00:05Le problème, c'est que le Conseil d'orientation des retraites produit une analyse qui est contestable et contestée par
00:13certains économistes.
00:14En effet, dans les calculs qu'il effectue, il considère qu'il n'y aurait pas d'alternative aux politiques
00:21mises en place par le gouvernement,
00:22et notamment sur le fait que le nombre de fonctionnaires serait amené à être réduit et que leur salaire serait
00:30quasi gelé.
00:31Résultat, cela produirait moins de recettes et donc un déficit pour le système de retraite.
00:36Donc à partir de là, le Conseil d'orientation des retraites avance comme piste possible le report de l'âge
00:43de la retraite pour réaliser des économies.
00:46Mais quand il livre ce diagnostic au Premier ministre, le Conseil d'orientation des retraites ne dit pas que cela.
00:51Il livre certes ces pistes parce qu'elles lui ont été commandées par Édouard Philippe, mais il ne les soutient
00:57pas lui-même.
00:58Il indique en effet qu'il n'y a pas d'urgence absolue à résorber un déficit si jamais ce
01:03déficit se présentait,
01:05et qu'il s'agit donc d'un choix politique, et ce choix politique, c'est celui du gouvernement.
01:09En tout état de cause, cela éclaire la logique du gouvernement plus que celle du Conseil d'orientation des retraites.
01:15Pourquoi ? Parce que c'est bien le gouvernement qui réclame d'éliminer tout déficit dans le régime des retraites
01:21d'ici 2025.
01:22C'est en fait la logique qui prévaut dans le système universel prévu par Jean-Paul Delevoye,
01:28c'est-à-dire l'application d'une règle d'or qui interdit demain les déficits.
01:31Dans le rapport que rend le Conseil d'orientation des retraites,
01:34on a là en germe le type de logique et le type de solution que cherche à imposer le gouvernement
01:38à l'ensemble des salariés des retraités.