- il y a 16 heures
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, plus de 200 000 personnes ont manifesté partout en France le 8 mars 2026, dont des dizaines de milliers à Paris. La mobilisation, marquée par une forte participation, s’est déroulée dans un contexte de vigilance face aux tentatives de perturbation de l’extrême droite. Retour avec Mélissa Amneris et Mathilde Gros sur les trois pires moments de cette journée.
00:00 Introduction
3:08 Le défilé de Marilyn Manson
7:39 Nous Vivrons
14:15 Némésis
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NewsTranscription
00:01Ce week-end du 8 mars, plus de 200 000 personnes ont marché au travers de toute la France à
00:06l'occasion de la journée internationale des droits des femmes.
00:10Je n'y arriverai pas, je ne vais pas la refaire, ce n'est pas grave. Elle sera là, elle
00:13sera là, elle sera comme ça.
00:14Donc déjà la veille, il y avait une marche de nuit qui était faite par des féministes un petit peu
00:18plus radicales.
00:20À Paris, il y a quand même eu plus de 130 000 personnes qui ont marché le lendemain.
00:24Donc il s'est passé quand même beaucoup de choses, c'était assez positif.
00:27Énorme dispositif policier sur la marche de nuit du 7 mars, où vraiment ça se passait vers Méni-le-Montant.
00:33Pour les Parisiens qui vont aussi, j'ai vu toute la rue de Méni-le-Montant où il y avait
00:36des camions entiers de CRS.
00:38Oui, tu parles tout de suite le plus négatif. J'étais partie sur quelque chose d'un petit peu plus
00:43positif.
00:43Désolée, désolée, pardon.
00:44Où c'est vrai que ça fait longtemps que les marches en ce moment féministes sont perturbées par l'extrême
00:50droite, notamment Némésis et Nous Vivrons.
00:52Donc cette année, c'était quand même un petit peu plus positif, où du coup Némésis n'était pas là.
00:58Nous Vivrons n'a pas réussi à infiltrer le cortège.
01:01Donc il y a eu une marche un petit peu plus « paisible » sur le gros de ce qu
01:06'on a vu.
01:06Mais on va essayer de voir ce qui s'est passé un petit peu plus en interne.
01:09J'ai fait mes petites recherches. On a un petit peu regardé en zoomant qu'est-ce qui s'est
01:13passé ce dimanche 8 mars.
01:16Puisque même si c'est vrai que c'était un record de marche, je crois que c'est la première
01:19fois où on réunit autant de personnes.
01:21Près de 200 000 selon les associations. Quand c'est les policiers qui donnent les chiffres, c'est toujours un
01:25petit peu moins.
01:25Mais 200 000 personnes au travers de toute la France, 130 000 à la capitale, c'est quand même énorme.
01:28Mais même là, je n'ai plus exactement le chiffre de la police, mais le chiffre de la police...
01:32Je crois qu'ils ont dit 30 000 à Paris. Et 130 000 selon...
01:35Ah non, j'avais eu 100 000, moi.
01:37Peut-être que dans toute la France, de ce que j'ai lu, je crois que la police a dit
01:4030 000 et la CGT, 130 000.
01:43Les gars, il faut se mettre d'accord.
01:44Un bout d'un moment. Je ne sais pas, faites au moins une moyenne, un truc, quoi.
01:48Là, ça ne va pas du tout.
01:50Mais du coup, ce que je vous ai préparé, c'est un petit top 3 de ce qui s'est
01:54passé pour le 8 mars, à l'occasion du 8 mars.
01:57Un top 3 des pires moves.
01:59Parce que oui, il y a quand même eu des villages féministes, il y a eu des débats.
02:02Des organisations très positives. Et pour ça, on vous remercie.
02:05C'est pour ça qu'on a reçu Lumière, juste avant, qui nous parlait de choses un petit peu plus
02:08positives.
02:08Pour essayer de donner un petit peu de bonne humeur.
02:10La réalité nous rattrape. Et on peut quand même parler en essayant de les clasher un petit peu.
02:14Et moi, c'est un petit peu jouissif, chez moi, de les clasher.
02:16C'est pour ça que des fois, je parle de négatif, mais ça m'apporte...
02:19Pardon, mais ridiculiser les...
02:22Enfin, là, ce n'est pas des adversaires. Les gens dont on va parler sont des ennemis, pour moi, politiques.
02:26Je pense qu'en vrai, en termes d'argumentation politique, parfois, ça se défend.
02:30On vous invite à aller regarder les vidéos que fait notre humoriste maison, Valadista,
02:35qui s'emploie pas mal à ridiculiser les fachos.
02:38Je suis surpris, mais ça.
02:40Donc, est-ce que déjà, toi, tu y étais ?
02:41Alors, non, je n'y étais pas.
02:44Et je vais faire mon coming out de mauvaise militante,
02:46parce que j'avais un copain qui avait organisé une partie géante de loups-garous.
02:51Je sais, je sais, mais il était trop content, il voulait être MJ.
02:55J'ai dit, bon, écoute, voilà.
02:56Mais je suis passée à la marche de nuit du 7 mars.
02:58Tu étais à la marche de nuit.
02:59Voilà.
02:59Bon, c'est déjà ça, tu étais là à la marche de nuit,
03:01mais il y avait beaucoup de personnes qui étaient là pour couvrir quand même la marche.
