00:00Estimez-vous que l'État vous a envoyé au casse-pip ?
00:04Mais c'est exactement ce qui se passe, mais d'une façon ou d'autre les chiffres le prouvent déjà.
00:07Donc les avocats travaillent évidemment sur la plainte, il y aura deux volets, un civil, un pénal,
00:11ça c'est les avocats et c'est pas mon rôle à moi.
00:14Ce qui se passe c'est que vous avez quasiment 1000 collègues blessés.
00:171000 collègues blessés et vous êtes à quasiment 9000 interpellations, on va arriver bientôt à 10 000.
00:221000 collègues blessés dans une situation comme celle-ci, même si la situation a jamais été aussi dangereuse,
00:26c'est qu'il s'est passé quelque chose.
00:28Et bien qu'est-ce qui s'est passé ? C'est qu'il y a eu des ordres et
00:30contre-ordres.
00:31Il y a eu des injonctions contradictoires.
00:33C'est-à-dire que vous avez un ministre de l'Intérieur qui en est fait,
00:36et il l'a dit d'ailleurs dernièrement encore, il fait des télégrammes en expliquant la situation,
00:40en demandant aux forces de l'ordre de réagir,
00:42mais vous avez une hiérarchie de l'administration qui fait en sorte de nous interdire
00:47de pouvoir se protéger et protéger les citoyens.
00:50C'est-à-dire que ça passe par quoi ?
00:51Quand vous dites on nous interdit de nous protéger, ça veut dire quoi ?
00:54Vous avez reçu quel type d'ordre ou de contre-ordre ?
00:57Très très simple, quel que soit, et c'est dans toute la France,
00:59et j'ai des exemples partout, des témoignages et des écrits bien entendu,
01:02parce que sinon on ne pourrait pas faire une plainte.
01:04Ce qui se passe, c'est que vous avez des armes intermédiaires.
01:07Les armes intermédiaires, qu'est-ce qu'elles permettent ?
01:08Elles permettent de garder à distance les émeutiers,
01:11afin qu'ils évitent évidemment d'avancer et de continuer de piller, vandaliser.
01:15Ces armes intermédiaires ont été interdites d'utilisation.