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  • il y a 31 minutes
Les chefs d'Etat et de gouvernement européens se sont réunis jeudi à Bruxelles pour chercher un compromis sur le montant et la repartition du futur budget de l'Union européenne. Mais ils n'ont pas réussi à surmonter les blocages, malgré l'urgence face à l'année d'élections que sera 2027.

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00:00Ils vont repartir. Je vous interromps en priorité au direct Emmanuel Macron à Bruxelles.
00:03Je voudrais ici valoriser ce qui a été fait à la fois lors de ce Conseil, mais aussi de ces
00:07derniers jours et de ces dernières semaines sur plusieurs fronts.
00:11Et des avancées, je trouve, concrètes qu'on a pu obtenir grâce à la mobilisation collective.
00:17D'abord, sur la question de l'énergie qui touche beaucoup de nos compatriotes et des compatriotes, évidemment, de chaque
00:24pays européen
00:25et qui est la conséquence de la fermeture d'Hormuz depuis plusieurs mois et des déstabilisations de toute cette région,
00:33il y a d'abord eu l'accord du G7 qui a permis de libérer des barils de pétrole brut
00:39et de diesel sur le marché issus de nos réserves stratégiques
00:45et qui a eu un véritable impact et qui est mis en oeuvre tel que le Premier ministre, d'ailleurs,
00:50avec l'ensemble des parties prenantes du secteur, l'a annoncé lundi dernier.
00:54C'est une bonne chose parce que ça va permettre de baisser les prix de manière très concrète pour nos
00:58compatriotes.
00:59Ceux-ci s'accompagnent d'une série de mesures qui ont été confirmées par la Commission européenne.
01:03J'avais sollicité la présidente il y a plusieurs semaines pour avoir des flexibilités, pour pouvoir importer plus facilement justement
01:10du pétrole et du gaz dans le contexte,
01:14pour avoir des capacités de raffinage qu'on utilise mieux pour assouplir certaines réglementations.
01:19Donc sur cet agenda, on a pu avancer. C'est très concret et c'est très important pour, là aussi,
01:24l'ensemble de nos compatriotes et les effets vont se faire sentir et commencent à se faire sentir dès maintenant.
01:30Indépendamment de ça, on a eu un long débat sur nos stratégies parce que les modèles nationaux, comme vous le
01:35savez, sont très différents.
01:37Et au fond, ce qui a été confirmé lors de ce Conseil et l'accord qui a été scellé, c
01:42'est d'abord de poursuivre le cap que nous nous sommes donnés,
01:46qui est celui de la décarbonation, parce que c'est le bon, c'est celui qui permet à l'Europe
01:50de tenir ses engagements pour le climat et pour la souveraineté,
01:53parce que nous ne deviendrons pas des producteurs d'hydrocarbures.
01:57Et dans ce cadre-là, d'accélérer le plan d'électrification de la Commission, qui est une étape importante,
02:02et de pouvoir utiliser pleinement l'argent qui vient de l'ETS pour flexibiliser ce chemin et permettre d'accompagner
02:10les pays et les secteurs les plus sensibles.
02:13Et donc, c'est là-dessus la confirmation d'une stratégie et des flexibilités qui se sont données.
02:19Voilà pour l'énergie.
02:21Le deuxième sujet sur lequel il y a eu une avancée importante, c'est qu'au fond, nous avons acté
02:26un changement très profond
02:28et que la France a appelé de ses voeux depuis plusieurs années de la politique commerciale européenne.
02:33C'est ça, ce qui s'est passé hier soir.
02:36Et c'est le fruit d'un très long travail, de discussions stratégiques qu'on a eues tous ces derniers
02:40mois ensemble,
02:41ce qui était une bonne chose, d'une vraie convergence franco-allemande qui s'est scellée en juillet dernier
02:46et qui s'est traduite par notre papier commun il y a quelques semaines,
02:50et qui a permis d'acter, d'abord des avancées très concrètes dans les discussions de l'Europe avec plusieurs
02:56partenaires, dont la Chine,
02:58mais qui a vraiment acté hier dans nos conclusions et dans ce qui a été traduit à la Commission,
03:03un changement de cette politique commerciale, c'est-à-dire une politique commerciale beaucoup plus pragmatique
03:08et qui accepte de protéger ces secteurs, ces acteurs économiques face à la concurrence déloyale.
