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  • il y a 13 minutes
Raphaël Glucksmann, le co-président de Place Publique revient sur sa victoire, dès le premier tour, à la Primaire sociale-démocrate. "Enfin on a une gauche démocratique qui reprend de la vigueur et qui peut gagner l'élection présidentielle", a notamment déclaré le candidat à la présidentielle.

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Transcription
00:00Le grand entretien et nous recevons donc ce matin le candidat à l'élection présidentielle du parti socialiste
00:05et de place publique avec vos questions et vos réactions.
00:09Vous le savez, chers auditeurs, le débat, la conversation vous est ouverte au 01 45 24 7000
00:15et sur l'application Radio France.
00:17Bonjour Raphaël Glucksmann.
00:19Bonjour.
00:19Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter pour votre première longue interview.
00:23Après votre victoire à la primaire de la gauche sociale démocrate,
00:27victoire sans appel avec plus de 66% des voix.
00:31On a beaucoup de questions à vous poser ce matin.
00:32Est-ce que vous allez réussir à rassembler ceux que vous avez affronté et qui vous ont attaqué ?
00:37Quelle ligne et quel programme pour cette nouvelle campagne qui commence ?
00:41Mais d'abord Raphaël Glucksmann, dites-nous,
00:43quels sentiments vous ont traversé quand vous avez appris que vous aviez gagné cette primaire hier soir ?
00:50À qui, à quoi avez-vous pensé ?
00:53J'ai pensé aux militantes et aux militants qui ont cru dans mon intuition, dans la ligne que je proposais,
01:02dans cette clarification nécessaire des positions de la gauche démocratique.
01:07J'ai pensé à toutes celles et à tous ceux qui s'investissent.
01:12Enfin vraiment, on a fait une campagne où il y a des milliers de militants
01:15qui chaque jour allaient expliquer, allaient porter la parole.
01:18Et c'est d'abord à eux que j'ai pensé.
01:20Et ensuite, je me suis dit, enfin !
01:24Enfin, ça commence.
01:25Enfin, la bataille de France commence.
01:27Enfin, on a une gauche démocratique qui reprend de la force, de la vigueur,
01:31qui croit à nouveau dans ses principes et qui peut gagner l'élection présidentielle.
01:36Et enfin, on chasse l'esprit de défaite de nos âmes et de nos cœurs.
01:42Et c'est ça qui est le principal.
01:43Moi, je n'en peux plus, en fait, de cette gauche qui ne croit pas à la victoire.
01:49Et là, cette fois-ci, ce qui va se passer, c'est qu'on a réveillé une sorte de fierté.
01:53Une sorte de fierté dans cette famille socialiste, sociale-démocrate,
01:57qui a été habituée à la défaite et qui pense qu'à chaque élection, il va falloir se sacrifier.
02:03Vous pourrez voter en étant fidèle à l'ensemble de vos convictions,
02:09sans sacrifier aucune part de vous-même.
02:11Et donc, moi, j'ai hâte, hâte de mener cette bataille.
02:14Et on va parler de cette campagne qui s'ouvre.
02:16Vous avez répété, Raphaël Guzman, pendant cette primaire, régulièrement face à vos concurrents,
02:20que vous n'étiez pas un professionnel de la politique,
02:22que vous assumiez de ne pas avoir d'expérience ministérielle.
02:25Et ça y est, vous êtes ce matin officiellement candidat.
02:28Est-ce qu'au fond de vous, vous vous sentez capable d'être président de la République ?
02:32Est-ce que vous vous voyez dans le bureau du général de Gaulle à l'Elysée ?
02:36Ou est-ce qu'au contraire, vous êtes pris depuis hier soir d'une forme de vertige ?
02:39Non, je sens une immense responsabilité.
02:41Je sens une immense responsabilité parce que je sais le moment historique qu'on traverse.
02:46Et toute ma vie m'a préparé à ce moment historique.
02:49Je ne pense pas que l'expérience politique, aujourd'hui,
02:53prépare à la situation historique dans laquelle on se trouve.
02:55Parce que la classe politique a été élevée, éduquée,
03:00dans l'idée que tout serait toujours pareil,
03:02que la démocratie ne serait jamais menacée,
03:05que la République était intangible et naturelle.
03:07Eh bien moi, toute ma vie politique m'a préparé à ce moment
03:10où tout peut basculer, où on vit un moment où...
03:13Donc il n'y a pas de vertige, il n'y a pas de peur
03:15chez celui qui veut rentrer à l'Elysée.
03:19Il y a une responsabilité immense.
03:21Moi, je mesure la gravité, la responsabilité.
03:26Mais ce que je dis, c'est que le vertige,
03:28c'est le vertige du moment historique qu'on traverse.
