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  • il y a 9 minutes
Un samedi de mobilisation pour réunir différentes "colères": anciens gilets jaunes, lycéens, étudiants, militants du climat et même agriculteurs se donnent rendez-vous pour une journée protéiforme contre la "vie chère" avec des blocages et manifestations dont l'ampleur est difficile à prévoir.

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Transcription
00:00Évidemment qu'à la fin, je veux bien appeler au calme si vous voulez, mais les appels au calme c
00:04'est du gouvernement qui doit venir.
00:06Et quand un gouvernement explique que les revendications de lycéens, ça commence à bien faire,
00:10qui sont ultra violents comme si c'était le cas de tout le mouvement,
00:13où moi j'ai des lycéens qui me disent franchement, ce gouvernement a plus d'empathie envers les poubelles qu
00:16'envers les lycéens,
00:17ça doit nous interpeller quand même.
00:19Et attise un peu la confrontation, on arrive à ces résultats.
00:22Donc moi je ne cherche d'excuses à personne, mais en fait j'en ai ras-le-bol de la
00:25doctrine de maintien de l'ordre dans ce pays.
00:26Il faut la revoir et vite parce que ça finit par être une atteinte aux libertés publiques.
00:31Et en plus ça met tout le monde en danger, les manifestants et les policiers.
00:34Justement les lycéens, vous les évoquez, ils sont dans cette manifestation, ils ont des revendications.
00:38Hier le Premier ministre Sébastien Lecornu disait que ce mouvement de colère lycéenne s'était transformé en mouvement de violence
00:44urbaine.
00:45Qu'est-ce que vous répondez au Premier ministre ?
00:46En fait le terme violence urbaine, il faut faire attention.
00:49Parce que quand ils disent ça, c'est aussi une manière de sortir du cadre légal.
00:53Je vois Yalimi, avocat d'ailleurs qui pourrait nous écrire là-dessus, pas juste à ce moment-là.
00:56Quand on parle de violence urbaine, ça permet de sortir du cadre de base de la réflexion.
01:03Parce que nous n'en sommes pas dans un droit de manifester, on est dans des violences urbaines.
01:05Donc il faut faire attention aussi à ça.
01:07Et par ailleurs, la convergence des luttes, ils l'ont eux-mêmes organisée.
01:11Quand il fait une allocution il y a quelques jours pour dire
01:13« Je vais répondre aux lycéens, mais en fait pas ce soir, fin octobre. »
01:18Ce n'est pas peine de prendre la parole pour dire « Tu feras des annonces ».
01:20En fait il a annoncé qu'il ferait des annonces fin octobre.
01:22Puis après qu'il parle du carburant, puis après les agriculteurs,
01:26ben excusez-moi, il organise lui-même la convergence des luttes.
01:29Et c'est sûr qu'au bout de dix ans de macronisme,
01:31des gens qui ont des raisons de s'être sentis méprisés, humiliés,
01:33et qui trouvent que c'était absolument pas respectueux et qui ont envie de manifester,
01:36il y en a beaucoup, ça c'est clair.
01:38Mais après moi je veux vous alerter sur le deux poids deux mesures,
01:41parce que des manifs d'agriculteurs un peu intenses, on en a connus aussi.
01:45On en a connu, ils ont fait reculer des bataillons de gendarmerie,
01:47ils ont mis le feu à un centre des impôts.
01:49Il y a eu plusieurs moments hyper raides.
01:52Et je n'ai pas vu la même répression.
01:54C'est-à-dire que quand c'est des agri...
01:55En fait c'est la preuve que le gouvernement,
01:57son but normalement au gouvernement, c'est d'établir les dialogues, toujours.
02:00C'est leur travail.
02:01Et la manière dont vous organisez la répression ou le maintien de l'ordre,
02:04selon quel côté vous vous trouvez,
02:06fait que le dialogue se créera ou pas.
02:08Moi j'ai vu des agriculteurs aller devant des préfectures,
02:10mettre du lisier, brûler de la paille,
02:13de tout ce qu'ils trouvaient.
02:14Le préfet sort en disant, j'ai compris votre colère,
02:16est-ce que je peux venir en discuter avec vous ?
02:18C'est comme ça que ça se passe avec les agriculteurs.
02:20Moi j'en discutais avec la défenseur des droits,
02:21elle disait, avec les agriculteurs, ils démontrent
02:23qu'ils sont prêts à accepter une part de colère,
02:25une part de violence symbolique, légitime,
02:28qui fait que, ok, on a compris votre colère, on va discuter.
02:30Ils savent le faire avec les agriculteurs.
02:31Et avec les lycéens, ils ont fait quoi ?
02:33Ils leur ont envoyé des forces complètement disproportionnées.
02:35Ils sont allés au contact.
02:37Moi j'ai une jeune là, à Douai, qui me racontait
02:38qu'elle avait été gazée 15 secondes de suite dans les yeux,
02:41à la lacrymo.
02:42Et quand elle demande à la fin au policier,
02:43mais qu'est-ce que j'ai fait ?
02:44Il lui répond, il ne fallait pas être là, devant son lycée.
02:46Et j'ai des cas comme ça partout,
02:48dans tous les témoignages que j'ai.

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