sur l'enjeu de Sceaux,
00:48:18sur le fond,
00:48:19le pays a besoin
00:48:20d'être commandé.
00:48:21Là-dessus, vous êtes...
00:48:22Sur le fond,
00:48:24le commentaire est facile,
00:48:26la proposition d'action
00:48:27est plus complexe.
00:48:28Et je pense qu'aujourd'hui là,
00:48:30il est 19h bientôt,
00:48:32la grosse crainte
00:48:33de nombreux Français
00:48:35et de Français,
00:48:35c'est de savoir
00:48:35est-ce qu'il y aura
00:48:36une nuit supplémentaire
00:48:37après les chaos
00:48:38qu'on a déjà vécu ce week-end.
00:48:39Et c'est à ça
00:48:39qu'on doit pouvoir répondre
00:48:40immédiatement.
00:48:41Et vous vous craignez ?
00:48:42Vous craignez que ce soit
00:48:43un scénario
00:48:44qui se répète ce soir ?
00:48:45Moi, ce que je dis,
00:48:45c'est que de ce que j'ai entendu
00:48:47des propositions du gouvernement
00:48:48après la cellule interministériale
00:48:49de crise,
00:48:50ça ne me semble pas
00:48:50réellement à la hauteur
00:48:51de la situation aujourd'hui.
00:48:53Et j'espère qu'il y aura
00:48:53un sursaut sur la démarche
00:48:54pour pouvoir faire en sorte
00:48:55qu'il n'y ait pas
00:48:56une nuit supplémentaire.
00:48:57Qu'est-ce qu'il faudrait
00:48:57de plus alors ?
00:48:59Tout simplement,
00:49:00aller tout de suite
00:49:00sur le principe
00:49:01de renforcer
00:49:02nos forces de l'ordre
00:49:03sur le terrain.
00:49:04Les renforcer en appelant
00:49:05toutes celles et ceux
00:49:06qui sont peut-être
00:49:07en congé
00:49:08ou qui sont réservistes
00:49:09pour venir tout de suite
00:49:11sécuriser l'ordre public
00:49:13mais aussi les biens
00:49:14et les bâtiments.
00:49:15Et sur les biens
00:49:15et les bâtiments,
00:49:16attention,
00:49:16il n'est pas question
00:49:17de dire aux militaires
00:49:18de faire de l'ordre public.
00:49:19Ce n'est pas leur mission
00:49:20et ils ne sont pas formés
00:49:21sur ça.
00:49:21Mais en revanche,
00:49:22de décharger nos gendarmes,
00:49:24nos polices,
00:49:24qu'ils soient municipaux
00:49:25ou nationaux
00:49:26pour qu'eux puissent faire
00:49:27de la sécurisation
00:49:28de bâtiments.
00:49:29le gouvernement
00:49:29n'est pas à la hauteur.
00:49:30Les réponses,
00:49:31non, pas le gouvernement.
00:49:32Les réponses apportées jusque-là.
00:49:33Mais c'est les réponses
00:49:33du gouvernement.
00:49:34Vous savez,
00:49:35dans le contexte actuel
00:49:36et j'ai bien entendu
00:49:37ce qu'a dit M. Vagny avant,
00:49:39les mots ont leur importance
00:49:40parce que l'intention derrière
00:49:41n'est pas la même.
00:49:42Et je dis, encore une fois,
00:49:43qu'il faut un sursaut
00:49:44sur les réponses à apporter
00:49:45et ce sursaut des réponses,
00:49:47c'est le gouvernement
00:49:47qui doit les apporter.
00:49:48Stéphanie ?
00:49:49On entendait tout à l'heure
00:49:50le président de la République.
00:49:51Quelle annonce
00:49:51aurait-il dû faire hier ?
00:49:53Qu'est-ce que vous attendiez
00:49:53du président de la République ?
00:49:58Ce que j'attendais,
00:49:59c'est effectivement
00:49:59cette capacité
00:50:00à proposer directement
00:50:01des actions.
00:50:02Peut-être dire que
00:50:02si on avait besoin
00:50:03d'outils supplémentaires,
00:50:04un état d'urgence
00:50:05pouvait être déclaré,
00:50:06notamment pour
00:50:07des perquisitions administratives.
00:50:09Vous regrettez
00:50:10qu'il n'ait pas déclaré
00:50:11l'état d'urgence hier soir ?