03:04Et on a eu pas mal d'archives, de vidéos.
03:06Et merci à toutes les personnes qui peuvent couvrir tout ça.
03:08On va commencer par la troisième place.
03:11En troisième place, qu'est-ce que j'ai pu mettre en troisième place
03:14pour les pires moves du 8 mars ?
03:17Eh bien, on a le défilé de Marilyn Monson.
03:20Donc oui, au-delà d'être le 8 mars, c'est aussi la Fashion Week.
03:24Donc pendant que près de 130 000 personnes défilaient dans les rues de Paris,
03:28à côté, pas très loin, il y avait un défilé,
03:32ou défilé, quelqu'un d'assez problématique.
03:35On met les images.
03:41J'ai pas d'un moment.
03:43Bon, je vais pas tout vous mettre.
03:45Juste, voilà.
03:49De qui est cet homme ?
03:52Normalement, si vous êtes un mille-nose, vous avez la ref.
03:55Petit quiz, qui est cet homme ?
03:57Alors, ce monsieur qui fait un petit peu peur s'appelle Marilyn Monson.
04:02C'est un chanteur de métal états-unien,
04:04qui n'est pas que chanteur, puisque c'est aussi un artiste controversé,
04:08pour pas mal d'accusations.
04:10Donc j'ai remis le nez un petit peu là-dedans.
04:12Il a quand même eu douze femmes qui ont parlé contre lui,
04:15qui ont témoigné sur les réseaux sociaux,
04:17qui ont pris la parole après le témoignage d'une jeune femme en 2021.
04:21Il y en a quatre qui ont porté plainte.
04:22Et pas pour des faits minimes,
04:25mais quand même pour des choses...
04:27Quand j'ai fait le débrief, c'est quand même assez chaud,
04:32puisqu'on est quand même sur violences conjugales,
04:34séquestration, grooming, agression sexuelle,
04:37viol et trafic d'êtres humains par plusieurs femmes.
04:39Donc c'est pas juste...
04:42Ouais, on veut détruire des carrières, machin,
04:45juste pour une main au cas vu.
04:47Comme là, c'est un rendez-vous qu'un masque tout à l'heure était sur les mains au cas
04:49vu.
04:49Apparemment, on parle que de ça.
04:50Là, on est quand même sur du gros dossier.
04:51Et du problématique, on est sur quand même beaucoup...
04:54Enfin, sur des crimes, quoi.
04:56Voilà.
04:56Et ça, il y a aussi une des plaignantes qui est de confession juive,
05:00qui l'accuse aussi d'antisémitisme,
05:01où elle se faisait insulter très souvent avec des mots que je ne répéterai pas ici,
05:05et qui lui demandait de ramener et de lui faire une collection d'objets nazis
05:10avec des croix gammées dessus.
05:11Donc c'est aussi le genre de collection que ce monsieur aurait,
05:15selon les témoignages des plaignantes.
05:17Donc voilà, en décembre dernier, les plaintes ont été classées sans suite,
05:20notamment pour prescription,
05:22puisqu'il y a des délais de prescription qui sont encore plus courts,
05:25parfois, aux États-Unis.
05:26Et il y en a une qui vient d'être réouverte, là, au mois de janvier.
05:29Donc ce monsieur qui défile est quand même en plein procès.
05:32Voilà, c'est même pas juste classé, il est en plein procès.
05:34Et qui a eu la bonne idée de le faire défiler ?
05:37Je ne sais pas si c'était le nom de la marque.
05:38Non, je n'ai pas du tout le nom de la marque.
05:40Alors c'est « Enfants riches déprimés ».
05:43Ah mais oui, si, oui.
05:45Après, qu'est-ce qu'on attendait d'une marque qui s'appelle « Enfants riches déprimés » ?
05:48Je ne sais pas ce qu'on attendait Népo Baby.
05:50C'est plus « Gossy Girl » les gars, c'est fini.
05:52On a arrêté de romantiser la old money, en fait.
05:55Ça ne marche plus, quoi.
05:57Donc non, il neigeait pas à Paris le 8 mars.
05:58C'était une mise en scène.
06:00Et justement, c'est le même défilé, je crois,
06:02où il y a des mannequins qui est nus dans la fausse neige.
06:06Enfin, qui est enchaînée par le coup.
06:09En fait, c'est une marque qui est très dans la controverse.
06:13Et la provoque, enfin, que ton argument provoque,
06:17que ce soit la violence faite aux femmes.
06:20Et franchement, en dehors du fait que j'ai un problème,
06:23trouvez autre chose.
06:24Soyez plus originaux, les gars, quoi.
06:25En fait, oui, c'est ça.
06:26C'est qu'en fait, leur DA, c'est vraiment des mannequins
06:28qui sont maquillés pour avoir l'air déprimés,
06:30pour le coup, dans la DA d'enfants déprimés.
06:32Des personnes très grunge, donc dans une certaine minceur.
06:35Il y a vraiment ce truc-là, très punk.
06:37Mais on peut être punk, on peut être grunge,
06:39sans forcément inviter des personnes
06:41qui sont accusées de séquestration,
06:43de trafic d'êtres humains, de viol, de grooming, etc.
06:46Donc, oui, pas le meilleur move pour un 8 mars.