03:30Parce qu'en fait, quand vous avez passé votre vie
03:34à croire que tout serait toujours pareil,
03:37et que vous vous retrouvez dans une situation
03:39où en réalité la paix en Europe est menacée,
03:42où l'extrême droite est aux portes du pouvoir,
03:44où pour la première fois dans l'histoire de notre pays,
03:47eh bien l'extrême droite peut gagner par les urnes
03:50et être majoritaire en France, ça n'est jamais arrivé.
03:53Eh bien je crois qu'en fait, ce qui vous prépare à ça,
03:55c'est la capacité à vous battre.
03:58Et je veux dire aujourd'hui que cette élection,
04:00elle va ressembler à aucune autre.
04:02Que cette campagne ne ressemblera à aucune autre.
04:04Et qu'on a tous en nous une sorte de boule
04:09qui nous tenaille dans les tripes face à l'état de notre pays.
04:13Et je veux dire aussi que la France n'est pas condamnée au déclin,
04:16qu'on n'est pas condamnés à voir finalement notre République se déliter,
04:20qu'il y a plus en nous que ce que nous croyons,
04:22et qu'en réalité il y a des millions de Françaises et de Français
04:24qui espèrent, qui espèrent un sursaut.
04:26Est-ce que vous êtes prêt, Raphaël Glucksmann,
04:29à subir l'épreuve d'une campagne présidentielle,
04:32ses coups bas, sa brutalité ?
04:35Hier soir vous avez été enfariné à la sortie du bar
04:37où vous fêtiez votre victoire.
04:40Ça vous donne un aperçu de ce qui vous attend ?
04:42C'est pas la première fois.
04:45Moi je suis prêt.
04:48Je suis prêt à affronter la violence de cette campagne,
04:52sa brutalité.
04:53Déjà la primaire,
04:55j'ai entendu les commentaires et même des proches
04:57qui me veulent du bien me disaient
04:59mais ne va pas dans ce piège,
05:01c'est une machine à perdre,
05:02ça sera un combat debout.
05:04Et le résultat c'est quoi ?
05:05C'est qu'en fait ce piège s'est transformé en tremplin
05:08et que mon intuition était juste,
05:10qu'il fallait aller se battre pour clarifier,
05:12pour qu'il n'y ait rien sous le tapis,
05:14pour que tout soit ouvert.
05:16Et c'est l'honneur de notre famille politique d'ailleurs.
05:20D'organiser un débat démocratique pour trancher les choses
05:23et pour désigner son candidat.
05:24On est la seule famille politique à faire ça.
05:27Et par contre sur la violence en politique,
05:29moi je vais vous dire,
05:32chaque événement qu'on organise,
05:35chaque manifestation dans laquelle on se rend,
05:37il y a des militants insoumis
05:39qui harcèlent,
05:42qui insultent,
05:43ou qui enfarinent,
05:45ou qui menacent.
05:46C'est un militant insoumis hier soir qui vous a enfariné ?
05:49Ah non si, c'était le cas.
05:50C'est récurrent.
05:52Il y a un climat comme ça.
05:54Donc moi je veux le dire,
05:55Jean-Luc Mélenchon il doit décider
05:56si les 7 mois qui viennent,
05:57et bien ça va être ce type d'événement tout le temps.
06:00Et s'il décide que ce n'est pas ça,
06:01et bien il doit désavouer formellement
06:04que ses supporters agressent.
06:06Vous avez déjà vu un militant socialiste,
06:08ou un militant place publique,
06:09aller troubler un événement
06:11de Jean-Luc Mélenchon
06:13ou de n'importe quel autre parti politique ?
06:14Non.
06:15Donc moi je veux être très clair.
06:18Ce genre de comportement
06:19ne m'impressionne pas.
06:21Je n'ai pas peur.
06:22Et nous allons mettre fin
06:23à l'hégémonie psychologique,
06:25culturelle, politique, idéologique,
06:27des brutaux et des violents
06:29sur la gauche française.
06:30Parce que la gauche française ce n'est pas cela.
06:31Et la démocratie ce n'est pas cela non plus.
06:33Raphaël Glucksmann,
06:34le plus difficile commence,
06:36vous l'avez vous-même reconnu,
06:37puisque vous allez devoir rassembler
06:39votre propre famille politique d'abord.
06:41Ségolène Royal hier soir disait
06:42chez nos confrères de France Info TV,
06:44le stagiaire a gagné la primaire,
06:46malheureusement.
06:47Ça commence bien pour rassembler
06:49ceux que vous avez affrontés
06:50à l'occasion de cette primaire ?
06:50Je reconnais bien là l'humour
06:52de Ségolène Royal,
06:54mais je ne répondrai plus...
07:01Et je sais que ma responsabilité,
07:02c'est de rassembler l'ensemble
07:04de la famille socialiste d'abord,
07:06mais ensuite de m'adresser aussi
07:08aux écologistes, aux humanistes...
