00:00Oui, bonjour Eliott, bonjour à votre équipe, merci de me prendre en ligne.
00:04Alors je voudrais d'abord dire que je peux comprendre la colère des Français,
00:09je pense qu'on la comprend tous, on a très bien compris effectivement
00:12qu'il y a une fracture, mais qu'il y a plusieurs fractures,
00:15vous avez raison de le souligner, et qu'il y a des gens qui veulent manifester,
00:19qui ne refusent totalement la violence, par exemple moi je n'irai pas manifester
00:24parce que je ne peux pas me mêler, je ne veux pas être complice des violences en cours,
00:28qui seront le fait certainement d'une minorité, une minorité agissante,
00:33et on sait pour qui, vous l'avez dit, redit, moi je voudrais poser le problème suivant,
00:40avec les injonctions paradoxales du Président, en fait il y a une problématique derrière qui se pose,
00:47est-ce qu'on ne risque pas de remettre en cause un droit constitutionnel
00:52qui est le droit de manifester, parce que quand l'exutoire se fait
00:57dans la violence et dans une violence extrême, et entraîne des gens qui au départ
01:03n'avaient pas du tout l'intention de s'engager dans cette violence,
01:06mais par l'effet de groupe se laissent entraîner,
01:08est-ce que finalement on ne risque pas de limiter les manifestations
01:13à des organisations très structurées, qui ont des services d'ordre très structurés,
01:21et peut-être qu'on n'y arrivera même pas, parce qu'on sait que même sur ces manifestations,
01:25en fin de cortège, il y a des affrontements avec les forces de l'ordre,
01:29aux forces de l'ordre auxquelles je pense que toute la France apporte un soutien,
01:32il n'y a pas de possibilité de faire autrement dans un état de droit
01:36que de savoir que la violence est légitime uniquement du fait des forces de l'ordre.
01:41Donc la question qui se pose, c'est d'abord, est-ce qu'à force de violence
01:47dans les manifestations, on ne risque pas de remettre en cause
01:51ce droit constitutionnel de manifester ?