03:16On avait commencé à le faire, vous vous en souvenez, sur les véhicules électriques il y a quelques années,
03:20mais il n'y avait pas de consensus au sein de notre Europe et on le faisait presque par effraction.
03:25Là, on a vraiment acté hier un changement, une politique commerciale nouvelle européenne
03:29qui acte l'importance de la sécurité économique, de la protection de nos acteurs économiques face à la concurrence déloyale.
03:36Nous avons commencé avec les véhicules, il faudra continuer sur la chimie, sur le plastique, sur les ferro-alliages,
03:44sur tous les secteurs qui sont au fond attaqués par de la concurrence déloyale.
03:49C'est une avancée importante, elle s'est concrétisée grâce à cet accord franco-allemand.
03:56Le troisième élément qui est très important en termes là aussi, au fond, d'efficacité et de protection par l
04:02'Europe,
04:02c'est l'accord que nous avons trouvé entre la France et l'Allemagne ce matin sur la question de
04:08l'automobile
04:09et plus largement sur la question de nos émissions, de l'automobile et de la préférence européenne.
04:14On a acté un accord qui va permettre d'avancer, qui va aider à protéger là aussi ce secteur
04:20qui est ô combien touché par la concurrence déloyale, qui va permettre de donner un cap au secteur automobile
04:27avec justement une ligne claire qui est donnée, un booster pour les petits véhicules,
04:31des flexibilités qui étaient demandées, là aussi une protection avec une préférence européenne
04:37pour notre accélérateur industriel, préférence européenne très concrète et limitée.
04:44Et donc tout ça est une avancée qui est tout à fait positive.
04:48Maintenant on va tout faire pour la traduire en acte à 27, mais c'est une avancée importante
04:53et je voulais la souligner.
04:55Ensuite nous avons avancé au-delà de ces trois vraiment mouvements de fonds
04:59qui sont pour moi très stratégiques et essentiels pour notre Europe.
05:03On a aussi avancé sur notre agenda une Europe à marché.
05:07Je voudrais ici souligner l'importance de l'accord qui a été trouvé entre nos ministres
05:11de l'économie et des finances sur l'union des marchés de capitaux il y a quelques jours.
05:17Cet accord, vous m'aviez entendu l'annoncer il y a quelques mois,
05:20dire que c'était une de nos priorités de ce deuxième semestre.
05:24Maintenant on doit le traduire jusqu'au bout, c'est notre objectif d'ici la fin de l'année,
05:28mais il va permettre d'avoir une supervision européenne enfin actée pour nos acteurs de marché.
05:33Il est clé et donc on veut aller au bout maintenant sur le plan de la procédure
05:37et l'adopter pleinement d'ici la fin de l'année avec le Parlement.
05:40Et on veut aller aussi au bout sur la question de la titrisation
05:43qui est extrêmement importante pour le financement de nos économies
05:46et nous avons encouragé la Commission à avancer plus vite sur la compétitivité du secteur bancaire.
05:52Très important pour l'agenda de compétitivité.
05:54A côté de ça, j'évoquais la préférence européenne pour l'accord franco-allemand.
05:59C'est, je dirais, une ligne directrice de ce qui est important pour notre compétitivité.
06:04Nous avons là-dessus insisté.
06:06Et le 28e régime de droit des sociétés est aussi un de nos objectifs à court terme.
06:12Donc là-dessus, nous avons aussi acté un agenda très volontariste
06:16et notre souhait d'avancer plus vite et plus fort.
06:22Sur, ensuite, l'après-midi d'hier, nous avons discuté du budget
06:26et donc du cadre financier pluriannuel.
06:29Cette discussion, il n'était pas prévu qu'elle soit conclusive.
06:32Mais la France a défendu une position très simple.
06:37La pêche, l'agriculture, la politique de cohésion,
06:43un fonds de compétitivité ambitieux pour préparer nos grandes dépenses d'avenir
06:47sont essentiels et doivent être au cœur de nos objectifs.
06:50Et donc, à cet égard, nous voulons pleinement préserver la PAC et la pêche.