07:10Mais ça, on va en parler,
07:11Raphaël Glucksmann,
07:11mais est-ce que vous êtes sûr
07:13que ceux que vous avez affrontés
07:14qui ont pu dire pique-pendre
07:15de votre candidature
07:16seront loyaux à votre égard ?
07:18L'histoire des primaires à gauche
07:20a pu démontrer que cette loyauté,
07:22elle était extrêmement loin
07:23d'être automatique.
07:24Est-ce que vous avez confiance en eux ?
07:25Monsieur Duhamel,
07:26la démocratie a tranché,
07:28la démocratie a parlé.
07:30Le résultat est absolument net.
07:32Donc, les petits jeux,
07:34les petites phrases,
07:35ce n'est plus mon problème.
07:37Aujourd'hui, je veux que nous soyons
07:39tous réunis pour mener une bataille
07:41qui est une bataille existentielle.
07:43Ce n'est pas simplement l'avenir
07:45de notre famille politique qui se joue,
07:46c'est l'avenir de notre nation.
07:48Et quand on a l'extrême droite
07:49aux portes du pouvoir,
07:50moi je suis convaincu que chacun
07:52fera face à ses responsabilités.
07:53Et il y a de la place pour tout le monde.
07:55Il y a de la place pour tout le monde
07:56dans cette campagne.
07:57Chacun aura un rôle.
07:58Et donc moi, je lance un appel
07:59à la responsabilité,
08:00mais pas seulement à la responsabilité.
08:02Je lance un appel au combat.
08:04Je suis certain, certain,
08:06que l'écrasante majorité
08:08de notre espace politique
08:09va se rassembler
08:10et va partir à la lutte.
08:11Qu'est-ce qu'on fait
08:12d'Olivier Faure
08:14quand on est dans votre situation,
08:15que vous vous êtes vivement opposé
08:18pendant la campagne de la primaire
08:19sur la question des alliances à gauche ?
08:21Est-ce qu'il peut encore
08:23rester à la tête du Parti Socialiste,
08:25Olivier Faure ?
08:26Mais je viens de vous le dire,
08:27on aura besoin de tout le monde.
08:29Moi, je veux qu'Olivier Faure
08:30fasse partie de cette campagne.
08:31Mais maintenant,
08:32la ligne du Parti Socialiste,
08:33c'est vous.
08:34Mais la ligne,
08:34elle est tranchée.
08:35Quand il y a eu un tel écart,
08:38une telle netteté dans la victoire,
08:40on ne reviendra plus
08:41sur la question de la ligne.
08:42On nous a assez reproché
08:43pendant la campagne de primaire
08:45de revenir trop souvent
08:46sur la discussion stratégique,
08:48sur la question des alliances.
08:50Eh bien, maintenant,
08:51c'est réglé.
08:51On avait raison de le faire.
08:53Pourquoi ?
08:53Parce qu'en fait,
08:54ça détermine l'avenir
08:55de la gauche française
08:56et qu'il fallait arrêter le flou
08:58et il fallait arrêter
08:59les compromissions.
09:00Maintenant,
09:00le résultat est absolument clair.
09:03La ligne est fixée.
09:04La ligne est fixée.
09:05Mais est-ce que Olivier Faure
09:06est encore légitime
09:07pour diriger le Parti Socialiste
09:09alors qu'effectivement,
09:10il y a plus de 50 points
09:11entre lui et vous ?
09:13Est-ce qu'il peut encore,
09:14dans cette campagne,
09:16diriger la famille politique
09:17dont vous serez le candidat ?
09:19Vous interrogerez Olivier Faure
09:21et les dirigeants
09:22du Parti Socialiste.
09:24Moi, mon enjeu...
09:25Est-ce que c'est un premier secrétaire
09:26légitime ?
09:26Mais il y a un premier secrétaire
09:28au Parti Socialiste.
09:29Je ne suis pas, moi,
09:30cadre du Parti Socialiste.
09:32Donc, maintenant,
09:33je vais me concentrer
09:34sur une seule chose.
09:35Parler aux Français.
09:36Parler aux citoyens.
09:38Parler du travail.
09:39Parler des salaires.
09:40Parler de la révolution écologique.
09:42Parler de cet été cataclysmique
09:43qu'on a vécu
09:44de sécheresse,
09:45de canicule.
09:46Parler des méga-feux.
09:47Et faire en sorte
09:48qu'on ne zappe pas
09:49la révolution écologique.
09:51Je vais parler aussi
09:51de démocratie.
09:52Comment on fait
09:53pour sortir
09:53de ce système
09:56où un seul homme
09:57décide pour tous ?
09:58Avec moi,
09:58ce sera une équipe...
09:59On va parler de tout cela
10:00dans un instant.
10:01Juste pour être extrêmement clair,
10:03l'enjeu d'Olivier Faure
10:04n'est pas seulement
10:04une question politicienne
10:05de savoir si vous le soutenez ou pas.
