- il y a 1 semaine
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De passage à Paris au début du mois de mars, Luiz Inacio Lula da Silva, l’ancien président du Brésil (2003-2011), avait accordé un long entretien à nos journalistes que vous pouvez retrouver ici : https://www.humanite.fr/luiz-inacio-lula-da-silva-ce-sont-les-riches-qui-coutent-cher-pas-le-combat-contre-la-pauvrete
Un entretien qui montre que les 580 jours passés en prison n’auront pas réussi à ébranler la détermination de l’ancien président du Brésil, sa volonté de s’engager pour l’égalité, les droits des travailleurs et la souveraineté de son pays. Analyse de la politique de Bolsonaro, décryptage de la stratégie États-unienne, bilan de l’action du PT et perspectives d’avenir… Découvrez maintenant l’intégralité de cette rencontre en vidéo.
De passage à Paris au début du mois de mars, Luiz Inacio Lula da Silva, l’ancien président du Brésil (2003-2011), avait accordé un long entretien à nos journalistes que vous pouvez retrouver ici : https://www.humanite.fr/luiz-inacio-lula-da-silva-ce-sont-les-riches-qui-coutent-cher-pas-le-combat-contre-la-pauvrete
Un entretien qui montre que les 580 jours passés en prison n’auront pas réussi à ébranler la détermination de l’ancien président du Brésil, sa volonté de s’engager pour l’égalité, les droits des travailleurs et la souveraineté de son pays. Analyse de la politique de Bolsonaro, décryptage de la stratégie États-unienne, bilan de l’action du PT et perspectives d’avenir… Découvrez maintenant l’intégralité de cette rencontre en vidéo.
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00:00Président, avant nous étions présentes au Festival du La Livre.
00:05Fernando Haddad a dit, en tant que son statut juridique,
00:10que vous êtes libéré, mais que vous n'étiez pas libre.
00:14Quel est cet statut et quelle est aujourd'hui la lutte ?
00:20Premièrement, nous essayons, avec l'abias corps pour la Suprema Corte,
00:27annulé tout le processus et annulé la décision du juiz Moro,
00:33approvant que il était un juiz totalement parcial
00:38et un juiz totalement comprometté avec la ma connexion.
00:42Le Moro n'est pas une décision basée dans les autos du processus.
00:48Il tomou une décision eminentement politique.
00:51Donc, il est déjà prové aujourd'hui,
00:53non seulement pour ma défense,
00:56mais pour les divulgations de la gravaure du site Intercept,
01:00il est déjà prové que la Polité Federal mentit au inquérito,
01:06il est prové que le promoteur mentit à accusation
01:09et il est prové que le Moro mentit à sentença.
01:13Donc, nous nous nous demandons une annulée de cela.
01:16Je suis libre parce qu'il y a une décision de la Suprema Corte
01:21qui me liberait parce qu'une personne peut être pris
01:25après du jugement transité en juillet
01:29par les Cortes Supremes.
01:31Ce qui n'est pas le cas.
01:33Ils ont déjà pris une décision de punition
01:37dans la seconde instance, que c'était pour tenter,
01:40faire ce que ils faisaient,
01:41pour éviter que je suis candidat à président de la République.
01:45Bien, je t'ai plusieurs processus.
01:47Si vous voulez imaginer la sequence de processus,
01:51il y a plusieurs processus.
01:53Et ces processus, c'est comme si c'était un monte de espada
01:57que, à chaque jour, ils tententent de soltar une espada.
02:02Qual est la tranquillité ?
02:04La tranquillité est que une grande parcela de la société
02:09qui est consciente et que la comprenne de la société
02:18La tranquillité est en train d' manufactured
02:19que les accusés sont mentires et que j'ai préparé une fasse
02:24pour tenter me tirer de la disputation
02:26et vont continuer de m'assurer.
02:30Je les ai ai défis
02:31Je ai ai affecté le moraux pour débatteler
02:34Lucie, c'est int einzige
02:36Oorum si elle fera des débatt pain
02:38Ou inter Schmidt
02:38Je le souhaite un coge
02:43Un cas
02:44Pas d'écart
02:46Mais comme on il ne rem 데
02:46Det bien
02:47Langley
02:48Je pourrai guy de televisive
02:53which eu soube
02:54100% de éogios a ele
02:56Ce sont d'écritique
02:58à moi, et je suis aguardant la décision de la Suprema Corte.
03:03C'est ce que le Haddad dit, avec le connaissance de cause,
03:08que je suis libre, je suis solte, mais je ne suis libre,
03:11et je suis encore dans la dépendance de d'autres processos.
03:15Et je prouve la maïnocence, juste pour vous avoir une idée,
03:22dans tous les processos, je l'avais des des tests de défis,
03:28et la accusation n'ont pas testemunha.
03:30Ils ont la délai de alguns mentirosos qui vendent des informations
03:34pour leur liberté, ou pour faire partie du dinheur roubable.
03:40Et je veux questioner cela, non dans la société, mais dans la justice aussi.
03:46Donc je suis très tranquille.
03:50Je disais quand je suis preso,
03:53tenté me convencer de que era prudente eu ir para a minha casa,
03:58ficar em prisão domiciliar e colocar tonozeleira.
04:02Et je disais que as personnes étaient enganadas.
04:05Je ne voulais pas la liberté, je voulais pas la maïnocence.
04:10Je ne voulais pas la maïnocence, c'est ce que je veux.
04:15Je ne voulais pas la justice, je ne voulais pas la benevolence,
04:19je voulais pas la maïnocence.
04:21Ou ils provent que je commis un crime et me punis de vérité,
04:26ou ils reconhecent que j'ai fait une farsa juridique pour me prender,
04:31pour me tirer du processus électoral,
04:33c'est ce que nous appelons de lawfare.
04:34Ou seja, utiliser a justiça pour tenter criminaliser les personnes.
04:40Et je resolvi brigar.
04:42Pour cela, je suis très tranquille et je peux te dire,
04:46avec connaissance de cause,
04:47que ils sont beaucoup plus préoccupés que je.
04:51Parce qu'ils mentirent une fois,
04:53vont tenter mentir toute la vie.
04:56Et je disais la vérité une fois,
04:58et je vais continuer de dire la vérité tous les jours,
05:00pour que ils sont mentirés pour la société brésilienne.
05:05Merci.
05:06Jair Bolsonaro, je l'avais une main au pouvoir.
05:09A extrema-direite brésilienne chamou à manifestações,
05:13le 15 de mars, à manifestações anti-parlamentaires.
05:18Et ces attaques contre le gouvernement sont une nouvelle manifestation
05:24de un processus qui va au Brésil à une dictature,
05:32ou un symptôme de fibrilité du executif brésilien?
05:37Cate,
05:40muitas vezes,
05:43alguns governantes,
05:45para justificar a sua incapacidade de governança,
05:50tentam jogar a culpa em cima de outros.
