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Watch In the Name of Law and Order Get Back!, Season 1 Episode 1 on Dailymotion (2026).
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00:01...
00:13Voici des images anciennes d'une tradition française,
00:17la manifestation du 1er mai.
00:21Les bonhommes débonnairent, avec des chapeaux ronds,
00:24c'était les policiers.
00:3550 ans plus tard, la même manifestation.
00:48Les policiers semblent chargés n'importe comment.
00:55Et ils sont déguisés en cow-boys de l'espace.
00:59Moi, ancien sous-préfet, j'ai eu une colère,
01:02j'ai eu une grande colère de ce que j'ai vu.
01:04En démocratie, on ne gouverne pas avec la peur.
01:08Qu'est-ce qui s'est passé en un demi-siècle ?
01:13C'est mieux que l'Afghanistan, je veux dire.
01:16C'est mieux que la guerre zone, qu'on est dans.
01:20D'où ça sortait ce nouveau contrôle des fûnes.
01:43Pouvoir crier dans la rue pour dire qu'on n'est pas d'accord définit la démocratie.
01:49Est-ce que ce droit est en danger ?
01:51Il n'y a pas eu de mort.
01:53Il n'y a pas eu de mort.
01:55Retenez cela.
02:15Arrête, vous dégagez là, s'il vous plaît.
02:18Arrête, dégagez.
02:36Arrête, dégagez.
02:38Arrêtez, ce n'est que révolution contre la justice et la misère.
02:43À partir de novembre 2018,
02:46des milliers de Français envahissent Paris chaque samedi pendant une année.
02:50Les gilets jaunes se sont levés contre un impôt sur le carburant.
02:55Mais au fil des semaines, leur colère devient multiple.
02:59Elle déborde.
03:07En leur sein, se trouvait un transfuge.
03:11Je m'appelle Laurent Bigot.
03:12J'ai été cinq ans sous-préfet, notamment trois fois directeur de cabinet de préfet.
03:15Donc c'est la fonction par laquelle on supervise les services de police et de gendarmerie
03:19et les dispositifs de maintien de l'ordre.
03:23Je quitte la fonction publique en 2013.
03:25J'ai un désaccord avec Laurent Fabius.
03:27Et comme je n'ai pas envie de faire de placard, je me mets en dispo et je décide de
03:31bosser à mon compte.
03:32Et en 2018, j'ai rejoint le mouvement des gilets jaunes.
03:35Ça fait deux ans et demi que c'est comme ça.
03:39J'ai été complètement happé par le mouvement.
03:41Et après, c'était les manifs à Bordeaux, le samedi, puis à Paris.
03:44On en a fait beaucoup à Toulouse.
03:46C'était des rencontres extraordinaires.
04:11C'est ça qu'on essaye de vous dire.
04:23Du côté du pouvoir politique, l'homme avec la lourde charge de contenir les protestations, c'était lui.
04:30Michel Delpuech, préfet de police dans la capitale à Paris,
04:33en particulier pendant les épisodes les plus violents, les plus difficiles de la crise des gilets jaunes.
04:40Paris était une cible.
04:42Paris était une cible parce que c'est le lieu du pouvoir.
04:45Et quand je dis le lieu du pouvoir, c'était le cœur du cœur du pouvoir qui était visé, l
04:50'Elysée.
05:03Mon devoir premier a été de le protéger, de le sanctuariser.
05:09Macron a vécu le passé de la rue !
05:12Je vois vraiment ça en tant qu'ancien responsable du maintien de l'ordre.
05:16Je dis, personne n'a vu venir le truc.
05:18Je dis, franchement, si les gars décident à l'Elysée, ils y vont.
05:21Et je pensais, mais je dis, le dispositif de maintien de l'ordre est complet.
05:24Ils n'ont rien vu venir.
05:29Et la colère est venue parce que ce qu'on leur a opposé comme retour,
05:33c'est circuler, vous me faites suer, dégager les gueux.
05:40Allez, défoncez-moi les gens qui sont sur la place du Rampois.
05:43Allez-y, on y va.
05:46Vous descendez et vous les mettez minables sur l'arrière de votre parc.
05:52Reculer !
06:03Macron !
06:06Le 1er décembre 2018, les gilets jaunes montent pour la 3e fois à Pâmes.
06:13La population est toujours aussi hétéroclite, mais cette fois la violence éclate.
06:24Le 1er décembre, c'était une vision apocalyptique.
06:28Ce n'était pas une manifestation à laquelle on avait assisté.
06:32C'était à des scènes insurrectionnelles.
06:46Autour de l'arc de triomphe, oui, on a tenté de tuer des policiers.
06:5814 manifestants seront arrêtés autour de l'arc de triomphe.
07:02L'un d'entre eux est proche de l'ultra-droite.
07:09Dans les cercles dirigeants de la police, les gilets jaunes vont entraîner une remise en cause complète des vieux schémas.
07:17Ce ne sont pas des manifestants.
