00:05Musique
00:15Allez, on marche tranquille, on essaye de bien déplier les pieds,
00:19allez, on essaye de lever, on barre, voilà, comme si vous courriez, hop, en souplesse, tranquillement.
00:27Nous sommes à Saint-Quai-Port-Trieux, c'est un petit port situé pas loin de la ville de Saint
00:32-Brieuc.
00:32Moi, l'idée, en créant ce séjour, c'est vraiment de donner envie aux personnes de créer des projets comme
00:39ça, inclusifs, en fait, autour du tennis de table.
00:42Hop là, vous faites ça souplement, tranquillement.
00:45J'ai été entraîneur, éducateur sportif sur un département, donc ça a été mon métier pendant de nombreuses années.
00:51Et après, je me suis un petit peu retirée du milieu du ping-pong pendant une petite dizaine d'années.
00:57J'avais dit que plus jamais je mettrai les pieds dans une salle de ping-pong.
01:00La découverte du sport santé a donné, je crois, du sens à ce que j'avais envie de refaire,
01:05et puis m'impliquer dans le milieu du sport et du tennis de table.
01:07Et puis, quand on est en retraite, il faut bouger.
01:12Alors, le public qui est venu au stage, c'est essentiellement des parkinsoniens,
01:17mais il y a aussi des personnes qui ont des handicaps, par exemple, moteurs.
01:21Et puis, il y a une personne qui a des problèmes cardiaques.
01:23Mais l'idée, c'est d'ouvrir un peu à toutes ces personnes qui n'ont pas accès forcément à
01:29la pratique dans les clubs.
01:31Et ils ont une grosse envie d'apprendre, de progresser.
01:34Et c'est surtout l'ambiance, l'ambiance que je retiens, qui est très conviviale, qui est très chaleureuse.
01:41Et cette envie de s'amuser aussi, d'oublier la maladie, en fait.
01:47On va travailler notre visuel.
01:50Pourquoi ? Les yeux.
01:51Parce que ça va permettre de monter notre niveau de concentration, tout simplement.
01:57Et c'est hyper important, parce que souvent, quand on a des maladies comme la vôtre,
02:02on perd l'amplitude de la vue.
02:04Souvent, quand on épongiste, on arrive à la table et puis on joue.
02:09Et en fait, là, il y a des échauffements, il y a des exercices de coordination, de proprioception.
02:16Notamment ce matin, moi, j'ai fait faire un exercice sur la mobilité visuelle,
02:22donc des yeux, pour permettre justement une meilleure concentration à la table.
02:29Et les gens ne connaissaient pas, donc c'était une découverte pour eux.
02:32Et c'est ça qui est génial, parce qu'on a appris plein de choses.
02:36Moi aussi, j'ai appris beaucoup de choses à travers eux, à travers les encadrants aussi,
02:40parce qu'on a tous nos méthodes de travail.
02:42Et c'était vraiment aussi ce partage-là qui était intéressant.
02:45Ben oui, on est bon.
02:48Je n'en reviens pas.
02:49Je suis contente d'essayer, parce que ça fait très longtemps.
02:53J'aimais beaucoup le ping-pong.
02:56Il y a 20 ans, j'en faisais.
02:58Mais je n'en ai pas fait depuis, parce que je n'ai pas l'occasion de jouer.
03:02Donc j'ai sauté sur l'occasion pour venir à ce stage de trois jours
03:06et je pourrais voir si je pouvais encore jouer au bing-pong.
03:09J'ai aussi appris un exercice pour les yeux.
03:13Puis Agnès nous a bien expliqué, et qui pour moi est très important,
03:17parce qu'avec la maladie de Parkinson, quand je me concentre trop,
03:21tout d'un coup je bug et ma vue se brouillent.
03:24Et donc il faut vraiment que je travaille les yeux pour décrisper tout ça.
03:31Donc je repars.
03:32J'ai fait du ping-pong, mais je repars avec un exercice,
03:35surtout pour les yeux.
03:37Je ne me souviens pas du tout d'avoir investi une certaine somme d'argent,
03:40parce que c'est un coût quand même.
03:42Et puis maintenant que je suis toute seule, c'est vrai que voilà.
