- il y a 1 semaine
Rencontre impromptue avec Nicole Ferroni, Yvan Le Bolloc'h, Pierre-Emmanuel Barré et Guillaume Meurice lors de la manifestation parisienne du 10 décembre contre le projet de réforme des retraites. On cherche encore Bruno Gaccio…
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00:01C'est parti, on reprend le live sur la manif avec Nicole Ferroni.
00:05Bravo, et tout à fait bonjour l'humanité. C'est bien ça, c'est le H de l'humanité ?
00:10Oui c'est ça, c'est le H de l'humanité.
00:11Oui parce que ça aurait pu être HSBC, alors du coup je préfère demander, on sait jamais.
00:15On n'a pas tout à fait les mêmes fortunes.
00:16Pas encore, pas encore, mais bientôt avec ce live, le nombre d'abonnés j'imagine exponentiel.
00:24Tous les gens vont immédiatement s'abonner à l'humanité et très certainement vous finirez, alors peut-être pas milliardaire,
00:30mais je vous le souhaite, millionnaire, millionnaire.
00:35Oui je le souhaite aussi, puis surtout ça permettra aux gens d'être informés sur par exemple la grève depuis
00:4016 jours à Radio France.
00:43Notamment, alors après moi il faut savoir que comme je, alors moi je ne suis que pigiste, je ne suis
00:49pas salariée, donc je ne suis pas salariée.
00:52Donc je ne peux pas vraiment vous éclairer sur la totalité de la grève de Radio France, mais qu'il
00:57y a une grève quand même que je soutiens.
01:01Alors il y en a peut-être qui ont remarqué que quand même, Madame Ferroni n'a pas fait grève.
01:05Alors pour quelqu'un qui soutient une grève, ne pas faire grève, est-ce que c'est cohérent ?
01:08Eh bien oui, parce que par exemple on peut soutenir ses collègues sans faire grève en remplissant la caisse de
01:14la grève,
01:14ce qui permet de faire une genre d'économie circulaire.
01:17C'est-à-dire que vous, en fait je travaille à Radio France et après je rends les sous à
01:22Radio France pour qu'il puisse faire la grève, par exemple.
01:25C'est la boucle et bouclé ?
01:26C'est un peu la boucle et bouclé, voilà.
01:28Et aujourd'hui vous manifestez pour sauver les retraites, enfin contre la caisse des retraites, c'est quoi l'idée
01:33?
01:34Oui, alors moi en fait dans ma tête, mais alors ça on ne le sait pas, parce qu'effectivement là
01:39je suis sur le parcours de la manifestation contre la réforme des retraites.
01:44Mais je pense que comme beaucoup de personnes ici, dans ma tête, j'ai plusieurs idées de colère.
01:50C'est-à-dire que je viens, là je fais croire que je ne milite que pour la réforme des
01:54retraites, mais dans ma tête je peux aussi militer,
01:57par exemple, bon, contre la réforme des lycées qui est passée, mais j'ai quand même toujours les boules, alors
02:03je viens avec cette idée-là.
02:05Ou alors on peut militer contre, par exemple, la crise des urgences et le manque de réponses cohérentes.
02:14Parce que quand même, là moi je fais une chronique sur ça, on se dit, oh, il y a le
02:17personnel soignant qui n'arrête pas de manifester en disant,
02:19oh, il nous faut des postes, il nous faut des postes.
02:21Et puis madame la ministre de la Santé qui dit, ah, je vais vous donner une prime, je vais vous
02:27donner une autre prime.
02:28Et puis les gens, quand c'est les infirmiers, ils continuent à dire, mais non, c'est pas ça qu
02:31'on a demandé.
02:32Donc oui, je peux aussi venir pour défendre ça.
02:35Et c'est ça qui est bien finalement dans cette manifestation.