07:19Ça s'appelle des émeutiers.
07:21Le maintien de l'ordre à la française, c'est simple, c'est pas de contact.
07:24Et pourquoi pas de contact ? Parce qu'on veut pas de mort, pas de blessés graves.
07:29C'est une doctrine, et c'est une bonne doctrine.
07:31Seulement, c'est une doctrine qui n'est employable qu'en cas de maintien de l'ordre.
07:34Quand vous avez affaire à des délinquants, il faut passer la vitesse supérieure,
07:38il faut que le gouvernement donne des ordres aux policiers et aux gens-là.
07:42J'ai parcouru l'avenue Clébert, le 1er décembre à minuit, incognito avec un de mes collaborateurs,
07:50pour me rendre compte personnellement des visus.
07:53C'était une vision apocalyptique.
08:02Incroyable, incroyable.
08:03Inversement, le 8 décembre a été une démonstration de force,
08:09comme rarement il y en avait eu à Paris.
08:28Le 8 décembre, toute la planète a les yeux rivés sur Paris.
08:54Nous disposions de moyens tout à fait considérables,
08:57et c'est le 8 décembre qu'on a vu intervenir dans les rues de Paris pour la première fois
09:01les véhicules blindés d'un gendarmerie.
09:05En ordre public, ça ne s'était jamais vu.
09:11Sur le terrain,
09:12les blindés semblent désespérément chercher un ennemi à leur mesure.
09:24Les blindés, c'était un geste politique, je suppose ?
09:28Oui, il y avait bien sûr un message pour montrer qu'on changeait de dimension.
09:33Je suis convaincu qu'il fallait donner cette démonstration aux forces,
09:37pour bien montrer les limites,
09:39et puis notre pays l'attendait.
09:41J'y tenais, le ministre y tenait aussi, et à juste titre.
09:49Il y a eu à ce moment-là un basculement qui s'est produit,
09:54et puis qui a été renouvelé ensuite.
09:59Dans la rue, il y a des dizaines de policiers des brigades anticriminalités en civil.
10:04Les troupes de choc des banlieues.
10:06Ils sont équipés de fusils à balle en caoutchouc.
10:09Les LBD, lanceurs de balles de défense.
10:14Au gouvernement, ça commençait à ce moment-là à claquer un peu des jambes.
10:18On a peur d'assister peut-être à une révolution
10:22comme on a pu voir dans d'autres pays à ce moment-là.
10:30La décision qui est prise, c'est quoi ?
10:32C'est qu'il faut rétablir l'ordre dans l'urgence.
10:34Et à ce moment-là, on nous dit, allez-y, rentrez leur dedans.
10:48Quand on nous dit, rentrez leur dedans,
10:52forcément, on redemande si on a bien entendu.
10:57On nous dit oui, oui, oui.
11:00On fait le job.
11:12Je m'appelle Alexandre Frey.
11:15J'ai été victime d'un tir de LBD40 sur les Champs-Elysées
11:18pendant la manif des Gilets jaunes du 8 décembre 2018.
11:22Pour ma part, c'était la première manif.
11:24Au fur et à mesure qu'on voyait les cordons de force de l'ordre,
11:28ils étaient là en train de dire, ouais, faites pas trop les malins.
11:31Aujourd'hui, on a tous les droits, tous les droits.
11:33Allez, charge, charge !
11:39On a senti que c'était une manif qui était super dangereuse.
11:44C'était la guerre.
11:49En fait, on s'est rendu compte que c'était un gai tapant,
11:52c'était une souris de cire, c'était impossible de s'en sortir.
12:02On entend des balles ricochées.
12:08Ça va ?
12:10J'ai un ami qui se fait toucher dans la jambe.
12:17Et là, j'ai un peu un cri de révolte.
12:19Je leur dis, je n'avais pas marre de nous tirer dessus.
12:21J'avance un peu seul face à la foule.
12:25Puis là, j'entends un vent arriver.
12:29Je me fais viser dans l'œil.
12:32Donc, je perds mon œil.
12:39Pompier !
12:41Pompier, là !
12:45Tiens-le, tiens-le !
12:46Tiens-le, gros !
12:48Ça va aller, gros.
12:50J'aurais pas pensé ce matin
12:52arriver sur les Champs-Elysées
12:54et puis prendre une balle, quoi.
12:56Eh bien, viens, viens, viens !
12:58Eh bien, viens, viens, viens !
12:58Viens !
13:00Tompier !
13:01Eh bon, viens, viens !
