Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 semaines
Ce mardi, lors des questions au gouvernement, le ton est monté entre la députée LFI Marie Mesmeur et le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste au sujet de Parcoursup. 

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et presque 8 parents sur 10 se déclarent anxieux.
00:02Mais comment ne pas s'inquiéter pour nos enfants ?
00:05Pour vous, Parcoursup serait un simple outil qui suffirait d'ajuster.
00:09Parcoursup est une machine à trisocial et raciste qui discrimine.
00:12Selon le nom que l'on porte, le lycée d'où l'on vient,
00:15on n'a pas les mêmes chances d'accéder aux études de son choix.
00:17Comment croire en la promesse républicaine d'égalité des chances ?
00:21Bien sûr qu'on peut supprimer Parcoursup, ça ne veut pas dire le néant.
00:24On peut garder une plateforme de centralisation des candidatures
00:27où les formations disponibles sont lisibles.
00:29Et surtout, créer 250 000 places dans les universités
00:32pour tous ceux qu'on laisse aujourd'hui sur le carreau.
00:34C'est ce que les pancartes des lycéens demandent.
00:37Abroger Parcoursup, ça veut dire qu'on ne sélectionne plus.
00:39Qu'un jeune de 18 ans ne sera pas obligé d'aller à l'autre bout du pays,
00:43faute d'une place près de chez lui.
00:44Qu'en première, même avec 12 de moyenne,
00:46les lycéens ne seront pas obligés de redoubler
00:48pour espérer accéder à la filière qui les intéresse.
00:51Supprimer la sélection, c'est considérer le savoir
00:53comme une ressource universelle qui se partage.
00:56C'est comprendre que la démocratie a besoin d'un peuple éduqué et émancipé.
01:00C'est former massivement les professionnels
01:02pour répondre aux grands enjeux écologiques, économiques et démocratiques face à nous.
01:06Monsieur le ministre, plus personne ne défend Parcoursup,
01:09pas même vos propres députés.
01:10Vous êtes seul.
01:11Votre politique n'est plus protégée que par les matraques,
01:14les LBD, les gardes à vue abusives
01:16et la peur que vous cherchez à instiller dans le pays.
01:19Tous ceux qui ont des enfants concernés,
01:21tous ceux que votre système violente,
01:23les pompiers, les blouses blanches, les facteurs,
01:24les enseignants rejoignent les lycéens et les étudiants.
01:27Et le 17 octobre, vous en aurez la démonstration.
01:30Et le peuple aura à ses côtés la France insoumise.
01:33Merci, madame la députée.
01:36La parole est à monsieur Philippe Baptiste,
01:39ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
01:42Merci, madame la présidente.
01:45Merci.
01:46Madame la députée Marie Messmer,
01:48merci beaucoup pour cette question.
01:51Je voudrais rétablir quelques faits.
01:53Vous dites que Parcoursup, aujourd'hui, effectue un tri social.
01:59C'est totalement faux.
02:02Ce sont, depuis la création de Parcoursup,
02:05150 000 jeunes boursiers
02:08qui ont eu le vœu de leur choix
02:11alors qu'ils ne l'auraient pas eu autrement.
02:14Cette priorité aux boursiers n'existait pas préalablement.
02:17Avant Parcoursup, à la même époque,
02:20il y avait à peu près 5 000 étudiants,
02:23ou plutôt bacheliers,
02:24qui n'avaient pas de place.
02:25Nous en avions l'an dernier 34.
02:29Excusez-moi, vos chiffres sont totalement faux.
02:32C'est une mauvaise foi complète.
02:34Les étudiants qui ont voulu poursuivre leurs études
02:38et qui n'ont pas eu de place
02:39en commission d'accès à l'enseignement supérieur,
02:42c'était l'an dernier 34 personnes.
02:45Donc il faut arrêter de raconter, pardon,
02:48excusez-moi, des contre-vérités.
02:50Je veux dire, Parcoursup,
02:51c'est le contraire du trisocial.
02:53Il n'y a jamais eu autant de bacheliers d'Île-de-France
02:57qui aujourd'hui étudient au centre de Paris.
03:01Tout cela...
03:02Mais comment ça, c'est pas vrai, monsieur le député ?
03:04Excusez-moi, c'est la vérité la plus stricte.
03:06Donc, je pense que...
03:08Allez, s'il vous plaît.
03:09Pardon ?
03:09Monsieur, dame, s'il vous plaît.
03:11Voilà.
03:11Merci beaucoup.
03:15Merci.
03:15Merci beaucoup, monsieur le ministre.
03:18Allez, un peu de silence, s'il vous plaît.
03:20La parole est à...
03:21Sous-titrage Société Radio-Canada
03:23Sous-titrage Société Radio-Canada
03:26...
03:26...
03:26...

Recommandations