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00:00L'union, face à des forces de la division, elles sont en cours les forces de la division,
00:04elles sont là, qui ont envie de nous fracturer, soit entre générations, soit entre territoires,
00:11soit entre urbains et ruraux, ou entre ceux qui pensent ainsi ou ceux qui pensent autrement.
00:18Face à des forces de la division, la France ne s'en sortira que par une union plus forte et
00:25au plus haut niveau.
00:25Et dans cette union-là, c'est quand même l'union de ceux qui agissent, c'est-à-dire l
00:31'État et les collectivités locales,
00:33ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas changer aussi un certain nombre d'institutions locales ou d
00:37'institutions nationales,
00:38mais on a besoin de cette union-là. Alors ce n'est pas l'union nationale, ce n'est pas
00:42l'union sacrée,
00:43mais enfin très franchement, dans l'État où nous en sommes, il faut appeler à cette union,
00:47parce que sinon, c'est les forces de division qui l'emporteront.
00:52Merci François Hollande. Alors pas l'union sacrée, pas l'union nationale, vous avez une formule pour l'union que
01:00vous réclamez ?
01:02J'avais appelé ça l'union sacrée. L'union sacrée, ça rapporte, ça rappelle pour ceux qui ont de la
01:06mémoire,
01:07l'union sacrée pendant les périodes de conflits, de guerres. L'union sacrée, c'était pendant la Première Guerre mondiale.
01:14Chaurès n'avait pas pu empêcher la guerre, donc il y avait... Je ne suis pas sûr qu'il pouvait
01:18d'ailleurs le faire,
01:19mais enfin il a été assassiné avant. Mais l'union sacrée, c'est parce que nous sommes devant une épreuve.
01:26Je ne dis pas une guerre, mais enfin quand même. Il y a quelque chose qui s'en rapporte.
01:30Vous craignez ?
01:31Non, mais je ne parle pas de la guerre...
01:32Pré-insurrection en France ?
01:34Non, je ne parle même pas de la guerre civile intérieure. Je parle de toutes les épreuves que nous avons
01:39devant nous.
01:39Il y a quand même deux guerres autour de nous.
01:41Il y a un président des Etats-Unis qui est quand même très particulier et qui préfère aider Poutine plutôt
01:49que Zelensky,
01:50qui préfère acheter du gazole. Nous, on vide les stocks stratégiques.
01:54Lui, il va chercher le diesel en Russie.
01:59Et on a quand même une Chine qui a des prétentions de devenir la première puissance du monde.
02:05Bon, alors, face à ces épreuves, sans compter ce qui se passe à l'intérieur, il faut quand même qu
02:12'on se mette ensemble.
02:13Parce que sinon, on n'y pas viendra. L'union, je l'ai dit, elle est en France, mais c
02:17'est aussi l'union en Europe.
02:19Et ceux qui n'aiment pas l'Europe, il y en a beaucoup quand même qui n'aiment pas l
02:21'Europe,
02:23de leur dire vous allez quitter l'Europe ? Vous allez sortir de l'Europe ?
02:26Il n'y a plus beaucoup qui se réclament de la sortie de l'Europe.
02:29Il y a même les Anglais qui veulent revenir, c'est vous dire.
02:31On ne va pas les accueillir tout de suite parce qu'on les connaît, mais quand même.
02:35Donc, on n'a pas envie de sortir d'une union imperfectible, là aussi, insatisfaisante.
02:41Parce que c'est toujours compliqué quand, en Europe, vous découvrez qu'ils ne parlent pas français,
02:45qu'ils ne raisonnent pas comme des Français, qu'il y a même des gens qui ne sont pas français
02:49dans l'Europe.
02:50C'est compliqué de l'admettre.
02:52C'est comme ça. Il faut essayer d'être ensemble.
02:54Sinon, on ne peut pas y arriver.
02:55Donc, face à cette épreuve, face à ces épreuves, et la pauvreté est aussi une épreuve.
03:01Le fait qu'on découvre que notre pays est encore frappé par la misère, oui, c'est une épreuve.
03:07Donc, il faut qu'on s'en sorte par le haut et éviter le bas.
03:11Alors, pardonnez-moi cette dernière question au cœur de ce centenaire un peu plus politique,
03:15mais l'union que vous appelez de vos voeux, vous qui avez félicité hier Raphaël Glucksmann, élu à la primaire
03:22socialiste,
03:22félicité aussi pour avoir clarifié la ligne.
03:25Cette union-là pourrait vous amener à l'accompagner, ou vous déciderez-t-elle au contraire de mener cavalier seul,
03:32monsieur Hollande ?
03:34Je ne veux pas gâcher la fête.
03:36Mais non, ne gâcher rien du tout.
03:38C'est mieux de voir un parti choisir une ligne, et donc s'y tenir.
03:43Mais l'union, ça ne peut pas être l'union des seuls socialistes.
03:47Enfin, je les aime beaucoup, moi, les socialistes.
03:50L'inverse n'est pas toujours vrai, donc je les aime beaucoup.
03:54Mais il faut élargir.
03:56Il faut élargir à toute la société.
03:59Et c'est ça, l'enjeu dans une démocratie comme la nôtre, où les partis ont perdu beaucoup de leur
04:04force.
04:04Il faut s'adresser aux citoyens, il faut s'adresser à tous ceux qui doutent.
04:09Et c'est ça, l'élargissement, c'est ça, l'union.
04:11Mais la première étape était plutôt bonne.
04:15Continuons, le combat.
04:17Merci beaucoup, monsieur Hollande.
04:19Merci, monsieur Villeroy de Gallo, pour votre présence ce soir.

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