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  • il y a 11 heures
Quitter X ou rester sur X : telle est la question qui anime bon nombre de rédactions et de personnes publiques. Passage en revue des arguments pour et contre avec le chat et Cyprien Caddeo, pendant "La grasse matinale", notre revue de presse hebdomadaire.

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Transcription
00:00Est-ce qu'il faut quitter X ou pas, du coup, vu ce que ça devient, vu l'usage ?
00:03Alors on va écouter un petit extrait, puis après on va en parler.
00:05Les arguments pour quitter X, ce serait de dire que ce n'est pas un espace propice pour le débat,
00:11pour apporter des informations justes et vérifiées,
00:14que c'est en fait un environnement trop difficile pour les médias progressistes,
00:18pour les élus progressistes, pour globalement toutes les formes progressistes.
00:21Les arguments pour rester sur X, c'est plutôt de dire que, en fait,
00:24si on déserte tous les endroits où on n'est pas dans des bonnes conditions,
00:28on va finir par déserter beaucoup de choses.
00:30Facebook, si ça dégénère, est-ce qu'on utilise Threads, est-ce qu'on utilise Insta ?
00:34TikTok, du coup, est-ce qu'il y a un projet de rachat par Elon Musk ?
00:36Ces outils, voilà, ne sont pas neutres.
00:38Par exemple, Facebook nous pose problème à l'UMAP,
00:42parce qu'il dévalorise énormément les tenues qu'ils considèrent comme politiques.
00:46Il y a une différence entre Facebook et LinkedIn,
00:48où on est là pour faire du réseau, du lien, parler à ses proches, rencontrer des gens.
00:52Et Twitter et TikTok, c'est moins de 2% des comptes publient régulièrement du compte.
00:56Je ne parle pas de republier ou de partager, créer du contenu.
01:00Twitter, là, on est plutôt dans le fait de consommer.
01:03Donc là, vous avez écouté, le premier, c'était Théo Bourriot,
01:06que vous retrouvez notamment comme animateur de l'émission de Saïra,
01:09et Pierrick Marissal, notre expert en technologie numérique,
01:13qui fait un ébat là-dessus.
01:14Une discussion qui se pose aussi à l'UMAP, qui n'est pas tranchée encore,
01:17mais c'est une discussion qui a en cours à la rédaction.
01:19Du coup, ça m'intéressait de voir ce que vous en pensiez aussi sur le chat.
01:23Donc là, certains nous parlent aussi du fait de quitter Méta,
01:26parce qu'effectivement, Facebook est en train de s'aligner sur la politique de Twitter,
01:30notamment sur la question du fact-checking.
01:33Quelqu'un nous dit, oui, il faut quitter X,
01:35pas oublier que Musk paye les fachos sur X, votre présence finance donc le fascisme.
01:39Ok, j'entends.
01:41Alors moi, je vais vous dire mon avis, mais ça n'engage que moi.
01:44On est bien d'accord que ça n'engage pas l'UMAP, ça n'engage que moi.
01:45Et c'est dans la discussion en cours.
01:47Moi, je suis plutôt tendance à dire que tant qu'il y a une gauche aux sphères,
01:51appelons-la comme ça, tant qu'il y a une gauche aux sphères sur Twitter,
01:54nous, médias progressistes de gauche, on a vocation à y rester.
01:57Parce que tant qu'il y a des gens qui sont là,
02:01qui restent pour se battre sur Twitter, sur X,
02:04si tous les médias de gauche barrent, ils vont vraiment rester seuls
02:06et ils vont rester seuls avec que les fachos en face.
02:08Donc je pense que, moi, je vois bien que les contenus de l'UMAP marchent encore.
02:12Par exemple, la une de Jean-Marie Le Pen, je vous la remets,
02:14la une qu'on a faite sur Jean-Marie Le Pen,
02:18qui a ultra bien marché sur les réseaux sociaux,
02:20ça m'aurait fait chier qu'elle ne soit pas sur Twitter,
02:22parce que du coup, on n'aurait eu que les unes de merde tiède du Parisien,
02:28ou les contenus d'extra-droite, évidemment, ou CNews.
