00:14Et la chancellerie elle est à qui ? Elle est à nous !
00:48On est chez nous !
01:00On est chez nous !
01:07Nicole, ouvre la porte, on est revenu !
01:19On t'a enterrée vendredi mais t'es encore vivante !
01:23Ouvre la porte !
01:27Est-ce qu'on n'est pas chez nous ici ?
01:29On est chez nous !
01:31Alors ouvre la porte Nicole, on veut te parler !
01:35Ça fait trois fois qu'on vient et tu ne veux pas ouvrir ?
01:40Tu vas attendre combien de temps avant de nous ouvrir la porte ?
01:45Tu ne nous aimes pas Nicole ?
01:47Non, ils ne nous aiment pas Nicole !
01:54On est fiers de notre homme !
01:57On est fiers de notre homme !
02:11On est fiers de notre homme !
02:14Qui en douterait ?
02:17Qui en douterait ?
02:21Nicole, si tu crois que c'est malade, ça ne fait pas l'état de la justice !
02:27On est fiers de notre homme, c'est malade !
02:34Sortez de nos cachettes !
02:43La justice est en train de crever !
02:46Ca coûte combien d'1FM le ravalement ?
02:50Et la pub qu'ils ont mis là, combien ça rapporte ?
02:53Nicole, ouvre la porte, on sait que t'es là !
02:57T'es pas malade ! On le sait !
03:03Nicole, les barreaux de France sont venus te parler !
03:06On va danser le méga-fax !
03:12Nicole, au balcon !
03:12Nicole, au balcon !
03:20Nicole, au balcon !
03:22Nicole, au balcon !
03:24Nicole, au balcon !
03:28Nikon au balcon, Nikon au balcon, Nikon au balcon, Nikon au balcon !
04:02La présidente de la conférence des bâtonniers, on apporte les cahiers de Doléos à madame la ministre de la Justice
04:11!
04:12C'est dans le cadre de ce relais initié par les avocats de Montpellier qui ont ramené tour à tour,
04:20étape après étape, réunion après réunion, des cahiers de Doléos pour madame la ministre de la Justice qui ne sait
04:28pas dans quel état est-elle ?
04:34Du coup, il y a qui ?
04:36...
04:38...
04:39...
04:45...
04:49...
04:49...
04:59...
05:04...
05:04...
05:04...
05:05...
05:07...
05:13...
05:15...
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05:32...
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05:33...
05:35...
05:39...
05:40...
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05:43...
05:45...
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05:49...
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06:00...
06:02...
06:02...
06:05...
06:05...
06:06...
06:07...
06:09...
06:41...
06:41...
06:42...
06:42...
06:43...
06:43...
06:43...
06:43...
06:44...
06:46C'était les mêmes à la fin.
06:49Vous êtes fatigués.
06:51On n'est pas fatigués.
06:53Vous êtes fatigués.
06:55On n'est pas fatigués.
06:57Vous êtes très fatigués.
06:59On n'est pas fatigués.
07:01Vous êtes résignés.
07:03On n'est pas résignés.
07:05Je veux vous voir sauter.
07:08Je veux vous voir sauter.
07:11Sous les fenêtres de Beloubet.
07:14Il faut arrêter là.
07:21Oui, bonjour.
07:22Vous êtes représentant des greffiers.
07:25Pourquoi vous êtes venu soutenir vos collègues ?
07:28Dans les circonstances actuelles,
07:31tout soutien est bon.
07:33Toute initiative, toute action est bonne.
07:36Ce relais qui est parti de Montpellier
07:39et qui a fait un peu le tour de France,
07:41c'était important qu'on soit là nous aussi
07:43parce qu'on est tous concernés dans cette bataille.
07:46Vous nous en dites plus sur les greffiers.
07:49C'est quoi votre rôle ?
07:50Et puis, quelles sont vos difficultés ?
07:53Alors, notre rôle, c'est d'authentifier la procédure.
07:56C'est-à-dire que, sans nous,
07:58les magistrats ne peuvent pas rendre de décision.