05:53Alguns jogam a culpa em cima dos sindicatos que fazem greve,
05:58outros jogam a culpa em cima da justiça,
06:02outros jogam a culpa em cima do parlamento.
06:05A única coisa que as pessoas não fazem
06:09é se auto-culpar,
06:11é reconhecer a sua mediocridade na arte de governar.
06:15Ora,
06:16eu acho normal que um governo,
06:19sabe que o partido do governo,
06:21convoque um ato para defender o governo.
06:24Eu acho que é normal,
06:25da mesma forma que a oposição convoque um ato contra o governo.
06:30O que não é normal
06:31é um presidente da república,
06:33na função de presidente da república,
06:36insinuar, sabe, a convocação de um ato que tem como objetivo atacar o Congresso Nacional
06:44e atacar a Suprema Corte.
06:47Isso fere a Constituição,
06:49isso fere a relação entre os poderes e isso é um gesto de irresponsabilidade do presidente da república,
06:58que me parece que gostaria de governar sem o Congresso,
07:03sem a Suprema Corte e governar apenas com os milicianos que lhe dão sustentação.
07:09Eu acho que é uma situação grave,
07:12eu acho que tanto o Congresso Nacional quanto a sociedade brasileira tem que ficar atenta,
07:18porque não é normal um presidente da república tomar uma atitude dessa.
07:25Veja, o Congresso é uma instituição no Brasil que tem pouca credibilidade da sociedade.
07:32Se você fizer uma pesquisa de opinião pública e perguntar quais as instituições que têm mais credibilidade,
07:41você vai perceber que o Congresso Nacional tem baixíssima credibilidade.
07:46Por quê? Porque todo santo dia, todo santo dia, no rádio, na televisão, nos jornais,
07:52você tem críticas ao Congresso.
07:54E quando você faz a crítica ao Congresso, você faz a crítica generalizada.
07:59Você não diz o deputado ou a deputada ou o partido, sabe?
08:04Então, a sociedade não vê o Congresso como uma instituição de muita qualidade.
08:13Mas a verdade é que não há democracia se não tiver Congresso.
08:17Esse é o dado concreto.
08:19E por quê? O Congresso representa a sociedade no dia das eleições.
08:24Não adianta, Cátia, você achar que o Congresso francês não te representa.
08:29Você tem que lembrar que, um belo dia, você levantou de manhã e foi para a urna votar.
08:35E você votou em alguém.
08:37E aquele alguém, quem sabe, está longe de ser a pessoa que você acreditava que ele fosse.
08:44O que fazer? Esperar quatro anos para mudar outra vez.
08:48Não é isso?
08:49Então, o Congresso brasileiro hoje é o mais conservador desde que eu me conheço por gente.
08:57Agora, ele foi eleito.
08:59Ele foi eleito.
09:01Se não foi democraticamente, se teve problema, o PT recorreu e até hoje não foi julgado a eleição do Bolsonaro.
09:09Até hoje, os recursos do PT não foram julgados.
09:13Mas o dado concreto é que ele ganhou.
09:15Ele ganhou porque uma parcela da sociedade pensava daquele jeito no dia da eleição.
09:21Então, o que nós temos é que tomar cuidado para garantir que o Brasil não seja dele.
09:26O Brasil é do povo brasileiro.
09:28E esse cidadão não pode fazer o que ele bem entende.
09:31Ele tem que fazer aquilo que é possível e que a Constituição exija que ele cumpra.
09:37Ele não pode tentar extrapolar.
09:39E esse ato é uma tentativa de desmoralizar duas instituições importantes para a democracia.
09:47O Congresso Nacional e a Suprema Corte.
09:51Eu posso ter muita discordância do Congresso.
09:56Eu posso ter discordância da Suprema Corte.
09:59Mas eu tenho que levar em conta que essas constituições, bem ou mal, elas terminam sendo uma espécie de garantia
10:07do regime democrático.
10:11Já que estamos a falar da política do Jair Bolsonaro, antes dele ser eleito, já há muitos anos atrás, sempre
10:17tivemos declarações muito duras contra, digamos, os povos originários do Brasil.
10:25Até sobre os descendentes dos escravos, como você explica esse desencadenamento de ódio contra a parte do povo brasileiro?
10:39Olha, eu acredito, Cate, que nem o Bolsonaro imaginava ser eleito presidente da República.
10:47Nem ele imaginava, porque ele durante 28 anos foi deputado federal, em 28 anos parece que ele só apresentou dois
10:58projetos.
10:59Ele, quando fazia pronunciamento, era para atacar ou mulheres, ou atacar índios, ou atacar negros, ou defender, sabe, que era
11:12preciso dar arma para o povo, porque ele acha que tudo resolve-se com arma na mão.
11:18Ele, na verdade, ao invés de ser presidente, ele poderia ter vindo ao velho oeste americano e se candidatar a
11:25um cargo de xerife, porque era o que ele pensava ser na vida.
11:30Ele acha que revolve na mão das pessoas e rifle resolve o problema da figurança, o problema da economia.
11:37E eu acho que ele não tinha noção de que ele ia ser eleito.
11:40Ele foi eleito porque, durante muito tempo, houve um processo de instigação do ódio, da descrença na política, da descrença
11:51nos partidos.
11:52E ele conseguiu, ele conseguiu, mesmo sendo deputado 28 anos e 4 anos vereadores, ele é talvez o deputado mais
12:03velho no Congresso Nacional,
12:05ele conseguiu passar para a ideia da sociedade que ele não era político.
12:09Ele conseguiu, criticando os políticos, sabe, que ele não pertencia ao sistema, que ele era o inimigo do sistema.
12:20E também uma forte campanha da direita contra o PT e contra os avanços sociais do nosso governo,
12:29o resultado é que a democracia pariu o Bolsonaro.
12:38E agora a sociedade brasileira, sabe, tem um filho indigesto, sabe, que ela precisa cuidar.
12:51Eu penso que é preciso ter muito, muito, muito cuidado.
12:56A sociedade tem que ter muita responsabilidade.
12:59O Brasil vive um processo de mentiras muito grande.
13:03O presidente não fala com a imprensa.
13:05Tudo ele resolve com fake news, tudo ele resolve no Twitter, tudo ele resolve nas suas mensagens feitas de madrugada,
13:12sem saber porquê, sabe, é impressionante, é impressionante, eu vejo ele e o Trump governar,
13:21eu não acredito que seja possível você consolidar, sabe, um governo, sabe, do jeito que eles governam.
13:29Ou seja, eu levanto de manhã, falo o que eu bem entender no Twitter,
13:33a imprensa corre atrás e divulga as bobagens que eu falo todo santo dia.
13:38Ou seja, ofende a imprensa todo dia, ofende jornalista todo dia e vai naturalizando essas coisas absurdas.