13:05au soir du 8 décembre 2018 12 manifestants ont été blessés à la tête par un tir de
13:12balle en caoutchouc 4 d'entre eux vont perdre un oeil
13:22quand vous avez perdu un oeil vous faites comment quoi la main arrachée vous faites
13:25comment ça se répare jamais et moi ancien sous-préfet j'ai une colère j'ai une grande
13:31colère de ce que j'ai vu en démocratie on ne gouverne pas avec la peur moi je vais vous
13:38dire la chose suivante on n'a pas une mort ni d'un côté ni de l'autre le risque
13:47était là
13:48il n'y a pas une mort il n'y a pas une mort retenez cela
13:56pour la première fois paris aura vu des blindés de sortie contre de simples manifestants
14:03est ce que ça sera la dernière
14:11l'heure de la manifestation est passée désormais on est engagé sur de nouvelles formes de
14:18protestation de rue qui sont des formes qui empruntent comme expression centrale la violence
14:24collective et aujourd'hui il faut intervenir vite fort de manière extrêmement ciblée extrêmement local
14:30sur les exciter les meneurs ça c'est la doctrine et dans le fond on emploie à cette fin là
14:39désarmement qui aurait été complètement baroque et même inimaginable en maintien de l'ordre dans
14:45les années 70 80 le baroque et l'inimaginable ont de beaux jours devant eux après la crise des
14:53gilets jaunes en 2020 le gouvernement français achète 90 blindés voici le maintien de l'ordre du
15:00futur un véhicule polyvalent contre les terroristes on est sûr de la mitrailleuse calibre lourd pour
15:08contrôler les manifestants nous avons des diffuseurs de lacrymogènes sur les flancs ainsi qu'un lance
15:14grenade multiples sur le toit sans oublier sa caméra 360 et ses micros pour ceux qui ont peur des tanks
15:21rappelons qu'il sera toujours possible de protester en toute sécurité depuis chez soi devant son écran
15:34quand est-ce que les manifs ont commencé à ressembler à des opérations militaires
15:41pour trouver la manif 0 il faut remonter au tournant du millénaire aux états unis
16:03novembre 1999 seattle accueille un sommet international de l'organisation mondiale du
16:11commerce pour la première fois face à des enfants blancs de la classe moyenne la police américaine sort les
16:21blindés
16:22mon nom c'est carol sobel je suis enseignant les droits des protestants dans l'école de l'école
16:26maintenant et ce que j'ai dit à ma classe la semaine dernière c'est que je date le début
16:33du mouvement moderne
16:34de la proteste à la WTO à Seattle je pense que pour ces protestants massifs qui apparaissent les
16:42tanks et les armes et les choses comme ça nous n'avons pas vu ça avant
16:47l'homme qui a donné le signal de l'attaque c'est lui le chef de la police de l
16:53'époque
16:56je suis Norm Stamper police officer pour 34 ans les dernières 6 ans dans cette ville
17:01Seattle
17:02c'était un jour de la nuit
17:35c'était un jour de la nuit
17:36c'était un jour de la nuit
17:37il y a 20 ans ce jour-là Jason et Roger étaient venus manifester à ce carrefour contre la nouvelle
17:45économie qu'annonçait l'organisation mondiale du commerce les usines confirment aux états unis pour
17:51les envoyer dans le tiers monde le triomphe des multinationales à la base ils avaient l'intention de
17:59rester pacifique
17:59I was in the labor march thousands of people coming downtown the police had started firing
18:07rubber bullets had started using tear gas on the crowds it was also at that very moment
18:14that the black block began breaking windows and and things like that of course you know
18:23they wanted to make a point they wanted to get media headlines they wanted to inflict
18:27economic damage for sure but but really the police fired first how could there be u.s.
18:35military tanks rolling down the street
18:36dans les jours qui suivent norme stemper aux côtés du maire de seattle doit justifier ses
18:47décisions face à la presse
18:49the box of the protestors were not violent but if you
18:55we're doing what it takes to protect the citizens of this community
19:01we are using a variety of non-lethal weapons
19:05can you answer the question are you using rubber bullets
19:08i'm not going to explain uh to to you the specific tactics
19:12can rubber bullets poke out eyes look any any weapon can potentially cause grave injury
19:19the police was using tear gas and rubber bullets wasn't that an early reaction an overreaction
19:25i don't believe it was an early reaction or an overreaction i think by that time 11 o'clock
19:31this morning we had demonstrators who were rushing police lines who were in fact uh engaged in
19:37destructive behavior i was there and the demonstrators were seated and chanting they
19:43were seated they weren't rushing they were seated that was the last question when you said that did
19:49you believe what you were saying oh absolutely i believe that i'm an honest person the problem is
19:56when we lie to ourselves when i've told myself a big lie and nurtured it year after year after year
20:05throughout an entire 34-year police career that's pretty powerful stuff early as 11 o'clock this morning
20:13i owe him so much he broke through my defenses
20:33on that tuesday morning in the middle of that rainstorm uh i blew it i mean i just blew it
20:43on that tuesday morning in the middle of that rainstorm uh if we had set out to uh invite attacks
20:55on the
20:55police on local businesses and the like we couldn't have done a better job and you felt it right away
21:02or
21:03you took some days to to realize i took five years to come to that realization i'm a slow learner
21:09for now
21:13Norm stamper is becoming a thinker of the reform of police reform he decided to cease to obey
21:20and say what the police would have not yet to say
21:24why are we in fact gassing tear gassing non-violent non threatening fellow citizens why are we doing that we
21:36say we're the experts well no we're not
21:59En France, la police anti-émeute est très fière d'avoir compté si peu de morts dans son histoire.