08:01Voilà.
08:01Enfin, pour faire très simple,
08:03sur l'importance du rôle des greffiers.
08:05Ensuite, sur le rôle au quotidien,
08:07il s'agit de vérifier que le dossier
08:10et chaque étape du dossier d'une personne
08:12ou de plusieurs personnes
08:13respectent bien la procédure.
08:15Voilà.
08:16Donc, c'est un boulot qui est important.
08:20La charge de travail est très importante
08:23et les effectifs, depuis trop longtemps,
08:26sont insuffisants.
08:28Donc, là, plus personne n'en peut plus.
08:30Et c'est...
08:31Enfin, voilà, on ne peut pas parler
08:32d'une justice...
08:35Je n'arrive même pas à le dire le mot.
08:36D'une justice digne de ce nom.
08:39Et vous venez du barreau de Bobigny
08:41qui est mobilisé.
08:42Est-ce que vous avez l'impression
08:42que ça frémit ailleurs en France ?
08:45Est-ce que vous sentez que les greffiers
08:48pourraient bouger un peu plus ?
08:51C'est en train de frémir, effectivement.
08:52Il y a eu une action le 4 mars à Bobigny
08:54qui a rassemblé pas mal de fonctionnaires
08:58soutenus en nombre par les avocats
09:00du barreau de Bobigny,
09:01par des avocats du barreau de Paris,
09:03par les magistrats du tribunal de Bobigny.
09:06Là, vient de sortir un appel
09:08pour un rassemblement
09:10devant le palais de justice de Dijon,
09:14le 12, donc demain.
09:16À Caen vient de sortir un appel
09:18pour la création d'un observatoire
09:20pour regarder les conditions de la justice,
09:24les difficultés,
09:26et pour les rendre publics
09:27au plus près des citoyens
09:30sur le ressort de la cour d'appel de Caen.
09:34Donc ça prend doucement,
09:35mais il y a différentes initiatives,
09:37je pense, qui vont se poursuivre
09:40un peu partout en France.
09:42Est-ce que vous avez l'impression
09:44que les citoyens se rendent compte
09:45que c'est leur justice qui est en jeu ?
09:49Ils ne s'en rendent pas vraiment compte.
09:52Ceux qui ont besoin de la justice,
09:54que ce soit aux civils,
09:56parce qu'on parle tout le temps du pénal,
09:57mais il n'y a pas que les infractions
09:59qui sont commises dans la vie,
10:01même si on peut parler longuement
10:03des infractions commises
10:04par les Fillons, Balkany et autres,
10:06mais il y a aussi tous les problèmes
10:10de divorce, de garde d'enfants,
10:12et ça, c'est essentiel dans la vie
10:14de beaucoup de familles.
10:16Et tant qu'on n'est pas confronté
10:18à la justice, en fait,
10:19on ne se rend pas compte
10:20à quel point la justice ne fonctionne pas
10:22et à quel point elle peut mettre
10:24des familles entières
10:26en encore plus grande difficulté
10:30qu'elles ne le sont déjà.
10:32Merci beaucoup.
10:33Je t'en prie.
10:40Merci.
11:25Ils se sont mobilisés,
11:34Pirouettes, Béloubettes,
11:36ils se sont mobilisés
11:38et ne vont surtout rien lâcher.
11:44Notre caisse est solidaire,
11:47Pirouettes, Béloubettes,
11:50notre caisse est solidaire,
11:53elle est aussi excédentaire,
11:55elle est aussi excédentaire.
11:58Ta réforme va nous tuer,
12:01Pirouettes, Béloubettes,
12:03ta réforme va nous tuer,
12:06c'est nos clients qui vont trinquer.
12:12On voulait te rencontrer,
12:14Pirouettes, Béloubettes,
12:17on voulait te rencontrer,
12:20et t'as envoyé la mêlée,
12:22et t'as envoyé la mêlée.