00:50:12Non, mais en tout cas,
00:50:13ouvrir le champ d'action possible
00:50:14parce qu'on voit bien
00:50:15que pendant qu'il parlait,
00:50:17et c'est un fait,
00:50:18des pillages,
00:50:19des vols,
00:50:19des saccages
00:50:20avaient lieu en même temps.
00:50:21Et donc, simplement,
00:50:23appeler au respect
00:50:23de l'autorité,
00:50:25appeler au respect
00:50:25des valeurs de la République,
00:50:26on voit bien
00:50:27qu'avec les hordes de racailles
00:50:28qu'on a pu voir ce week-end,
00:50:30et je parle des voyous,
00:50:31des saccages qui ont eu lieu
00:50:32et pas d'autre chose,
00:50:33ça ne fonctionne pas,
00:50:34simplement faire de l'incantation.
00:50:36Il faut des actions
00:50:37très concrètes.
00:50:38Et ensuite,
00:50:39dire assez simplement,
00:50:40mais c'est sûrement
00:50:40plutôt l'action du gouvernement
00:50:42plutôt que l'action
00:50:42du président de la République,
00:50:44de dire que,
00:50:44je suis désolée,
00:50:45il faut des exemples.
00:50:46Ces jeunes,
00:50:47très jeunes,
00:50:48qui ont pillé,
00:50:49volé,
00:50:50se sont ensuite challengés
00:50:51sur les réseaux sociaux
00:50:52et pire que ça,
00:50:53ont remis en vente
00:50:54sur les réseaux sociaux
00:50:55les méfaits
00:50:57qu'ils avaient commis.
00:50:58Allons les chercher,
00:50:59allons les chercher.
00:51:00Vous parliez du gouvernement,
00:51:01comprenez-vous
00:51:02que le président de la République
00:51:03ait refusé la démission
00:51:04de son ministre de l'Intérieur,
00:51:05Laurent Noulies ?
00:51:06Je le comprends parfaitement.
00:51:07On ne rajoute pas
00:51:08de l'instabilité
00:51:08en période de crise.
00:51:10Gérald Darmanin a dit
00:51:12incontestablement,
00:51:12nous avons failli.
00:51:13Est-ce que pour aller
00:51:14au bout de ce raisonnement,
00:51:15aurait-il fallu
00:51:16que ce soit carrément
00:51:17le Premier ministre
00:51:17et tout le gouvernement
00:51:18qui démissionne ?
00:51:19Je le redis de la même façon
00:51:20que pour M. Nouniez,
00:51:21on ne rajoute pas
00:51:22de l'instabilité
00:51:23quand on a une crise.
00:51:25Malheureusement,
00:51:25la crise n'était pas finie
00:51:26hier soir.
00:51:27Il y a encore eu des heures
00:51:28aujourd'hui
00:51:29et donc j'ai peur
00:51:30qu'il puisse y en avoir
00:51:31ce soir
00:51:31et j'espère qu'il n'y en aura pas.
00:51:33Vous imaginez,
00:51:34à tout cela,
00:51:35la réponse,
00:51:35c'est qu'il n'y a plus
00:51:37de capitaine dans le navire ?
00:51:38Oui, mais comme le capitaine
00:51:40n'est pas tout à fait...
00:51:40Enfin, les décisions du capitaine
00:51:42ne sont pas forcément
00:51:43à la hauteur.
00:51:44Mais je pense que là,
00:51:44l'enjeu,
00:51:45c'est vraiment
00:51:45de participer
00:51:46à notre échelle
00:51:47et moi en tant que parlementaire
00:51:48à faire en sorte
00:51:49que d'autres propositions
00:51:50puissent avoir lieu
00:51:50pour aussi partir
00:51:52de ce qui n'a pas pu
00:51:53bien se passer ce week-end
00:51:54pour éviter
00:51:55que ça se reproduise ce soir.
00:51:56Comment expliquez-vous
00:51:57que le gouvernement
00:51:57se soit laissé dépasser ?
00:51:59Ça, il faudra leur poser la question
00:52:00et d'ailleurs,
00:52:01la présidente de l'Assemblée nationale
00:52:02a proposé une mission
00:52:03d'information
00:52:04que je salue
00:52:05et que j'espère
00:52:06qu'elle aura l'unanimité
00:52:07des voix des députés ici
00:52:10pour qu'ils puissent éclairer.