22:06Un modèle longtemps exporté à l'étranger.
22:10Pour les besoins de leur entraînement, certains policiers jouent le rôle des gilets jaunes.
22:15Ou plutôt, comment ils les perçoivent derrière la visière de leur casque.
22:22Chêne de groupe, êtes-vous prêts ?
22:24Pour le sang, pour un bon offensif, à mon commandement !
22:42Allez, crier les gars !
22:44Allez, crier les gars !
22:57Je m'appelle Eric Davoine, je suis commandant de CRS, et j'exerce la fonction de directeur du centre de
23:02formation des CRS, qui est spécialisé dans le maintien de l'ordre.
23:06Est-ce que vous avez l'impression qu'il y a plus de violence dans les manifestations aujourd'hui ?
23:10De la part des manifestants ?
23:11Alors, sur les épisodes qu'on a pu connaître, oui. On était vraiment sur un déchaînement des passions, une violence
23:16partagée. On n'avait jamais vu ça.
23:18Dans les années 70, il y a eu des manifestations d'une violence extraordinaire.
23:27Je pense à la manifestation du 21 juin 1973.
23:30Une avant-garde de quelques 200 gauchistes attaque au cocktail Molotov les barrages des forces de police.
23:38Bilan 73 policiers blessés, dont 16 hospitalisés. Un nombre indéterminé dans l'autre camp qui a emporté ces blessés.
23:46C'est un niveau de violence qui n'a rien à voir avec ce qu'on vit aujourd'hui.
23:50C'est 50 rangs, casqués, armés, cocktail Molotov.
23:53Oui, mais la complexité d'aujourd'hui, alors à l'époque, d'abord, il y a une très très forte
23:57idéologie.
23:58Si vous regardez bien, ce sont des jeunes casqués. Ils ont tous le même profil.
24:03C'est très simple. C'était prévisible. C'était des affrontements, si vous regardez bien, qui sont frontaux.
24:08Les policiers ont également saisi des matraques, des cocktails Molotov et six personnes interpellées.
24:15Bien sûr que le mouvement de 1973, c'est extrêmement violent, c'est impressionnant.
24:18Mais tout compte fait, ça peut se gérer. Parce qu'il y a une lisibilité de l'adversaire.
24:22Excusez-moi, ça n'a pas été géré du tout.
24:23Non, je sais.
24:24Ils sont arrivés devant le meeting dans Renouveau, il n'y a pas de mort par miracle.
24:28Ça n'a pas été géré du tout.
24:29Oui, mais aujourd'hui, bizarrement, on serait capable de le gérer, je pense.
24:43Aujourd'hui, c'est violent, c'est très violent et c'est illisible.
24:47Avec des gens qui sont complètement différents.
24:49Donc, vous avez à l'intérieur de la manif des gens radicalisés, des gens qui sont passifs, qui vont s
24:55'opposer.
24:56La foule a changé.
24:57Avant, elle était redenticative, une pétrie d'idéologie, il y avait des codes.
25:05Cela revient sans cesse chez les policiers en France.
25:08La nostalgie des grandes manifestations syndicales.
25:13Mais il y a de moins en moins d'ouvriers.
25:20Les catégories socioprofessionnelles qui manifestent aujourd'hui ne sont plus du tout des ouvriers d'industrie.
25:25En grande partie parce qu'il n'y a plus vraiment d'emplois industriels en France.
25:34Voilà ce qui s'est passé ces 50 dernières années.
25:38Les usines ont massivement fermé.
25:40Les gens se sont retrouvés seuls, précarisés.
25:43Les bataillons ouvriers disciplinés ont laissé place à une foule de colère solitaire.
25:55Elle est là, la France travaille !
25:57Fais tout pour nous donner du boulot !
25:59Le seul remerciement qu'on a, c'est les CRS !
26:03C'est les CRS !
26:06J'ai le souvenir de mes premières missions en CRS, dans mes premières années de CRS.
26:12On est à Nanterre pour un procès de l'entreprise continentale qui est poursuivi par les salariés parce que l
26:20'usine ferme pour délocaliser.
26:22Et vous avez des gens de 50 ans qui ont les larmes aux yeux, qui n'ont rien d'autre
26:28que la force publique en face de...
26:31C'était quoi qu'on ferme demain ? Mais on ferme aujourd'hui !
26:34Alors pourquoi on ne nous laisse pas notre chance ?
26:38On est vraiment en bout de chaîne des dégâts d'une société.
26:44Nous, en tant que policiers, on n'a pas forcément conscience.
26:46La casse sociale, les délocalisations, la répartition des richesses, le taux de pauvreté, la précarité, c'est lié à des
26:57choix politiques.