02:35Moi, mon avis, c'est que si demain, tout le monde se barre,
02:37toute la gauche se barre, ça n'aura aucun intérêt d'y rester.
02:40D'ailleurs, c'est pour ça que, par exemple, le débat,
02:42ce n'est pas tout à fait le même qu'est-ce qu'il faut aller sur CNews, par exemple.
02:44Le débat qu'on a eu aussi à l'UMAP, et pour le coup, la position est claire,
02:47pas de journaliste de l'UMAP sur CNews, même si on nous a déjà invités.
02:50Pourquoi ? Parce que sur CNews, maintenant, je pense que le cadrage fait que,
02:53de toute façon, le public, déjà, de CNews, n'est qu'un public
02:56et de gens qui sont d'accord avec CNews.
02:57Et donc, je ne vois pas l'intérêt d'y aller,
02:59si ce n'est pour servir d'épouvantail ou de punch-in-ball sur le plateau
03:03et aux auditeurs, aux spectateurs de CNews.
03:10Par contre, sur Twitter, il y a encore des espaces de gauche,
03:12il y a encore des gens de gauche pour relayer, pour partager, relayer, dialoguer, débattre.
03:15Donc, c'est compliqué de se dire, ça y est, c'est foutu, c'est aux mains des fascistes, on
03:19part.
03:20Après, j'entends l'argument de dire, du coup, on participe à l'économie de X,
03:25forcément, en y étant, en créant du contenu, et du coup, ça leur permet de vendre de la pub, etc.
03:29Ça, j'entends.
03:31Est-ce que c'est trop tard sur X ? On nous demande, bah, vraie question.
03:34Moi, je ne pense pas.
03:34Je pense que pour l'instant, je note qu'il y a encore tous les députés de gauche qui y
03:38sont,
03:38qu'il y a encore plein de méditants de gauche qui y sont,
03:40qu'il y a plein d'influenceurs de gauche qui y sont,
03:42il y a d'autres médias, je constate que pour l'instant, ils sont plus tôt.
03:45Je sais que Mediapart veut partir, mais voilà, enfin, au pire, ça se débat.
03:48Mais, je pense que, voilà, je...
03:52Attendez, parce que là, il y a beaucoup de messages, j'essaie de tout reprendre d'un coup.
03:56Du passé, faisons table rase, nous dit-on.
03:59Attends qu'on a un publier.
04:00Non, on n'a pas, je crois qu'on publie manuellement.
04:02Mais alors, je pense que ça, c'est la régie qui peut vous répondre dans le tchat,
04:08comment on publie sur Twitter.
04:10Merci pour Labo, énervé, c'est ça ton surnom.
04:13Merci à toi.
04:16Du coup, laisser Twitter au FAP, nous dit-on,
04:18tout seul, le réseau n'aura aucun intérêt, ouais.
04:21Ouais, mais en même temps, tu vois, on les a laissés tous les sur CNews,
04:23et il a quand même un peu d'intérêt, quand même.
04:26Je ne dis pas que CNews, on aurait pu le sauver, vu le truc,
04:29mais ce n'est pas tout à fait la même chose, un média.
04:31Parce qu'en fait, ce que je veux dire, c'est que les réseaux sociaux,
04:33il y a quand même une spécificité, c'est que ce n'est pas CNews.
04:37C'est-à-dire que CNews, c'est tributaire de la ligne éditoriale de CNews.
04:40Ils font ce qu'ils veulent.
04:40X, ok, les algorithmes sont de plus en plus hostiles, à la gauche,
04:44ça, c'est une évidence, et il y a de moins en moins de modération,
04:47donc les contenus d'extra-nommage se diffusent avec beaucoup plus de viralité,
04:49mais par ailleurs, on ne peut pas tout maîtriser, ce qu'il a sur son contenu.
04:53Donc, il y a encore des contenus de gauche.