13:50Ele vai naturalizando.
13:51É bonito ele ofender jornalista, é bonito ele falar palavrão, é bonito ele não gostar de democracia,
13:58é bonito ele falar que não gosta do congresso, é bonito o filho dele falar que um soldado,
14:04um cabo e um soldado fecha a suprema corte.
14:08É mesmo assim, ele vai naturalizando, naturalizando, e as pessoas que antes achavam absurdo,
14:15vão achando que é normal, é assim mesmo.
14:18E não é assim.
14:19Uma banalização.
14:20Banalização.
14:21Você disse a palavra correta.
14:23Ele está banalizando a arte de governar um país.
14:28É isso.
14:30Também o Jair Bolsonaro leva, não sei se é um programa, mas políticas neoliberales muito duras, autoritárias.
14:42Há sectores que levam essa oposição a esses projetos,
14:46mas de modo geral a sociedade brasileira não reage à altura dos ataques contra as instituições,
14:54como o congresso, as liberdades e o direito.
14:58Por que há uma espécie de apatia?
15:03Olha, no Brasil nós costumamos dizer que o primeiro ano de governo é o ano em que a sociedade tolera
15:12tudo.
15:13Ou seja, a pessoa ganhou as eleições, a pessoa não é obrigada a acertar,
15:20a pessoa ainda não sabe sequer, sabe como é que funciona a máquina governamental.
15:25Então a sociedade tem paciência, sabe, no primeiro ano de mandato.
15:32A sociedade, até para você fazer oposição, às vezes as pessoas falam,
15:38poxa, mas o cara só está aí há seis meses, o cara só está aí há oito meses,
15:43vocês já estão cobrando dele, sabe.
15:45É verdade, a sociedade é muito paciente.
15:49Eu fui, eu fui, eu tomei posse em 2002, em janeiro de 2003,
15:55a sociedade, o ano de 2003, ela não cobrava nada de mim.
15:59Ela sabia que eu estava começando a governar o país.
16:03Agora, a partir desse ano, a sociedade já começa a se manifestar mais e começa a cobrar resultados.
16:10O que que está acontecendo?
16:11O Bolsonaro, ele não consegue dar respostas na área econômica.
16:17A economia não cresce, não aumenta o emprego, não aumenta o salário,
16:24não aumenta a renda, não aumenta as exportações.
16:28Ou seja, ele começa a perceber, sabe, que aquilo que ele prometia não vai acontecer.
16:35Ele prometia um PIB de 2,5%, me parece que o PIB não vai passar de 1,1%.
16:412% esse ano.
16:43Ou seja, então, ao não entregar os compromissos econômicos,
16:49eu fiquei sabendo que essa semana o ministro da Fazenda chorou,
16:54fez uma reunião com os líderes que estão convocando o protesto,
16:58ele chorou e pediu que ele precise de mais 15 semanas para que o Brasil possa dar certo.
17:05Ou seja, na verdade, eu acho que é o prazo que ele quer para vender a Petrobras.
17:09É o caso que ele quer para se desfazer do Banco do Brasil, do BNDF.
17:14O que que o Bolsonaro está fazendo?
17:16Ao não conseguir entregar um crescimento econômico prometido,
17:22que o sistema financeiro queria, que a grande mídia brasileira queria,
17:27o que que ele está fazendo?
17:29Ele está desviando a cabeça das pessoas para as loucuras dele.
17:33Então, ele fala em fechar o Congresso, ele fala em protestar contra o Congresso,
17:37ele fala, sabe, que jornalista não presta ele...
17:41E a sociedade vai deixando, vai deixando de ficar discutindo a economia
17:47para ficar discutindo a bobagem do Bolsonaro.
17:49É uma maneira de evitar discutir o principal.
17:55É uma maneira de fugir do assunto.
17:57E ele é especialista nisso.
18:00Toda vez que tem um assunto sério na economia,
18:04ele fala uma bobagem que é para as pessoas não discutirem aquele assunto sério.
18:09Por exemplo, ele não discute o caso Marielle.
18:12Ele não discute.
18:14Sabe, ele sempre, toda vez que fala, sabe, dos milicianos, ele tenta evitar.
18:21Ele sabe que ele era amigo dos milicianos.
18:23Ele sabe que ele morava junto dos milicianos.
18:27Sabe, mas ele finge que não é com ele.
18:30Finge.
18:31E assim ele vai levando, já está um ano.
18:34Sabe, eu não sei por quanto tempo ele pretende continuar governando mentindo.
18:38Não sei por quanto tempo ele vai continuar governando, sabe,
18:43desviando a cabeça da imprensa, a cabeça da sociedade brasileira para as coisas sérias.
18:49Você não viu desse governo até agora a palavra crescimento econômico.
18:54Você não viu até agora a palavra de desenvolvimento.
18:57Você não viu até agora a palavra aumento de renda para as pessoas.
19:00Você não vê nada que diga respeito aos benefícios das pessoas.
19:05Sabe, não há melhora na saúde, não há melhora na educação.
19:08Então, a desmonte de tudo aquilo que foi feito de política social pelos governos do PT.
19:15E assim ele vai levando o Brasil.
19:18É lamentável.
19:20De vez em quando a gente fica imaginando que a sociedade deveria reagir mais rapidamente.
19:26Mas também a gente compreende que leva um tempo para a sociedade acordar
19:31e para a sociedade fazer os protestos que a gente acha que ela tem que fazer.
19:36Você disse que o Jair Bolsonaro pretende fazer diversão para não falar dos temas centrais da economia,
19:46mas ao mesmo tempo ele está levando a cabo grandes reformas econômicas
19:50que mudam a vida dos brasileiros do que você e a Dilma fizeram no governo.
19:58Quais são as consequências das reformas da segurança social, da liberdade econômica,
20:05da jubilação, não é jubilação quando um já acabou de trabalhar?
20:09Estou a mirar a tradutora.
20:10A reforma da retreta, a reforma da retreta, a reforma da retreta, a reforma das aposentadoras.
20:21Ele segue avançando um projeto que tem consequências sociais e econômicas muito graves para a aprovação brasileira.
20:29Então, deixa eu lhe falar uma coisa.
20:32Eles tinham uma proposta de reforma tributária que tinha como peça principal da reforma a capitalização.
20:42Mais ou menos no modelo chileno, porque o ministro da Fadeira do Brasil, sabe,
20:50era um jovem economista que ajudou os economistas do Pio Xê,
20:55eles são chamados de Chicago Boys, que ajudou o Pio Xê a fazer a reforma na Previdência chilena, que é
21:03um desastre.
21:05Eles não conseguiram aprovar a capitalização no Brasil.
21:11Continuou o sistema solidário.
21:14A capitalização não passou.
21:16Então, não foi uma reforma como ele queria.