06:57Et je salue d'ailleurs ce qui a été fait par la présidence irlandaise.
07:01C'est extrêmement important à cet égard,
07:03notamment aussi sur la réserve de crise, de la crise agricole
07:06et les taux de cofinancement,
07:07ainsi qu'en préservant le poséi pour nos Outre-mer.
07:11Et je vais ici dire combien le fonds de compétitivité est important.
07:15La présidence irlandaise a déjà présenté beaucoup de coupes.
07:18Nous avons exprimé que celle-ci était en fait déjà contraire
07:22à la philosophie et à l'esprit de ce que nous avions défendu avec le rapport Draghi.
07:26Et nous avons souligné l'incohérence qu'il y avait parfois autour de la table.
07:29Tout le monde disait que le rapport Draghi, c'est très important.
07:31Mais je rappelais que le rapport Draghi, c'est la simplification,
07:34c'est une politique de protection,
07:36mais c'est aussi une politique favorable à l'innovation.
07:39Tous ceux qui sont pour des coupes sur le fonds de compétitivité,
07:41il y a 30 milliards de coupes là dans le nouveau paquet.
07:43Sur le fonds de compétitivité, ils disent en quelque sorte
07:46qu'on peut réduire de 30 milliards ce qu'on met dans l'innovation.
07:50Et c'est assez simple, ça se répercute sur la période de la même manière,
07:53ça veut dire qu'on coupe d'un peu plus de 200 milliards
07:56l'impact sur le PIB européen.
07:58Ce n'est pas la meilleure décision qu'on puisse prendre.
08:00Donc en fait, notre message, c'était de dire
08:03stop sur de nouvelles boîtes qui viennent faire des coupes,
08:05on doit maintenant parler des ressources propres.
08:07Si on veut avoir la PAC qui est importante pour nous,
08:11notre politique des pêches, notre politique pour nos régions ultra-périphériques
08:14et une politique d'avenir pour l'Europe ensemble,
08:17et ne pas augmenter notre contribution nationale,
08:22qui est déjà élevée, nous sommes des contributeurs nets,
08:25les deuxièmes, vous le savez,
08:26il nous faut avoir de nouvelles ressources propres pour notre Europe.
08:29C'est le mandat clair qui sort de ce Conseil européen
08:31et pour moi, c'est une très bonne décision.
08:32Et donc, je trouve que ce que nous avons acté est tout à fait positif.
08:37Le Parlement européen a travaillé sur des options tout à fait crédibles,
08:42en particulier sur le numérique ou les cryptoactifs.
08:45Je souhaite qu'on aille plus loin sur le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières
08:48et son allocation au niveau européen,
08:51qu'on modernise aussi ce qu'on fait sur le système douanier
08:53pour que l'Europe puisse en avoir davantage sur notre budget commun.
08:57Et donc, mandat a été donné,
08:58et on doit revenir dans les prochaines semaines
09:00avec maintenant des ressources propres substantielles
09:04qui soient conclues.
09:06Nous avons eu ensuite l'occasion d'échanger avec le président Zelensky.
09:10J'ai vu longuement le président hier soir, en tête à tête.
09:12On l'a revu ce matin collectivement.
09:14Puis nous avons eu une discussion sur l'Ukraine.
09:17Et au fond, le message des Européens est clair.
09:20Nous ne lâcherons pas l'Ukraine et les Ukrainiens.
09:24Parce que c'est une guerre de résistance
09:26face à la guerre d'agression russe.
09:29Et nous considérons que dans ce moment
09:32où il y a pu avoir des ambiguïtés,
09:34où certains fasseillent,
09:36le rôle des Européens, c'est de tenir leur ligne
09:38parce qu'il en va de la sécurité de l'Europe
09:40et de la défense des principes internationaux.
09:44Et donc, évidemment, nous avons le soutien budgétaire.
09:46Nous en avons parlé.
09:48La Commission a annoncé un nouveau versement.
09:50C'est celui qui permet d'ailleurs de se doter
09:53de ces équipements indispensables pour l'Ukraine,
09:55les drones, les missiles, etc.
09:56On a aussi évoqué l'accélération
09:59de ce qui a été acté en juillet dernier avec l'Ukraine
10:01pour ce qui est de la France.