02:39Moi, ce que je peux suggérer peut-être aux gens qui regardent aujourd'hui, c'est que si par exemple,
02:44la réforme des retraites,
02:45qui est effectivement, pour l'instant pour lequel il y a un projet de loi qui est paru,
02:49mais qu'on n'avait peut-être pas encore eu le temps de tout étudier parce qu'on n'avait
02:51pas encore tout lu,
02:53les beaux articles de l'Humanité, vous pouvez aussi venir avec d'autres idées.
02:58Vous savez que je vous cite souvent l'Humanité ?
03:00Oui, si on en a remarqué.
03:01Non, vous avez remarqué ou pas ?
03:02Oui, complètement.
03:02Non, parce que moi, souvent, je mets les sources de mes chroniques.
03:05Alors des fois, je cite le Figaro aussi.
03:07Il en faut pour tout le monde.
03:08Il en faut pour tout le monde.
03:09Et puis des fois, je cite l'Humanité.
03:11Bref, donc n'hésitez pas à lire d'autres articles en dehors de la réforme des retraites.
03:15Et puis vous pouvez venir du coup avec votre packaging de petite colère.
03:19C'est-à-dire que vous pouvez venir avec, vous voyez par exemple Radio France,
03:23certains en est venus avec la réforme des retraites,
03:26mais aussi le fait que la perte de subvention de l'audiovisuel,
03:30très certainement la future réforme de l'audiovisuel public
03:33qui sera apportée par Mme Aurore Berger,
03:35qui à mon avis nous réservera bien des surprises.
03:38Et donc voilà, moi je suis venue avec un ensemble d'idées à défendre.
03:45Et c'est vraiment, je trouve, à l'image de cette manière,
03:48parce que ça a commencé, on a commencé le live sur des lycéens
03:52qui chantaient la chanson des Gilets jaunes qu'on entend là.
03:55Après, ça a été repris par des cheminots, puis repris par des hospitaliers.
03:59Et là, on s'est dit, bah oui, il y a une convergence un peu des colères et des ras
04:02-le-bol
04:02qui n'est pas uniquement sur les retraites, mais qui est un peu plus...
04:05En gros, c'est une sorte de ras-le-bol de l'ultra-libéralisation de la société.
04:10Moi, j'ai l'impression que la réforme des retraites, elle touche tout le monde
04:15parce qu'on est tous amenés à vieillir.
04:18Et en fait, presque, j'ai envie de dire que pour nous, c'est presque une chance
04:22que du coup, les citoyens en aient cet avenir-là en commun.
04:29Parce que c'est ce qui fait que peut-être, justement, on arrive à se retrouver,
04:32à un moment donné, à être fédérés sur une même marche.
04:35Alors que c'est vrai que le personnel soignant, de fait, quand ils marchent, eux,
04:40peut-être que les cheminots, les avocats, ils n'ont pas le temps d'aller faire les manifs avec eux
04:44pour les soutenir, ou ils n'ont pas forcément l'idée ou l'envie.
04:46Parce qu'eux-mêmes, ils doivent aller faire leurs manifs des cheminots
04:49ou eux-mêmes la manifs des avocats.
04:51Et du coup, ce qui est chouette dans la vieillesse, c'est que comme, a priori,
04:57normalement, je nous souhaite d'ailleurs qu'on puisse tous devenir vieux,
05:01c'est un sujet sur lequel on peut se retrouver.
05:04Et donc, je veux dire, je ne suis pas étonnée, du coup,
05:06que les gens viennent avec leur solidarité de colère.
05:14Merci beaucoup, Nicole Ferrand.
05:15Je vous en prie.
05:17Vous avez fait les papiers Ferrari ?
05:18Non, c'est pas ce que je suis, avant.
05:20Mais parce que je suis comme une belle bagnole, c'est ça ?
05:22C'est pour ça.
05:24Bon, et sur ce, n'oubliez pas.
05:26Vous avez vu, je vous dis, abonnez-vous à l'Humanité.
05:27Est-ce que je suis abonné ? Même pas.
05:29Bravo ! Bravo la cohérence.
05:30Là, on dirait quoi ? On dirait le gouvernement.
