00:00L'autodéfense depuis l'affaire de Lyon s'est agitée comme de la violence.
00:05Pourquoi ce n'est pas de la violence pour vous ?
00:07La plupart du temps, l'autodéfense, c'est se protéger face à des agressions commises par l'extrême droite.
00:14Ça peut conduire, malheureusement, à aussi des confrontations physiques
00:18qui peuvent conduire à la mort, par exemple, de Quentin Deranque.
00:21La solution, à mon sens, c'est que cette tâche, en quelque sorte, de protection,
00:24soit assumée par des organisations de masse,
00:26parce qu'elles ne soient pas, en quelque sorte, uniquement déléguées à des collectifs antifascistes
00:31qui, évidemment, jouent leur rôle, qui ont joué un rôle et qui jouent un rôle
00:35et qui vont continuer à jouer un rôle primordial dans la protection de mobilisation féministe, LGBT, antiraciste, de gauche, etc.
00:44Mais je pense que, là encore, l'union fait la force et que, d'une certaine manière,
00:47il n'y a pas besoin de formes très ouvertes, en général, de violences
00:50lorsqu'on est beaucoup plus nombreux, en quelque sorte.
00:52Et donc, d'une certaine manière, on a besoin que les organisations de masse qui continuent à exister,
00:58notamment les syndicats, prennent peut-être davantage en charge cette question de la protection,
01:05de l'autoprotection, des mobilisations, des meetings de la gauche,
01:09parce que, précisément, l'État ne le fait pas, en général.
01:12Il y a eu une complaisance des pouvoirs publics depuis une quinzaine d'années
01:16assez ahurissante vis-à-vis des agressions commises par l'extrême droite,
01:19alors même qu'au plus haut sommet de l'État, on sait très bien ce qu'il en est de
01:23ces menaces.
01:25Gérard Damanin, il y a quelques années, avait dit
01:27« Oui, il n'y a pas de menaces, par exemple, terroristes d'extrême gauche ou d'ultra gauche.
01:31Tous les attentats déjoués par des mouvances politiques dans les 15 dernières années en France
01:36l'ont été de la part de mouvances dites d'ultra droite, c'est-à-dire en fait d'extrême
01:41droite. »