21:19O Congresso Nacional, sim, surgiu e evitou alguns males, sabe,
21:24na reforma da Previdência.
21:26De qualquer forma, veja, se você mora num país e de vez em quando você tem que discutir a reforma
21:34na Previdência
21:35para adaptá-la às novas realidades da longevidade da vida, tudo bem.
21:41Olha, mas como não é de interesse do governo, é de interesse da sociedade,
21:45é uma boa política que você ouça a sociedade, que você converse com a sociedade.
21:50Eu estou vendo pela imprensa que o Macron, aqui na França, vai tentar utilizar um artigo chamado 49,3%.
22:01Já utilizou.
22:02Já utilizou para não ter votação, para ser aprovado automaticamente.
22:06Ou seja, esse cidadão, ele apenas foi eleito presidente, ele não é o dono do país.
22:12Então, era preciso que se levasse em conta o respeito às instituições democráticas.
22:17Porque a extrema-direita, ela está utilizando formas antidemocráticas em vários países do mundo.
22:25E o Bolsonaro tenta utilizar no Brasil.
22:28Ele tenta governar por decreto, ele tenta governar, sabe, com mentiras.
22:34Isso não é possível.
22:35A reforma trabalhista, embora não tenha sido feita por ele, foi feita pelo Temer,
22:41é o desmonte que está acontecendo em todo o mundo.
22:45Já houve reformas em 165 países do mundo, e em todas elas, os trabalhadores saíram perdendo.
22:54Em todas elas.
22:55Ou seja, na verdade, o que está em andamento é a tentativa de acabar com o estado de bem-estar
23:05social
23:06que surgiu no mundo depois da Segunda Guerra Mundial.
23:10Então, o estado de bem-estar social que deu garantia a países como a França,
23:17que deu garantia e tranquilidade a países como a Alemanha,
23:20ou seja, está sendo questionado.
23:25Porque é o trabalhador que é culpado pela crise do Estado,
23:29é o trabalhador que é culpado pela crise da saúde,
23:32é o trabalhador que é culpado pela crise fiscal.
23:35No caso do Brasil e da América Latina,
23:38nós nem conquistamos o estado de bem-estar social que vocês já conquistaram.
23:43E já perdemos o direito de conquistar.
23:47Então, o que nós, enquanto oposição, enquanto dirigentes sindicais, temos que dizer?
23:53Nós temos que voltar a fazer o discurso, sabe, de que ou a gente luta, ou a gente briga,
23:59ou a gente vai ser tratado como se fosse escória da humanidade.
24:05A gente vai ser tratado como no Brasil se tratou, durante os 350 anos, os escravos.
24:12Ou seja, seres humanos sem direito, seres humanos sem liberdade, seres humanos que têm dono.
24:19É isso que eles querem.
24:21Ou seja, à medida que você acaba com o emprego formal e você cria como o grande empregador do mundo,
24:28sabe, empresa de aplicativos como o Uber, como o iFood,
24:33ou seja, você está precarizando o mundo do trabalho,
24:38você está precarizando a questão salarial,
24:41você está tirando toda e qualquer estabilidade
24:44que a sociedade e a humanidade precisam para viver em paz.
24:49É muito saudável que você acorde todo dia sabendo que você tem seu emprego,
24:54sabendo que você tem seu salário,
24:56sabendo que a sua família está protegida por um programa de saúde
24:59que vai lhe garantir o mínimo necessário.
25:02É muito importante que a sociedade seja assim, porque isso dá paz, dá tranquilidade.
25:06O que é que está acontecendo?
25:08O que está acontecendo é que estão tirando tudo isso de nós,
25:12tudo isso, para nos tornar cidadãos submissos como éramos no tempo do começo da industrialização.
25:19Hoje as pessoas trabalham 12 horas por dia, 14 horas por dia,
25:23e trabalham sem saber.
25:25Às vezes a pessoa está em casa, está no banheiro,
25:28e está trabalhando no celular sem saber que está trabalhando.
25:31Está prestando serviço, ou seja, de graça.
25:34Então é preciso, eu tenho utilizado muito o termo,
25:38é preciso voltar a humanizar a humanidade.
25:43Ou seja, a humanidade tem que voltar a ser mais humana,
25:47a ter mais sensibilidade, a ter mais solidariedade,
25:52a ter um pouco mais de sentimento, sabe,
25:56de repartição das coisas materiais que nós somos capazes de produzir.
26:02Eu, às vezes, fico com medo das pessoas me chamarem de romântico,
26:08de, sei lá, de dinossauro,
26:11porque eu vejo as pessoas escravas de celulares.
26:17Escravas, na verdade, escravas.
26:19As pessoas não desligam o celular, sabe,
26:22da meia-noite de um dia, sabe, 3 horas da manhã, 2 horas da manhã, 4 horas da manhã, 5
26:28horas da manhã,
26:29vai almoçar com o celular, acorda com o celular, vai jantar com o celular,
26:32namora com o celular, toma café com o celular, vai no banheiro com o celular,
26:37sabe, faz sexo com o celular, só pode ser.
26:40Eu não sei como é que as pessoas sobrevivem.
26:43Sabe, a cabeça precisa ter tempo para pensar, ter tempo para descansar.
26:48Eu não preciso saber de mais informação do que a minha cabeça pode processar.
26:54Eu preciso saber do principal, das coisas boas.
26:58Sabe, então, eu fico olhando o que vai acontecer,
27:02eu estou vendo assim, parece que nós estamos virando algoritmos.
27:06Agora, eles, através do celular, sabe, estão manipulando eleições no mundo inteiro.
27:13Estão manipulando eleições no mundo inteiro.
27:16O Trump é resultado de manipulação.
27:19O Bolsonaro é resultado de manipulação.
27:22Na Turquia é resultado de manipulação.
27:27Na Hungria, sabe.
27:30Savini, na Itália, é resultado de manipulação.
27:33Onde é que a gente vai parar?
27:36Onde é que nós vamos parar se eu não penso mais,
27:38se eu não tenho mais sentimentos, se eu não tenho mais gosto,
27:41se eu não tenho mais vontade.
27:42Tudo, tudo, tudo é me mandado por zap, é me mandado por e-mail, é me mandado por...
27:47Sabe, eu fico preocupado.
27:50Eu fico preocupado porque a coisa mais nobre no ser humano era o sentimento.
27:57Era a solidariedade.
27:59Sabe, a coisa mais fantástica era você sentar em torno de uma mesa
28:03e trocar ideias, divergir.
28:06Hoje não, hoje você não diverge, hoje você briga.
28:08E briga por zap.
28:10A quantidade de famílias que não se conversa mais,
28:14pai que não conversa com o filho, filho que não conversa com o pai,
28:17mãe que não fala com o filho, filha que não fala com...
28:19Sabe, é um negócio absurdo.
28:22Por divergências políticas.