10:06C'est que c'est comme
10:07premier secrétaire du PS,
10:08lui,
10:08qui décidera
10:09qui seront les candidats
10:11d'une éventuelle majorité
10:13si vous étiez élu
10:14président de la République.
10:14Est-ce que c'est Olivier Faure
10:15qui décidera
10:16des investitures
10:17de qui sera candidat
10:19dans les 577 circonscriptions françaises ?
10:21Le Parti Socialiste
10:22n'est pas
10:23Renaissance
10:24ou la France Insoumise.
10:25Le Parti Socialiste
10:27est un parti démocratique
10:28avec des instances
10:29qui décident.
10:30De manière collective,
10:31Olivier Faure,
10:32je vous le signale,
10:33n'est plus majoritaire
10:34de toute façon
10:35au sein de son propre parti.
10:36Donc,
10:37moi,
10:37je vous le dis,
10:38nous allons créer
10:39ensemble
10:40une dynamique collective
10:41de la gauche démocratique
10:43et il n'y aura pas
10:44c'est tranché,
10:45M. Duhamel,
10:46c'est fini.
10:47Il n'y aura pas
10:48d'alliance
10:48avec la France Insoumise.
10:50Non,
10:50ça a été tranché.
10:52Ça a été tranché
10:52par plus de 66%
10:55des gens
10:56qui sont venus
10:56participer
10:57à cette primaire.
10:58Notre espace politique
10:59ne vit plus,
11:00ne vit plus dans le flou,
11:02ne vit plus
11:03dans l'incertitude.
11:04Et c'était la base,
11:06c'était la condition
11:06de possibilité
11:07d'une victoire
11:08en 2027.
11:09Moi,
11:09je crois à une chose
11:10en politique,
11:11c'est la sincérité
11:12et c'est la clarté.
11:13Et donc là,
11:13nous avons tranché
11:15collectivement
11:15de manière démocratique
11:17et nous avons tranché
11:18pour la clarté
11:19et la sincérité.
11:19Il va falloir maintenant
11:20que vous rassembliez
11:21ensuite au-delà
11:22de votre famille
11:23sociale-démocrate.
11:24Vous tendez des mains,
11:26vous lancez des appels.
11:28Marine Tondelier
11:29dit qu'elle regrette
11:30la victoire
11:30de celui qui a fait
11:31le choix du repli.
11:32Donc elle rejette
11:33la main tendue.
11:34Ça ne commence
11:35pas très bien.
11:36Mais nous,
11:37on va mettre en place
11:38la révolution écologique.
11:40Yannick Jadot
11:41va être chargé
11:42des 100 jours
11:42de la révolution écologique.
11:44Je n'imagine pas
11:45que les écologistes
11:47qui ont alerté
11:48pendant des décennies
11:49en prêchant
11:49dans le désert
11:50vont refuser
11:51de participer
11:52à la mise en place
11:54enfin,
11:55enfin,
11:55de cette transformation
11:57radicale.
11:57Et donc pour que
11:58les choses soient claires
11:58avec Luceman,
11:59ce que vous dites,
11:59vous appelez
12:00le parti écologiste
12:01à ne pas avoir de candidat
12:02et à soutenir
12:03votre candidature.
12:04Je veux
12:04qu'on travaille ensemble.
12:07Je veux qu'ils rejoignent.
12:08Non mais,
12:08Monsieur Duhamel,
12:09laissez-moi finir
12:10mes phrases.
12:11Je veux qu'on travaille
12:12ensemble.
12:13Pourquoi ?
12:13Parce que nous sommes
12:15profondément écologiques.
12:17Que notre projet
12:18va être profondément écologiste.
12:20Que je n'imagine pas
12:21meilleur leader
12:23pour faire la transformation
12:24écologique
12:24dans un gouvernement
12:26que Yannick Jadot.
12:27Que je n'imagine pas
12:28que les écologistes
12:29qui ont combattu
12:30pendant des décennies
12:32pour qu'enfin
12:33on transforme
12:33nos modes de production,
12:34nos modes d'échange,
12:35nos modes de vie
12:36pour pouvoir s'adapter
12:38au réchauffement climatique,
12:40pour pouvoir lutter
12:40contre le réchauffement climatique,
12:41pour pouvoir sortir
12:42des énergies fossiles.
12:44Je n'imagine pas
12:44qu'ils ne viennent pas
12:45avec nous.
12:46Mais moi,
12:46je m'adresse d'abord
12:48aux électrices
12:49et aux électeurs
12:49qui sont convaincus
12:50que l'écologie politique
12:51est fondamentale.
12:52Et quels sont les principes
12:53qu'ont porté
12:53les écolos
12:54pendant des décennies
12:56sur la scène politique ?
