Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
Regardez Le journal RTL avec Fanny Marsot du 19 octobre 2026.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:03RTL Matin, Céline Landreau.
00:05Et le journal de 8h, c'est avec Fanny Marceau. Bonjour Fanny.
00:08Bonjour Céline, bonjour à tous.
00:09A la une, la démission refusée de Laurent Nouniès, le ministre de l'Intérieur.
00:13Pas assez de policiers face au casseur samedi, des dégâts colossaux.
00:17Et hier soir encore, des pillages, des incendies dans plusieurs villes.
00:20Laurent Nouniès a voulu rendre son tablier, mais Emmanuel Macron ne veut pas de chaises vides, il veut des réponses.
00:25Le chef de l'État, dont l'allocution hier soir n'a convaincu personne, surtout pas les lycéens, toujours déterminés.
00:31La crise en France, mais pas seulement, en Italie, même scène de chaos, vous allez l'entendre.
00:35Et puis dans ce journal, le début de la COP17 et le sport, Félix Lebrun sur le toit de l
00:40'Europe en tennis de table.
00:41A 8h15, face à Olivier Bois toute la semaine.
00:44Et ce matin, c'est Raphaël Glucksmann, le candidat de la gauche sociale, démocrate à la présidentielle, qui répondra aux
00:49questions d'Olivier.
00:52Après le chaos du week-end, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniès, a donc présenté sa démission à Emmanuel
00:57Macron.
00:58Et plusieurs voix politiques l'appelaient de leur vœu.
01:00Décision normale, selon le ministre de l'Intérieur, il y a quelques minutes sur France Inter.
01:05Je suis ministre de l'Intérieur, je suis responsable de tout ce qui se passe sur le terrain.
01:08On a eu des prévisions sur cette manifestation de participation sur ces manifestations, parce qu'il y en a eu
01:14sur tout le territoire national.
01:15On a terminé à 550 000, donc il y avait deux fois et demie plus de personnes.
01:19Vous savez, on avait...
01:20Cette démission que vous remettez, ça veut dire que vous reconnaissez avoir failli ?
01:23Ça veut dire que non.
01:24La défaillance, elle résulte dans le fait que ça a été en partie un manque d'anticipation sur les forces
01:29disponibles.
01:29Je remets ma démission parce que je suis responsable de tout ce qui se passe.
01:32Voilà, j'ai remis ma démission au président de la République pour ces raisons.
01:34Moi, j'ai été haut fonctionnaire, j'ai un sens de l'intérêt général.
01:37Et vu les dégâts qu'il y a eu, il était normal que je remette ma démission.
01:40Maintenant, le sujet qui se pose, effectivement, c'est que ça ne se reproduise pas.
01:45Laurent Nouniès, à l'instant, chez nos confrères de France Inter.
01:47Faire démission refusée, donc, par Emmanuel Macron.
01:50Bonjour, Maxime Lévy.
01:50Bonjour.
01:51Le chef de l'État maintient son ministre de l'Intérieur, mais il attend des réponses claires, c'est ce
01:56qu'il dit, sur les violences et les pillages de samedi.
01:58Oui, et d'ailleurs, la présidence, dans son communiqué sans détour, elle parle des défaillances d'anticipation et de renseignements
02:04qui ont conduit aux violences de samedi.
02:07Fin de citation.
02:07Un nombre de personnes présentes dans les rues sous-évaluées.
02:11Une conjonction entre black bloc et pillage d'opportunités mal définie.
02:14Un volume de casseurs plus important que prévu.
02:16Et in fine, un dispositif policier mal calibré.
02:19Emmanuel Macron demande des comptes.
02:21Et ce sont sans doute ces mots, prononcés hier à 20h par le chef de l'État,
02:24qui ont poussé Laurent Nouniès à demander cette démission finalement refusée.
02:27J'ai demandé au gouvernement d'en tirer toutes les leçons en matière de renseignements et d'anticipation
02:32et faire en sorte que cela ne puisse pas se reproduire.
02:35J'attends des réponses claires et toute la transparence sera faite.
02:39C'est ce que j'ai demandé au ministre de l'Intérieur.
02:41Emmanuel Macron demande également à son ministre de plancher sur une nouvelle stratégie de rétablissement de l'ordre.
02:46Je cite, mettre en place au plus vite sur le terrain de nouveaux modes d'action pour les forces de
02:51sécurité.
02:51Fin de citation.
