00:00Bravo Romain !
00:01Bonsoir Romain !
00:04Bonsoir tout le monde !
00:05Il y a Giovanni qui me fait rire à chaque fois, le bravo Romain qui reste avec un peu d
00:09'ironie, j'aime beaucoup.
00:09Bien sûr, c'est un mauvais humain.
00:10Le grec qui me déconcentre dès le début.
00:12Bon, essayez de ne pas avoir mental de tuteur à Fraisier, concentrez-vous.
00:16Quel match de Ligue des Champions hier soir, quel début de saison aussi de façon générale, franchement on se régale,
00:21il y a des buts, du spectacle, on a vécu une belle trêve internationale aussi.
00:24Et on a l'impression que le fait de voir beaucoup de jeux et beaucoup de buts, c'est une
00:27tendance générale.
00:27En tout cas, on va essayer de vous le prouver, pourquoi on est désormais dans l'ère du football offensif.
00:34Je choisis la solution offensive.
00:35Je choisis la formule offensive.
00:37Pour ce qui est sûr, c'est que la semaine de Ligue des Champions a été très très prolifique.
00:41Surtout hier soir, on a eu du 6-3, du 4-3, du 6-0, du 4-2, bref c
00:45'était le foot en folie.
00:47Au total, 18 matchs lors de cette deuxième journée de Ligue des Champions, 78 buts, ça fait une moyenne de
00:524,33 par match.
00:53Donc c'est énorme évidemment, c'est un record.
00:55La rencontre entre Manchester City et Paris, par exemple, a été magnifique.
00:59Luis Enrique a adoré, nous aussi.
01:02Ça a été un match passionnant.
01:05Avec des équipes qui cherchent à jouer tout le temps et à se presser continuellement.
01:09On avait prévu ce type de match passionnant, incroyable et avec un rythme trépidant.
01:17Bon, la presse européenne a beaucoup évoqué ce matin ce match et puis la prestation parisienne.
01:22Mais quand même, le match en général aussi, dans une certaine mesure, ça nous a fait penser à la demi
01:25-finale allée de Ligue des Champions la saison dernière.
01:28Ce fameux PSG Bayern 5-4 qui était entré dans la légende.
01:31Et ça avait été vu déjà à l'unanimité comme un sommet du football.
01:35Le Daily Mail se demandait si c'était le meilleur match que le football ait jamais produit.
01:38Le Guardian parlait d'un spectacle digne des plus grandieux du football.
01:41Les Allemands de Bild, 90 minutes de pur art footballistique.
01:44Marquait en Espagne une ode au football offensif.
01:47Et puis la Gazeta de los Sport, du football à l'état pur et du football dans toute sa splendeur.
01:51Bref, c'était merveilleux.
01:52Est-ce qu'il n'y aurait pas une tendance de fond à un foot de plus en plus porté
01:55vers l'attaque, Romain ?
01:56Quand on essaye de prendre un petit peu du recul par rapport à l'évolution du foot, c'est ce
01:59qu'on se dit.
01:59On a connu plusieurs aires tactiques, on va dire.
02:02La Jax dans les années 70, football total, 80-90 peut-être un peu plus défensif.
02:06La domination des clubs italiens par exemple.
02:09Dans les années 2000, la possession, le jeu de position du Barça entre 2006 et 2015.
02:13Et puis là, ces dernières années, intensité folle, pressing constant, de la verticalité.
02:17Mais ce qui est sûr, quoi qu'il arrive, c'est que le nombre de buts, il augmente.
02:20Arthur Girand, il a regardé la moyenne en Ligue des Champions par année.
02:23L'année dernière, 3,47.
02:25Il y a 10 ans, 2,78.
02:26Il y a 20 ans, 2,28.
02:28Donc la mode est au football offensif, a marqué un but de plus que l'autre.
02:32Il y a un très bon exemple de ça, c'est Hansi Flick, l'entraîneur du Barça.
02:35Depuis son arrivée, on lui demande à peu près trois fois par conférence de presse s'il compte changer de
02:39style.
02:40Ça n'a pas l'air d'être le cas.
03:03Et puis les évolutions tactiques tendent aussi vers un football offensif.
03:08Prenons le PSG qui domine l'Europe, évidemment, depuis deux ans.
03:11On a un style de jeu qui est très abouti, très collectif, très attrayant.
03:15Et la patte de Luis Enrique, c'est l'ultra polyvalence des joueurs.
03:18Il en avait parlé dès 2024.
03:19Grâce à nos joueurs, nous pouvons constamment permuter.
03:22Notre objectif est d'être imprévisible pour nos adversaires.
