00:00Déjà, au regard des informations qui nous sont remontées dans la matinée,
00:03ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen.
00:07Là, on a un mouvement de violence urbaine,
00:10dont d'ailleurs l'intensité de la violence a encore augmenté ces derniers jours.
00:16Singulièrement en zone urbaine précise, Paris, Créteil, Lyon,
00:21quelques points disséminés sur le territoire,
00:23et dans lesquels il y a pour le coup un appel de violence
00:27qui est absolument épouvantable.
00:29Ce matin, autant que ces derniers jours,
00:32des tirs de mortiers avaient lieu de la rue vers les lycées,
00:35on a même eu des intrusions de personnes
00:38qui sont allées tirer aux mortiers dans les lycées.
00:42Je pense que maintenant, les mots,
00:43j'invite aussi la classe médiatique à être techniquement précis
00:47dans les mots qu'on emploie, ce n'est pas un mouvement lycéen.
00:49C'est faire injure d'ailleurs aux lycéens
00:52qui ont voulu témoigner une angoisse, un mécontentement
00:54ou demander des choses au gouvernement ou aux conseils régionaux.
00:58Il faut vraiment faire la part des choses
01:00entre les violences urbaines,
01:03qui ne trouvent pas de cadre légal et d'acceptation,
01:06par définition, d'un cadre de revendication.
01:08Donc ça, il faut le faire parce que ça serait aussi
01:10jeter l'opprobre sur les lycéennes et les lycéens
01:13qui ont exprimé un mécontentement.
01:16Donc voilà, il faut le dire, je l'ai dit hier au Sénat,
01:19on a globalement quelque chose comme 200 lycées
01:22sur les 3 700 que compte le pays,
01:24dans lequel il y a une violence qui s'enquisse,
01:26qui n'est pas d'ailleurs toujours une violence
01:27qui vient des lycéens ou de jeunes,
01:30de gens qui sont du lycée concernés,
01:32mais qui viennent évidemment de l'extérieur.
01:34Donc ça, malheureusement, c'est un problème d'ordre public.
01:37Est-ce qu'en même temps, il faut oublier les revendications
01:41des lycéennes et des lycéens de France ?
01:42Non. Et d'ailleurs, on est à 92 ou 93 000 contributions
01:46sur la plateforme.
01:48Vous avez vu hier qu'on a commencé à faire un certain nombre d'annonces
01:51sur les réponses que l'on peut donner.
01:53On va saisir les conseils régionaux
01:54parce que beaucoup de questions bâtimentaires
01:57qui méritent d'ailleurs d'être objectivées
01:58parce que tout ça, il n'y a pas un lycée
02:00qui ressemble plus à un autre.
02:02Donc il faut aussi territorialiser tout ça.
02:04Le ministre est revenu sur la question des remplacements.
02:08J'ai ouvert moi-même un débat sur la question
02:10du nombre de professeurs au regard de la chute
02:12du nombre d'élèves, c'est-à-dire au fond,
02:13le débat démographique.
02:14C'est un beau débat politique qui dépasse d'ailleurs,
02:17à mon avis, les semaines qui viennent.
02:19C'est pratiquement un débat de présidentielle,
02:20la démographie.
02:21Retraite, assurance, maladie, de l'autre côté, école.
02:24Donc non, moi, je reste évidemment très ouvert à ça.
02:28Ensuite, samedi.
02:29Je le rappelle parce que parfois sur les réseaux sociaux,
02:31on voit des choses un peu curieuses,
02:32parfois aussi d'ailleurs dans les médias.
02:35C'est une démocratie.
02:36Donc il y a un cadre de droit qui protège justement
02:39les citoyennes et les citoyens lorsqu'ils veulent exprimer
02:42un mécontentement.
02:43C'est vrai du droit de grève.
02:44C'est vrai du droit de manifester.
02:47Donc par définition, un certain nombre de mouvements,
02:50la France insoumise, le nouveau parti anticapitaliste,
02:54le syndicat, la CGT, ont commencé à rentrer en contact
02:57avec les préfectures, notamment à Paris,
02:59pour faire des déclarations de manifestation.
03:02Mais c'est bien leur droit.
03:03Et d'ailleurs, même si je ne suis pas d'accord avec eux,
03:06je me battrai jusqu'au bout, comme dirait l'autre,
03:08pour qu'ils aient toujours ce droit.
03:09Sous-titrage Société Radio-Canada
03:11Sous-titrage Société Radio-Canada
03:13Sous-titrage Société Radio-Canada