10:02Et donc, on a accéléré de nouvelles livraisons
10:04de missiles, de capacités.
10:06Et tout le travail qu'on fait à la fois
10:07sur les drones et l'antimissile,
10:10avec là aussi des réunions qui se tiendront
10:12dans les prochains jours pour accélérer le licensing,
10:16la permission de produire plus vite à des tiers
10:19sur le territoire ukrainien de certaines de nos capacités,
10:21mais également la volonté de travailler ensemble
10:25sur de nouveaux projets.
10:27Et puis, nous sommes en train de travailler aussi ardemment
10:29pour aider l'Ukraine à renforcer sa capacité
10:33à résister sur les images satellitaires,
10:36les dispositifs d'alerte avancée
10:38qui sont combien nécessaires.
10:40Et l'Europe a des solutions en la matière.
10:44Je pourrais revenir si vous avez des questions
10:46sur tous les points, mais c'est le coeur de la discussion
10:48que nous avons eue, une discussion stratégique
10:51qui a permis de conforter, évidemment, nos positions.
10:55Si vous avez des questions, je pourrais évidemment revenir
10:57sur le Moyen-Orient, sur notre défense et notre sécurité,
11:01la lutte contre les désinformations,
11:03sur lesquelles nous avons eu aussi des conclusions.
11:05Deux mots pour finir.
11:07Nous avons eu un bon débat sur l'élargissement hier,
11:10pardonnez-moi.
11:11Plusieurs pays candidats, le Monténégro, l'Alpanie,
11:14l'Allemoldavie et l'Ukraine,
11:15ont franchi des étapes importantes
11:16dans leur négociation d'adhésion,
11:18qui témoignent des progrès réalisés et des réformes.
11:21Et nous avons souligné la nécessité de repenser
11:24le cadre de ces futures adhésions
11:26en incluant des mesures protectrices fortes,
11:28une intégration graduelle,
11:29comme la France et l'Allemagne l'avaient proposées,
11:31et l'évaluation de l'impact de ces futures adhésions.
11:33A cet égard, la Commission a proposé des choses
11:36tout à fait pragmatiques que nous soutenons
11:37sur l'élargissement.
11:40Et puis, nous avons enfin eu un débat sur les migrations
11:43cet après-midi.
11:44Et si je devais vous résumer les choses,
11:49nous avons eu un mauvais débat sur des bons résultats.
11:54Mauvais débat parce qu'en fait,
11:56il a été très politisé et extrêmement source de division
11:59autour de la table,
12:01ce qui ne m'a jamais paru être une bonne chose,
12:04en tout cas une source d'efficacité.
12:05Mon expérience des 10 dernières années,
12:07c'est que c'est ces situations-là
12:08qui ont à chaque fois bloqué l'Europe.
12:10Mais des bons résultats parce que la Commission
12:12a rendu compte de ce qui est mis en place
12:14et le pacte asie-immigration que la présidence française
12:17avait permis de réaliser
12:18et qui débloquait des années de paralysie
12:20liées justement aux divisions idéologiques
12:22entre Etats membres.
12:23Ce pacte, il est maintenant mis en place,
12:26il est exécuté et il permet des résultats.
12:29La Commission l'a présenté de manière extrêmement claire.
12:34Ce slide qui est présenté par la Commission européenne
12:36est des plus clairs.
12:38Baisse des franchissements irréguliers de frontières
12:42moins 56% depuis 2023.
12:45On retombe en dessous du chiffre de 2021.
12:47Donc c'est efficace ce qu'on fait.
12:49Et surtout une augmentation du taux de retour,
12:52comme vous le voyez,
12:54qui atteint 32% en 2026.
12:56Est-ce qu'on doit se satisfaire de ça et s'arrêter ?
12:58Non.
12:58Mais il faut renforcer, améliorer.
13:00Là-dessus, nous sommes d'accord,
13:02plutôt qu'idéologiser.
13:03En tout cas, c'est la position de la France.
13:05Il est à noter d'ailleurs que la France,
13:07quand il s'agit des interceptions d'étrangers irréguliers
13:12aux aéroports ou quand il s'agit des retours
13:14vers les pays d'origine,
13:16est à chaque fois parmi les trois premiers d'Europe
13:19sur les retours de très loin même la première.
