00:00Je pense qu'il faut commencer par dire une chose, mais dire que c'est une journée de mobilisation historique.
00:04C'est une journée de mobilisation historique parce qu'en fait elle incarne l'accumulation de 10 ans de colère
00:09contre le macronisme
00:10qui a réussi à organiser une accumulation de différents secteurs.
00:13Parce que la réalité c'est que ce qui s'est exprimé hier c'est l'expression de la colère
00:18contre des politiques antisociales
00:20qui existent depuis 10 ans, où en fait ça fait 10 ans que le macronisme s'acharne contre n'importe
00:25quel mouvement de contestation
00:26qui existe dans le pays contre sa politique, il s'acharne contre la réforme des retraites, il s'acharne contre
00:30les mobilisations écolo,
00:31il s'acharnait juste avant le 17 octobre contre les lycéens, où en plus moi ce qui me fait doucement
00:37rire quand on entend la rhétorique
00:38qui est déployée aujourd'hui pour dire qu'il y a une distinction entre des casseurs et des gentils manifestants,
00:42c'est que quand il y avait des blocus lycéens avec des enfants de 14 ans, on nous expliquait que
00:48c'était des exactions
00:49et on envoyait des policiers mutiler des adolescents, interpeller des lycéennes chez elles
00:54et nous expliquait qu'en réalité ils étaient en train quasiment de commettre des actes terroristes.
00:57Donc si vous voulez, le problème c'est que cette opération de communication qui vise à discréditer le contenu politique
01:02de cette colère qui est en train de s'exprimer dans la rue le 17 octobre de façon extrêmement intense
01:06et extrêmement surprenante...
01:07Mais justement, il ne faut pas faire le distinguo selon vous entre les manifestants et les casseurs, pour vous c
01:10'est pareil ?
01:11Non mais moi ce que je suis en train de vous dire c'est que c'est une opération de
01:14communication
01:14qui vise à effacer le contenu de ce qui s'est exprimé.
01:17Moi hier, j'ai commencé à manifester au lycée Paul-Éluard, aux côtés de lycéens, aux côtés de profs en
01:21grève,
01:21on a rejoint la gare du Nord, il y avait des pôles un peu partout dans Paris,
01:25il y a des cheminots de chatillon qui se sont mis en grève, des travailleurs de l'ARATP,
01:28des soignants de l'hôpital Tenon qui tous ensemble en réalité sont venus dire
01:31qu'ils partageaient les mêmes revendications contre le gouvernement Macron aux côtés des lycéens.