06:49Et puis, la marque, apparemment, n'y voit pas de souci,
06:51puisque ça a quand même fait réagir sur les réseaux sociaux.
06:53Oui, parce qu'est-ce qu'ils ont répondu au shitstorm qu'il y a eu ?
06:56En fait, pas de réponse, à part une photo sur leur Instagram,
07:00où ils postent, du coup, la photo de Marilyn Manson
07:03qui est en train de défiler.
07:04Donc, pas de réponse, mais une photo qui en dit long
07:08sur leur positionnement,
07:10et juste, en fait, qu'ils n'en ont rien à foutre
07:11d'inviter ce genre de personnes-là.
07:12Bien sûr.
07:13Et puis, j'imagine que tu as un truc,
07:15tant que ça fait parler de nous, en plus.
07:17Oui, c'est ça.
07:18Puis, je pense que c'est aussi cet effet où,
07:21du coup, là, on en entend parler.
07:22Moi, je ne connaissais pas du tout ces marques-là.
07:23Peut-être que ça va donner envie à certaines personnes.
07:25Peut-être que les mascules, on dira trop bien
07:27une nouvelle marque qui a le vent en pompe
07:30pour nos idées.
07:31Mais en tout cas, voilà, c'était mon top 3.
07:34Eh bien, écoute, troisième position,
07:35je pense que c'est déjà assez costaud.
07:36Oui, c'est déjà pas mal.
07:37Tu commences très fort.
07:38C'est quoi le top 2, du coup ?
07:39Le top 2, on va partir sur Nous Vivrons.
07:42Du coup, on est forcément obligés d'en parler.
07:44Donc, c'est un collectif qui se réclame
07:46de la lutte contre l'antisémitisme,
07:48mais qui fait constamment l'amalgame
07:50entre les femmes juives et les femmes israéliennes.
07:52Donc, finalement, un contre-son-camp, ma foi,
07:55assez compliqué, qui ne nous aide pas.
07:57Bien au contraire, nous vivrons ce revendique sioniste.
08:01Donc, clairement, sur leur pancarte, c'est écrit.
08:03En tête de cortège, c'est écrit comme ça.
08:05Sans y mettre aucune critique
08:07face au gouvernement de Benjamin Netanyahou,
08:09face aux politiques génocidaires et d'apartheid actuelles.
08:12Donc, c'est assez difficilement entendable,
08:14surtout en ce moment,
08:15quand on voit que la guerre au Moyen-Orient,
08:17qui a été déclenchée par les frappes israélo-étatsuniennes,
08:20a fait près de 2 000 morts déjà.
08:24C'est compliqué de voir ça en tête de cortège.
08:25– Il me semble qu'hier, sur le Liban,
08:28on était à 570 morts, dont 86 enfants.
08:30– Oui, c'est ça.
08:31En fait, je regardais France Info hier,
08:32qui a fait un article.
08:34Et si on est vraiment sur le total de la guerre au complet,
08:39en comptabilisant aussi les frappes israéliennes,
08:40mais qui sont bien moindres par rapport aux frappes étatsuniennes
08:42et israéliennes,
08:43que ce soit les victimes au Liban, en Iran
08:45et à toute la guerre au Moyen-Orient,
08:47on est sur à peu près 2 000 victimes.
08:49Donc, c'est quand même assez massif.
08:51Et nos vivrons ne parlent juste pas,
08:56enfin, en tout cas, essayent de dire que nous,
08:57juste, on ne parle pas,
08:58on est juste là pour les femmes juives,
09:00on est juste là pour la lutte contre l'antisémitisme.
09:02Sauf qu'il y a quand même la Provence,
09:04qui a, j'ai vu, j'ai dit récolté,
09:08mais qui a pu partager les propos
09:10d'une des piliers marseillaises du collectif,
09:13qui disait, chez nous,
09:14il y en a qui sont pour Netanyahou
09:16et d'autres qui ne le sont pas.
09:18Donc, en fait, on a l'impression,
09:19pour elles, ce n'est pas un sujet.
09:20Ou en tout cas, elles peuvent s'ouctroyer le droit
09:22que ce ne serait pas un sujet
09:23de faire une critique du gouvernement israélien.
09:25– Et que Netanyahou ne serait pas l'ennemi des femmes, au final,
09:27tout en menant des politiques d'extrême droite.
09:29– Exactement.
09:31Mais du coup, c'est quand même leur mot d'ordre,
09:34c'est de dire, on se réclame d'aucun extrême droite,
09:37sauf que ce qui a fait un petit peu tiquer,
09:39c'est qu'en tête de son cortège,
09:41au-delà d'avoir le mot sioniste,
09:43il y avait aussi une personne
09:46qui n'est pas de gauche,
09:48on va dire ça comme ça.
09:50Je vous mets la photo.
09:52– Et il me semble qu'on ne parle pas seulement
09:53de Jérôme Gage.
09:55– Il y avait plusieurs personnes,
09:57mais il y avait aussi ce monsieur,
09:59ce monsieur que vous voyez à l'écran.
10:01Donc ce monsieur, c'est David Reynard,
10:03qui est tout bonnement l'éditeur de Albert Camus,
10:07qui a écrit…
10:07– Non, pas Albert.
10:08– Albert Camus.
10:09– Renaud Camus.
10:10– Je ne voulais pas te voir sur ça.