03:25Je pense que notre nombre élevé de buts marqués est probablement dû à cette mobilité et à la polyvalence de
03:30nos joueurs.
03:31Donc bien sûr, c'est une piste.
03:32On pense par exemple à Nuno Mendes et Ashraf Hakimi qui ont beaucoup marqué aussi depuis deux ans dans les
03:36campagnes victorieuses de Ligue des Champions.
03:38Et puis, il y a aussi ceux qui pensent que le meilleur moyen d'empêcher l'adversaire de marquer un
03:42but,
03:42c'est de garder le ballon et d'attaquer l'immense Pep Guardiola.
03:56Il y a une volonté du public aussi de voir des buts et du beau jeu.
04:03Bah oui, il faut donner envie aux gens de venir voir les matchs, de les regarder à la télé aussi.
04:06Le championnat de France est bien placé pour le savoir.
04:09Donc, le spectacle est important ici.
04:11Mais d'ailleurs, il y a dix ans, l'équipe avait lancé une consultation auprès de 22 000 personnes
04:15et deux tiers des sondés privilégient autant la qualité de jeu que le résultat.
04:20Et donc ça, les techniciens, ils en tiennent compte.
04:22Offrir du spectacle, c'est une priorité.
04:24Ange Postecoglou, époque Tottenham.
04:45Bon, après se pose toujours la même question, est-ce qu'il n'y a pas finalement une limite à
04:48ça ?
04:49Eh bien moi, j'en vois une.
04:50On va parler de la finale de la Ligue des Champions, évidemment de la saison dernière.
04:53Le PSG Arsenal, il y a quatre mois et demi, on annonçait une opposition de style.
04:57Un PSG forcément offensif, flamboyant, des Gunners défensifs et ennuyeux.
05:01Et après la victoire du PSG face à une équipe anglaise très regroupée,
05:04on a eu ce genre de commentaires.
05:26Eh bien moi, ça m'agace.
05:27Oui, parce que vous n'avez pas le football.
05:28Non, c'est justement, c'est ça qui m'énerve.
05:30Le foot a gagné, de dire que le foot a gagné, ça m'agace.
05:33Bien sûr que moi aussi, j'aime le beau jeu.
05:35Mais on a l'impression que maintenant, toutes les équipes sont obligées d'être tournées vers l'avant.
05:39Il n'y a pas qu'un seul football.
05:41On peut trouver de la beauté dans un collectif avec des hommes qui défendent comme des morts de faim.
05:45Donc oui à l'ère du football offensif, non à la pensée unique.
05:49On n'aimait pas le PSG, c'est tout.
05:50Bravo Romain Aurore, magnifique.
05:52Pourquoi ?
05:53Tout de suite, je n'aime pas le PSG.
05:55En vrai, il y a un truc qui est assez sympa.
05:58C'est que, là on chambre sur la fin, mais j'entends qu'on puisse gagner comme des morts de
06:02faim.
06:02Et en même temps, le courage, l'abnégation, c'est vachement sympa.
06:04Mais ça ne tient pas toute une année pour gagner et avoir des résultats.
06:07Giovanni, vous découvrez beaucoup de matchs.
06:09C'est quand même beaucoup plus compliqué.
06:10C'est plutôt à l'arrache pour se battre en fin de quart de finale ou pour une finale comme
06:13Arsenal.
06:14Je ne pense pas qu'on puisse faire une saison en n'étant que morts de faim.
06:17Ça a pu arriver.
06:19L'Atletico de Diego Simeone en est un bon exemple.
06:22Vous avez vu les joueurs quand même qu'il y avait devant.
06:23Oui, mais en revanche, je pense que, et c'est pour ça que l'équipe d'Arsenal fait autant polémique
06:30et elle fait autant débat, c'est qu'elle a des joueurs exceptionnels
06:33et elle pourrait pratiquer un tout autre football.
06:36Donc là-dessus, quand on a des moyens illimités,
06:39c'est sûr qu'il faut différencier quelqu'un qui se bat pour se maintenir dans un championnat
06:42et quelqu'un qui a des moyens illimités pour la qualité du football.
06:45Par rapport au nom des joueurs, évidemment que ça compte.
06:46C'est une équipe de mort de faim.
06:48Moi, l'Atletico, quand il y avait des griezs man ou qui vous voulez,
06:50c'était un peu pénible quand on voyait les joueurs qu'il y avait.
06:52Totalement.
06:53Le seul truc que j'ai pu constater tout de même sur les matchs que j'ai pu voir au
06:59stade,
06:59ce qui m'a le plus frappé, ce n'est pas forcément les buts,
07:03la qualité technique, c'est l'intensité.