00:52:10Alors, pour l'instant,
00:52:11ceux qui sont venus sur le plateau,
00:52:12oui,
00:52:15le RN passe son temps
00:52:15à faire des slogans,
00:52:16à dénoncer,
00:52:17à pointer du doigt
00:52:17mais quand il faut prendre
00:52:18ses responsabilités,
00:52:19ils ne veulent pas.
00:52:19Pourquoi ?
00:52:20Parce que c'est beaucoup plus facile
00:52:21de dénoncer que d'agir.
00:52:23Donc moi, j'espère vraiment...
00:52:24Vous voulez dire que ça sert
00:52:24le Rassemblement national
00:52:25dans le contexte actuel, tout ça ?
00:52:26Je ne dis pas que ça...
00:52:27Vous savez,
00:52:28je pense que vu les niveaux
00:52:29dans les sondages,
00:52:30un peu plus,
00:52:31un peu moins,
00:52:32ils sont déjà très hauts.
00:52:33Moi, ce que je dis là,
00:52:34c'est plus que d'avoir
00:52:34une démarche partisane
00:52:36dans ma réponse.
00:52:37C'est plus de dire
00:52:38nous avons besoin
00:52:39de faire la lumière
00:52:40sur ce qui s'est passé
00:52:41et pour éviter
00:52:41que ça ne puisse se reproduire
00:52:43parce qu'il y a encore
00:52:43d'autres appels
00:52:44pour notamment samedi prochain.
00:52:46Et donc là,
00:52:46il faut qu'on puisse faire
00:52:47la lumière sur ce qui s'est passé.
00:52:48Oui, madame la députée,
00:52:49il y a beaucoup de colère
00:52:50contre vous
00:52:51en tant que représentant
00:52:52de l'aile macroniste
00:52:54dans le tchat.
00:52:55Et hier,
00:52:56avant l'allocution
00:52:56du chef de l'État,
00:52:57on a regardé avec mon tchat
00:52:58l'allocution du chef de l'État
00:53:00de décembre 2018
00:53:01au moment des Gilets jaunes.
00:53:02Et il parle de malaise
00:53:03des travailleurs,
00:53:04malaise des territoires,
00:53:05villages comme quartiers.
00:53:06Il dit,
00:53:07je prends ma part
00:53:08de cette responsabilité.
00:53:09Hier,
00:53:10le chef de l'État
00:53:10n'a pas fait part
00:53:11de sa responsabilité,
00:53:13de ses violences,
00:53:15de la colère dans le pays.
00:53:17Comment vous expliquez
00:53:18cet échec
00:53:18de 10 ans de macronisme ?
00:53:20Waouh !
00:53:21Alors,
00:53:22d'un seul coup,
00:53:22on peut parler...
00:53:23Non, mais je vais parler
00:53:24de géopolitique.
00:53:24Le chef de l'État dit,
00:53:25il y a 8 ans,
00:53:26je prends part
00:53:27de cette responsabilité.
00:53:28Non, parce que
00:53:29le début,
00:53:30je veux bien y répondre,
00:53:30mais la conclusion
00:53:31ne va pas forcément
00:53:31avec le début.
00:53:32On peut parler,
00:53:33si vous voulez parler
00:53:34de l'échec,
00:53:34effectivement,
00:53:35on parle quoi ?
00:53:35On parle géopolitique,
00:53:36on parle d'économie,
00:53:37on parle chômage,
00:53:38on parle réindustrialisation,
00:53:40on parle de protéger
00:53:40les Français
00:53:41pendant les crises
00:53:41qu'on a vécues.
00:53:43C'est de ça
00:53:43dont vous parlez
00:53:44en termes d'échec ?
00:53:44Non, ce que je dis,
00:53:45c'est que sur le régalien,
00:53:47par contre,
00:53:47oui,
00:53:48le en même temps
00:53:48n'a pas fonctionné.
00:53:49Et ça,
00:53:49il faut le reconnaître,
00:53:50je le dis moi-même,
00:53:51et je trouve que
00:53:51c'est plutôt heureux
00:53:52de pouvoir reconnaître...
00:53:53Précisez ce que vous voulez dire.
00:53:54Sur le régalien,
00:53:55il faut,
00:53:55sur les enjeux de justice,
00:53:56les enjeux de sécurité,
00:53:57oui,
00:53:58il faut un retour à l'ordre,
00:53:59il faut un retour à l'autorité,
00:54:00c'est pas nouveau,
00:54:01ça fait plusieurs mois.