02:52Pour faire face à des violences qui s'éloignent, de plus en plus des cortèges,
02:55avec des auteurs de violences déterminées, très mobiles et particulièrement violentes.
02:59Merci Maxime Lévy.
03:01Pas une nuit de plus, c'est ce qu'attendent les Français.
03:03Dix matin sur RTL, Gabriel Attal, le candidat Renaissance à la présidentielle,
03:07suggère de mobiliser toutes les forces de police et de gendarmerie disponibles
03:10et dénonce la faillite dans l'anticipation de l'événement.
03:13Le manque d'anticipation également dénoncé par les maires,
03:16alors qu'hier soir, des pillages ont continué dans plusieurs villes de France.
03:19À Nantes, à Paris, où 66 personnes ont été interpellées,
03:23mais aussi à Marseille, où se rend cet après-midi le ministre de l'Intérieur.
03:27Samedi, la mairie a été saccagée.
03:29Le maire reproche au gouvernement d'avoir sous-estimé la menace
03:32et donc sous-dimensionné le dispositif policier Hugo Hamelin.
03:35Ah oui, des policiers submergés qui n'ont pas pu empêcher de nombreux pillages,
03:39comme dans la rue de la République où Stéphane Lunetier
03:41a lutté avec les autres commerçants pour repousser les casseurs.
03:44Nous, on a dormi à l'intérieur de nos commerces pour pouvoir tenir en fait ne serait-ce que les
03:47murs.
03:47Les portes ont été dégondées, vous avez même en fait une résidence qui a pris feu.
03:51Ensuite, on a dû faire en fait systématiquement en fait de la sécurité.
03:54On n'a pas lié, en fait toute la nuit on n'a pas lié.
03:55Ce n'est pas normal ce qui vient de se passer.
03:57Ce matin, c'est un maire de Marseille particulièrement remonté
03:59que va rencontrer le ministre de l'Intérieur, Benoît Payan,
04:03convaincu que les forces de l'ordre étaient en sous-effectif
04:05et que certaines rues ont été abandonnées.
04:07La police nationale, elle fait ce qu'on lui demande.
04:09Je veux savoir quels ordres leur ont été donnés.
04:11Je veux savoir s'il leur a été demandé
04:13de s'occuper uniquement des manifestants
04:15et de lancer des lacrymos sur des manifestants
04:17et de ne pas s'occuper des pillages dans la ville.
04:19Je veux savoir ça.
04:20Certains commerçants se montrent plus clément envers la police.
04:22Ils ne pouvaient pas protéger, il y avait une marée humaine.
04:25Par contre, pourquoi le préfet n'a pas déclaré un couvre-feu
04:27et pourquoi ça n'a pas été anticipé
04:29dans la mesure où tout le monde le savait ?
04:30Défaut du renseignement, priorité du maintien de l'ordre,
04:33Laurent Nouniez devra apporter des réponses
04:35dans une ville qu'il connaît bien
04:36puisqu'il y a été préfet de police entre 2015 et 2017.
04:39Hugo Hamelin à Marseille pour RTL.
04:41Ce matin, une cellule de crise interministérielle
04:44doit se tenir autour de Sébastien Lecornu
04:46pour proposer des solutions rapides et concrètes
04:48aux entreprises victimes de dégradations,
04:50de pillages et d'incendies.
04:51Les fédérations de commerçants, les banques
04:53et les assurances seront, elles, reçues à Bercy.
04:56L'exécutif veut se montrer à la tâche
04:57mais les critiques sont cinglantes
04:59après l'allocution d'Emmanuel Macron hier soir.
05:01Un chef de l'État totalement dépassé
05:03dit le patron des Républicains Bruno Retailleau
05:05qui parle pour ne rien dire
05:07tacle Manuel Bonpart, le coordinateur de LFI.
05:09Une allocution lamentable pour le président du RN,
05:12Jordan Bardella, et décevante
05:14pour son vice-président Sébastien Chenu.
05:16Malheureusement, une fois encore,
05:18le président de la République a déçu
05:20pas de remise en cause.
05:21Un président qui partira en voyage officiel à l'étranger
05:25laissant les Français face à leurs difficultés
05:27une fois encore.
05:29Donc voilà, Macron n'avait pas grand-chose à dire aux Français
05:31et cette fin de mandat, elle est très longue.
05:35Sébastien Chenu au micro RTL de l'ENA Ménager.