07:05Et c'est vraiment là où le Paris Saint-Germain, d'ailleurs, est exceptionnel.
07:08On s'est demandé pourquoi ils s'étaient écroulés en seconde période,
07:10c'est qu'ils étaient physiquement un peu cuits parce qu'ils ne sont pas encore prêts.
07:14Mais le nombre de mouvements sans ballon, c'est exceptionnel
07:17et la clé du football d'aujourd'hui, c'est les déplacements.
07:19Il a changé le football ou pas, Jérôme, depuis votre retraite ?
07:22Non, mais sincèrement.
07:23Quand on fait deuxième avec le PSG en 2003-2004, on gagne 16 matchs à zéro.
07:27Mais j'avais votre exemple.
07:29Il est ludique.
07:30Et ça, je pense que tu ne pourrais plus...
07:31Alors, pour deux raisons, ça a changé.
07:33Je vais essayer de faire vite.
07:34La première, c'est que les latéraux ont tout changé.
07:38En fait, quand tu parlais de ton lent tactique...
07:40Il va être content, Bernard Mendy, tiens.
07:42Pour le coup, Bernard était un précurseur.
07:44Pour le coup, Bernard était un précurseur.
07:45Bien sûr.
07:46Mais on a tendu vers ça.
07:48Et d'ailleurs, quand tu parles d'Achraf, Hakimi et de Mendes,
07:50quand on parle de dynamisme du jeu parisien, ça part beaucoup de...
07:53Bien sûr.
07:53Et deuxièmement, j'ai un exemple qui me vient.
07:55Tu as parlé des grosses équipes.
07:56Mais regardez les Vikings.
07:57Ils mettent trois buts au Bayern.
07:59Donc, même les petites équipes ont compris que c'est uniquement par le jeu
08:02que tu pourras gagner des points.
08:04Qui t'en prend de six.
08:05Qui t'en prend de six.
08:06T'as raison.
08:08Alors, ça marche ou pas.
08:09Ça marche ou pas.
08:09Mais leur philosophie, même aux petits, entre guillemets,
08:12c'est de se dire, si on ne peut pas jouer,
08:14si on ne joue pas, on en prendra six de toute façon.
08:16Mais au-delà du jeu offensif, peut-être que...
08:19Et c'est pour rejoindre ce que disait Jérôme.
08:22Sur la Ligue des Champions, il y a tout simplement peut-être le changement de formule.
08:24Qui a aussi désinhibé les équipes.
08:26C'est-à-dire, avant, vous avez six journées.
08:30Vous n'étiez pas sûr de vous qualifier pour le tour suivant.
08:32Là, vous avez une marge.
08:33Vous avez huit matchs.
08:34Au pire, vous êtes 23e.
08:36Vous pouvez jouer avec le feu.
08:37Mais 23e, 24e.
08:38Donc, ça peut permettre à des équipes qui n'avaient pas forcément,
08:41sur l'ancienne formule, envie de jouer, qui fermaient énormément.
08:44Eh bien, là, tu se lâches un peu plus.
08:46Je peux te poser une question ?
08:47Et juste, autre exemple sur la formule de la Ligue des Champions.
08:51Pour moi, ce qui a désinhibé aussi peut-être les équipes
08:53sur les matchs à élimination directe,
08:55c'est le fait qu'il n'y ait plus de buts à l'extérieur aussi.
08:58Je pense que ça ouvre encore plus le jeu qu'auparavant.
09:01Toi, Raph, qui gagne tous les Jeux et qui a une grande culture foot,
09:04est-ce que tu ne penses pas surtout que c'est Paris qui gagne
09:07et tout le monde veut copier le modèle parisien ?
09:09Aussi !
09:09Ça ouvre beaucoup.
09:09De toute façon, il y a des tendances qui sont faites.
09:11Comme quand on voulait cloter Guardiola.
09:12Quand il y avait le Catenaccio ou en tout cas,
09:15les Italiens, tout le monde voulait faire pareil.
09:16Bien sûr, c'est cyclique.
09:18Là, je pense qu'on sera tous d'accord avec vous.
09:20Pour une fois, Giovanni, vous faites l'unanimité.
09:22Et ça, c'est beau, Giovanni.
09:24Là, vous avez réussi votre émission, j'ai envie de vous dire.
09:26Attendez que Vara.
09:26Oui, le thème Vara arrive.
09:28Qu'est-ce qu'il y a, Charlotte ?
09:30Non.
09:30Je ne vous sens pas là.
