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  • il y a 27 minutes
La déforestation a ralenti dans le monde l’année dernière, mais pas en Afrique.

C’est le constat d’une étude menée par une ONG environnementale, qui précise que l’exploitation des matières premières agricoles et minières demeure l’une des principales causes de ce phénomène.

En parallèle, les inondations se multiplient depuis plusieurs semaines. À Dakar, des bâtiments submergés, notamment des centres de santé, paralysent le quotidien des habitants.

Explications avec Kenza Alaoui.

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Transcription
00:00La boue a remplacé les couloirs propres, les seringues jongent le sol et les dossiers médicaux sèchent à l'air
00:07libre.
00:07Au centre de santé Philippe Senghor, dans le quartier de Yof à Dakar,
00:11les inondations ont laissé des traces jusque dans les salles de mammographie, de radiologie et de laboratoire.
00:17En l'espace d'une semaine, deux crues ont submergé l'établissement, avec près de 2 mètres d'eau dans
00:23certaines pièces.
00:25Du jamais vu, pour la médecin adjointe en poste depuis 2013.
00:28Ce n'est pas quelque chose d'inhabituel, on a l'habitude malheureusement d'être inondés,
00:34mais quand même que tous les services soient touchés, c'est la première fois.
00:39Moi je suis à Philippe Senghor depuis 2013, et la nuit du lundi, du dimanche au lundi,
00:46ça a été vraiment la première à avoir de l'eau à presque 2 mètres,
00:50noyant tous les services, tout le matériel, ça c'est une première.
00:54Au-delà des dégâts matériels, ce sont aussi les données médicales qui ont été emportées par les eaux,
01:00registres et dossiers de patients, notamment ceux suivis pour la tuberculose.
01:05Impossible pour une grande partie de récupérer ces informations.
01:09Ce qui impacte le plus, c'est les pertes des données, les registres, les dossiers de malades.
01:16Tout est sous l'eau, rien n'est récupérable, et ça, quel que soit le programme,
01:22que ce soit au niveau de la maternité, la pédiatrie, au niveau du PNT,
01:27c'est-à-dire les malades tuberculeux, les malades VIH suivis ici,
01:32les dossiers de la médecine générale, que ce soit le palud ou autre pathologie,
01:37toutes les données ont été perdues.
01:40Parce que les registres sont mouillés, les dossiers sont mouillés,
01:43on a essayé quand même de temps au peu, d'essayer de les faire sécher pour pouvoir les récupérer,
01:49mais pas possible, parce qu'en une semaine, on a eu deux inondations,
01:54une de deux mètres, une autre de deux mètres, c'est très compliqué.
01:59Le centre, qui accueillait près de 400 patients par jour
02:02et assurait environ 600 accouchements par mois, a suspendu ces activités.
02:06Des inondations qui rappellent la vulnérabilité des infrastructures
02:10face à des épisodes de pluie extrême,
02:13dont l'intensification est favorisée par le changement climatique.

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