12:57L'écologie,
12:59mais aussi
13:00une conception démocratique
13:02de la société décentralisée,
13:04mais aussi
13:04le fédéralisme européen.
13:06Et donc,
13:06je n'imagine pas
13:08qu'avec le projet
13:09qu'on va apporter,
13:10nous ne partions pas
13:10au combat ensemble.
13:12Rafak Lussman,
13:13un mot sur celui
13:13qu'on n'a pas entendu
13:15officiellement
13:15depuis hier soir,
13:17c'est François Hollande
13:17qui a refusé
13:18de participer à la primaire
13:19et s'est laissé
13:21la possibilité éventuellement
13:22de surgir
13:22au mois de décembre.
13:24Alors,
13:24on peut lire dans la presse
13:25qu'il vous aurait félicité,
13:26il vous a envoyé un message,
13:28il vous a dit quoi,
13:28François Hollande ?
13:29Il m'a félicité
13:30pour cette victoire.
13:31Chaleureusement ?
13:31Chaleureusement,
13:32pour la victoire aussi
13:33d'une ligne,
13:34d'une ligne d'une clarté.
13:36Et je vous le dis,
13:37François Hollande,
13:38eh bien,
13:39je veux qu'il soit
13:40dans notre équipe,
13:41je veux qu'il participe
13:42au combat commun
13:43et je veux aussi
13:44que Bernard Cazeneuve
13:46participe au combat commun
13:47et je veux aussi
13:48que les écologistes
13:49participent au combat commun.
13:50François Hollande,
13:50vous pourriez lui proposer
13:51un ticket ?
13:52Vous à l'Élysée,
13:53lui à Matignon ?
13:54Ou l'inverse ?
13:56Avec François Hollande
13:57et franchement,
13:57nos discussions,
13:58on les aura nous
13:59et ensuite,
14:00on verra.
14:00Mais ce n'est pas
14:01une question de ticket,
14:02c'est une question
14:03de participer
14:05au combat commun.
14:06Moi, je n'imagine pas,
14:07honnêtement,
14:08je vous le dis,
14:09vu la gravité
14:10de la situation,
14:11je n'imagine pas
14:12qu'on puisse s'adonner
14:13à autre chose
14:14qu'à l'intérêt général
14:16et en particulier
14:17quand on a été président
14:18de la France
14:18comme François Hollande.
14:20Donc,
14:20ce n'est pas simplement eux.
14:21Moi, je veux aussi
14:22dire une chose
14:22parce qu'on a la passion
14:23des partis politiques
14:25et des figures politiques,
14:26mais il y a une société civile.
14:28Moi, je fais appel
14:28à ces 12 millions
14:29de bénévoles
14:30qui font tenir la République
14:31pour qu'ils viennent avec nous.
14:33On a beaucoup d'appels
14:34aux standards de France Inter
14:35et on accueille Benjamin.
14:37Bonjour,
14:37bienvenue Benjamin.
14:39Vous avez une question
14:40à poser à Raphaël Glucksmann.
14:42Oui, tout à fait.
14:43Bonjour Benjamin.
14:43Bonjour.
14:44En matière de rassemblement,
14:45je voulais savoir
14:46comment vous comptiez
14:46rassembler
14:47les plus jeunes
14:48et les classes populaires
14:49qui ont abandonné
14:50cette gauche démocrate
14:52ou qui se sont sentis déçus
14:54par elle.
14:55Voilà.
14:56Et je pourrais ajouter
14:56la question de France
14:57sur l'appli Radio France
14:58qui dit
14:59comment comptez-vous
14:59vous faire élire
15:00si vous allez au second tour
15:01sans les voix d'Elefi ?
15:03Alors, déjà,
15:04c'est deux questions différentes.
15:05La première,
15:06celle de Benjamin,
15:07elle m'obsède.
15:08Et moi,
15:09j'ai une vertu
15:11que tout le monde
15:11peut me reconnaître,
15:12c'est la sincérité.
15:13Donc, je vais vous le dire.
15:14La gauche démocratique,
15:15la gauche sociale-démocrate,
15:16elle a d'abord perdu
15:17les travailleurs.
15:18Ça, c'est la vérité
15:19et c'est ça qui m'empêche
15:20de dormir.
15:20Elle a perdu les travailleurs.
15:21Quand vous voyez des terres
15:22qui sont des terres
15:24socialistes
15:24depuis des générations
15:26et des générations
15:26comme le Nord,
15:28le Pas-de-Calais,
15:29comme l'Est
15:30qui basculent
15:31au Rassemblement National,
15:33eh bien,
15:33ça doit empêcher
15:34de dormir les dirigeants
15:35de la gauche démocratique.
15:36Et donc,
15:36il va falloir parler aux travailleurs,
15:37remettre les travailleurs
15:38au cœur du contrat social,
15:39parler des salaires,
15:40proposer une hausse
15:41du salaire net
15:42sur la fiche de paix
15:43de manière directe,
15:44parler d'industrie.