04:54Si demain, je tweet, Elon Musk est une immonde saloperie,
04:59ça ne sera pas un strike par l'algorithme, ce que je sache.
05:04Donc, on peut porter la critique de Musk,
05:08on a publié, nous, sur Twitter, des articles de critique de Musk.
05:11Donc, voilà. Je ne sais pas si c'est durable.
05:14Là, je ne dis pas, je ne dis pas, je ne me ferai censurer.
05:17Bon, ben, merde, alors. Mais je ne sais pas si...
05:22En tout cas, nous, on a partagé des articles critiques de Musk.
05:25Là, je parlais d'insultes, mais en vrai, nous serions plus modérés.
05:27Des articles critiques de Musk, qu'on a partagés sur Twitter,
05:31ils ont été diffusés, quoi.
05:32On n'est pas les seuls.
05:34Bref, du coup, je ne dis pas que cette position que je défends,
05:37encore une fois, qui n'est que la mienne, je dis,
05:39est valable en permanence.
05:41Ça se trouve, dans six mois, je suis complètement choué d'avis,
05:43parce que je me rendrai compte que ça a basculé.
05:45Mais en l'état actuel de ce qu'est Twitter, ça me paraît compliqué.
05:48Et par ailleurs, on va être honnête, nous, journalistes, on va y rester.
05:51Quand bien même le Mediapart irait.
05:52Ce qui est le cas de Mediapart.
05:53Mediapart, s'ils s'en vont, mais en vrai, Fabrice Arsoussa, il reste.
05:55Parce qu'en fait, c'est un outil de travail.
05:57Et déjà, si tu bosses sur l'extra-droite, t'as intérêt à y rester, bien sûr.
06:00Mais au-delà de ça, ça reste un outil...
06:03Même si tu ne t'exprimes pas, ça reste un outil de veille fait utile.
06:05D'autant si les médias, pour la plupart, restent.
06:10Donc voilà.
06:11Alors, je reprends un petit peu les messages.
06:12Il y a quelqu'un qui dit, pourquoi ils ne font pas un mouvement pour dire de ne pas voter
06:14pour les fachos,
06:15au lieu de dire de quitter X parce qu'il y a des fachos ?
06:17Bon, l'un n'empêche pas l'autre.
06:18Tu peux très bien faire campagne contre l'extra-droite en dehors de Twitter,
06:20et aussi avoir un commentaire sur Twitter.
06:22Mais j'entends.
06:25Le problème, c'est que tout le monde attend, que tout le monde parte.
06:27Oui, effectivement, il y a un peu une position dans l'expectative.
06:30Pour info, il y a Sandrine Rousseau qui a fait un appel, je ne sais plus dans quel média,
06:35mais en gros, un appel à ce que tous les députés de l'UNF en même temps.
06:39Quelqu'un nous dit, je prends tout ça un peu à la volée parce qu'il y a beaucoup de
06:42messages,
06:43Y, T, D, D, Z, je ne sais pas comment penser, tu dis Musk sera le président des États-Unis.
06:46Ça, je peux dire que non, parce qu'il y a une loi aux États-Unis qui empêche des personnes
06:50qui sont nées à l'étranger de devenir président,
06:52et Musk est né en Afrique du Sud, il est sous-africain de base, même s'il a aussi la
06:56nationalité américaine maintenant,
06:57et canadienne aussi, je crois, tout truc, je ne sais pas, en tout cas, ça, c'est sûr.
07:01Étant né à Johannesburg, ou en tout cas en Afrique du Sud, je crois que c'était préthoria d'ailleurs,
07:06eh bien, Musk ne peut pas concourir à la magistrature suprême des États-Unis.
07:11C'était pour ça qu'il y avait une polémique sur Obama, je te rappelle les fake news de Trump
07:13sur Obama,
07:14en mode, il n'est pas né à Hawaï, il est né à Kenya, c'était pour le décrédibiliser en
07:18tant qu'il a été décrédibiliser,
07:20qu'il peut faire modifier la Constitution.