05:32C'est-à-dire, ça parle, ça parle.
05:33Et d'ailleurs, est-ce que ça fait ?
05:35Hein ? Bon.
05:36Bon, mais en ligne, ce soir, via Internet.
05:38Oui, voilà, c'est ça.
05:39Alors, non, je n'ai pas fini ma chronique, donc pas ce soir.
05:42Non, ce soir, il faut que je finisse ma chronique.
05:44Je vous le dis en exclusivité.
05:45Voilà, ça, c'est bien.
05:46Je vous donne un scoop que vous êtes les seuls à savoir pour l'instant.
05:49Comme ça, vous pouvez revendre le scoop
05:50et vous faire une deuxième fois de l'argent pour devenir millionnaire.
05:53Demain, je fais une chronique sur les pompiers.
05:55Et voilà, parce que la semaine dernière, je n'ai pas pu, je n'ai pas fait.
06:01J'ai choisi un autre sujet, alors que la semaine dernière, c'était la Sainte Barbe.
06:04Mercredi dernier, patronne des pompiers.
06:06Donc, voilà, une petite semaine de retard.
06:09Les pompiers qui étaient les grosses vedettes de la manif de jeudi,
06:11parce que c'est eux qui ont permis de déboucher République.
06:14Complètement.
06:14Avec cette scène incroyable où ils avançaient les mains en l'air face au CRS.
06:17Complètement.
06:18Voilà, et donc, non, puis je crois que les pompiers, en fait, manifestent depuis le mois d'octobre.
06:23Ils étaient là cette semaine à la place de la République depuis lundi,
06:26en attendant que les autres les rejoignent.
06:28Voilà, du coup, demain, en exclusivité pour vous, l'humainité,
06:32une chronique que vous pourrez, enfin, un sujet que vous pourrez entendre, les pompiers.
06:36Voilà.
06:37Eh bien, merci, on va continuer à se balader.
06:38Allez, bonne balade.
06:39Bonne balade, bonne manif.
06:41Et bonne chance, la fête.
06:42Merci.
06:47Alors, je crois que j'ai aperçu aussi Bruno Gassiot.
06:52Est-ce que Bruno Gassiot est toujours dans le cortège ?
06:59Est-ce que Bruno Gassiot est toujours dans le coin ?
07:02Alors, on est toujours sur la manifestation, il y a beaucoup de monde.
07:06On est dans le cortège de la CGT.
07:17Beaucoup de monde sur la manif.
07:22On a vu un très, très gros cortège de forces ouvrières.
07:27Et on est dans un très gros cortège de la CGT.
07:31Donc, des syndicats très mobilisés.
07:34On a vu Sud aussi.
07:54Yvan Le Bolog, bonjour.
07:56Donc, on est en direct pour l'humain.
07:58Qu'est-ce que ça me fout ?
08:00Ah bah, c'est du bien, j'espère.
08:05Alors, ça fait plaisir de vous voir tous comme ça, là, sur la manif, ensemble en plus.
08:08Oui, alors, écoute, on s'est retrouvé avec mon camarade.
08:12Mais c'est mec de Caméra Café.
08:13J'adore.
08:15Il a Laguna, Laguna, excellent.
08:16Excellent.
08:17C'est mec de Caméra Café, super.
08:18C'est Bruno Solo ?
08:20Ouais, Bruno.
08:20C'est Bruno Solo.
08:22J'adore ce coup.
08:22Il est derrière Bruno, il est dans le sac.
08:24Il est dans le sac.
08:26Alors, mais que nous vaut ce plaisir de vous voir ensemble, réunis, à boire des bières ?
08:31On vient brûler des voitures.
08:33On vient brûler des voitures, casser des vitrines.
08:36On est là pour se battre.
08:37Bah, manifestant de base, en gros, non ?
08:40C'est ça.
08:40On est néo-nazi, moi, je suis antisémite.
08:43Toi, je sais pas, tu es antisémite aussi, Yvan ?