10:11– Excusez-moi.
10:12– Qui est l'éditeur de Renaud Camus,
10:14qui est l'éditeur du Grand Remplacement,
10:16donc le théoricien du Grand Remplacement,
10:18cette théorie que vous entendez partout,
10:19sur les plateaux.
10:20C'est lui qui l'a édité.
10:21Donc finalement, ça a fait forcément encore plus tâche
10:25de voir ça,
10:26et ça ne rentre pas dans leur truc de dire
10:28« on n'est pas d'extrême droite ».
10:29– Renaud Camus, qui est un antisémite en plus,
10:31enfin, qui est d'un antisémitisme crasse,
10:35qui ressort des arguments antisémites
10:37de la Troisième République, à l'ancienne, je veux dire.
10:40– Forcément, oui, il faut se récupérer,
10:43s'accaparer les mécaniques racistes de l'époque
10:46pour pouvoir les mettre sur d'autres communautés aujourd'hui.
10:49Ce n'est que du recyclage, finalement, le racisme.
10:51Ils n'ont rien inventé de nouveau, malheureusement.
10:54Donc il était en tête de cortège.
10:55Nous vivrons à réagir en disant
10:57« on a vu que ce monsieur s'était perdu dans notre cortège.
11:01Quand nous l'avons vu, nous lui avons demandé
11:03de se diriger vers d'autres lieux. »
11:06Donc c'est la réponse qu'a pu donner « nous vivrons ».
11:09Sauf que…
11:10– Comme dirait Alice Cordier qui dit
11:11quand elle fait du rap, c'est vraiment…
11:13– Sauf que ce qu'on a pu voir,
11:15grâce à l'enquête de certains de Fuitos,
11:17c'est que David Reynark a aussi édité un livre
11:20dont une des piliers du collectif a collaboré,
11:23enfin un livre collaboratif.
11:25Donc en fait, il y a des liens entre David Reynark
11:27et les fondatrices,
11:29ou en tout cas les membres-piliers du collectif « Nous vivrons ».
11:32Donc bref, ça commence à se voir.
11:34À Marseille aussi, dans ta ville,
11:36c'était pas non plus tout beau, tout rose,
11:38puisqu'ils avaient aussi leurs brebis galeuses,
11:41si on ne peut pas appeler ça comme ça.
11:42Parce que bon, est-ce que c'est le troupeau
11:43ou une brebis galeuse, finalement ?
11:45– On commence à hésiter, il y avait…
11:48– C'est-à-dire que c'est bien pratique
11:48de dire brebis galeuse pour pas qu'on avate le troupeau, quoi.
11:52– Oui, c'est ça, c'est ça.
11:53Mais il y avait cette dame-là.
11:56On fait aussi un petit quiz,
11:57est-ce que vous la reconnaissez ?
11:57– Ah oui, attention, attention, attention, je vous mets…
12:01– Moi, j'ai toujours combattu le Rassemblement National,
12:03je continuerai à toujours le combattre.
12:05– Et vous partagez les valeurs ?
12:07– Non, mes valeurs, c'est le mérite,
12:09c'est le mérite, le travail, la famille, la patrie.
12:14Et effectivement aussi…
12:16– Je crois que vous avez dit travail, famille, patrie ?
12:18– Oui.
12:18– Oui, c'est le slogan du monsieur Pétain, ça ?
12:21– Oui, d'accord, mais moi, c'est mon slogan,
12:22et ce sont mes valeurs.
12:23– Ah, ok.
12:23– Ok ?
12:24– Oui, voilà, mais moi, c'est ce sont mes valeurs.
12:28– C'est nerveux, franchement.
12:30– Donc il y avait aussi Martine Bassal
12:32qui était présente à leur cortège marseillais.
12:35Donc finalement, voilà, l'argumentation de
12:38« nous ne nous revendiquons d'aucun extrême droite ».
12:41– Non, mais attends, quand tu as quelqu'un qui a cité Pétain
12:44et que tu te dis « collectif contre l'antisémitisme »,
12:48la gymnastique mentale pour justifier, c'est…
12:51– Les contre-sonquants, ça commence à être compliqué.
12:53– Faut faire gaffe au claquage, là !
12:55– Mais au-delà de ça, c'est compliqué chez Nubiron
12:59puisque du coup, elles étaient là le 8 mars.
13:00Donc merci quand même à tous les antifas
13:03et les personnes qui les ont empêchées
13:04de rentrer dans le cortège
13:06et de ne pas s'infiltrer avec ce genre de propos.
13:08N'oublions pas quand même qu'il y a d'autres collectifs
13:10de femmes juives qui sont dans les marches.
13:13Moi, je pense notamment à Kessem,
13:15qui sont des juifs décoloniales.
13:16Bien entendu, il y a quand même un sujet à avoir
13:19sur les angles morts de la lutte antisémite,
13:21sur les angles morts qu'on peut avoir face aux femmes juives
13:23dans les luttes féministes au pluriel.
13:26– Dans l'intersectionnalité.
13:27– Dans l'intersectionnalité.
13:28Ça, c'est un vrai sujet,
13:29mais on ne peut pas le laisser être instrumentalisé
13:31par des collectifs comme nous vivrons
13:33qui essayent de se dédouaner de toute chose.
