00:00Et en fait, c'est insupportable pour beaucoup de Français et les policiers sont des Français comme les autres.
00:04Et ça dit beaucoup, et vous le décrivez avec vos mots, la colère qui gronde dans nos rangs.
00:11Je veux dire, on a près d'un millier de policiers qui ont été blessés dans le cadre de ces
00:15mouvements,
00:16qui peut-être n'auraient jamais eu lieu si on avait eu un gouvernement en mesure d'apporter des réponses
00:22sociales et économiques à des revendications qui sont légitimes.
00:25Moi, je ne suis pas tombée dans le syndicalisme tard, je suis arrivée très tôt dans les mouvements syndicaux.
00:30En 1998, je manifestais en tant que lycéenne et on revendiquait déjà la même chose.
00:34Alors oui, avec des méthodes moins violentes, on arrivait à réunir, malgré l'absence des réseaux sociaux, 200 000 lycéens
00:39dans les rues.
00:40On se chauffait entre nous, on allait dans les rues, on revendiquait.
00:43Mais à l'époque, on était entendus.
00:45À l'époque, on avait fait reculer M. Alec, on avait réussi à obtenir des moyens.
00:48On était reçus et on nous parlait.
00:50Aujourd'hui, depuis 10 ans, on a tué les corps intermédiaires.
00:54Quand vous entendez le président de la République, vous savez, il y a quelques années qui disent
00:57qu'ils viennent me chercher à l'Élysée, qui a tué le dialogue social,
01:00qui a tué tous ces corps intermédiaires dont nous faisons partie
01:03pour ensuite se retrouver avec une France à feu et à sang.
01:07Et à la fin, qui nous envoyons ?
01:09Les policiers.
01:10Et régler des problèmes économiques et sociaux.
01:11C'est exactement l'histoire des Gilets jaunes.
01:13C'est ce qu'on retrouve aujourd'hui.
01:14Et avec derrière, des réponses judiciaires qui ne sont pas à la hauteur.
01:17Finalement, tout lâche, tout flanche.
01:24Merci.