26:57La France est en train de changer. Elle change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu'on ne le
27:02croit.
27:04Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit.
27:08Applaudissements
27:16Que restaient-ils des manifestations syndicales en France en 2022 ?
27:22Les manifs paisibles et bien encadrés.
27:26Le 5 octobre 2021, à Paris, les syndicats défilaient pour les retraites.
27:32Et ils avaient eu bien du mal à obtenir une autorisation.
27:37Force ouvrière reproche avec d'autres à la préfecture de police de Paris le refus de l'itinéraire demandée pour
27:42la manifestation du 5 octobre à Paris
27:44contre cette réforme de l'assurance chômage et contre la réforme des retraites.
27:47Mais aussi la CGT, FSU Solidaires et le syndicat étudiant UNEF parlent d'une entrave aux droits de manifester.
27:55Le préfet l'allemand est arrivé sur Paris. C'est des refus.
27:59On ne veut pas que vous passiez par-ci, on ne veut pas que vous passiez par-là, on ne
28:03veut pas que vous approchiez les lieux de pouvoir.
28:04Donc on est vraiment sur des restrictions du droit à manifester.
28:10Et encore aujourd'hui, la manifestation est totalement encadrée par les forces de l'ordre,
28:14où on ne peut même pas aller sur les trottoirs.
28:17Donc à chaque fois, ça met des moments de tension.
28:19Ça peut amener des échappements.
28:22La police de Paris était désormais dirigée par le préfet Didier Lallemand.
28:27Il avait remplacé Delpech et vaincu les gilets jaunes.
28:31Devant les parlementaires français, il expose sa nouvelle stratégie.
28:35Alors c'est vrai que dans nos dispositifs d'accompagnement,
28:38ce qu'on essaye de faire, c'est de mettre en début de cortège et en queue de cortège
28:45les fonctionnaires ou les militaires au plus près du cortège.
28:49De manière à garantir sur les manifestations déclarées aux gens qui viennent pacifiquement
28:53que ne s'infiltreront pas des casseurs.
28:59Ce que décrit le préfet Lallemand, c'est une nasse mobile.
29:04Une mise sous contrôle étroite des manifestants.
29:10Alors, on essaye de ne pas être trop près,
29:13parce qu'il ne faut pas que les gens aient l'impression qu'on mette de la pression,
29:17parce que ce n'est pas ça.
29:18Mais on ne peut pas être trop loin,
29:20parce qu'on sait que si on crée un trop grand espace,
29:22là on est à peu près sûr que vont s'engouffrer là-dedans des gens malfaisants.
29:26Donc en quelque sorte, on fait le service d'ordre des manifestations
29:29telles qu'elles se produisaient précédemment,
29:32dans ces temps anciens.
29:37Le préfet de police remplace donc les services d'ordre syndicaux d'antan,
29:42mais avec des militaires, dont 1 sur 5,
29:45portent un fusil d'assaut bien visible sur le dos.
29:51Liberté manifestée !
29:52Pensez-y ! Pensez-y !
29:55Notre liberté, elle est là !
29:58On ne lâchera rien !
30:00On ne lâchera rien !
30:07Cela fait 50 ans que la police ne cesse de se rapprocher des manifestants,
30:13de les encadrer, de les canaliser.
30:18En allemand, ça s'appelle la cage.
30:24En anglais, la bouilloire.
30:29Donc aujourd'hui, les NAS, c'est employé à très grande échelle.
30:33Effectivement, vous avez des manifestations qui constituent des NAS mobiles,
30:37où à partir du moment où vous pénétrez dans le cortège,
30:40vous n'avez plus l'autorisation d'en sortir.
30:43Nous, ce sont des ordres qu'on a.
30:44Les gens qui sont dans le cortège, ils ne sortent pas.
30:48Mais je ne suis pas certain que ce soit légal.
30:55Je pense que c'est une tactique horribile.
30:58Je comprends pourquoi les policiers font ça.
31:02Nous avons utilisé tout ce gaz de terre,
31:07car de la traite, car de la provocation,
31:09la justification que nous a donné.
31:11ce que Dieu nous a donné.
31:14Il est en train de nous arrêtres.
31:19Comment vous utilisez la justification?le...
31:22d'un
31:22time, d'un arrêt. Il est en
31:29train de faire. Le fait que
31:32vous faites masser, nous allons te
31:35tuer, et nous allons
31:37commencer à vous placer. Nous allons juste
31:39faire des arrêts.
31:53Laurent Bigot sillonne chaque manifestation.
31:57Il n'oublie jamais qu'il a eu à diriger ces hommes casqués auxquels il fait face aujourd'hui.
32:05J'ai aimé les flics et ils m'aimaient.
32:07Ils sont au contact du côté obscur de l'être humain toute la journée.
32:10C'est ça leur métier en fait, c'est de faire l'interface entre la lumière et l'ombre.