08:46On est tous antisémites, on vient là pour casser tout ce qu'il y a.
08:50Voilà, c'est à l'image de ce qu'on disait il y a un an des Gilets jaunes.
08:56Exactement.
08:58Non, ça fait plaisir de vous voir ici avec nous, enfin, avec tout le monde.
09:02Comment ça avec vous ? Vous êtes de parti pris ?
09:04Oui.
09:04Vous êtes de parti pris à l'Umar.
09:06Je m'en doutais.
09:07Moi, je suis là juste pour faire un selfie avec Yvan Léboloch.
09:10Alors, est-ce que je peux faire un selfie avec vous, monsieur Léboloch ?
09:14Allez-y, allez-y, allez-y.
09:16Allez-y.
09:18Alors, les retraites, on est tous concernés.
09:21Bah oui, mais surtout moi, regarde.
09:24Moi, ça a été... la cloche, elle a sonné, hein.
09:27La cloche, elle est en train de sonner, hein.
09:28Donc, oui, là, comme qui dirait, c'est assez concernant comme sujet.
09:35Et plus sérieusement, pour avoir suivi auprès des cheminots le précédent conflit, l'année dernière,
09:45avec cette histoire de grève larvée, là, enfin, de grève alternée,
09:49où ils ont fait tout ce qu'ils ont pu, ils ont jeté toute leur force dans la bataille.
09:53Et ils sont passés à ça.
09:55Il n'y avait pas de gilet jaune à l'époque.
09:58Il n'y avait pas de gilet jaune.
10:00Macron est encore en train de s'échauffer.
10:03Il s'est fait la main sur les...
10:05sur la loi... sur le pacte ferroviaire.
10:10Et...
10:11Mais là, 18 mois plus tard...
10:14C'est plus tout à fait le même...
10:16C'est plus la même limonade, là.
10:20Là, ça pétille, là.
10:21Là, ça pétille, là.
10:24Là, la convergence des luttes, c'est...
10:27Ça devient...
10:30Ça devient un truc concret, palpable.
10:33Les personnels hospitaliers,
10:36les étudiants...
10:38Je vais partir dans la longue litanie, hein.
10:40Voilà.
10:41Les étudiants, les personnels...
10:44Voilà.
10:45Les hospitaliers, les pomplards.
10:48Jolimum.
10:50Les flics, aussi.
10:52Les flics, certains, hein.
10:54Certains.
10:55Il serait quand même temps de...
10:59De leur faire comprendre qu'il faut qu'ils arrêtent de taper sur des...
11:02Un tout petit peu plus pauvres qu'eux.
11:05Donc, voilà.
11:07C'est maintenant qu'il faut...
11:09C'est maintenant qu'il faut...
11:11Il faut enfoncer le clou.
11:13Et donc, d'où ma présence.
11:16D'où votre présence.
11:17D'où notre immense présence.
11:19Parce que là, ça fait quand même plaisir, quoi.
11:21Ça fait plaisir, autant de monde dans la rue.
11:22Ouais, ça fait plaisir, ça...
11:24C'est une enfonce, il est...
11:26Le gars Macron, il est là, tu vois, il pousse, il pousse, il pousse, il pousse.
11:29Et tac, à un moment, ça touche le nerf.
11:30Il a touché le nerf.
11:32Voilà.
11:32Donc, maintenant, c'est à nous de nous...
11:35C'est à nous de nous agiter, tous.
11:37Et puis, surtout, d'appuyer les cheminots, les gars de l'artapes et les transports.
11:49Parce que c'est eux qui font le levier.
11:51C'est eux qui font le levier.
11:53Moi, je ne conduis pas un aéro-mer.
11:54Moi, je ne peux pas bloquer le pays.
12:00Et puis, c'est eux.
12:03C'est eux, mais par répercussion, il faudrait évidemment que ça déborde sur tous les secteurs.
12:10Voilà, que ça aille dans le privé, etc.