00:54:01Le en même temps,
00:54:02ça ne marche pas.
00:54:02Alors concrètement,
00:54:03quelle est la mesure
00:54:04en même temps
00:54:05qui n'a pas marché,
00:54:06par exemple ?
00:54:07En fait,
00:54:07plutôt que de dire
00:54:09regarder où on en est
00:54:10d'un point de vue
00:54:11de la sécurité,
00:54:12d'un point de vue
00:54:12de l'ordre et de la justice.
00:54:13C'est-à-dire qu'il faut
00:54:13choisir son camp,
00:54:14il faut être à droite
00:54:14ou à gauche
00:54:15pour ce qui concerne ?
00:54:16Non, il faut être juste
00:54:16et avoir une règle claire
00:54:17parce que sinon,
00:54:18c'est pas compris.
00:54:19Je suis désolée
00:54:19quand on a des jeunes
00:54:28qui n'avaient pas fini
00:54:28de voler entièrement
00:54:29un magasin,
00:54:30il y a un sentiment
00:54:30d'impunité qui est là
00:54:31et qui est réel.
00:54:32Et donc,
00:54:33qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:54:33Il faut réformer
00:54:34la justice pénale des mineurs.
00:54:35Ça fait deux ans
00:54:36qu'on le dit,
00:54:37soit on nous rit,
00:54:38soit on nous traite
00:54:38de fachos.
00:54:39C'est une réalité.
00:54:40La jeunesse d'aujourd'hui
00:54:41n'est pas celle de 1945
00:54:42et ceux qui refusent de le voir
00:54:43vont finalement être impuissants
00:54:46et immobiles
00:54:46face à cette jeunesse désinhibée.
00:54:48Vous avez évoqué
00:54:49la proposition
00:54:50de la présidente
00:54:51de l'Assemblée nationale
00:54:51Yael Brown-Pivet
00:54:53d'une commission d'enquête
00:54:54sur les émeutes
00:54:55de ce week-end.
00:54:56Yael Brown-Pivet
00:54:57est membre
00:54:58du même parti que vous.
00:54:59Elle est macroniste,
00:55:00comme on dit.
00:55:01Est-ce que vous voyez
00:55:02dans cette initiative
00:55:03une volonté
00:55:03de prendre ses distances
00:55:04avec le gouvernement ?
00:55:06Il y a une volonté
00:55:06de faire toute la transparence
00:55:08sur ce qui se passe.
00:55:09Je pense qu'il faut aussi...
00:55:10Enfin, c'est trop facile.
00:55:11On ne peut pas reprocher
00:55:12aux responsables politiques...
00:55:14C'est pas un reproche,
00:55:14c'est une question.
00:55:15C'est pour ça que j'y réponds
00:55:16parce que je peux très bien voir
00:55:17ce qu'il peut y avoir
00:55:17sur le tchat.
00:55:18Comme je vois
00:55:19que c'est en train
00:55:20d'être alimenté,
00:55:20c'est très bien.
00:55:21Donc, allons-y franchement
00:55:22et sans langue de bois.
00:55:24Si en permanence
00:55:25un responsable politique,
00:55:26et là, on ne parle pas
00:55:27de n'importe quel responsable politique,
00:55:28la présidente
00:55:29de l'Assemblée nationale,
00:55:30au regard de l'aspect
00:55:32transpartisan qu'elle a
00:55:32du fait de ses responsabilités,
00:55:34propose de faire
00:55:35toute la lumière
00:55:35sur quelque chose, pardon,
00:55:37qui ne laisse personne indifférent
00:55:38et c'est heureux,
00:55:39c'est plutôt à saluer.
00:55:41Maintenant, il faut
00:55:41que cette commission
00:55:42puisse être votée,
00:55:43puisse avoir lieu
00:55:44et puisse faire ses travaux
00:55:45correctement.
00:55:45Vous pensez que ça verra le jour ?
00:55:47Je le souhaite.
00:55:48Non, parce que vous dites
00:55:48il faut que,
00:55:49mais j'ai l'impression
00:55:50qu'il y a une espèce de doute.
00:55:51Ben non, après, il faut voter.
00:55:52Enfin, moi, vous savez,
00:55:53je suis en minorité
00:55:54à l'Assemblée nationale.
00:55:54On n'est plus majoritaire.