13:21Ce qui montre l'efficacité aussi des politiques
13:22que nous avons mises en place.
13:24Voilà, je ne serai pas plus long.
13:25Je vais répondre à vos questions.
13:28Monsieur le Président, bonjour.
13:29Valérie Astruc, France de la Division.
13:32Volodymyr Zelensky vous a réclamé,
13:34à vous les Européens,
13:3570 milliards d'euros supplémentaires
13:37pour l'année 2027.
13:39D'abord, est-ce que vous êtes d'accord
13:40sur ce chiffrage ?
13:41Et comment souhaitez-vous financer ?
13:44Est-ce que c'est le retour de l'utilisation,
13:47de l'idée d'utiliser les avoirs russes gelés ?
13:50Est-ce que c'est un nouvel emprunt commun ?
13:52Par ailleurs, toujours sur l'Ukraine,
13:55Volodymyr Zelensky, par rapport à Donald Trump,
13:59a déclaré s'être senti trahi.
14:01Vous, lors du sommet d'Evian,
14:05vous aviez déroulé le tapet rouge à Donald Trump
14:07et vous étiez réjoui de l'avoir convaincu
14:09de rejoindre le camp des Européens sur l'Ukraine.
14:11Est-ce qu'aujourd'hui, vous vous sentez aussi trahi ?
14:14Merci.
14:15Merci beaucoup.
14:16Alors, d'abord, la question du financement,
14:19c'est en premier lieu une question de trésorerie.
14:22Vous savez qu'on a acté un financement
14:25de 90 milliards par prêt l'année dernière.
14:28La clé, c'est de le débourser
14:30et de le débourser plus vite
14:31en fonction des besoins de l'Ukraine.
14:33Ces besoins sont là.
14:34Donc il y a un besoin de trésorerie côté ukrainien
14:36qui est important.
14:37On y répond.
14:38Ça, c'est la priorité.
14:39Deuxième chose, c'est de permettre aussi
14:40à l'Ukraine d'avoir des rentrées.
14:42Aujourd'hui, dans ce que font les Russes,
14:44qui est dramatique,
14:45pas simplement pour, évidemment,
14:47la situation de guerre,
14:48mais pour les finances ukrainiennes
14:49et pour nous tous,
14:52c'est le blocus sur la mer Noire.
14:54La Russie, par son action,
14:55empêche les céréales ukrainiennes de sortir.
14:58Je cite cela pour répondre à votre question
14:59parce que ce sont des rentrées
15:00pour le budget ukrainien.
15:02Il y a des récoltes records
15:04qui ont été faites par l'Ukraine
15:06qui permettent d'ailleurs de nourrir
15:07beaucoup de pays en voie de développement
15:09et de pays pauvres.
15:10Je pense à l'Égypte
15:11et beaucoup d'autres pays d'Afrique
15:13vers lesquels ces céréales sont exportées.
15:16Aujourd'hui, la Russie fait le choix
15:17d'affamer ces pays
15:19et d'appauvrir l'Ukraine.
15:20On va y répondre,
15:21mais c'est criminel à tous égards.
15:25Donc ça, c'est le deuxième axe de travail,
15:27c'est de débloquer ses revenus.
15:28Et le troisième,
15:29ça va être de considérer justement
15:30et d'analyser ses demandes.
15:33Et la Commission a acté
15:35de lancer un travail avec l'Ukraine
15:37sur ce sujet.
15:37Donc la copie sera finalisée.
15:39Et donc on va regarder, en effet,
15:40les financements,
15:41les financements qui seront immobilisés
15:43par les pays du G7,
15:44par les partenaires
15:45et évidemment par les Européens.
15:47l'Ukraine a fait sa demande.
15:50C'est trop tôt pour articuler un chiffre.
15:51On reste pour le moment
15:53dans l'enveloppe des 90 milliards
15:54qui sont à débourser.
15:56Et on étudie évidemment
15:56toutes les demandes supplémentaires.
15:58Mais il faut déjà épuiser cela
16:00pour avancer.
16:02Le tout, c'est que l'Ukraine
16:02puisse soutenir sa population,
16:05résister à la guerre d'agression
16:06et tenir son effort de résistance.