32:13C'est un métier qui abîme.
32:15J'ai vu beaucoup de policiers et de gendarmes abîmés, mais abîmés parce que personne ne s'occupe d'eux.
32:19Ils n'ont pas de reconnaissance, ils le savent que dans leur métier, ils n'en auront quasiment jamais.
32:27Reculez, vous devez, vous voyez.
32:30Article 434-14 du code de déontologie.
32:47C'est ce que ça provoque, j'ai des heures de blocage, ça provoque des énervements, c'est tout ce
32:50que ça fait.
32:52Non, mais ceux qui les commandent les mettent en difficulté, c'est ça qui est terrible.
32:55Ces manœuvres, elles ne servent à rien, elles ne servent à rien ces manœuvres.
32:58En plus, ils les font reculer.
32:59Vous avez vu le skate, ce que c'est ?
33:00Ils ne voient pas les obstacles et tout ça.
33:03Et quand ça s'énerve, s'il y en a un au sol, il prend des coups, voilà, c'est
33:06tout.
33:06Ils sont commandés par des gens qui les mettent en danger.
33:09C'est ce que vous voulez que je vous dise.
33:14Depuis une grande et j'ai des jaunes, toutes les blessures graves, toutes les images choquantes, c'est qu'il
33:17y a du contact.
33:25On se calme !
33:28Ça sert à quoi ?
33:30Ça sert à quoi ?
33:32Et les sommations !
33:36Ils chargent dans la nasse.
33:38Donc en plus, ça crée un mouvement de panique hallucinant.
33:48On voit bien qu'ils ne comprennent pas ce qu'ils font.
33:50On ne comprend pas le sens de la manœuvre.
33:53Et la dernière fois, ils ont chargé pour saisir une banderole.
33:55Ça a mis un... Le cortège était très calme.
33:57Et ils ont fait une charge très violente où ils ont...
33:59Tous ceux qui passaient à portée de matraque en ont pris.
34:01Ça a énervé tout le monde et ça a fait d'ailleurs dégénérer la manie.
34:18Et donc, je suis allé voir le commissaire.
34:20Ça m'arrive quand il y a des charges qui ne sont pas du tout justifiées en termes d'objectifs
34:24de maintien de l'ordre.
34:26Vous avez attrapé la banderole ? Bien sûr, c'est une infraction d'avoir une banderole.
34:31Est-ce que c'est une infraction d'avoir une banderole, commissaire ?
34:35De la violence pour une banderole et vous êtes fiers de votre trophée ?
34:40C'est un métier très difficile qui alimente aussi le réservoir des frustrations.
34:44Donc quand vous avez des policiers qui sont frustrés, qui ont peut-être une propension à la violence, etc.
34:50Et donc, quand ça se regroupe au sein d'unités qui ont du pouvoir et qui peuvent employer de la
34:54force,
34:54si la hiérarchie ne cadre pas leur exercice, ça dérive quoi.
35:23Cette culture policière, elle va provoquer un événement
35:27qui va déclencher les plus grandes manifestations de l'histoire des Etats-Unis.
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37:30Un Américain sur cinq descend dans la rue.
37:35Comme le mouvement des Gilets jaunes, il n'y a pas de chef et pas d'organisation.
37:56Il n'y a pas d'organisation en tant que des races, car c'est peut-être leur enfant ou
37:59son.
38:10Differences between the haves and the have-nots.
38:13Differences that have to do with social justice and equity and fairness,
38:19I think that all of that's been brought into sharp relief.
38:25L'émotion est telle qu'elle gagne même des membres des forces de l'ordre.
38:50Certains manifestants plus radicaux demandent à ce que la police bénéficie de moins
38:55d'argent public. « Defund the police » devient un cri de ralliement.
39:27Mais trois jours après la mort de George Floyd, la situation commence à dégénérer.
40:06Le lendemain, alors que les émeutes ont éclaté partout, la Maison-Blanche organise une conférence téléphonique de crise.
40:20Le président Trump a réuni son ministre de la Défense, son ministre de la Justice et les gouverneurs des États
40:28américains.
40:28« You have to dominate. If you don't dominate, you waste your time. You have to arrest people and you
40:34have to go to jail for long periods of time. »
40:52À Portland, des citoyens filment des policiers antiterroristes masqués, dans des véhicules banalisés.
41:00Ils tournent dans la ville et emportent certains manifestants.
41:03« Just snatching random people. What the fuck? What's your name? Tell us your name. We got you, friend. We
41:13got you. What the fuck? You just violated their rights.
41:19« We need to dominate the battle space. I think the sooner that you match and dominate the battle space,
41:26the quicker this dissipates and we can get back to the right normal. »
41:32Au milieu de cette conférence guerrière, un gouverneur, un seul, finira par faire entendre une autre voix.