00:55:56Donc, je prends la part
00:55:57de ma responsabilité
00:55:58au regard du nombre
00:55:58que nous sommes.
00:55:59Si, par exemple,
00:56:00le Rassemblement national,
00:56:01il faut obstruction
00:56:01et la France insoumise,
00:56:03il faut obstruction,
00:56:04mathématiquement, ça ne marche pas.
00:56:05qui fait obstruction.
00:56:06Enfin, non, qui doute.
00:56:07Vous savez,
00:56:08vous êtes des grands experts
00:56:09de l'Assemblée nationale
00:56:10et du nez pas parlementaire.
00:56:11Tout peut changer en une soirée.
00:56:12Ça dépend peut-être
00:56:12de l'intitulé, de tout ça.
00:56:14Franchement, je veux dire,
00:56:15il faut qu'on puisse faire la lumière
00:56:16sur ce qui a été fait
00:56:17et c'est aussi le rôle
00:56:18des parlementaires
00:56:18de pouvoir le faire.
00:56:19Alors, justement,
00:56:20précisément, faire la lumière
00:56:20sur quoi exactement ?
00:56:22Est-ce que vous pensez
00:56:22qu'il faut auditionner
00:56:24les responsables de la police,
00:56:25le ministre de l'Intérieur
00:56:27et ce, au moment
00:56:28où d'autres manifestations
00:56:29pourraient avoir lieu ?
00:56:30Vous disiez tout à l'heure
00:56:31ne pas ajouter de la crise
00:56:32à la crise.
00:56:33Est-ce qu'il n'y a pas
00:56:33un risque dans cette commission ?
00:56:34Mais vous avez raison.
00:56:34Il y a un sujet de calendrier,
00:56:36il y a un sujet de mise en œuvre
00:56:38de cette commission.
00:56:39Mais là, ça se discute aussi
00:56:40au sein de l'installation
00:56:41de ce bureau.
00:56:41Vous le savez très bien,
00:56:42on est sur la chaîne parlementaire ici
00:56:44avec un rapporteur,
00:56:45avec un président
00:56:45et tout ça se fait bien évidemment
00:56:47avec en priorité
00:56:49le maintien de l'ordre
00:56:49et le retour de l'autorité
00:56:51et de l'ordre dans nos rues.
00:56:52Il faut attendre
00:56:52que les événements
00:56:52se soient calmés.
00:56:53Ça s'organise,
00:56:54vous le savez très bien.
00:56:54On est sur LZP,
00:56:55vous savez très bien
00:56:56que tout s'organise,
00:56:57un calendrier peut se mettre en place
00:56:58et on peut avoir
00:56:59plein d'autres auditions avant.
00:57:00Puisque vous ne siégez
00:57:00que jusqu'en février,
00:57:02donc il faut avoir le temps
00:57:03de faire les investigations,
00:57:04de rendre les conclusions.
00:57:05Et vous le savez mieux que moi
00:57:06que c'est possible.
00:57:07Et il faudrait que le rapporteur
00:57:08soit issu de l'opposition
00:57:09pour que ce soit...
00:57:11Tout ça, c'est plein de sujets
00:57:12sur lesquels on pourra...
00:57:13Vous souhaiteriez
00:57:13que ce soit un rapporteur
00:57:14de l'opposition ?
00:57:15Je ne sais pas.
00:57:16On est onze familles politiques,
00:57:17j'en fais partie d'une,
00:57:18donc il y a beaucoup d'oppositions.
00:57:19Moi, ce que je dis,
00:57:20c'est déjà un pas après l'autre
00:57:23faisant en sorte déjà
00:57:23que cette commission existe.
00:57:25Laurent ?
00:57:25Oui, si le mouvement dure,
00:57:27si les violences continuent,
00:57:28à six mois de l'élection présidentielle,
00:57:30est-ce que le président de la République,
00:57:31Emmanuel Macron,
00:57:32a encore les leviers
00:57:33pour faire face à une telle crise ?
00:57:35Je pense que là,
00:57:36il n'y a pas besoin
00:57:37sur le retour à l'autorité,
00:57:38à l'ordre dans la rue,
00:57:39il n'y a pas besoin
00:57:39d'avoir une majorité absolue
00:57:41pour le faire
00:57:41et il n'y a pas besoin
00:57:42de se dire qu'on doit attendre
00:57:43la fin de cette présidence
00:57:45et la prochaine élection présidentielle.