16:10Sur le 2e point,
16:13je pense...
16:14Le président Zelensky
16:15a eu des mots extrêmement clairs.
16:19Moi, je pense que surtout
16:20la décision qui a été prise
16:21n'est bonne pour personne.
16:23Elle est bonne pour personne
16:24parce que les volumes de diesel
16:26qui sortent de la Russie,
16:28ils existent,
16:28ils sont achetés par des pays aujourd'hui.
16:30Ils sont déjà sur le marché mondial.
16:32Donc ce n'est pas vrai
16:33qu'ils vont régler
16:34le problème du marché mondial.
16:36Il y a des pays
16:36qui n'appliquent pas ces sanctions
16:37qui les achètent.
16:38On sait très bien,
16:39c'est cartographié,
16:40c'est connu.
16:41Donc je pense que ça n'aura pas d'impact
16:44pour le président Trump.
16:47Ça envoie un message négatif
16:51et c'est un élément
16:52de division ou de doute.
16:54Donc je pense que
16:55ça n'est pas très utile
16:58et que ça crée plutôt
16:59de la défiance.
17:00Donc je vais, moi,
17:01continuer d'essayer
17:02d'expliquer cela,
17:03de réengager avec bonne volonté
17:05aux côtés des Américains
17:08pour les convaincre
17:09d'abord des chiffres
17:10et essayer de faire des choses utiles
17:12pour baisser les prix
17:12parce qu'on est tous d'accord
17:13sur une chose.
17:14Il faut baisser les prix
17:16du diesel,
17:17de l'essence et du gaz.
17:19Mais ce n'est pas ça
17:20qui va les faire baisser
17:21de manière efficace.
17:22Ce n'est pas la bonne réponse.
17:23Donc voilà,
17:23je pense que c'est inapproprié,
17:25inefficace.
17:26Et après, sur le reste,
17:27il faut rétablir la confiance
17:28et la clarté.
17:28Il y a eu beaucoup de débats
17:29sur la question des images,
17:30des dispositifs
17:31d'alerte avancée.
17:32Et donc ça,
17:33il faut clarifier ce débat
17:34et on aidera à le clarifier
17:35pour qu'il y ait une certitude
17:36et un plein soutien.
17:40On sera dans ce rôle.
17:43Merci beaucoup.
17:45Anna Hubert, pour Contexte,
17:46une question budget.
17:47Vous avez parlé des ressources propres
17:49comme un moyen d'éviter les coupes.
17:50Il me semble que vous avez aussi
17:51évoqué la possibilité,
17:52parfois, de faire des smart cuts
17:54dans le budget.
17:55Est-ce que vous avez déjà identifié
17:57où on pourrait couper,
17:58où on trouverait ces smart cuts ?
18:01Et puis comment vous pensez faire
18:02pour convaincre la 27
18:03de trouver un accord en décembre ?
18:05Et sinon, jusqu'à quand êtes-vous
18:07en capacité à trouver un accord ?
18:10J'avais dit ça en juillet dernier
18:12sur, en quelque sorte,
18:13la boîte de la Commission.
18:16Là, sous le contrôle collectif,
18:18on doit être, par rapport
18:18à la boîte de la Commission,
18:19à 160 milliards d'euros
18:21de coûts sur la période.
18:23Il y a eu des cuts smart et unsmart.
18:28Donc mon sujet et l'approche,
18:30ce n'est pas de dire
18:31qu'il faut en rajouter.
18:32Je pense qu'il y en a déjà eu beaucoup.
18:33En vérité, la boîte de négociation
18:36à laquelle on arrive aujourd'hui,
18:38a réduit beaucoup les flexibilités
18:40de la Commission
18:40et a endommagé le fonds de compétitivité.
18:42Donc je pense qu'aujourd'hui,
18:43ce n'est pas tellement sur les coupes,
18:45mais c'est beaucoup plus
18:46sur les ressources propres
18:48qu'il faut avancer.
18:50Ça, c'est ma première réponse.
18:52Votre deuxième question ?
18:54Comment pour moi que les 25 euros
18:55prennent un accord ?
18:56Voilà, il m'a...

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