15:45Vous savez,
15:46quand vous allez
15:47dans des anciens
15:48territoires industriels
15:50et que vous voyez
15:52des anciens ouvriers
15:53qui vous disent
15:53« mais nous,
15:55quand l'usine
15:55elle a fermé,
15:56c'était la gauche
15:56au pouvoir »,
15:57eh bien là,
15:58vous êtes obligés
15:58de vous remettre en cause.
15:59Et donc,
16:00la réindustrialisation
16:00sera au cœur
16:01de notre projet
16:01et le travail.
16:02Et pour la jeunesse,
16:03pour la jeunesse,
16:04nous,
16:05il faut qu'on reprenne
16:06une forme de radicalité
16:07que nous avons perdue.
16:08Et la révolution écologique,
16:10ce sera une radicalité.
16:12Mais sur la jeunesse,
16:12Raphaël Luxemann.
16:12Et ce que je veux dire
16:13à cette jeunesse,
16:14c'est que nous sommes
16:15une rupture.
16:16Nous sommes une rupture
16:18avec ces dix années
16:19d'injustice
16:19et d'impuissance
16:20qui ont été
16:21les années macronistes.
16:22Nous sommes une rupture
16:24réaliste.
16:25Raphaël Luxemann,
16:26j'ai entendu Olivier Faure
16:27hier soir dire
16:27qu'il serait demain
16:28dans la rue
16:29aux côtés des lycéens.
16:31Est-ce que vous aussi
16:32vous serez dans la rue demain
16:33ou est-ce que vous dites
16:34maintenant aux lycéens,
16:35on a entendu vos revendications,
16:36il est temps de reprendre
16:38le travail
16:38et de cesser de se mobiliser ?
16:40Non, moi je n'appelle pas
16:40à la fin de la mobilisation
16:42des lycéens.
16:43Ce que je veux,
16:44c'est porter une réponse
16:45à leurs revendications.
16:47Nous, on a un plan
16:48de sauvetage
16:49de l'école publique,
16:50des lycées,
16:51des collèges publics
16:52qui répond aux revendications
16:53des lycéens.
16:54Avoir un enseignant
16:56devant eux en classe,
16:57que les enseignants
16:58qui sont absents
16:59soient remplacés.
17:00Avoir enfin des lycées
17:02qui ne sont pas insalubres
17:03ou qui ne sont pas détériorés.
17:06Pouvoir,
17:06c'est le plan
17:07qu'on a proposé.
17:08Et en fait,
17:09ce qui se passe,
17:10c'est que nous,
17:10on doit répondre
17:11à des aspirations
17:13extrêmement profondes,
17:14au-delà même
17:15de notre plan
17:15sur l'école publique.
17:16Quand vous êtes jeune
17:17aujourd'hui,
17:18quand vous avez 16 ans,
17:19vous héritez de quoi ?
17:20Vous héritez d'un monde
17:21qui est miné
17:22par la catastrophe climatique.
17:23Vous héritez d'un monde
17:24qui est menacé
17:26par la guerre.
17:26Vous avez une dette immense
17:28et dans le même temps
17:29des services publics
17:30qui ne fonctionnent pas.
17:31Vous avez quoi ?
17:32Vous avez un avenir bouché.
17:34Eh bien nous,
17:34notre responsabilité,
17:35ça va être de proposer
17:36justement un horizon
17:37de transformation
17:37qui soit suffisamment radical.
17:39Excusez-moi,
17:39c'est très important.
17:41Un horizon de transformation
17:42qui soit suffisamment radical
17:44pour convaincre la jeunesse
17:45que si la gauche démocratique
17:46prend le pouvoir,
17:47eh bien,
17:47il y aura un changement profond
17:49dans la société.
17:49Et avec une question
17:50très précise
17:51qui se pose,
17:53dans la façon
17:53dont les jeunes
17:54ont été confrontés
17:55aussi parfois
17:55aux forces de l'ordre,
17:57est-ce que vous,
17:58Président,
17:59vous interdiriez
17:59les lanceurs de balles de défense,
18:01les LBD
18:01qui ont été utilisés
18:03par...
18:03Contre des lycéens ?
18:04Oui.
18:04Non,
18:04dans la question
18:05du maintien de l'ordre,
18:06est-ce que vous,
18:06vous, Président,
18:07vous dites qu'il n'y a plus
18:08de LBD qui sont utilisés
18:09par les policiers ?
18:09Nous,
18:10nous engagerons une révision
18:11profonde
18:12de la doctrine
18:13du maintien de l'ordre.
18:13Vous savez,
18:13moi,
18:14je suis député européen.
18:15J'ai un poste d'observation
18:16sur le LBD.