00:57:46Vous imaginez ?
00:57:48On est la France.
00:57:49Et c'est pour ça que je le redis.
00:57:50Là, l'enjeu,
00:57:51ce n'est pas simplement de commenter,
00:57:52c'est de proposer.
00:57:53Donc, plus de force
00:57:54et plus de disponibilité
00:57:56pour nos forces de l'ordre,
00:57:57ça avait été fait
00:57:57au moment des Jeux olympiques
00:57:58et paralympiques.
00:57:59On avait permis
00:58:00d'appeler largement
00:58:01nos forces de l'ordre
00:58:02en renfort et en relais
00:58:03et ça avait marché.
00:58:04Ensuite, il faut des sanctions
00:58:05immédiates et applicables
00:58:06pour que le sentiment d'impunité
00:58:08qui règne au sein
00:58:08d'une partie de cette jeunesse
00:58:09complètement désinhibée
00:58:10à la violence
00:58:11puisse enfin être exprimée.
00:58:14Et enfin, un dernier mot,
00:58:15on n'en parle pas,
00:58:15mais il y a un sujet,
00:58:16ça s'appelle le numérique
00:58:17parce que vous avez bien vu
00:58:18les challenges qui se mettent en place.
00:58:19Il y a presque un enjeu
00:58:21de jeu, de gaming
00:58:23pour reprendre certains termes
00:58:24sur ce qui se passe en ce moment.
00:58:26Et donc, il faut pouvoir
00:58:27regarder l'ensemble
00:58:27de ces spectres-là
00:58:28pour éviter tout de suite
00:58:30que ça se reproduise.
00:58:31Laurent ?
00:58:31Oui, la principale réponse
00:58:33a l'air sécuritaire, selon vous.
00:58:35Est-ce qu'il n'y a pas une question
00:58:36aussi autour du pouvoir d'achat ?
00:58:37Et pour rebondir sur la question,
00:58:39est-ce qu'il n'y a pas un échec
00:58:40du macronisme
00:58:41sur le pouvoir d'achat ?
00:58:42On peut parler du pouvoir d'achat,
00:58:44mais je vais vous le dire
00:58:44assez simplement.
00:58:45Je suis une enfant des quartiers.
00:58:48Des difficultés,
00:58:48je peux en partager,
00:58:50j'en ai vécu
00:58:50et je me suis aussi engagée
00:58:51pour que d'autres ne les vivent plus.
00:58:52Est-ce qu'il y en a encore
00:58:53à résorber ?
00:58:54Bien sûr et bien évidemment,
00:58:55et c'est pour ça qu'on s'engage.
00:58:56Mais rien, absolument rien,
00:58:58ne justifie ce qu'on a vécu
00:59:00ce week-end.
00:59:00Vous avez vu l'état
00:59:01des commerçants,
00:59:02l'état des Françaises
00:59:03et des Français.
00:59:04Il y a quand même des gens
00:59:05qui sont rentrés dans les immeubles
00:59:06pour essayer de faire
00:59:07de l'intrusion chez des personnes.
00:59:09Enfin, je veux dire, rien, rien,
00:59:10aucune revendication
00:59:11ne justifie ça.
00:59:12Et voire même,
00:59:13c'est contre-productif.
00:59:14Vous demandez plus de moyens
00:59:15et vous provoquez plus de dépenses
00:59:17de l'autre côté.
00:59:18Pour qui ?
00:59:18Au final, qui va payer ?
00:59:19Les Françaises et les Français.
00:59:20Ensuite, pour répondre,
00:59:21et je pense que c'est important,
00:59:22aux revendications,
00:59:23oui, elles peuvent être entendues.
00:59:25Mais pardon,
00:59:25à cause des casseurs,
00:59:26des pilleurs,
00:59:27de la racaille
00:59:27qu'on a vues ce week-end,
00:59:28on n'a pas du tout
00:59:29entendu les revendications.
00:59:30Hugo ?
00:59:31Oui, moi j'avais une question aussi
00:59:32sur est-ce que le chef de l'État
00:59:33n'est quand même pas assez isolé,
00:59:35même les parlementaires.
00:59:36Hier, j'ai suivi encore une fois
00:59:38la locution,
00:59:38il n'y a quasiment aucun tweet
00:59:40de soutien ou de relais
00:59:41de la locution du chef de l'État.
00:59:42Même vous,
00:59:43vous n'avez pas commenté sur Twitter
00:59:44la locution du chef de l'État.
