00:00Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel.
00:05Monsieur Ferrand ne démissionnera pas, sans doute, mais les arguments de Madame Le Pen méritent d'être entendus.
00:11Richard Ferrand a pris position contre un projet politique de Marine Le Pen qui souhaite interroger le peuple
00:16via un référendum sur un changement de la Constitution.
00:20Ce projet n'a pas été soumis encore au Conseil constitutionnel.
00:24Est-ce que Richard Ferrand a contrevenu à son obligation de neutralité ?
00:30La réponse est oui.
00:31Est-ce qu'il a enfreint une règle qui interdit à un membre du Conseil de s'exprimer alors que
00:36le Conseil n'a pas été saisi ?
00:38La réponse est encore oui.
00:40Richard Ferrand illustre sur ce sujet l'amaturisme qui aura marqué durant dix ans la Macronie.
00:46Il est devenu un personnage important de l'État lorsqu'il est monté dans le train d'Emmanuel Macron.
00:51Avant cela, au Parti Socialiste entre 1980 et 2016, il fut longtemps en retrait.
00:57Il est inutile d'évoquer la triste affaire des mutuelles de Bretagne que Richard Ferrand dirigeait en 2011.
01:04La compagne de Richard Ferrand avait acheté un bien immobilier qui fut loué aux mutuelles de Bretagne,
01:10dont Richard Ferrand était alors le directeur général entre 1998 et 2012.
01:15Je passe sur les travaux importants engagés par les mutuelles pour rénover ce bien.
01:20mis en examen en 2019, les poursuites sont déclarées prescrites.
01:25En 2022, par la Cour de cassation, sans décision sur le fond de l'affaire.
01:30C'est aujourd'hui cet homme qui ne souhaite pas que les Français soient consultés sur un sujet aussi important.
01:36En Macronie, il existe parfois certaines indulgences.
01:40Merci.
01:41Merci.
01:42Merci.
01:43Merci.
01:45Merci.