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  • il y a 2 minutes
Selon l'entourage du ministre de l'Intérieur, 250 actions sont envisagées et une soixantaine de manifestations sont en cours de structuration en France pour la journée de mobilisation du 17 octobre.

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Transcription
00:00Est-ce qu'on doit craindre ce 17 octobre, Charles Consigny ?
00:02Moi, je n'en sais rien. Je ne suis pas aux renseignements généraux.
00:06J'ai le sentiment que les principaux qui vont être de sortie
00:11vont quand même être plutôt des gens qui viennent pour en découdre
00:14et pas forcément ceux qui viennent pour manifester,
00:18pour demander des choses de manière pacifique.
00:23Et donc, on a le sentiment qu'on attend plutôt une espèce de journée
00:26un peu comme certaines journées des gilets jaunes qui étaient assez violentes
00:31qu'une journée de manifestation classique.
00:34Donc, vous craignez la violence plutôt ?
00:37Oui, mais après, peut-être que je suis complètement aux fraises.
00:41Non, mais les policiers aussi.
00:42Je ne crains pas une révolution.
00:43Les policiers aussi, visiteur.
00:44Non, non, mais ce que je veux dire, c'est que je crains la violence,
00:46mais je ne pense pas non plus que la République va tomber ce week-end.
00:51Selon les policiers, c'est entre 50 000 et 100 000 personnes en France.
00:55Sur Paris, ils ne se donnent pas de chiffres.
00:57Avec peut-être une convergence des luttes ?
00:59Alors, bon, convergence des luttes, ça veut dire qu'il y a un accord conscient
01:05de chacune des mobilisations.
01:08Et je ne suis pas certaine que l'accord soit véritablement conscient.
01:11Ou plus exactement, on pourrait dire que s'il y a une convergence,
01:15au fond, elle se fait face à un refus du gouvernement depuis maintenant 10 ans
01:20de répondre aux revendications, que ce soit les revendications des pompiers,
01:26que ce soit sur les revendications des infirmières.
01:30Et là, on le voit, c'est les revendications des lycéens et des collégiens.
01:34Ils ont répondu sur le remplacement des profs.
01:35Oui, enfin, d'abord, un, ce n'est pas encore mis en place,
01:38et deux, c'est de l'affichage.
01:40Donc, si vous voulez, au fond, on peut dire que s'il y a une convergence,
01:44d'abord, je ne dirais pas que c'est une convergence de lutte,
01:45je dirais que c'est une convergence de...
01:47De colère ?
01:47Non, de manifestations.
01:49Et un gouvernement démocratique, qui n'a pas peur de son peuple,
01:53ne devrait pas craindre ce 17 octobre.
01:56Il devrait pouvoir l'accueillir.
01:58Alors, c'est vrai que...
01:58Vous avez dit ce qu'a dit Sébastien Lecornu,
02:00le problème, c'est que toutes ces manifestations se terminent en violences urbaines.
02:03Non, mais alors, d'abord, toutes, enfin, je ne sais pas si toutes se terminent en violences urbaines,
02:06mais il faut bien voir qu'à partir du moment où vous avez un gouvernement
02:10qui est sourd aux revendications absolument légitimes des lycéens
02:14sur les professeurs, sur Parcoursup, sur l'état des classes,
02:19eh bien, il y a un moment où vous pouvez avoir de la violence.
02:23Pour forcément donner raison aux lycéens ?
02:24Non, non, par ailleurs, par ailleurs, la violence, si vous voulez,
02:27il y a quand même...
02:28Enfin, moi, je suis allée dans les cortèges,
02:30et peut-être que vous y avez été, Charles,
02:32mais c'est très...
02:33Globalement, c'est extrêmement joyeux, c'est très jeune.
02:36C'est souvent en fin de manif.
02:38Ça donne énormément d'énergie, c'est très vivant,
02:42et on a l'impression vraiment de quelque chose de vivant
02:44face à un gouvernement qui est mort,
02:46qui est droit dans ses bottes,
02:47qui ne bouge pas d'un iota.
02:48Il est mourant, peut-être, parce que dans quelques temps,
02:50il va s'appuyer.
02:50Oui, je dis mort, c'est un mort vivant, si vous voulez.
02:53Comment ?
02:53Comment ?
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