00:59:46Est-ce qu'il n'est pas
00:59:47complètement isolé,
00:59:47le chef de l'État ?
00:59:48Le chef de l'État
00:59:49reste le chef de l'État.
00:59:50Je pense que l'enjeu aujourd'hui,
00:59:51si c'est de mettre un coup
00:59:52en président de la République,
00:59:52on peut s'amuser à le faire longtemps.
00:59:54Il y a des gens qui nous regardent là
00:59:55et qui veulent se rassurer
00:59:56sur le fait que ça ne se reproduira plus.
00:59:57Et quand je dis
00:59:58que ça ne se reproduira plus,
00:59:59c'est les épisodes de violence,
01:00:00d'ultra-violence
01:00:01que nous avons connues ce week-end.
01:00:02Le reste, vous savez,
01:00:03ça se, pour le coup,
01:00:05concrétisera et solutionnera
01:00:06dans une élection présidentielle
01:00:07dans quelques mois.
01:00:07Quelle autorité
01:00:07pour un chef de l'État isolé ?
01:00:09Mais isolé de quoi ?
01:00:11Même ses soutiens sont...
01:00:12Non mais attendez,
01:00:13vous vous rendez compte
01:00:13de ce qu'on est en train de dire ?
01:00:14J'entends ce que vous dites
01:00:15et je n'ai pas de sujet,
01:00:16mais on ne mesure pas ça
01:00:18à coup de tweet,
01:00:19à coup de retweet
01:00:20ou à coup de like.
01:00:21C'est timide les soutiens en tout cas.
01:00:23Non, l'enjeu que nous avons là aujourd'hui,
01:00:25je pourrais faire
01:00:25de la petite politique politicienne
01:00:27et de la marchandisation
01:00:28de tweets ou de relais.
01:00:30Ce que je dis simplement,
01:00:31c'est qu'immédiatement là,
01:00:32et vous le savez,
01:00:32moi sur Massirco,
01:00:33c'est ce qu'on me dit,
01:00:33c'est que les gens nous le disent,
01:00:34nous interpellent,
01:00:35ils veulent une réponse immédiate
01:00:36aux violences que le pays a traversées.
01:00:38Une toute dernière question,
01:00:38votre candidat à la présidentielle,
01:00:39c'est Gabriel Attal.
01:00:40Vous ne pensez pas
01:00:41qu'il risque de pâtir
01:00:42de tout ce qu'il y a là ?
01:00:44S'il y a bien un candidat,
01:00:45une personnalité politique
01:00:46qui rappelle la nécessité
01:00:48du retour de l'autorité
01:00:49et de l'ordre,
01:00:50c'est bien lui.
01:00:51Il est l'héritier de son bilan
01:00:53où il a permis de remettre
01:00:54sur un certain nombre de sujets
01:00:55l'autorité au sein de l'école.
01:00:57Il n'est pas l'héritier
01:00:57de tous les deux quinquennats
01:00:59d'Emmanuel Macron.
01:00:59Mais aussi au sein,
01:01:00si vous voulez parler
01:01:01des gilets jaunes,
01:01:02non, je ne crois pas.
01:01:02Ce n'est pas lui qui a décidé
01:01:03de passer des 90 à 80 km heure.
01:01:05Donc à un moment,
01:01:05il faut s'y regarder
01:01:06et appeler un chat un chat.
01:01:07Et donc pour le sujet de l'autorité,
01:01:09il avait d'ailleurs un projet de loi
01:01:10sur ce sujet précisément,
01:01:13soit on l'a raillé,
01:01:13soit on lui a dit
01:01:14qu'il n'était pas à la page.
01:01:16Donc à un moment,
01:01:17il faut s'y regarder les choses.
01:01:18Et donc oui,
01:01:18j'attends que ce projet
01:01:19soit enfin remis à l'ordre du jour
01:01:21parce que le pays en a besoin.
01:01:23Merci Prisca Thévenot
01:01:23d'être venue clore et clôturer
01:01:25cette émission spéciale
01:01:27de l'Indice et Politique sur LCP.
01:01:29Merci pour votre fidélité à LCP.
01:01:31Demain, vous retrouvez
01:01:32Adine François pour chaque voix compte.
01:01:34Bonne semaine, merci
01:01:35et à lundi prochain.
01:01:48Sous-titrage Société Radio-Canada