28:25Sabe, isso o que é?
28:26Isso é o ódio, o ódio que foi disseminado, sabe,
28:31por uma coisa que foi criada para fazer o bem para a humanidade.
28:35Está sendo utilizada ao reverso,
28:38que é a estimulação do ódio, da mentira.
28:41Você não tem noção, no Brasil,
28:43o que fizeram contra o Fernando Haddad na campanha de 2018.
28:48Você não tem noção.
28:50Sabe, até quando a humanidade vai permitir que isso continue a acontecer?
28:56Eu te confesso que me preocupa.
28:58Me preocupa saber o seguinte,
29:00qual será o futuro do meu filho e do meu neto?
29:04Qual será o futuro?
29:06Que humanidade eles vão ter?
29:07Sabe, como é que vai ser o funcionamento das comunidades?
29:13Porque a sociedade, ela nasceu para viver em comunidade.
29:18Sabe, ela sabe no mesmo prédio as pessoas serem amigas,
29:22as pessoas se ajudarem, sabe, no mesmo bairro as pessoas...
29:26Hoje não.
29:27Hoje, quanto mais sozinho você estiver, melhor.
29:31Ou seja, você pede tudo pelo celular,
29:34você paga tudo pelo celular,
29:35você pega táxi pelo celular,
29:37você faz tudo.
29:38Quando você vê alguém na tua frente,
29:39aquele alguém virou teu inimigo.
29:41Ou seja, sabe,
29:44você vai no restaurante,
29:45as pessoas estão lá,
29:47quatro pessoas na mesa,
29:48dois cavais, cada um com o celular,
29:50olhando, falando com a China,
29:51falando com o mundo,
29:52e não fala,
29:53oi, meu amor, eu te amo,
29:55eu gosto de você.
29:57Sabe, acabou.
29:58Então, é esse mundo que nós vamos criar,
30:01sabe, com a disseminação do ódio.
30:05Eu, eu, por isso é que eu estou na campanha,
30:08sabe, da desigualdade.
30:11Porque...
30:11Isso é uma pergunta que queremos fazer.
30:12É porque, sabe o que acontece?
30:14Eu, eu...
30:15Eu acho que somente a paz.
30:18A harmonia.
30:19Sabe,
30:20quando eu falo humanismo,
30:22é você levantar de manhã,
30:24falar bom dia pro teu vizinho.
30:27Perguntar,
30:28como é que tá teu filho,
30:29tá bem?
30:29Tua filha tá bem?
30:30Sabe,
30:31é você ligar pros seus parentes
30:34e perguntar,
30:34tudo bem?
30:35Tá precisando de alguma coisa?
30:37Chegar no emprego,
30:38ver uma pessoa do teu lado,
30:39perguntar,
30:39você tá bem algum problema?
30:41Não!
30:41A gente não quer mais saber
30:43do problema de ninguém.
30:45A gente quer saber,
30:47sabe,
30:47só da nossa atividade individual.
30:52Então,
30:53eu acho que
30:54a simulação da violência,
30:57da guerra,
30:58do ódio...
30:59Outro dia eu vi uma pesquisa
31:02que há um tempo atrás
31:04você perguntava
31:05se um republicano
31:08aceitava
31:08que sua filha
31:10casasse com
31:11um filho de democrata.
31:13Você tinha 80%
31:15que aceitava.
31:16Hoje,
31:17só 4% aceita.
31:20Ou seja,
31:21então,
31:21você não consegue mais
31:22juntar duas torcidas
31:23no estádio de futebol.
31:25Você não consegue mais
31:26juntar
31:27adversários
31:29no mesmo restaurante.
31:32O ódio
31:34está dissimulado.
31:36As provocações
31:37estão dissimuladas.
31:38Eu vi uma matéria
31:40um dia desse
31:41que o Trump,
31:42na campanha dele,
31:44ele dava orientação.
31:46Dava orientação
31:47para as pessoas
31:48que iam nos comícios dele.
31:49Se alguém
31:50falar mal de mim,
31:51vocês podem bater.
31:53Porque eu contrato
31:54advogado
31:55para defender vocês.
31:57Ou seja,
31:58onde é que a gente
31:59vai parar?
32:00Sabe?
32:00Então,
32:02aí eu resolvi.
32:04Resolvi.
32:05Primeiro,
32:06a questão da paz,
32:07da solidariedade
32:09e do humanismo
32:11é uma coisa muito sagrada
32:12para mim.
32:13Eu fui criado assim.
32:14e a questão
32:16da desigualdade.
32:19Ou seja...
32:20Isso é uma pergunta
32:21que queremos fazer
32:22depois,
32:22presidente.
32:24Você dizia que se está
32:26a destruir os direitos
32:27dos trabalhadores,
32:28o estado
32:29de bem-estar,
32:31que no Brasil
32:32apenas se conseguiu
32:33construir
32:34esse estado
32:35de bem-estar.
32:36o balance,
32:38não sei se é assim,
32:39quer dizer,
32:39as políticas
32:40que você levou
32:41a cabo no Brasil,
32:43também a presidente
32:44Dilma permitiu
32:45muita inclusão social.
32:47Mas,
32:47ao mesmo tempo,
32:48não poder tocar
32:49o modelo
32:50de desenvolvimento
32:51do Brasil.
32:52Quais são exatamente
32:54os obstáculos
32:55que não permitiram
32:57avançar
32:59para um estado
33:00de bem-estar,
33:01para outro modelo
33:03de desenvolvimento
33:04no Brasil?
33:05Então,
33:05vamos,
33:05vamos,
33:05vamos apenas
33:07ver o seguinte,
33:07olha,
33:08no Brasil,
33:11no tempo
33:12que o PT
33:13governou o Brasil,
33:15nós conseguimos
33:16fazer
33:17a mais importante
33:19política
33:20de inclusão
33:21social
33:21que o Brasil
33:23já teve.
33:26No Brasil,
33:28nós conseguimos
33:29transformar
33:30a Petrobras
33:31na sétima
33:31empresa de petróleo
33:33do mundo
33:33e fizemos
33:35a mais importante
33:36descoberta
33:37de petróleo
33:38do século XXI,
33:39que foi a descoberta
33:40do pré-sal.
33:42No Brasil,
33:43quando eu cheguei
33:44no governo,
33:45você tinha
33:46menos de 3 mil
33:47trabalhadores
33:48na indústria naval,
33:50nós recuperamos
33:51a indústria naval
33:52e, quando eu deixei
33:53o governo,
33:53você já tinha
33:54mais de 80 mil
33:55trabalhadores
33:56trabalhando
33:56na indústria naval.
33:57quando eu cheguei
33:59no governo,
33:59o Brasil exportava
34:00100 bilhões
34:01de dólares.
34:03O Brasil passou
34:04a exportar
34:04quase 500 bilhões
34:06de dólares.