12:25On ne veut pas négocier,
12:28Pirouettes, Béloubettes,
12:30on ne veut pas négocier,
12:33on veut le retrait du projet,
12:35on veut le retrait du projet !
12:54Elle est d'un doux !
12:56Elle est d'un doux !
12:56Elle est d'un doux !
12:58Elle est d'un doux !
13:00Elle est d'un doux !
13:01Elle est d'un doux !
13:05Elle est d'un doux !
13:22Ça va, Isa ?
13:45Il envoie un petit mail, il envoie un mail, et là il revient un petit mail.
13:58Ils veulent toucher à nos retraites, veulent faire évoluer la justice.
14:02Ils se comportent comme des prêtres, ils n'entraînent que des préjudices.
14:06Ils font d'une loi toutes les deux secondes, sans jamais filer de pognon.
14:10À une justice moribonde, alors bien sûr nous contestons.
14:14Quand les avocats jettent leur offre devant la ministre Belloubet,
14:18c'est pour montrer que ça déborde, et elle répond, c'est décalé.
14:23Elle n'a pas à dire, ils ne comprennent rien aux secteurs qu'ils veulent réformer.
14:27C'est juste des politiciens qui se foutent bien de nos idées.
14:31Et on est sous le signe de l'Hexagone, c'est pas ce qu'on fait de mieux en ce
14:36moment.
14:38Et les rois, les cons sur leur trône, on sait que c'est le gouvernement.
14:44On parle de justice réductive, de disparition des prud'hommes,
14:48que de joyeuses perspectives, et plus aucune place pour l'homme.
14:52On vit des injustices sociales, sous fond de justice numérique.
14:57Tout ça est vraiment immoral, c'est pour les riches et pour les geeks.
15:01Quand on entend et doit finir, parler de juristes d'entreprise,
15:05ils oublient ce petit principe qu'on lui rappelle en toute franchise.
15:09On veut rester des avocats, et pas seulement à Paris.
15:13On garde l'Europe et nos rabats, c'est ça la vraie démocratie.
15:17La hausse de nos cotisations va faire fermer nos cabinets.
15:21Alors on dit merci Macron pour cette société au rabais.
15:26Plus dit et c'est plus de précaire, c'est la nouvelle philosophie.
15:30On veut une France égalitaire, on en a un de cette copie.
15:34Et les soucis de l'Hexagone, on peut pas dire que ce soit le pied.
15:40Et une chose aujourd'hui résonne, on n'en veut plus de belles nouvelles.
15:46Et les soucis de l'Hexagone, on peut pas dire que ça se fasse marrer.
15:51Et le roi Macron, si on leur trône, on est à deux doigts de l'exploser.
16:01La chorale de Bovigny.
16:20Et le roi Macron, si on leur trône, on est à deux doigts de l'Hexagone.
16:42C'est pour ça que je t'avais dit de le garrer ici.
16:44Je suis sûre d'avoir garré.
16:46C'est des couragnes qui sont là.
16:50Je suis là, je suis là, mais comment vous pouvez savoir ?
16:54Non, mais en mettant la carte, je peux me savoir.
16:56Non, non, vous restez là, les filles.
16:57Je suis là, les filles.
17:02Oui, ils sont entrés, mais il n'y a pas de plus parce que Rachel est là.
17:06Non, non, je n'ai pas pu entrer.
17:20Oh là là, voilà, tiens.
17:23Encore les garçons donnent des sons.
17:26Je suis là, les filles.
17:58Voilà, nous allons mettre fin à ce direct sur l'humanité.fr
18:01où les avocats, donc nous sommes à Place Vendôme, les représentants des avocats de France
18:08sont à la chancellerie actuellement et ils remettent les cahiers de doléances
18:11qu'ils ont recueillis durant ces nombreuses semaines, cette course-relais à travers toute la France
18:17aux représentants de... à Nicole Belloubet, ministre de la Justice.
18:24Donc à bientôt pour un nouveau direct sur l'humanité et merci de nous avoir suivis.
18:31Merci.