18:18Mais j'ai un poste d'observation
18:20à l'échelle européenne
18:21qui est que je peux comparer,
18:23je pouvais comparer
18:24les doctrines
18:25de maintien de l'ordre
18:25des différents pays.
18:26Et vous savez,
18:27en Allemagne,
18:27ça ne se passe pas
18:28de la même manière
18:29le maintien de l'ordre.
18:30Et oui,
18:30il y a un problème
18:31quand vous avez un sitting,
18:32quand des jeunes lycéens
18:34sont attaqués...
18:35Donc vous interdirez les LBD ?
18:36Nous verrons pas,
18:38en tout cas,
18:38pas face à une manifestation lycéenne.
18:40Oui,
18:40nous interdirons les LBD
18:41face aux manifestations lycéennes.
18:42Alors,
18:43on parle d'actualité,
18:44Raphaël Glucksmann.
18:45Demain,
18:45à l'Assemblée,
18:46commence le débat
18:46autour du budget 2027.
18:48Maintenant que vous êtes
18:49le candidat officiel
18:50de la gauche sociale-démocrate,
18:51on imagine que c'est vous
18:52qui allez fixer la ligne
18:53du groupe socialiste
18:55à l'Assemblée.
18:55Est-ce que vous allez leur demander
18:57de censurer le gouvernement ?
18:58Alors déjà,
18:59je vais vous expliquer une chose.
19:00Je travaille
19:00en étroite coopération
19:02avec Boris Vallaud,
19:03qui est le patron
19:04du groupe socialiste
19:05à l'Assemblée.
19:06Et depuis le début,
19:07nous travaillons ensemble.
19:08Et notre position,
19:10elle est extrêmement simple,
19:11extrêmement claire.
19:12c'est que ce budget
19:14en l'État
19:15est inacceptable.
19:16Il est inacceptable
19:17qu'après neuf années
19:20qui nous ont mis
19:21dans le rouge
19:21sur les finances publiques
19:22et qui nous ont mis
19:23dans le rouge
19:24sur les inégalités sociales
19:25et sur l'État
19:26des services publics,
19:26il est inacceptable
19:27que le macronisme
19:28conserve ces tabous.
19:30Donc censure ?
19:31Nous,
19:31ils nous expliquent
19:32une chose simple.
19:33Ils disent
19:34la situation est tellement grave,
19:36la situation budgétaire,
19:37qu'ils ont fabriqué par ailleurs,
19:39qu'on ne doit pas avoir
19:40de tabou.
19:40Moi, je leur dis une chose simple
19:42et avec Boris Vallaud,
19:43on leur dit une chose simple
19:43et avec les députés socialistes,
19:44on leur dit une chose simple.
19:45Merci, il n'y a pas de tabou.
19:46Pourquoi vous,
19:47vous conservez le tabou
19:50des contributions
19:50des plus hauts patrimoines,
19:52des plus gros héritages ?
19:53On a des propositions
19:54sur Raphaël Luxemann.
19:56Mais pas de censure
19:57a priori.
19:58Mais ensuite,
20:00pas d'acceptation
20:01a priori.
20:02C'est très simple.
20:02C'est le jeu parlementaire,
20:04c'est très simple.
20:05Écoutez,
20:05pas de censure a priori.
20:06Pourquoi ?
20:07Parce que ce qu'on veut,
20:09c'est un autre budget.
20:11Et donc,
20:11on va rejeter
20:12ce budget.
20:13si le Premier ministre
20:16nous écoute
20:17et dit
20:18oui à la taxation
20:19des plus hauts patrimoines
20:20pour faire face
20:20à la situation budgétaire,
20:22oui à la taxation
20:23des plus grands héritages
20:24pour faire face
20:24à la situation budgétaire,
20:26mais non,
20:26nous n'allons pas demander,
20:27nous,
20:28des efforts
20:28à ceux qui gagnent
20:31aux retraités
20:32qui ont une pension
20:32de 1250 euros.
20:33Non,
20:34nous n'allons pas baisser
20:34les APL
20:35quand nous refusons
20:36de toucher
20:37au super profit total.
20:38Je veux dire,
20:39vous voyez bien
20:39que là,
20:39il y a une question de justice.
20:41Si vous voulez que l'effort
20:43soit accepté
20:44par tous,
20:45il faut qu'il soit juste.
20:46Et le problème
20:47du macronisme
20:48et le problème
20:48de la droite en général,
20:50c'est que
20:50leurs réformes
20:51échouent toutes.
20:52Pourquoi ?
20:53Mais posez-vous la question,
20:54pourquoi elles échouent ?
20:55Pourquoi ?
20:56Simplement parce qu'elles sont injustes
20:57et qu'en fait,
20:58depuis 10 ans,
21:00nous assistons
21:00à un transfert social
21:02inversé
21:02pour bien comprendre
21:03aux plus pauvres
21:04pour donner aux plus riches.