05:37Autre réaction, celle d'Edouard Philippe.
05:39Le candidat Horizon à la présidentielle
05:41regrette l'absence de décisions concrètes
05:43et d'ajouter, je cite,
05:44« notre pays a besoin d'être commandé ».
05:46Et de leur côté,
05:46qu'en disent les lycéens et étudiants mobilisés ?
05:49À côté de la plaque,
05:50clame l'UNEF,
05:51l'Union Nationale des Étudiants de France.
05:52Emmanuel Macron a bien dit
05:54comprendre leurs revendications,
05:56mais cela n'a pas suffi à les convaincre.
05:57Ils restent déterminés
05:59à poursuivre la mobilisation,
06:00même s'ils vont un peu lever le pied
06:01le temps des vacances scolaires.
06:03Romarie de Cahiers.
06:04Oui, avec la fermeture des établissements
06:05pendant les vacances,
06:07les lycéens comptent d'abord souffler un peu.
06:09Déjà, on se repose,
06:10parce que là, ça fait quoi ?
06:11Trois semaines, quatre semaines ?
06:12Parce qu'on n'a pas à se lever super tôt,
06:13vu qu'on n'a pas à bloquer nos lycées.
06:14Mais Antoine reste déterminé.
06:16Pour ce terminal au lycée Pasteur de Lille,
06:18il est trop tard pour tout arrêter.
06:20Bon, moi, je sais que je ne vais pas avoir
06:22ce que je veux avant mon bac.
06:23Là, vu l'ampleur de la mobilisation,
06:26ils ne vont pas pouvoir faire passer le bac
06:28comme s'il ne s'était rien passé.
06:30Là, c'est parti pour continuer.
06:33Surtout, la prise de parole d'Emmanuel Macron
06:35n'a pas calmé leur colère.
06:36Alice est scolarisée au lycée Fédère.
06:38Il y a de vraies revendications derrière
06:39qu'on essaie de montrer depuis des années et des années.
06:41Et ça ne date pas d'hier.
06:42C'est survolé en disant
06:43il y a eu de la casse, etc.
06:44Soutir en force de l'ordre.
06:46Et c'est juste éviter le problème le plus possible.
06:49Pareil, il est censé y avoir
06:50de la part de M. Lecornu
06:52de nouvelles mesures qui vont être annoncées
06:53en fin octobre.
06:54En soi, on ne s'attend à rien non plus.
06:55Des dates de rassemblement circulent déjà
06:57sur les réseaux sociaux.
06:59Il y a le 24 octobre qui est la grosse date
07:00qui commence depuis hier soir
07:03à tourner sur les réseaux sociaux.
07:04Et il y a aussi le 5 novembre qui tourne.
07:06Dans tous les cas, la convergence, elle est déjà là.
07:08Pour elle, les images de violences urbaines
07:10n'ont rien à voir avec le mouvement de fond.
07:12Elle espère que la population fera la distinction.
07:15Romaric Caillet, correspondant d'RTL à Lille.
07:17On a souvent tendance à croire
07:19qu'on est les champions de la grave et de la casse.
07:21Mais ces mobilisations pacifiques
07:22contre la vie chère, les dégradations,
07:23elles ne sont pas une spécificité française, Fanny.
07:25Et non, d'autres pays d'Europe traversent la même crise.
07:28Bonjour Vincent Serrano.
07:29Bonjour.
07:30En Italie, par exemple, au même moment,
07:32on avait exactement les mêmes scènes ce week-end.
07:33Et le même déroulé.
07:34À Milan, des milliers de personnes
07:36venues se rassembler autour du Douaumont,
07:38en centre-ville, pour manifester contre la vie chère,
07:40ont vu fondre sur eux très vite
07:42des centaines de jeunes cagoulés,
07:44tout de noir vêtu.
07:45Les champs laissent vite la place aux scènes de chaos,
07:47des meutes, des véhicules incendiés,
07:49des barricades en feu sur les routes.
07:50Et cette marée noire qui fracasse pie
07:53des dizaines de magasins sur son passage.
07:56Certains habitants aux fenêtres
07:57jettent sur eux de la vaisselle, des assiettes,
07:59pour tenter de les faire fuir,
08:00sans succès les mêmes témoignages,
08:03comme celui de Laura, gérante d'un bar,
08:05à la télévision à Italie.
08:07Des marées de casseurs s'abattaient sur les vitres.