13:36En fait, on peut être pro-netagne ou on peut ne pas l'être,
13:39mais nous, juste, on défend les femmes juives
13:41sous couvert qu'en plus,
13:42toutes les femmes israéliennes seraient des femmes juives.
13:44Enfin bref, c'est un gloubi-boulga sans nom très compliqué.
13:48Donc n'hésitez pas à suivre d'autres collectifs juifs, juives.
13:52– Si la moto peut mettre peut-être l'instinct de Kessem ?
13:55– Oui, peut-être l'instinct de Kessem,
13:56c'est quand même intéressant.
13:57– Si vous le trouvez, la modération,
13:58ça serait trop cool, merci.
13:59– Elles étaient là à Paris, elles étaient là à Marseille,
14:00et il y a eu des tensions avec nous vivrons,
14:02puisqu'elles essayaient quand même de faire en sorte
14:04que leur propre combat ne soit pas instrumentalisé.
14:08mais du coup, voilà, c'était quand même
14:10une deuxième position assez présente au 8 mars.
14:15– Et la première ?
14:16– La première, à votre avis, la première,
14:20comme d'habitude, Némésis, voilà.
14:23On ne les présente plus, malheureusement.
14:25Contrairement aux années passées,
14:27Némésis, cette fois-ci, n'a pas défilé
14:29avec les organisations féministes.
14:32Donc ça, c'était une très bonne nouvelle,
14:33c'était une première victoire.
14:34– C'était une victoire, franchement.
14:35– Franchement, c'était vraiment assez salvateur
14:37de le lire quelques semaines avant.
14:40Les associations, les activistes,
14:41on a appelé vraiment à ce qu'elles ne rentrent pas
14:44dans la marche comme les années passées,
14:45où elles s'incrustaient quand même.
14:46Mais il y a même en ce moment,
14:47une pétition sur change.org
14:49pour la dissolution de Némésis,
14:50que vous pouvez aller signer.
14:51Je crois qu'hier, on était à 170 000 signatures.
14:54C'est encore pas assez, même si c'est déjà ça.
14:56Je pense que c'est certaines pressions, du coup,
14:58qui ont fait qu'elles ne sont pas venues.
15:00Mais elles ont eu leur propre rassemblement
15:02dans le 16e arrondissement,
15:03puisque quoi d'autre que le 16e ?
15:05– Quelle surprise !
15:06– Pour faire leur petit rassemblement,
15:09où elles étaient aussi bien entourées.
15:11Donc elles n'avaient pas forcément l'éditeur
15:13de Renaud Camus ou Martine Vassal,
15:16mais elles avaient d'autres personnes
15:17qui étaient là en essayant de faire
15:19leur petite communication.
15:20Parce que là, après le féminisme washing,
15:22on peut vous présenter le FEMO nationalisme washing.
15:25– Ah !
15:26– Parce qu'il y avait plusieurs personnes.
15:28Et d'ailleurs, Luma, vous vous êtes fait huer.
15:31– Mais oui, on s'est fait huer.
15:32– Vous vous êtes fait huer.
15:33– Mais c'est un badge d'honneur
15:34de se faire huer par ces gens-là, franchement.
15:36– J'ai le lien juste ici.
15:38– Il me semble que notre directeur
15:40a répondu sur Twitter,
15:41si vous voulez en parler,
15:44enfin, regarder ce qu'il a à dire.
15:46– Arrêtez.
15:49– T'as eu le leçon.
15:50– Némésie, c'est la cible centrale
15:52des attaques de LFI
15:53qui va même jusqu'à demander sa dissolution.
15:55Et qui fait le sale boulot ?
15:57Le journal L'Humanité.
15:59L'Humanité, celui-là même
16:01qu'il y a un an de cela.
16:05L'Humanité qui, il y a un an de cela,
16:07avait lancé la pétition de soutien
16:09à la jeune garde.
16:10– Oui, voilà.
16:12Donc, l'Humanité, finalement,
16:13vous n'êtes pas…
16:13– Vu le nombre qu'ils étaient,
16:14vous n'êtes pas les bienvenus.
16:16– Vous n'êtes pas les bienvenus.
16:17– Oui, parce que tu parles du nom,
16:18mais c'est vrai que c'est intéressant
16:18parce qu'il y a un article de Luma
16:20qui est sorti que vous pouvez aller lire sur ça.
16:23Il y avait près de 200 personnes
16:24qui étaient à ce rassemblement-là,
16:26quasi toutes vêtues de blanc
16:27avec des casquettes roses.
16:29Et les casquettes roses,
16:30c'est le premier contre son camp.
16:31Franchement, en fait,
16:31j'aurais pu faire un top 3
16:32que de Némésie,
16:33parce qu'il y a plusieurs choses à dire
16:34sur ce rassemblement-là.
16:35Le premier truc qui tique, quand même,
16:37c'est juste…
16:38Mais on ne va même pas encore
16:39rentrer dans le front.
16:40Juste sur la forme, s'il vous plaît.
16:42C'est cette casquette-là,
16:43la casquette rose,
16:44où il y a écrit
16:45« Make Feminism Great Again ».
16:46Donc, en hommage…
16:48On a la photo juste ici,
16:49si tu veux l'afficher à l'écran.
16:50– Ah oui, pardon.