07:21C'est compliqué, modifier la Constitution américaine, c'est très compliqué.
07:25Sinon, Schwarzschi aurait été président, tu ne peux qu'être jusqu'à gouverneur, tout à fait.
07:28Alors, je ne sais pas si Schwarzschi aurait été président, mais en tout cas, il aurait été candidat, peut-être.
07:32Mais effectivement, Schwarzschi a été candidat, a été gouverneur de Californie, ça c'est possible,
07:36mais par contre, président, non.
07:37Bref, voilà, c'est juste pour répondre.
07:38En l'état, Musk ne peut pas être président des États-Unis.
07:41Et c'est compliqué de bouger.
07:45Jeanne Debrigue nous dit, un truc qui m'a trigger, c'est la dépendance des journalistes à Twitter.
07:48Quasi une addiction, ça ne choque personne.
07:50Vrai sujet, tu as bien raison de le pointer.
07:52Ce qui est un problème, c'est qu'effectivement, Twitter,
07:59que ce soit un outil de travail comme tous les réseaux sociaux,
08:01pour nous, c'est normal qu'on en soit indépendants à ce point.
08:06Je pense que c'est dû à plusieurs choses.
08:07C'est dû au fait qu'il y a eu un effondre, il y a quand même, il faut quand
08:12même se dire
08:12qu'il y a de moins en moins de budget alloué au reportage, dans les presses, toutes presses confondues.
08:17Que du coup, les journalistes sont de moins en moins sur le terrain,
08:19et de plus en plus sur les réseaux sociaux, qui fait office de terrain à pas cher.
08:22Or, c'est un piège, puisque Twitter, ce n'est pas la franquette,
08:25Twitter, c'est un réseau de décideurs, en fait.
08:29Il y a beaucoup de gens très actifs, notamment les politiques, les associations,
08:33les grandes figures patronales, etc.
08:35Le président de la République, enfin bref.
08:36C'est un microcosme de gens qui font l'actualité, dont les journalistes,
08:41mais ce n'est pas du tout la France.
08:42Et encore une fois, par rapport à Facebook, ou Instagram, ou TikTok,
08:46il y a très peu d'abonnés à Twitter, au niveau mondial et au niveau français.
08:49Donc déjà, il y a une déformation.
08:51Et souvent, parce que Twitter fait office de terrain pour les journalistes,
08:55on a tendance à croire que ce qui se passe sur Twitter, c'est ce qui se passe en France,
08:58et que ça prend la température du débat public français,
09:00alors qu'il y a des micro-polémiques qui sont vraiment circonscriteux à Twitter,
09:06et dont on fait des caisses.
09:07Après, les médias font caisses de résonance, etc.
09:08Et en fait, il y a des micro-polémiques qui deviennent des Twitter,
09:11qui deviennent des débats nationaux, alors que ça n'avait pas vocation à l'être.
09:13Donc c'est une bonne remarque de ta part, Jeanne.
09:20Effectivement, on est vraiment parfois trop dépendants de Twitter, c'est vrai.
09:26Par ailleurs, on est aussi dépendants dans le sens inverse des réseaux sociaux
09:29pour diffuser nos contenus.
09:33Parce que par exemple, la presse papier est en difficulté.
09:37Si je veux vendre...
09:38Tu vois, par exemple, je reprends l'exemple de la une de Jean-Marie Le Pen.
09:40Elle a super bien marché en kiosque, mais aussi parce qu'elle a super bien marché sur les réseaux sociaux.
09:44Il y a plein de gens qui n'ont pas lu le canard, probablement, mais qui ont juste vu la
09:46une.
09:46Ce qui est déjà pas mal, parce que la une dit beaucoup de choses.
09:48Mais la une, elle a été ultra massivement partagée sur Instagram, sur Twitter, sur Facebook.
09:53Le problème, c'est que tout ça, ce sont des médias privés, dont on est dépendant.
09:56Il n'y a pas d'espace autonome, on va dire, où on pourrait...
10:02Donc on a aussi besoin de Google aussi pour être référencé.