34:07Ou seja,
34:10eu estou falando
34:11apenas das coisas
34:12maiores,
34:12porque a política
34:14de inclusão social
34:15foi uma coisa
34:18que jamais alguém
34:19imaginou
34:20que fosse possível
34:21fazer em tão
34:21pouco espaço
34:23de tempo.
34:25E, obviamente,
34:26que você vai
34:29construindo
34:29um novo modelo
34:30de desenvolvimento.
34:32Para você ter ideia,
34:33quando eu cheguei
34:34no governo,
34:34o Brasil vendia
34:351 milhão e 700 mil
34:37carros por ano.
34:39Quando eu deixei
34:40o governo,
34:40a gente vendia
34:413 milhões e 800 mil
34:43carros por ano.
34:45Só para você ter ideia.
34:47A quantidade de gente
34:49que passou a ter acesso
34:50à geladeira,
34:51fogão,
34:52à maca de lavar roupa,
34:53sabe?
34:54Foi uma quantidade
34:56enorme.
34:58Levamos energia elétrica
35:00para 16 milhões
35:01de pessoas
35:01na área rural
35:02que não tinha
35:03energia elétrica.
35:04Pessoas que viviam
35:05na base do candeeiro
35:07estudando.
35:10Estão desmontando tudo.
35:13Estão desmontando tudo.
35:15O Brasil precisa discutir,
35:19e essa era a minha tese,
35:20ou seja,
35:21que tipo de desenvolvimento
35:23que o Brasil precisa
35:24e que tipo de indústria
35:25que o Brasil precisa.
35:27O Brasil precisa saber o seguinte,
35:29qual o nicho
35:31de indústria
35:32que nós precisamos
35:33colocar em prática
35:34no Brasil.
35:35O Brasil tem
35:3630 e poucas fábricas
35:37de carro.
35:40É impressionante,
35:41ou seja,
35:41tem mais fábrica de carro
35:43do que carro.
35:44sabe?
35:45Então,
35:47o Brasil
35:49tem alguns setores
35:51que o Brasil
35:51é muito competitivo.
35:53O Brasil
35:54é o primeiro país
35:55de muitas coisas.
35:57Nós acabamos de vender
35:58a nossa empresa
36:00de aviação
36:01que era a terceira
36:02do mundo.
36:03Era mais importante
36:05que a Bombardier
36:06canadense.
36:07E nós vendemos
36:08para a BOG.
36:10Então,
36:11o Brasil,
36:12o Brasil,
36:14diferentemente
36:15do nosso governo,
36:17esse governo
36:18está tentando destruir
36:19tudo o que significa
36:21base de desenvolvimento
36:23para o Brasil.
36:24Se você não investe
36:27em ciência e tecnologia,
36:29se você não investe
36:30em educação,
36:31a chance
36:32de você criar
36:33modelo de desenvolvimento
36:36inovador
36:36é raro.
36:39Não tem
36:40modelo
36:41de desenvolvimento
36:42no mundo
36:43que não seja
36:44resultado
36:45do grande investimento
36:46em educação.
36:48Não tem.
36:49Ou seja,
36:50nenhum país
36:51que não investiu
36:52na educação
36:53se desenvolveu.
36:54E é por isso
36:55que nós conseguimos
36:56em 13 anos
36:58colocar
36:594 milhões
37:00de jovens
37:00na universidade.
37:02Jovens
37:03da periferia,
37:04meninos
37:05e meninas
37:05negros,
37:06índios,
37:07ou seja,
37:08pessoas que jamais
37:09sonharam
37:10chegar à universidade,
37:11chegaram.
37:12E isso incomodou
37:13a elite brasileira.
37:15Então,
37:17eu acho que
37:19o Brasil
37:20vai ter que se
37:21encontrar
37:22consigo mesmo
37:23para que o Brasil
37:25possa ter
37:25um modelo
37:27de desenvolvimento
37:28que leve em conta
37:29o mercado interno.
37:30o Brasil é muito grande,
37:31o Brasil tem
37:32210 milhões de habitantes,
37:34o Brasil tem um mercado
37:34interno extraordinário,
37:36e o Brasil pode ter
37:37muita indústria
37:38produzindo
37:38para o seu mercado interno.
37:40O Brasil,
37:41na medida que vai
37:41evoluindo
37:42tecnologicamente,
37:43o Brasil pode
37:44virar mais competitivo,
37:45porque você tem
37:46que levar em conta
37:47a qualidade
37:48e produtividade,
37:49você tem que levar
37:50em conta
37:50o custo
37:51do que você produz
37:51para você
37:53entrar no mercado
37:54externo.
37:55Mas o Brasil
37:56tem todas as condições
37:57para fazer.
37:58Nós provamos isso,
38:00nós provamos
38:00que é possível.
38:01agora é preciso
38:03que você pense
38:03no Brasil,
38:04coisa que nunca
38:05está sendo pensada
38:06agora por esse governo.
38:09Justamente,
38:11qual poderia ser
38:12o projeto
38:13que poderia ajudar
38:14a mobilizar
38:15a sociedade brasileira?
38:16Qual projeto
38:17para encaminhar
38:19de novo
38:20no desenvolvimento?
38:22Olha,
38:23o PT apresentou
38:25recentemente
38:26um programa
38:26de emergência,
38:28que é um programa
38:29para gerar empregos,
38:31ou seja,
38:33com a ideia
38:34de que
38:35o Estado
38:37tem que fazer
38:38investimento
38:39para que ele
38:39possa incentivar
38:41a iniciativa privada
38:42a fazer investimento
38:43para que a gente
38:44possa poder
38:45fazer
38:46obras de infraestrutura
38:48que estão paralisadas.
38:52Isso o PT
38:53apresentou agora.
38:54E o PT
38:55também está
38:56apresentando
38:57uma proposta
38:58nova
38:59de política
39:00tributária
39:01que leva
39:02em conta
39:02a necessidade
39:03de fazer
39:03os mais ricos
39:04pagarem mais impostos,
39:06porque no Brasil
39:07quem paga mais impostos
39:08é a parte mais pobre
39:09da população.
39:10Então,
39:11você tem que taxar
39:12as grandes fortunas,
39:14você tem que fazer
39:14um importo
39:16sob herança,
39:18sabe,
39:18e mudar
39:20a tabela
39:22de imposto
39:22de renda
39:23para que
39:23os mais pobres
39:25não paguem.
39:25Inclusive,
39:26você inventar
39:27determinadas pessoas
39:29até 5 salários
39:30mínimos
39:30de pagar
39:30imposto de renda,
39:32levando em conta
39:32que o salário
39:33não é renda.
39:35Então,
39:35tudo isso
39:37está em andamento
39:37e o PT
39:38está se preparando.