03:44Mais ça permet aussi d'avoir des connaissances avec d'autres personnes
03:48et de rencontrer du monde socialement.
03:54Sur ces séances, on prend en compte plus l'individu que le collectif.
03:57Et donc on va faire en fonction de chacun, de leur rythme, de leur capacité.
04:02Ils sont très fatigables, donc on leur fait souvent des pauses s'ils ont besoin.
04:06Voilà, on est à l'écoute du public en fait.
04:08On est parti sur deux séances par jour,
04:11en leur disant que c'était optionnel la deuxième séance,
04:14selon leur forme du jour.
04:15Et puis des activités annexes.
04:17J'ai loué un gîte où ils se retrouvent pour faire des ateliers cuisine.
04:22Tout ce qui est convivialité, apéritif, repas, voilà, balade à la plage.
04:27Donc certains ne connaissent pas le coin, donc ils viennent découvrir aussi
04:32Cinquié Portrieux, c'est l'idée aussi.
04:34J'ai un traque à la santé de...
04:36Et l'enpille !
04:37Et l'enpille !
04:40Et à votre santé aussi !
04:41À la mort !
04:43À la mort !
04:44Et à la mort, j'ai du séjour !
04:46En fait Chantal m'en a parlé et moi j'ai tout de suite accroché au projet.
04:49C'est vrai que c'est un public que de base on ne connaît pas du tout.
04:51Et puis ça me touche dans le sens où c'est quand même des gens qui, malheureusement, n'ont pas
04:55forcément l'accès au sport dans la vie de tous les jours.
04:58Et donc là, quand Chantal m'a parlé de ça, je me suis dit, bah top en fait, parce qu
05:00'on va pouvoir peut-être les aider aussi à faire quelque chose de nouveau.
05:04Et puis outre ça, même si, outre le sport, c'est aussi une ambiance, quelque chose de convivial.
05:11Et c'est surtout ça qu'on recherchait aujourd'hui aussi.
05:13Il faut que tu fermes un peu plus la raquette.
05:15Ok ? Comme ça, la balle sera plus basse.
05:20Personnellement, j'étais un petit peu, j'appréhendais en disant, c'est des malades, peut-être que la nourriture, parce
05:26que là, l'approche est complètement un petit peu au niveau pédagogique.
05:30On participe à la vie active, faire la vaisselle, préparer la cuisine, même si les aidants nous donnent un coup
05:35de main.
05:35C'est aussi un répit pour les aidants, même s'ils ne viennent pas là, on s'occupe de leurs
05:40conjoints ou de leurs conjointes.
05:42J'ai commencé à être éducatrice à 20 ans, donc j'étais plus axée sur la performance.
05:48Mais maintenant, je préfère développer le tennis de table pour les publics un peu fragiles, on va dire.
05:56Ça me motive, ouais.
05:57L'idée, c'est de pérenniser ce type de projet, ouais.
06:00J'aimerais bien le reproduire chaque année, en fait, que ce soit ici ou ailleurs.
06:07Quand on accueille ce genre de public dans un club, c'est aussi de lui laisser de la place, c
06:11'est aussi de l'accueillir, même s'il n'y a pas forcément une section sport santé,
06:15parce qu'on est parfois, ils ne sont pas assez nombreux pour développer une section sport santé dans un club,
06:22et c'est de leur laisser de la place en loisirs.
06:23J'ai un cas dans mon club où la personne n'a pas pu s'adapter dans les loisirs parce
06:29qu'elle ne jouait pas assez bien.
06:30Donc les gens ne voulaient pas jouer avec elle.
06:33Et je trouve ça dommage parce que c'est des gens qui apportent tellement, ils ont tellement cette richesse de
06:37l'échange, du partage.
06:41Ils ont plein de choses à nous apprendre.
06:43Pendant ces trois jours, j'ai appris plein de choses.
06:45Et c'est dommage de ne pas leur laisser la place, de jouer avec eux.
06:49D'accord, le niveau n'est peut-être pas là, mais on s'en fiche, derrière c'est d'un
06:53rayon de soleil.
06:54Sous-titrage Société Radio-Canada
06:56Je sais, si mais ça l'aime !
07:00Sous-titrage Société Radio-Canada
07:01Merci.