10:05Par exemple, tout le monde fait sa recherche sur Google, quasiment.
10:07Donc on a besoin de Google pour être référencé.
10:08Ou d'Apple, News, machin, en fonction de ce que tu es sur Mac ou sur...
10:13Mais bon, c'est surtout Google, on ne va pas se mentir.
10:15Mais du coup, on est...
10:16De fait, il y a une dépendance des médias à ces acteurs-là.
10:19Et en fait, même au-delà de la question des médias, le problème, c'est que Twitter, c'est quoi
10:23?
10:23Twitter, c'est un forum, d'accord ?
10:25C'est un espace de discussion démocratique.
10:28C'est un espace restreint qui incarne pas tout, etc., mais c'est un espace.
10:31Le problème, c'est que cet espace du débat politique et démocratique, il n'est pas neutre.
10:35C'est un acteur privé. Ce qui se passe, c'est qu'à l'heure moderne, on a délégué la
10:39plupart de nos espaces de discussion à des acteurs privés.
10:41On l'a délégué à Facebook, on l'a délégué à Twitter, on l'a délégué à Instagram, qui est
10:45aussi Facebook d'ailleurs, enfin Meta.
10:46Et c'est ça le problème.
10:47C'est qu'en gros, on a délégué la démocratie.
10:51Une grande part de la démocratie, du moins de nos espaces démocratiques, qui devraient être démocratiques, ont été délégués à
10:56des acteurs privés.
10:56Les acteurs privés peuvent en changer les règles à tout moment et ne sont pas des acteurs neutres, évidemment.
11:02Ce ne sont pas des acteurs neutres et on voit bien que la position d'Elon Musk, qui est caricaturale,
11:05et celle de Mark Zuckerberg, qui est dans le suivisme désormais,
11:08eh bien ça, ils ne sont pas neutres politiquement, on le voit bien.
11:25Je ne suis pas sûr que penser à un média d'État soit une alternative tout à fait satisfaisante, mais
11:32entre le média d'État, genre ORTF, et un espace privé à la merci du bon vouloir politique d'un
11:39seul milliardaire, je pense qu'il y a un juste milieu.
11:41Je ne suis pas un expert en réseau social, mais je sais que, mastodonte, je voulais proposer un contre-modèle
11:46un peu plus équilibré, on va dire.
11:53Bref, privatiser la démocratie, c'était une idée bof, en effet.
11:55Ben oui, en fait, on n'a pas privatisé la démocratie en quelque sorte, mais comme on a confié vraiment
11:59notre destin, on a fait confiance en fait.
12:02On a fait confiance à ces espaces numériques, parce qu'on s'est dit, c'est le web.
12:08Et le web, on s'est dit, il y a toute cette culture du web, de open data, liberté d
12:13'expression sur Internet, on peut tout dire sur Internet.
12:15En fait, on s'est dit que ces gens-là, qui étaient de la Silicon Valley, ils venaient de ça,
12:18et qu'ils étaient dans l'âme des libertaires, et que du coup, ils balancent des outils, et qu'on
12:22pourrait en faire ce qu'on voulait.
12:23C'est vrai en partie, parce qu'on a en partie pu en faire... Il y a eu des usages
12:27de gauche de ces médias-là, je veux dire, les printemps, on peut prendre l'exemple des printemps arabes aussi.
12:30Enfin, tous ces réseaux ont eu un rôle à jouer aussi dans les luttes de gauche, mais on voit bien
12:34qu'à partir du moment où les acteurs qui les possèdent décident que c'est plus de la mise à
12:41disposition démocratique de leur outil,
12:42mais qu'ils vont servir à un projet politique, et bien c'est terminé en fait, c'est terminé.
12:46On est complètement baisé, on est complètement baisé parce qu'on a fait confiance à des géants, des multinationales géantes,
12:54pour avoir le monopole quasiment des forums numériques,
13:00qui sont des espaces de plus en plus conséquents, de plus en plus importants dans le débat public.

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