39:40Nós vamos ter
39:41agora eleições
39:42municipais,
39:43até outubro
39:44vamos ter eleições
39:45de quase 6 mil
39:46municípios
39:47e o PT
39:47vai continuar
39:49disputando as eleições,
39:51vai continuar
39:51defendendo o seu programa
39:53e nós esperamos
39:55mobilizar muita gente
39:56junto com os outros
39:57partidos de oposição,
39:59junto com o movimento
40:00sindical,
40:01para que a gente
40:02possa garantir
40:02a democratização
40:03do Brasil.
40:04Queria saber,
40:05presidente,
40:06a sua análise
40:08sobre a situação
40:09no continente
40:11latino-americano.
40:12Houve um golpe
40:13parlamentar
40:14contra a Dilma,
40:15a vossa
40:16perseguição
40:17jurídica,
40:18houve um golpe
40:20também,
40:21uma forma de golpe
40:22na Bolívia
40:23recentemente
40:24contra o Evo Morales,
40:28muitas vezes
40:29diz-se que
40:30está por detrás
40:32os Estados Unidos,
40:33os Estados Unidos
40:34apoiam logisticamente
40:36ou pensam
40:37esses golpes
40:38de Estados.
40:40Segundo você,
40:41qual é a estratégia
40:42atual
40:42de Washington?
40:44Você pensa
40:45que a maneira
40:46de atuar
40:47dos Estados Unidos
40:48tem que ver
40:49com o que se construiu
40:51no continente
40:53nos últimos anos.
40:54Estou pensando
40:55nos BRICS,
40:56estou pensando
40:57na CELACS,
40:58estou pensando
40:59na UNASUR.
41:00Isto tem que ver
41:01com isso?
41:01Olha,
41:02eu não vou falar
41:07do futuro,
41:08eu vou falar
41:09do passado.
41:11Não há
41:12nenhum precedente
41:14histórico
41:14de que em algum
41:17momento
41:17os Estados Unidos
41:18tenham feito
41:19qualquer movimento
41:21para ajudar
41:23a América Latina
41:24a se desenvolver.
41:26Sempre que houve
41:28uma atitude
41:29americana
41:30para a América Latina,
41:31foi no sentido
41:33de intervir
41:34para evitar
41:36que a gente
41:36fosse maior,
41:38que a gente
41:38crescesse muito.
41:39A única tentativa,
41:41a última que eu me lembro,
41:44foi a Aliança
41:44para o progresso,
41:45ainda no tempo
41:46do presidente Kennedy,
41:48que não deu
41:49em absolutamente
41:52nada.
41:54Os americanos,
41:55na minha opinião,
41:57eles têm um problema
41:58hoje.
41:59Qual é o problema?
42:02que a China
42:04nos próximos anos
42:06passará
42:08a economia americana
42:09e passará a ser
42:11a maior economia
42:12do mundo.
42:13A China
42:14está fazendo investimentos
42:16muito fortes
42:17na África
42:18e na América Latina.
42:20Ora,
42:21eu acho
42:22que os americanos
42:23resolveram tomar
42:24uma atitude
42:24de proteção
42:26contra possíveis
42:28invasões
42:29comerciais
42:30da China.
42:32E resolveu
42:34tomar a atitude
42:35que a América Latina
42:36é deles
42:36e que,
42:38portanto,
42:38eles não vão permitir
42:39que os chineses
42:41continuem,
42:43sabe,
42:43tendo influência
42:45na América Latina.
42:48Aconteceu,
42:49sabe,
42:50o que aconteceu
42:50no Equador,
42:51aconteceu a perseguição
42:53à Cristina Kirchner,
42:54graças a Deus,
42:55que o Fernando
42:55foi eleito
42:56agora,
42:58aconteceu
43:00o que aconteceu
43:02com o Evo Morales,
43:03aconteceu no Peru,
43:04ou seja,
43:06houve uma tentativa
43:09de interferência
43:10americana
43:11através do seu
43:12departamento
43:13de justiça
43:14em vários processos
43:15na América Latina
43:16e, sobretudo,
43:17no meu,
43:17já está provado,
43:19inclusive,
43:19de procuradores
43:20americanos
43:21festejando
43:23a minha prisão.
43:25bem,
43:28então,
43:29os americanos
43:30resolveram
43:31tomar a decisão
43:33de que
43:34na América Latina
43:35não tem protagonismo
43:36de nenhum país,
43:37o Brasil
43:38não tem que ser
43:39protagonista,
43:40o Brasil tem que
43:41ficar quietinho
43:42e os Estados Unidos
43:43vão dizer
43:44o que o Brasil
43:45tem que fazer.
43:46É isso que está
43:47acontecendo
43:47e o Brasil
43:49nunca,
43:50nunca foi
43:51tão subordinado
43:52como ele está
43:53sendo agora.
43:54Estão fazendo
43:55agora um acordo
43:56militar
43:56e esse acordo
43:58militar
43:58é para mais
43:59interferência
44:00americana
44:01sabe,
44:02no Brasil.
44:03Possivelmente
44:04para começar
44:04a lançar
44:05foguetes
44:06agora
44:06na base
44:07de Alcântara
44:08e isso é
44:09muito prejudicial
44:10ao Brasil.
44:11Então,
44:13quando é que
44:13a gente vai
44:14começar
44:15a se desenvolver?
44:16Quando a gente
44:17tiver vergonha
44:18na cara
44:19e a gente
44:20defender
44:21a soberania
44:21nacional.
44:23Defender
44:24a soberania
44:24nacional
44:25é defender
44:25as nossas
44:26fronteiras,
44:27a nossa educação,
44:28a nossa ciência,
44:29a nossa Amazônia,
44:30a nossa água
44:31doce,
44:32sabe,
44:33é defender
44:34o modelo
44:34próprio
44:35de crescimento
44:36econômico,
44:37é defender
44:37o modelo
44:37próprio
44:38de relações
44:39internacionais,
44:40é não
44:40está subordinado
44:42a ninguém,
44:43mas ser aliado
44:44de todos.
44:45O Brasil
44:46não quer ter
44:46hegemonia,
44:47o Brasil
44:47precisa ter
44:48parceria
44:49com o restante
44:50do mundo.
44:51É esse modelo
44:52que nós
44:52tentamos implantar.
44:54Era isso
44:55que eram
44:55os BRICS,
44:57era isso
44:57que foi
44:58a UNASUL,
44:59era isso
45:00que era
45:00a CELAC,
45:01era isso
45:02que era
45:02o IBAS,
45:03uma união
45:04entre Brasil,
45:05Índia
45:06e África do Sul.
45:07Tudo isso
45:08está sendo
45:08desmontado
45:09porque o Bolsonaro
45:11acha que o Brasil
45:13tem que depender
45:14só dos Estados Unidos.
45:16É triste,
45:17mas é a mais
45:18pura verdade.
45:19Uma última
45:20pergunta,
45:21Presidente.