12:12Mais on l'entend partout, même les gens, même symboliquement.
12:15Même quand ils...
12:17Même quand ils...
12:18Voilà, symboliquement, ils disent, voilà, je débraille une heure.
12:20Je débraille deux heures.
12:23Ça commence comme ça.
12:25C'est vachement important.
12:26C'est vachement important.
12:28Voilà.
12:28Il faut qu'on prenne soin les uns des autres, surtout aujourd'hui.
12:31Surtout aujourd'hui.
12:34Ah, une...
12:36La foule en colère ou...
12:40Je n'ai pas entendu la question.
12:42C'est la foule qui s'exprime, c'est ça ?
12:44Non, mais ça pousse, ça bouge.
12:46Il y a énormément de mouvements.
12:47Alors, moi, je voudrais dire aussi aux Français que c'est plus compliqué que ça,
12:50que ça se passe différemment,
12:51que l'économie, c'est tout un système,
12:52et que peut-être, il y a un moment où il faut se remettre au travail.
12:55Et voilà, il va aussi un peu.
12:58Parce que moi, en fait, je ne manifeste pas.
13:00Moi, il se trouve que je vais à Danfer.
13:01Il n'y a pas de transport, donc je marche jusqu'à Danfer.
13:03Tout simplement, je me suis retrouvé un peu emprisonné dans le mouvement de foule.
13:09Et voilà, mais il faut que les gens comprennent que c'est plus compliqué que Nick les riches et compagnie.
13:15Voilà.
13:16Merci, Pierre-Emmanuel Barret.
13:17On savait qu'on pouvait compter sur vous.
13:18Je ne remercie pas pour votre torchon.
13:22Eh bien, voilà.
13:24On a aussi M. Guillaume Meurisse qui envoie un texto, c'est ça ?
13:28Oui, oui, oui.
13:29J'organise la mobilisation sur les internets.
13:33C'est très bien, on en a besoin.
13:35Oui.
13:35Ça va bien ? Vous êtes humain ?
13:37Oui, eh bien oui.
13:38J'adorais lire votre journal avant, quand vous existiez.
13:41Alors, on existe toujours.
13:43Je sais, je sais.
13:43On s'est même élargi sur le numérique, aujourd'hui.
13:45Ben oui.
13:46Non, mais oui, il faut résister.
13:48Ben oui, oui.
13:49Ce qui est rigolo, c'est que vous avez été fondé par Jean Jaurès.
13:52Absolument.
13:52Comme le Parti Socialiste.
13:55Exactement.
13:55Et on peut dire qu'aujourd'hui, le Parti Socialiste, c'est Olivier Faure.
13:58Donc, le Parti Socialiste, c'est de Jean Jaurès à Olivier Faure.
14:01Qu'est-ce que ça dit de la société ?
14:02Après, moi, je ne suis pas là pour juger.
14:04Je vous laisse juste faire remarquer cette petite anecdote de l'histoire.
14:10Alors, comparaison n'est pas forcément raison, on est d'accord ?
14:12Non.
14:13Et je n'ai rien contre Olivier Faure ?
14:15Non, mais personne n'a rien contre Olivier Faure.
14:17Déjà parce que personne ne sait qui c'est.
14:20Oui, mais ça joue aussi.
14:21Ça joue, c'est vrai.
14:23Et parce qu'on n'est pas là pour dire du mal des gens.
14:25Alors, on est là pour dire quoi ?
14:27Pour dire que...
14:29Alors, on est là pour deux choses.
14:31Nous, à Radio France, on nous dit « Ouais, c'est génial, vous faites plein d'audience, bravo, super, vous
14:37êtes les champions. »
14:38Et après, comme vous êtes les champions, on va vous virer des gens.
14:42Alors, on dit « Ah bon, c'est quand même bizarre comme cadeau. »
14:45Donc, pour ça, réécoutez l'excellente chronique de François Morel de vendredi, pas le dernier, mais celui d'avant, je
14:50crois.