16:51– Donc, ce n'est pas du tout
16:52une invitation pour aller l'acheter,
16:53mais c'est juste pour vous montrer
16:54quand même le merch de Némésis
16:56qui se revendique encore en féministe
17:00en faisant hommage, du coup,
17:01au slogan de Donald Trump
17:03« Make America Great Again »,
17:05avec « Make Feminism Great Again »,
17:07alors que Donald Trump
17:08est un homme condamné
17:10pour violences sexuelles
17:11et un homme cité
17:12dans les dossiers Epstein.
17:14Donc, le féminisme, encore une fois,
17:15on y repassera.
17:16Mais est-ce qu'on doit encore
17:18justifier le fait
17:18que Némésis n'est pas féministe ?
17:20Je ne sais pas.
17:21Mais ça, c'est quand même déjà…
17:23Rien que sur la forme,
17:25ça va faire un petit peu soupir.
17:26– Oui, non, mais c'est affreux.
17:28En plus, blanc sur rose,
17:29on ne voit rien.
17:30– C'est vrai qu'on voit…
17:30– Oui, voilà, rien que pour la DL.
17:32– La DL est terrible, quoi.
17:32– Mais alors, je me permets juste
17:34de répondre dans le chat
17:35à Matt McBug,
17:36qui nous demande
17:37si on va parler de la pression
17:38que Darmanin met sur les juges
17:39des cours criminels
17:40pour qu'ils traitent les viols
17:42en une journée.
17:43Donc, sentez-moi un expert,
17:44vraiment pressurisé au possible tout ça.
17:48Alors, on ne va pas en parler aujourd'hui,
17:50ce n'est pas forcément le sujet,
17:50mais par contre,
17:51je t'invite à aller sur le site de l'UMA
17:53où je crois que c'est nous
17:55qui avons sorti l'info,
17:56enfin, c'est notre cellule investigation.
17:57Donc, tu pourras trouver
17:59toutes les infos là-bas, Matt McBug.
18:01– Non, non, je t'en prie,
18:02non, non, mais c'est très important
18:03de parler de ça,
18:03surtout qu'on sait
18:04que ça pourrait très bien
18:05servir à un certain Darmanin
18:07d'avoir ce genre de procédure judiciaire
18:09bâclée, encore plus bâclée,
18:10qui ne ferait qu'augmenter
18:12les classements sans suite
18:13et les non-lieux
18:14qui sont déjà une écrasante majorité.
18:17Donc, oui, ce serait
18:19une très, très grosse perte,
18:20une très grosse régression
18:22pour les luttes
18:22pour les droits des femmes.
18:23Donc, merci d'en parler.
18:24C'est vrai qu'on devrait
18:25en faire un sujet.
18:26– Peut-être à terme.
18:27– L'équipe qui est là
18:28est déjà sur le terrain
18:29pour en parler.
18:30– Mais je crois
18:30qu'on a fait une vidéo aussi
18:31sur YouTube,
18:32enfin, on en a parlé,
18:33en tout cas,
18:34si ça vous intéresse.
18:35– Mais du coup,
18:35revenons à ces personnes-là
18:36qui sûrement seraient contentes
18:38que cette loi passe
18:39et que seraient alliées
18:40de Darmanin
18:41puisqu'elles n'ont strictement
18:42rien à foutre des femmes.
18:43– Les violences faites aux femmes,
18:44elles n'ont rien à faire.
18:45– Tellement rien à foutre
18:46que là, en fait,
18:47d'habitude,
18:47leur positionnement,
18:48c'est de soutenir
18:49que les femmes blanches
18:50qui sont agressées
18:52par des hommes étrangers.
18:54Là, cette fois-ci,
18:55ça a un petit peu changé.
18:56C'est qu'elles ont rendu
18:57hommage à un homme.
18:58Elles ont rendu hommage
18:59au néo-nazi Quentin de Ranque.
19:06Voilà.
19:07C'était la minute de silence
19:08en l'honneur de Quentin de Ranque
19:10qui s'est tenue, du coup,
19:12pendant une minute.
19:12Et il y avait ces portraits
19:13que vous pouvez voir ici,
19:14au fond,
19:15partout dans leur rassemblement.
19:19Donc, c'est un petit peu...
19:22C'est-à-dire que pour un 8 mars,
19:23pour une Journée internationale
19:24des droits des femmes...
19:25– En fait, est-ce que c'est étonnant
19:26de la part de Némésie ?
19:27Ce n'est pas du tout étonnant.
19:28Mais c'est qu'en fait,
19:29voilà, ça commence vraiment...
19:30– Mais c'est-à-dire que...
19:31– Si vous étiez encore sceptiques
19:32sur l'idée qu'ils n'ont rien
19:33à foutre des femmes...
19:34– Elles nous ont quand même habituées,
19:36en termes de communication,
19:37à être un peu plus malines.
19:38De rien.
19:39Donc, après,
19:40on ne peut que se réjouir
19:41de les voir être
19:42de plus en plus incohérentes
19:43avec ce qu'elles disent défendre.
19:45– Voilà, exactement.
19:46Donc, sur l'esplanade,
19:48ceux qui ont pu monter pour parler,
19:50il y a plusieurs personnes.
19:51Il y a notamment
19:51Mario Maréchal-Le Pen
19:52qui a pu monter.
19:53Mais il n'y a pas que eu
19:55Mario Maréchal-Le Pen.