45:22Está bom,
45:22Nicola,
45:23não está
45:23admirada a Nicola,
45:24não está
45:24admirada os horários.
45:25Você disse muito
45:26desde que chegou
45:27aqui em Paris
45:28de comprometer-se
45:30no combate
45:30contra as desigualdades.
45:32Queríamos saber
45:33qual vai ser
45:34o seu rol
45:35político
45:36até na perspectiva
45:37de 2022?
45:38Não,
45:39eu não estou
45:40na perspectiva
45:40de 2022,
45:42que a gente
45:42vai acontecer.
45:44Eu estou
45:44na perspectiva
45:45de tentar
45:46criar,
45:47sabe,
45:48na humanidade
45:48a indignação
45:50pela desigualdade.
45:52A desigualdade
45:53não é apenas
45:54econômica,
45:55a desigualdade
45:56de gênero.
46:00Ou seja,
46:01nós temos
46:01que garantir
46:02que o tratamento
46:04entre mulher e homem
46:05seja igual,
46:06que o salário
46:07seja igual,
46:09que os cargos
46:11de participação
46:11política
46:12sejam iguais.
46:13Nós temos
46:14que garantir
46:14que o negro
46:15seja tratado
46:16em igualdade
46:16de condições,
46:17que não haja racismo,
46:19que não haja preconceito.
46:21A igualdade,
46:22sabe,
46:22para cuidar
46:23da nossa juventude,
46:24o filho de um pobre
46:25tem que ter o direito
46:26de cursar a universidade.
46:28Você não pode,
46:30você não pode
46:31no berço
46:31já detectar
46:32que um vai ser doutor
46:33e o outro
46:33vai ser um favelado.
46:34Não,
46:35todos poderão ser doutor.
46:37E isso também
46:38leva à necessidade
46:39da igualdade
46:40na renda.
46:41Ou seja,
46:41é tentar humanizar
46:42as pessoas
46:43para compreender
46:44o seguinte,
46:44eu durmo
46:45tranquilo
46:46na minha casa
46:47sabendo que
46:48meus filhos
46:48e meus netos
46:49estão tomando café,
46:51almoçando e jantando,
46:52e eu sabendo
46:53que tem milhões
46:54de crianças no mundo
46:55que não conseguem
46:56tomar um copo de leite.
46:58Que espécie
46:59de ser humano
47:00que eu sou?
47:01Ou seja,
47:02que mundo é esse
47:03que o dono da Amazon,
47:07o dono da Maxoff,
47:10ou seja,
47:10essas pessoas bilionárias
47:12que têm 100,
47:13150,
47:14140 bilhões de dólares
47:16acumulados
47:17na sua conta pessoal
47:18e ficam vendendo a ideia
47:20que são humanistas
47:21porque criaram
47:22uma fundação
47:23para ajudar
47:23meia dúzia
47:24de pessoas
47:25na África.
47:26Na verdade,
47:27que mundo é esse
47:28que permite
47:29que uma pessoa
47:29tenha 140 bilhões
47:31de dólares
47:31na sua conta pessoal
47:33e a maioria
47:34não ganha sequer
47:352 dólares por dia?
47:36Então,
47:37eu quero tentar
47:41tornar
47:43os seres humanos
47:44um pouco mais
47:46sentimentais.
47:49Eu, sinceramente,
47:50se eu pudesse
47:51falar com o coração
47:52das pessoas,
47:53eu falaria
47:54com o coração
47:54das pessoas.
47:55Eu sei,
47:56eu sei o que é
47:57fazer as pessoas
47:59comerem.
48:00Eu acho
48:01que a coisa
48:01mais barata,
48:03a coisa que custa
48:05menos
48:05num governo
48:06é cuidar dos pobres.
48:08O que custa
48:09muito é cuidar
48:10dos ricos.
48:11Ricos são caros
48:13e ingratos.
48:18Sabe,
48:19as pessoas mais pobres
48:20são mais leais,
48:21mais agradecidas.
48:23Sabe,
48:23ela sabe
48:25o benefício
48:26que ela recebeu.
48:27Sabe,
48:28você empresta
48:2910 reais
48:29para um pobre,
48:30ele te agradece.
48:32Você empresta
48:33um bilhão
48:33para um rico,
48:34ele sai falando
48:34mal de você
48:35na esquina,
48:35porque ele queria
48:36dois.
48:37Então,
48:38eu não sei,
48:39eu pelo menos
48:40vou tentar.
48:40Por isso,
48:41eu visitei o Piquiti,
48:43sabe,
48:43que tem produzido
48:45coisas extraordinárias
48:46sobre a questão
48:47da igualdade.
48:49eu vou tentar
48:50criar um grupo
48:51de pessoas
48:52especialistas
48:53em mulheres,
48:54em negros,
48:54em índios,
48:55para discutir
48:56com os companheiros
48:56franceses,
48:57sabe,
48:58de forma acadêmica.
49:00Vou tentar criar
49:01essa relação
49:01com outros países,
49:03porque a vida
49:04tem que ter sentido.
49:06Ah,
49:07a minha vida
49:07tem que ter sentido,
49:09eu posso estar
49:09aposentada
49:10da minha atividade
49:11específica,
49:12mas eu não posso
49:13me aposentar
49:14do meu compromisso
49:15como ser humano
49:16que tenho que estar
49:18sempre tentando ajudar
49:19que os outros
49:20tenham oportunidade.
49:23Eu sei que
49:24é uma tarefa
49:25difícil,
49:27mas é o que
49:27eu posso fazer.
49:29E não é pequena coisa.
49:31E tenho vontade
49:32de fazer,
49:32não sei se vamos
49:34ter sucesso,
49:34mas eu vi o entusiasmo
49:39do Papa Francisco,
49:41sabe,
49:41nessa questão
49:42da desigualdade,
49:44sabe,
49:44nesse encontro
49:45de jovens
49:46que vão discutir
49:47economia
49:48na cidade de Assis,
49:50eu,
49:50eu,
49:51então fiquei
49:52entusiasmado.
49:53Então,
49:55sabe,
49:56eu,
49:57aos 74 anos,
49:59poderia estar
49:59procurando
50:00um lugar
50:00para descansar
50:01e eu estou
50:02procurando
50:03um lugar
50:03para lutar.
50:05eu estou
50:06procurando
50:06uma razão
50:07de viver
50:08para lutar.
50:10Porque
50:11é a única luta
50:12que a gente não perde,
50:14é a que a gente
50:14luta de verdade.
50:16Então, é isso
50:17que eu vou fazer,
50:18Cátia.
50:19Obrigada,
50:19presidente.
50:20Muito obrigada.
50:21Obrigada a você,
50:22querida.
50:24que a gente não perdeu.
50:31Obrigada a você,
50:32que a gente não perdeu.
50:32Sous-titrage FR ?