09:31Vous étiez défenseur rugueuse, vous.
09:32Oui.
09:33Donc, le beau jeu, vous étiez plutôt là pour l'annuler.
09:35Oui, parce que j'étais défenseur et que j'avais tout le jeu devant moi.
09:38Mais l'analyse que j'ai aussi, c'est que je trouve
09:39qu'il y a moins de différences entre les joueurs maintenant.
09:41On est mieux préparé.
09:43La récupération, voilà.
09:44Il y a beaucoup plus de modernisation.
09:48C'est très dur à dire.
09:49Modernisation.
09:50Pardon.
09:50Et du coup, en fait, il y a beaucoup plus de risques
09:53parce que les joueurs, ils peuvent faire des courses à haute intensité
09:56même si ce n'est pas des spars,
09:57même s'ils n'ont pas une expérience folle.
09:59C'est des joueurs qui peuvent mettre de l'intensité.
10:01Après, tout dépend de l'entraîneur, de la façon dont il a envie de jouer.
10:03Et donc, heureusement qu'il y a ce spectacle-là
10:05et qu'on voit beaucoup plus de buts
10:06parce que moi, les matchs où c'était du handball,
10:08désolé, ils se sont...
10:09Oh, il y en a un tir !
10:11Oh, il y en a un tir !
10:13Il y en a un tir !
10:18C'est dur !
10:19C'était échéant !
10:21Le sport de gymnasie, là !
10:21Le sport de hangar, elle a dit.
10:22Mais non, c'était la manière de jouer, comme ça.
10:24Alors, on a eu le championnat.
10:26Oh, purée !
10:27Le sport de hangar, c'était vraiment raide, quand même.
10:29Allez-y, allez-y.
10:30Non, non, mais moi...
10:31Si, si, mais allez-y.
10:32Je sais, je rebondis, je vais rejoindre un peu Jérôme et Raph,
10:35c'est ce qui a été dit, c'est qu'aujourd'hui, quand même, l'ouverture
10:37et le fait...
10:38Il ne faut pas se mentir, aujourd'hui, il y a beaucoup plus de buts
10:40parce que la formule a changé
10:42et qu'il y a beaucoup plus de clubs.
10:43Donc, forcément, il y a beaucoup plus de buts,
10:45il y a beaucoup plus de spectacles,
10:46même si des petits clubs comme...
10:48Prétendus petits clubs comme Baudoublin, par exemple,
10:50qui ont mis trois buts au Bayern,
10:51mais qui, tu reviens dix ans en arrière,
10:54n'auraient jamais été qualifiés.
10:55C'est pas Baudou, ils ont battu l'Inter en jouant bien l'an dernier.
10:57Voilà, exactement.
10:58Mais c'est des clubs, il y a dix ans,
10:59ils n'auraient pas été en Ligue des Champions.
11:01Donc, il y a ça aussi, il y a cette ouverture
11:02qui fait qu'aujourd'hui, il y a beaucoup plus de buts,
11:05il y a beaucoup plus de buteurs.
11:06C'est pour ça aussi qu'un Yamal, un Kylian,
11:09ils battent aussi des records à un moment donné,
11:11assez rapidement, parce que ces matchs-là,
11:13si on fait un ratio par rapport à avant,
11:15il y avait moins de matchs,
11:16donc il y avait moins de possibilités.
11:16Mot de la fin, Alicia.
11:17Non, mais on parle de...
11:18Tu parlais de la mini Yamal,
11:19on parle de Désir Edoué.
11:20Non, non, t'inquiète pas,
11:21Jusman Dembélé, il y a aussi la recherche du beau geste,
11:24la recherche aussi des dribbles spectaculaires,
11:26de la finition, de la passe qui va bien.
11:29On est à l'ère du spectacle et du divertissement.
11:31Vous avez attiré la caméra,
11:31vous ne l'avez pas vue pendant que vous parliez,
11:33elle en était en plein d'endivertissement.
11:34Elle est arrivée sur vous, la caméra.
11:36Là, c'était Hollywood.
11:37C'était un gros plan.
11:38Ah là, vous êtes...
11:39Non, mais c'était étonnant, quoi.
11:40Ça collait avec votre beau spectaculaire.
11:43Ah ouais, c'était très bien.
11:43Écoutez, que le show poursuive.
11:45Alors, que le show poursuive.
11:51C'était incroyable.
11:53Merci Romain Ramp.
11:55Et puis, quand on parle de show,
11:56c'est S-H-O-W-C-H-A-U-D.
11:59Voici Tom Cheravino, c'est sans abonnement.