41:39« I've been extraordinarily concerned about the rhetoric that's been used by you. Inflammatory and it's not okay. We have
41:47to call for time. We have to have police reform called for. People are feeling real. There's a pain out
41:55there. But that will help out a super important order. »
41:59« Okay. Well, thank you very much, J.B. I don't like your rhetoric much either. But that's okay. We
42:04don't agree with each other. So we need law and order. »
42:08« Thank you to all of us. The call is concluded. You may disconnect. »
42:13Aux États-Unis, comme en Europe, les manifestations débordent et deviennent difficiles à comprendre avec un logiciel du XXe siècle.
42:22« So we've been very strong on law enforcement. We'll be doing things that you'll be, I think, very impressed
42:29with. Numbers are going to be coming down even if we have to go in and take over cities because
42:33we can't let that happen.
42:34That's worse than Afghanistan, I hate to say it. That's worse than any war zone that we're in by a
42:41lot. »
42:43Des experts américains, payés pour imaginer l'avenir, ont prédit de nouvelles révoltes.
42:49En 2018, un document confidentiel du Pentagone dessine un scénario d'insurrection mondiale pour 2025.
42:58Ils l'appellent la Z-Bélion.
43:01L'insurrection de la génération Z.
43:08Ils écrivent « Cette génération est vidéo intensive. Elle filme tout. Et elle s'organise à travers les réseaux sociaux.
43:19»
43:20Pour ces jeunes, le système est truqué.
43:24La Z-Bélion s'attaque aux grosses entreprises et aux institutions financières.
43:33En Europe, les autorités ont aussi identifié ce nouveau spectre.
43:38Ici, on l'appelle le Black Bloc.
43:42« Votre ambition est aussi fouée à enrichir chaque jour les plus fortunes d'entre nous. »
43:51« On a vu ces phénomènes de Black Bloc se développer avec des théoriciens de la violence
43:58qui ciblent les forces de l'ordre, qui ciblent les symboles du capitalisme et de la société capitaliste
44:06et qui tiennent le discours, le raisonnement.
44:10Seule la violence permettra de changer les choses. »
44:13« Les services de renseignement, les services spécialisés, savent très bien le lien qu'il y a
44:22entre les Black Bloc, l'ultra-gauche qui prône la violence
44:27et le mouvement semblable en Allemagne, en Grèce, en Italie ou ailleurs. »
44:38Ce n'est pas le Black Bloc qui a cassé l'église de Lusserat.
44:51Les bulldozers ont été envoyés par une entreprise allemande cotée en bourse, RWE,
44:57qui fait de la place pour l'exploitation du charbon.
45:07Les jeunes militants du climat de N2G et N2 ont fait de cette mine leur principal ennemi.
45:16« Je suis Rai, climatactiviste. Lusserat est un des dörfer,
45:21ce qui nous verteidons gerade contre la RWE.
45:24C'est très dangereux de se réunir, de se réunir,
45:27pour l'église de L'église de l'église de l'église de l'église.
45:32Je m'aise de l'église pour que je ne vous plaisez et la chaise
45:36Les d'église de la mort pour les félicitations se revient.
45:42« J'ai un acte ! »
45:44Le monde est un acte ! »
45:48« Je ne le vonde ! »
46:03Les militants en blanc ne représentent pas un danger physique pour la police.
46:08Quant à celle-ci, elle maintient un niveau d'affrontement proportionnel.
46:12En Allemagne, on appelle ça la désescalade.
46:41La police ne parvient jamais à arrêter les jeunes écologistes.
46:45Alors, en 2022, le land de Rennanie-Westphalie a durci la loi du maintien de l'ordre.
47:04Et la loi cite explicitement la mine de Garzweiler.
47:10La mine à ciel ouvert de Garzweiler peuvent être interdits.
47:33Le texte prévoit aussi de criminaliser les uniformes menaçants.
47:38Dans la même phrase, on cite l'exemple des néo-nazis et celui des combinaisons blanches des jeunes écologistes.
47:46Man wird nicht automatisch kriminalisiert, nur weil man eine weiße oder bunte oder sonst wie Uniform trägt,
47:53sondern, wie ich schon sagte, nur bei Gewaltbereitschaft, wenn man einschüchternd auftritt.
47:57Ob dieses Beispiel glücklich ist, weiß ich nicht.
47:59Aber, wie gesagt, entscheidend ist das Auftreten und hier kommt es nicht auf die politische Gesinnung an.
48:07Diese weißen Maler-Innenanzüge haben natürlich einen sehr hohen ikonischen Symbolfaktor.
48:13Gleichzeitig hat es natürlich auch eine Schutzfunktion, eben davor, dass einzelne Menschen nicht so leicht aus einer Versammlung von Ende
48:21-Gelände herausgezogen werden können
48:24und von der Polizei Repressionen erfahren, dadurch, dass wir eben alle eine optische Einheit bilden.
48:30Sozusagen wie eine Art Herde funktionieren, die ein einzelnes Schaf dann beschützen kann.
48:35Plötzlich nach rechts!
48:36Plötzlich nach links!