21:05Cela prendra fin avec nous.
21:06Bon,
21:07juste pour poser une question,
21:08puisque vous dites
21:08censure a priori,
21:09le texte,
21:10on le connaît.
21:11Je vous avais dit l'inversion.
21:11Vous avez dit
21:12pas de censure a priori.
21:13Là,
21:14ça veut dire que
21:14si le texte reste en l'État,
21:16vous vous opposerez
21:17le processus
21:17de discussion parlementaire.
21:19Vous vous opposerez au budget,
21:19mais vous ne le censurerez pas.
21:21Mais non,
21:21mais s'il ne bouge pas,
21:22il y aura censure.
21:24Mais donc,
21:24il faut une négociation.
21:26C'est la position
21:26du groupe socialiste
21:27depuis le début.
21:28Vous savez,
21:28on a beaucoup moqué
21:29ce groupe.
21:30On a dit
21:31qu'ils ne savent pas
21:32où ils habitent.
21:32En réalité,
21:33c'est le seul groupe
21:34qui a joué le jeu
21:35de la démocratie parlementaire
21:36depuis deux ans.
21:38Et moi,
21:39je suis fier de leur travail.
21:40Ils ont obtenu des choses
21:41dans les négociations
21:42et dans les rapports de force.
21:43Et aujourd'hui,
21:44c'est très clair.
21:45Si la copie
21:46de M. Lecornu
21:47et du gouvernement
21:48ne bouge pas,
21:49eh bien oui,
21:49il y aura censure.
21:50Mais s'ils nous écoutent,
21:52s'ils sont capables
21:53de changer leur copie,
21:55s'ils disent
21:56vous avez raison,
21:57dans un moment
21:58aussi grave,
21:59eh bien ceux qui ont le plus
22:00doivent contribuer le plus.
22:02Là,
22:02alors,
22:02il y a discussion.
22:03Une toute dernière question,
22:04Raphaël Glucksmann,
22:05un journaliste de Libération
22:06qui vous consacre
22:06sa une ce matin.
22:07Vous dites vouloir faire
22:08une campagne punk,
22:09ce qui ne tombe pas
22:10totalement sous le sens
22:13depuis le début.
22:14C'est quoi une campagne punk ?
22:15Ce que je veux dire,
22:16c'est qu'il faut qu'on se lâche.
22:19On ne peut pas faire
22:20une campagne
22:20où on va dire
22:21la raison sociale démocrate
22:23exige de vous
22:24que vous refusiez
22:25le populisme.
22:26C'est mal de faire ça,
22:27attention,
22:27c'est dangereux.
22:28Non,
22:28on doit être iconoclaste,
22:29on doit changer nos mots,
22:31on doit se...
22:32Vous avez été iconoclaste
22:33jusque-là ?
22:34Non,
22:34mais c'est ce que je dis.
22:35C'est ce qu'on va changer.
22:36On va se transformer.
22:38C'est un travail sur soi.
22:38Mais c'est un travail sur soi,
22:39pas simplement de moi,
22:41de toutes mes équipes.
22:42On va constituer une équipe.
22:43Et vous savez ce qu'on va faire aussi ?
22:44Je vais vous dire,
22:45on va faire une chose
22:46qui n'existe pas en France.
22:48On va faire une campagne
22:49polyphonique.
22:50On va être
22:51avec
22:52Carole Delga,
22:53avec Boris Vallaud,
22:54avec Yannick Jadot,
22:54avec l'ensemble des socialistes,
22:56avec Nicolas Maillard-Rosinol,
22:57avec l'ensemble des socialistes
22:58et bien au-delà des socialistes
23:00qui nous rejoignent.
23:01On va faire une campagne
23:03en équipe.
23:04En équipe.
23:05C'est fini, Jupiter.
23:06C'est fini,
23:07ce dieu romain
23:08qui arrive et qui dit
23:09je vais tout changer.
23:10C'est pas ce qu'on entend à chaque fois,
23:10ça, Raphaël Glucksmann.
23:11Non, c'est pas ce qu'on entend à chaque fois.
23:13À chaque fois,
23:14on compte dans le césarisme en France.
23:15Eh bien, nous allons faire
23:16l'expérience d'une démocratie adulte
23:18et nous irons partout dans le pays,
23:20partout pour dialoguer
23:21et on fera la rupture
23:22avec le macronisme.
23:23Le pacte de Raphaël Glucksmann.
23:25Et on sera la force
23:27qui empêchera la bascule
23:28de la France à l'extrême droite.
23:30Non, Madame Le Pen
23:32ne sera pas présidente
23:33en mai 2027.
23:35Nous l'empêchons.
23:36Merci Raphaël Glucksmann.
23:37Merci d'être venu ce matin
23:38au micro de France Inter.
23:40La revue de presse à suivre.
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