00:00Un abus de confiance à 5 000 euros, une escroquerie à 15 000 euros commise depuis l'étranger ?
00:04N'allez pas déposer plainte, cela ne servira à rien.
00:07Dans le Val-d'Oise, comme le montre une note que nous nous sommes procurés,
00:09le procureur ordonne lui-même aux policiers de classer ce type de plainte.
00:13L'idée de base avec cette instruction, c'est de gérer la pénurie.
00:16Dans le Val-d'Oise comme ailleurs, il n'y a pas assez d'enquêteurs dans les commissariats,
00:20donc de moins en moins d'enquêtes.
00:21Le flux des plaintes, lui, reste énorme.
00:24Elles s'accumulent dans les placards des commissariats,
00:25parfois pendant des années, et rien ne se passe.
00:28Dans certains départements, comme les Hauts-de-Seine par exemple,
00:30un officier de police judiciaire est censé gérer à lui seul 500 procédures.
00:35On ne peut pas faire face, donc on déstope, parfois avec l'aide de policiers à la retraite.
00:39Les procureurs doivent faire des choix.
00:40Dans l'immense majorité des parquets, c'est le contentieux du petit économique et financier qui trinque.
00:45Celui qui ne dépasse pas quelques milliers d'euros
00:47et qui représente parfois pour certains les économies d'une vie.
00:51C'est ça, la justice de proximité, version Gérald Darmanin.