48:40Die Polizei vor Ort könnte ganz willkürlich entscheiden, was sie jetzt als einschüchternd einstufen würden.
48:48Das ist in der Tat auch ein praktisches Problem für die Polizei, dass sie hier die Differenzierung immer hinbekommt.
48:54Man muss allerdings natürlich auch als Versammlungsteilnehmer sich überlegen, auf was für eine Demonstration geht man und wo reiht man
49:02sich dort ein.
49:04Le 30 octobre 2021, à Cologne, eine Manifestation ist organisée contre la Nouvelle Loi sur les Rassemblements.
49:14Le spectre est large.
49:16Il y a les fans de football, touchés par l'interdiction des uniformes.
49:20Il y a les antifascistes, en noir.
49:23Et aussi Amnesty International, inquiets d'un recul des libertés publiques.
49:29Versammlungsteilnehmer, stoppen jetzt!
49:31Stoppen jetzt!
49:32Ils sont venus tester les limites de la loi.
49:35Tapés sur des tambours, par exemple, pourraient désormais être sanctionnés par la justice.
49:40Ainsi que la taille de certaines banderoles.
49:43Un bannero, un bannero, un bannero.
50:13Es ist verboten, wenn etwas verboten ist, darauf zu lesen ist.
50:16Wenn das bannero aber genutzt wird, um Personen zu verdecken, und wir wissen aus Demonstration, dass es gerne getan wird,
50:24um hinter einem bannero, möglicherweise straftaten vorzubereiten, pyrotechnik zu zünden, so dass man diese zuordnung nicht mehr hinbekommt, dann ist
50:31es verboten.
50:34En plein milieu du cortège des fans de football, les policiers ont repéré une pancarte citant le nom du ministre
50:41de l'Intérieur du Land, Herbert Reul.
50:45Ils arrêtent tout le cortège.
50:46La manifestation pourrait être dispersée.
50:52Was das Ganze besonders lächerlich macht, ist natürlich der Inhalt des Schildes.
50:57Das ist wörtlich übersetzt, Herbert Reul, du bist ein Pimmel.
51:03La pancarte est saisie par la police, et la manifestation peut repartir.
51:09La pancarte est saisie par la police, et la famille de la police, et la famille de la police.
51:22Es ist wirklich eine Aura von Angst und Einschüchterung, die dann einfach kreiert wird von der Polizei, die die ganze
51:30Zeit an der Seite sehr, sehr, sehr eng an der Demonstration läuft.
51:34La pancarte est saisie par la police, et la famille de la police.
51:37Je peux toujours être le par des policiers qui sont les policiers.
51:46Et ça peut se faire.
51:49J'ai pris du monde à la place.
51:51J'ai pris du monde à la place.
51:52J'ai pris du monde à la place.
51:54J'ai pris du monde.
51:57J'ai pris du monde à la situation.
52:04J'ai pris du monde à la pyrotechnique.
52:06C'est un lit de l'air, c'est pas un lit.
52:09Les collègues pensaient qu'il s'agissait, qu'il s'agissait.
52:13Ils ont pris le groupe, ont pris les personnes,
52:17mais ont remarqué que c'était le mauvais.
52:20C'est une expérience de personnel,
52:23et il n'y a pas d'un test.
52:25C'est pour nous une une normale récente.
52:28Business as usual.
52:39C'est très problématique,
52:43que nous devons être dérégés,
52:45où nous ne sommes pas un peu plus.
52:48C'est pas un peu plus.
52:53C'est pas un peu plus.
52:55C'est pas un peu plus.
52:55C'est pas un peu plus.
52:58C'est pas un peu plus.
53:04C'est pas un peu plus.
53:09Le sujet, c'est qu'est-ce qu'on fait de la manifestation et de ce rituel ?
53:11Qu'est-ce qu'on a décidé d'en faire ?
53:13Quel sens, en fait, l'État considère que ça a ?
53:17Ce qui a changé aussi ces cinquante dernières années,
53:19ce sont les armes entre les mains des policiers.
53:23de plus en plus nombreuses,
53:25de plus en plus sophistiquées.
53:27Elles ont changé le visage des manifestations.
53:30On utilise des armes de guerre.
53:31On balance des armes de guerre sur des manifestants qui sont pas armés.
53:35Parce que les grenades des encerclements,
53:36c'est considéré comme des armes de guerre, comme le LBD.
53:40Le signal qu'on vous envoie, c'est
53:42je suis dans un environnement hostile,
53:43vous êtes potentiellement une menace, un danger pour moi.
54:08Parmi les nouveaux équipements policiers,
54:11le plus dangereux est le fusil à balle en caoutchouc.
54:14Cette arme est dite moins létale,
54:17c'est-à-dire moins mortelle.
54:20Ces fusils sont partout sur la planète.
54:23On ne les a pas vus arriver.
54:26D'où viennent-ils ? Quelle est leur puissance ?
54:28Et qui les contrôle ?
55:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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