14:50Oui.
14:50Qui est à peu près tout bien résumé et nickel, comme François Morel sait très bien faire.
14:54Absolument.
14:54Et puis, on est là pour la réforme des retraites, évidemment.
14:57C'est l'éternel serpent de mer.
15:01Qui fait chier tous les gouvernements depuis des années et des années.
15:05Et qui est intéressant parce que ça définit un modèle de société, en fait.
15:10Est-ce que l'objectif de l'humanité, pas le journal, évidemment, l'humanité en général,
15:18c'est de travailler toute sa vie jusqu'au bout, de produire des choses, de construire des choses,
15:23ou est-ce qu'il y a un moment donné, on peut profiter de la vie, on peut profiter de
15:28ses enfants, faire autre chose.
15:30Le débat, il n'est pas seulement...
15:31C'est vrai !
15:31Oui, c'est vrai !
15:33C'est vrai !
15:33C'est vrai !
15:34C'est Bruno Oster !
15:35Il faut le filmer parce qu'il est extrêmement beau.
15:36C'est Bruno Oster.
15:37Ça prend une caution esthétique pour l'humain.
15:39Oui, vraiment.
15:40C'est un modèle pour nous au niveau de la plastique.
15:43En tout cas, la mobilisation ne le faiblit pas, ce soir, sur le boulevard Montparnasse.
15:49On se retrouve avec Bruno qui est militant anti-militant.
15:52Je suis journaliste, c'est tout, c'est de nul !
15:53Bon hasard !
15:54Bonsoir !
15:55Salut !
15:55Bonsoir Yvan, comment vas-tu ?
15:57Bon écoute, nickel !
15:58Toi aussi, t'as cassé un magasin de bousons de cuir ?
16:02Moi je casse tout !
16:03Je casse tout ce soir, j'ai cassé deux pharmacies, je suis sous Métadone.
16:06C'est un véritable plaisir d'être là ce soir.
16:08Tout est beau, on s'aime énormément.
16:11Moi, en plus de ça, j'avais pris un petit parade EMD juste avant de...
16:15Ah, c'est pas vrai !
16:15C'est la seule ligne de la manifestation où on peut acheter de la cocaïne.
16:19Il y a Bruno Gaccio, il y a Yvan Le Roque, il y a tout le showbiz qui est réuni.
16:24Il y a François Berléant, là que je vois, là-bas, qui est en train de faire des salut nazis.
16:28On ne sait pas pourquoi.
16:30En tout cas, c'était un véritable plaisir de vous croiser.
16:33C'était un hasard que vous vous rencontriez ici ou vous étiez donné rendez-vous ?
16:37Non, c'était un hasard.
16:38Un hasard le plus complet.
16:40Un hasard le plus complet.
16:41J'ai du mal à le croire, quand même.
16:42Non, je te jure.
16:44Lui, il traîne avec les islamo-gauchistes de France Inter.
16:48Oui, oui.
16:49Tu vois ?
16:50Et...
16:52Il est très poté avec les gars de Daesh.
16:54Oui, il est très poté avec les gars de Daesh.
16:55Il a commencé à avoir...
16:56On s'est retrouvé, on était dans un camp d'entraînement en Syrie avec Yvan.
17:02Bon, allez, moi j'y vais.
17:03Là-bas, merci.
17:04Merci beaucoup.
17:06Alors, c'était un plaisir de vous voir, comme d'habitude.
17:09Merci pour ce moment.
17:12Eh, eh, eh.
17:16Euh...
17:17Attends.
17:30Eh bien, voilà.
17:32C'était en direct de la manifestation qui continue, en direction de l'Enfer Rochereau.
17:39Et on le rappelle, 16e jour de grève à France Inter.
17:42Eh bien, nos confrères qu'on salue et qu'on soutient.
17:47On va arrêter ce live en vous saluant, en vous remerciant de m'avoir suivi.
17:53À bientôt.
17:53Sous-titrage Société Radio-Canada