00:00Et presque 8 parents sur 10 se déclarent anxieux.
00:02Mais comment ne pas s'inquiéter pour nos enfants ?
00:05Pour vous, Parcoursup serait un simple outil qui suffirait d'ajuster.
00:09Parcoursup est une machine à trisocial et raciste qui discrimine.
00:12Selon le nom que l'on porte, le lycée d'où l'on vient,
00:15on n'a pas les mêmes chances d'accéder aux études de son choix.
00:17Comment croire en la promesse républicaine d'égalité des chances ?
00:21Bien sûr qu'on peut supprimer Parcoursup, ça ne veut pas dire le néant.
00:24On peut garder une plateforme de centralisation des candidatures
00:27où les formations disponibles sont lisibles.
00:29Et surtout, créer 250 000 places dans les universités
00:32pour tous ceux qu'on laisse aujourd'hui sur le carreau.
00:34C'est ce que les pancartes des lycéens demandent.
00:37Abroger Parcoursup, ça veut dire qu'on ne sélectionne plus.
00:39Qu'un jeune de 18 ans ne sera pas obligé d'aller à l'autre bout du pays,
00:43faute d'une place près de chez lui.
00:44Qu'en première, même avec 12 de moyenne,
00:46les lycéens ne seront pas obligés de redoubler
00:48pour espérer accéder à la filière qui les intéresse.
00:51Supprimer la sélection, c'est considérer le savoir
00:53comme une ressource universelle qui se partage.
00:56C'est comprendre que la démocratie a besoin d'un peuple éduqué et émancipé.
01:00C'est former massivement les professionnels
01:02pour répondre aux grands enjeux écologiques, économiques et démocratiques face à nous.
01:06Monsieur le ministre, plus personne ne défend Parcoursup,
01:09pas même vos propres députés.
01:10Vous êtes seul.
01:11Votre politique n'est plus protégée que par les matraques,
01:14les LBD, les gardes à vue abusives
01:16et la peur que vous cherchez à instiller dans le pays.
01:19Tous ceux qui ont des enfants concernés,
01:21tous ceux que votre système violente,
01:23les pompiers, les blouses blanches, les facteurs,
01:24les enseignants rejoignent les lycéens et les étudiants.
01:27Et le 17 octobre, vous en aurez la démonstration.
01:30Et le peuple aura à ses côtés la France insoumise.
01:33Merci, madame la députée.
01:36La parole est à monsieur Philippe Baptiste,
01:39ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
01:42Merci, madame la présidente.
01:45Merci.
01:46Madame la députée Marie Messmer,
01:48merci beaucoup pour cette question.
01:51Je voudrais rétablir quelques faits.
01:53Vous dites que Parcoursup, aujourd'hui, effectue un tri social.
01:59C'est totalement faux.
02:02Ce sont, depuis la création de Parcoursup,
02:05150 000 jeunes boursiers
02:08qui ont eu le vœu de leur choix
02:11alors qu'ils ne l'auraient pas eu autrement.
02:14Cette priorité aux boursiers n'existait pas préalablement.
02:17Avant Parcoursup, à la même époque,
02:20il y avait à peu près 5 000 étudiants,
02:23ou plutôt bacheliers,
02:24qui n'avaient pas de place.
02:25Nous en avions l'an dernier 34.
02:29Excusez-moi, vos chiffres sont totalement faux.
02:32C'est une mauvaise foi complète.
02:34Les étudiants qui ont voulu poursuivre leurs études
02:38et qui n'ont pas eu de place
02:39en commission d'accès à l'enseignement supérieur,
02:42c'était l'an dernier 34 personnes.
02:45Donc il faut arrêter de raconter, pardon,
02:48excusez-moi, des contre-vérités.
02:50Je veux dire, Parcoursup,
02:51c'est le contraire du trisocial.
02:53Il n'y a jamais eu autant de bacheliers d'Île-de-France
02:57qui aujourd'hui étudient au centre de Paris.
03:01Tout cela...
03:02Mais comment ça, c'est pas vrai, monsieur le député ?
03:04Excusez-moi, c'est la vérité la plus stricte.
03:06Donc, je pense que...
03:08Allez, s'il vous plaît.
03:09Pardon ?
03:09Monsieur, dame, s'il vous plaît.
03:11Voilà.
03:11Merci beaucoup.
03:15Merci.
03:15Merci beaucoup, monsieur le ministre.
03:18Allez, un peu de silence, s'il vous plaît.
03:20La parole est à...
03:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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