08:09Nous avons dû nous barricader avec les clients,
08:11terrorisés jusque dans les toilettes.
08:14Dehors, ils hurlaient
08:14et lançaient les chaises des barques contre nos vitres.
08:16De la pure hieria urbaine,
08:18alors qu'il y avait des familles, des enfants avec nous.
08:20D'autres voulaient venir se réfugier chez nous,
08:22mais on n'avait plus de place à l'intérieur.
08:24Les dégâts se chiffrent déjà là aussi
08:26pour la seule ville de Milan
08:28à plusieurs millions d'euros.
08:29Une ville qui, comme Paris, Lyon, Marseille,
08:32a vu les affrontements entre casseurs
08:33et forces de l'ordre se prolongeaient jusqu'à ta arrière soir.
08:37Merci Vincent Serrano.
08:38En Paris, où 350 interpellations ont eu lieu hier et dans la nuit,
08:44c'est ce qu'annonce le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
08:46La France sous le choc après les violences du week-end.
08:49On attend vos témoignages, vos colères, vos solutions aussi,
08:52peut-être pour sortir de la crise.
08:53Ce sera le sujet de C'est notre époque.
08:56A partir de 9h sur RTL,
08:57vous pouvez déjà nous appeler au 3210
08:58et continuer à réagir évidemment sur l'appli RTL.
09:02RTL, il est 8h09.
09:03Et c'est l'ouverture aujourd'hui de la COP 17 à Erevan, en Arménie.
09:07196 pays y participent.
09:094 ans après l'accord de Montréal,
09:10il s'agit toujours de s'engager à réduire la pollution
09:13et préserver la faune et la flore.
09:15Des efforts qui payent en Camargue, par exemple.
09:18Le flamant rose avait quasiment disparu à la fin des années 60.
09:21Et il est de retour au Sainte-Marie de la Mer,
09:23dans les Bouches-du-Rhône.
09:24Le reportage de Rémi Vallès.
09:25Des flamants roses plutôt bavards,
09:28à perte de vue.
09:28C'est tout à fait magique.
09:29Dans ce parc ornithologique où les oiseaux vivent en totale liberté,
09:33Marie-Claire et Guy ne ratent pas une miette du spectacle.
09:36C'est envoûtant.
09:37C'est majestueux, c'est gracile, c'est toutes ses couleurs.
09:39Et puis, je ne m'attendais pas à une présence aussi importante des flamants.
09:43Difficile en effet de croire qu'en Camargue,
09:45l'oiseau était au bord de l'extinction dans les années 60.
09:48Petit à petit, ce site a été complètement abandonné.
09:50Frédéric Lamouroux, directeur du parc ornithologique du Pont de Gaux.
09:53Parce qu'à l'époque, on était vraiment sur un problème d'érosion.
09:55Il n'y avait pas d'entretien sur les zones où les flamants avaient l'habitude de nicher,
09:58puisque le flamant a besoin d'un îlot entouré d'eau pour nicher en sécurité.
10:01Il n'y avait pas cette notion de gestion de l'eau spécifique pour maintenir une espèce.
10:04Pour sauver les colonies, des îlots artificiels ont alors été construits,
10:08des zones humides restaurées, offrant aux oiseaux un véritable sanctuaire.
10:12Le travail des scientifiques de terrain depuis les années 70,
10:14il porte ses fruits puisque c'est une espèce qui ne se porte pas trop mal,
10:17mais qui reste totalement dépendante de la qualité des zones humides.
10:19C'est pour ça qu'il est hyper important d'avoir une vraie réflexion sur comment on gère ces zones
10:23-là,
10:23quel tourisme on va avoir sur ces zones-là, la qualité de l'eau, l'agriculture, etc.
10:28Aujourd'hui, on dénombre 40 000 flamants roses en Camargue,
10:31200 000 sur l'ensemble du bassin méditerranéen.
10:33Rémi Vallès.
10:34Le sport et Félix Lebrun, sacré hier, champion d'Europe de tennis de table.
10:39Oui, à 20 ans, il rejoint sur le toit de l'Europe son grand frère Alexis,
10:42déjà médaillé d'or il y a deux ans.
10:44Et puis en football, victoire hier soir de l'Olympique lyonnais, 2-1 face à Nice.
10:48L'OL qui prend la tête du classement de la Ligue 1.
10:50Merci Fanny, à tout à l'heure.

Recommandations