19:56Il y a aussi eu Thierry Mariani.
19:58Donc, on parlait des municipales
19:59tout à l'heure.
20:00Thierry Mariani,
20:01qui est un député européen
20:02et candidat et reine
20:03à la mairie de Paris,
20:04a aussi fait preuve
20:07de sa présence,
20:07l'honneur de sa présence
20:08pour Némésis.
20:09Il a tweeté aussi,
20:10tout fièrement,
20:11qu'il était là,
20:12qu'il les soutenait.
20:14Il était content.
20:14Voilà, à côté
20:15de Mario Maréchal-Le Pen,
20:16ils étaient là tous ensemble,
20:18très, très, très contents.
20:20Et du coup,
20:20je me suis demandé,
20:21mais est-ce que Thierry Mariani,
20:24il en a déjà, lui,
20:25peut-être eu déjà
20:26quelque chose à foutre
20:27des femmes ?
20:28Puisqu'on a le féminisme
20:29washing dont on a l'habitude,
20:30mais peut-être que même
20:31Némésis peut se faire washer.
20:33Finalement,
20:34c'est un plateau
20:35tendu au fer
20:36aux gens du RN,
20:38aux gens de l'extrême droite
20:39pour s'y regarder
20:39et récupérer le féminisme
20:41et puis maintenant,
20:42les gens qui récupèrent
20:43le féminisme peuvent eux-mêmes
20:44se faire récupérer
20:45et faire partie
20:45de la stratégie de communication
20:46des gens qui sont candidats
20:48à la mairie de Paris.
20:49Mais je pense que c'était
20:49aussi leur but,
20:50c'est-à-dire d'intégrer,
20:51évidemment.
20:52C'est un marchepied
20:53pour les extrêmes droits.
20:54Donc forcément,
20:55tous ceux qui n'ont jamais été
20:56délus de féministes
20:57peuvent aujourd'hui
20:58se revendiquer féministes
20:59grâce à Némésis,
21:00qui est une porte d'entrée
21:01au féminisme washing
21:02et au fémon nationalisme.
21:03C'est aujourd'hui
21:04ce qui se passe
21:04avec Mario Maréchal-Le Pen,
21:05mais d'habitude,
21:05elles sont plutôt entourées
21:06de femmes.
21:07Là, aujourd'hui,
21:07il y avait aussi un homme,
21:09puisque forcément,
21:09c'est un homme qui est candidat
21:10à la mairie de Paris,
21:11Thierry Mariani.
21:12Et je ne le connaissais pas trop.
21:14Là, d'un fois,
21:14on a plus parlé de Sarah Knafo,
21:16de son programme, etc.
21:17Mais c'est quoi, du coup,
21:18le programme de Thierry Mariani
21:20qui est quand même candidat
21:21à la mairie de Paris ?
21:22Donc, ce n'est pas rien.
21:22Si demain,
21:23la mairie de Paris tombe
21:24aux mains de Reconquête
21:25ou du RN,
21:25ce serait quand même
21:26une défaite
21:26qui serait très, très inquiétante.
21:29Donc, Thierry Mariani,
21:31aujourd'hui,
21:35à l'époque,
21:36parce que du coup,
21:36j'ai fait ma petite enquête.
21:36Je me suis dit,
21:37mais attends,
21:37mais est-ce que ce mec-là,
21:38il était, je ne sais pas,
21:39à un moment donné,
21:40avant, il était plus de droite.
21:42Il était peut-être un petit peu
21:44essayé de faire genre.
21:45Oui, parce qu'avant,
21:45il était LR.
21:46Avant, il était LR.
21:47Avant, il était LR.
21:48Avant de devenir RN.
21:49Et puis, finalement, non.
21:50Depuis 2014,
21:51il n'en a strictement
21:52rien à foutre
21:52du droit des femmes,
21:53puisque à l'occasion
21:55du vote de la loi
21:55du 4 août 2014
21:57pour l'égalité réelle
21:58entre les femmes et les hommes,
22:00c'est une loi
22:00qui regroupe pas mal
22:02de solutions,
22:06d'amendements
22:07qui viseraient
22:09à rendre plus réelle,
22:10comme le nom de la loi l'indique,
22:12l'égalité entre les femmes.
22:13En fait, il s'est juste abtenu.
22:15Il n'a juste pas voté.
22:16Donc, comme dans la quasi-totalité
22:17des lois
22:18qui concernaient les femmes,
22:20quand il y a eu aussi une loi
22:21qui visait à protéger les TDS,
22:23là, il a voté carrément contre.
22:25Donc, il n'en avait strictement
22:26rien à foutre.
22:27Et puis, pareil,
22:28depuis 2019,
22:29Marie-Annie,
22:29il n'est plus à l'Assemblée nationale,
22:30mais il est au Parlement européen.
22:32Et visiblement,
22:32lui et son groupe,
22:33ils n'en ont toujours
22:34rien à foutre du droit des femmes
22:35puisqu'on s'abstient toujours au RN.
22:37C'est quand même bien de le rappeler
22:38parce qu'on parle beaucoup
22:39de l'Assemblée nationale,
22:39mais il y a aussi
22:40le Parlement européen
22:41où il se passe beaucoup de choses.
22:43Un petit résumé de bon pote
22:44qui a pu faire une enquête là-dessus.
