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  • il y a 20 heures
Ce qui s'exprime en premier lieu dans les quartiers populaires, c'est bien la solidarité. Comme ici, dans le quartier de Barbès - la goutte d'or à Paris (18e), où l'association "La table ouverte" offre chaque jour des repas aux personnes les plus précaires. Rachid Arar, son président, explique les difficultés rencontrées par les plus démunis, en particulier depuis la fermeture des marchés ouverts.

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Transcription
00:00Je viens à la table ouverte chercher à manger, comme c'est des difficultés financières, moi et mon pote, ça
00:08aide.
00:08Voilà deux par un.
00:10Merci.
00:20Aujourd'hui, on est au troisième jour de distribution de repas gratuits.
00:24On s'est aperçu qu'il y avait beaucoup de gens qui vivaient dans les hôtels meublés, que tous les
00:28restaurants s'enfermaient.
00:30Et qui n'ont plus les moyens ni de cuisiner, ni de se restaurer à travers la restauration classique.
00:34Ça, c'est du boulettes pour le couscous.
00:37Ça, la sauce.
00:39Et celui-là, le couscous.
00:42On est là pour aider les gens, pour les familles qui ont des hôtels et tout, qui n'ont rien,
00:48tout le monde dit.
00:48Les gens, on va dire, qui sont un peu en retrait, qui vivent un peu dans la solitude, les personnes
00:52âgées et tout,
00:53sont en manque d'informations totales sur tout ce qui a été mis en place pour pouvoir leur venir en
00:58aide.
01:02La fermeture des marchés aériens, c'est la mise à mort des personnes âgées avec des faibles retraites.
01:07J'ai fait 3, 4 super-êtes comme Franprix, G20.
01:11Le filo tomate est à plus de 3 euros.
01:13Le filo poivron est à plus de 3 euros.
01:15Tous les légumes sont à plus de 3 euros.
01:17Alors que dans les marchés, ils sont à 1 euro.
01:19Vous voyez, c'est multiplié par 3.
01:20Quand vous avez des personnes de 75 ans ou 80 ans qui sont sorties à la retraite il y a
01:2425 ans avec un salaire de 1 000 euros,
01:27ils ont une retraite de 500 euros.
01:30Ceux qui vivent les hôtels ont du mal à payer leurs hôtels.
01:33Ils pourront plus nourrir à ce rythme-là, à ce prix-là.
01:38Le dernier jour qu'ils avaient autorisé le marché Barbès à ouvrir, ils n'avaient fait fonctionner que sur une
01:45allée.
01:45Au lieu de deux allées commerciales, ils n'en ont conservé qu'une.
01:48Ils avaient mis des barrières.
01:49Les gens étaient derrière les barrières et il y avait deux clients par rayon à chaque fois.
01:56Et ça se passait très bien.
01:57Et c'est les vendeurs qui servaient les légumes.
02:00Aucun client ne touchait les légumes.
02:02Et il n'y avait pas, il n'y a pas photo, ça a très bien fonctionné et c'était
02:07très très respecté.
02:08Merci beaucoup.
02:09Je veux dire un mot sur mon équipe.
02:12Je voudrais tout simplement remercier tous les gens qui sont autour de moi,
02:16sans lesquels je ne pourrais rien faire du tout.
02:18Et qui sont indispensables dans une chaîne de solidarité comme celle qu'il y a aujourd'hui.
02:23Ils prennent des risques de contamination, ils délaissent leur famille,
02:26ils délaissent leur foyer pour venir en soutien aux personnes qui sont en situation de précarité.
02:59Ils délaissent leur famille, ils délaissent leur famille, ils délaissent leur famille.
03:02La victoire est au bout de chaque combat et qu'il faut y croire tout simplement.
03:06Et puis il faut être solidaire.
03:07Il faut arrêter de s'ignorer, de laisser la jouer en solitaire.
03:12Il faut plutôt laisser la jouer en solidaire.
03:15Ce sera le mot de la fin.

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