22:46En mars 2023,
22:47le RN s'est abstenu
22:48sur la directive européenne
22:49sur la transparence
22:50et l'égalité des rémunérations
22:51visant à appliquer
22:52l'égalité salariale.
22:53En juin 2023,
22:54les députés européens du RN
22:56se sont abstenus
22:56sur la résolution sur MeToo
22:58et le harcèlement
22:59visant à lutter
23:00contre les violences sexistes
23:01au sein des institutions
23:02de l'Union européenne.
23:03Il ne faudrait pas
23:03essayer d'amoindrir
23:05ce genre de choses-là
23:06dans leurs propres institutions.
23:08Visiblement,
23:08non, Darmanin
23:09va encore plus faire accélérer
23:10le fait qu'on peut agir
23:12en toute impunité
23:13et être jugé
23:14de façon accélérée.
23:15C'est vraiment
23:16un doigt d'honneur
23:17tellement gros,
23:17je trouve, aux victimes.
23:19Le même mois,
23:20donc toujours en juin 2023,
23:21ils se sont encore abstenus.
23:22Mais comme je vous dis,
23:23c'est juste rien à foutre.
23:25Ce n'est même pas leur programme.
23:26On ne veut même pas regarder
23:27ce qu'il se passe
23:28pour les droits des femmes.
23:29Donc, ils se sont abstenus
23:30lors du vote
23:31sur la Convention
23:32du Conseil de l'Europe
23:33sur la prévention
23:34et les luttes
23:34contre les violences
23:35à l'égard des femmes
23:35et la violence domestique
23:37qui, là, alloue
23:37des fonds européens
23:38pour combattre ces violences.
23:39Donc, même quand c'est
23:40pour donner de l'argent,
23:41même si ce n'est pas vous
23:42qui votez directement,
23:43mais juste pour donner
23:44de l'argent aux gens
23:45qui font boulot pour vous,
23:47là aussi,
23:47ils n'en ont rien à foutre.
23:48En avril 2024,
23:50encore une fois,
23:50ils se sont abstenus
23:51sur l'inclusion
23:52du droit à l'avortement
23:52dans la Charte
23:53des droits fondamentaux
23:54et de l'Union européenne.
23:55Et là, récemment,
23:56en décembre 2025,
23:58encore une fois,
23:59abstention sur la résolution
24:00« Ma voix, mon choix »
24:01donc « My voice, my choice »
24:05pour un avortement sûr
24:06et accessible
24:06dans l'Union européenne.
24:09Quoi dire de plus ?
24:11J'ai essayé de regarder
24:12son programme un petit peu.
24:13Je l'ai lu.
24:14C'est encore une fois
24:15que du renforcement policier
24:17pour lutter contre les VSS.
24:18Aucune formation en vue.
24:21aucun dispositif réel.
24:22Je crois qu'il y parle
24:23d'ouvrir une maison
24:24pour les femmes victimes
24:26de violences conjugales.
24:26Il en existe déjà.
24:28Ce n'est pas le fait
24:28d'en ouvrir encore plus
24:29mais le fait de donner
24:30des moyens surtout
24:31à ces infrastructures-là
24:32qui existent
24:33mais qui ont du mal
24:33à survivre
24:34et qui ont de plus en plus
24:35de restrictions budgétaires
24:36et de coupes budgétaires
24:36actuellement.
24:37Donc en fait,
24:38c'est encore une fois
24:40vraiment un bras d'honneur.
24:41Ce n'est même plus
24:41un bras d'honneur là.
24:42C'est un bras d'honneur
24:43aux femmes
24:44avec Némésis
24:44qui leur déroule
24:46le tapis rouge.
24:47Évidemment.
24:47Et moi ce qui m'a toujours
24:49espantée
24:50pour utiliser
24:51les termes de chez moi
24:52de Narbonne
24:53c'est que ces mecs
24:54qui se revendiquent
24:56enfin qui disent
24:57lutter contre
24:58les violences faites aux femmes
24:59quand elles seraient faites
25:00par des OQTF
25:01tout ça
25:01sur les droits des femmes
25:02les plus basiques
25:03c'est-à-dire des trucs
25:04juste disposés
25:05de ces droits reproductifs
25:06ils sont contre en fait.
25:09C'est des anti-vigées primaires.
25:11Encore une fois
25:12gymnastique mentale
25:13pour nous faire croire
25:14que ces gens-là
25:15seraient du côté des femmes.
25:16On le répète ici
25:18tout le temps
25:18à chaque fois
25:19c'est juste
25:19une façon d'avancer des pions
25:21on le disait très bien
25:21l'un d'un fois
25:22avec Léane Alestra
25:22et son livre
25:23Les Vigilantes
25:24d'avancer des pions
25:24pour faire monter
25:26les idées fascistes
25:26les idées du RN
25:27et ne faire gagner
25:28que les femmes
25:30qui pourraient ressortir
25:31un petit peu
25:33vainqueurices
25:35vainqueurs
25:35d'une politique
25:37d'extrême droite
25:38donc les femmes blanches
25:39cis hétéro privilégiées
25:41qui je pense
25:42vont se prendre aussi
25:43un moment donné
25:44dans la gueule
25:44un retour de bâton
25:46assez conséquent
25:47dans la gueule