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  • il y a 21 heures
Ils ont marqué le rap des années 90, Assassin, Passi et autres légendes du hip-hop sont de retour pour une tournée inédite en France. Sous le nom de "l'âge d'or du rap français", ils viendront mettre le feu sur la Grande scène de la Fête de l'Humanité le vendredi 15 septembre. Propos recueillis par Jules Montané et d'Alvyn Soumahoro.

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Transcription
00:04Meurtrier à souhait au coeur d'Assassin, c'est encore lui et pour vous il revient !
00:12Une espèce de mastodogue, de festival ancré dans les racines de la culture française et
00:19c'est un vrai plaisir d'aller jouer là-bas. Ça reste un festival emblématique et le fait
00:24de pouvoir participer aujourd'hui. C'est vrai que le festival de l'humanité dans le monde de la
00:32musique c'est un festival qui est très important, qui est historique comme il vient de le dire,
00:35donc c'est un honneur de participer à ce festival. J'ai l'impression que l'artète de l'humain
00:39c'est une fête vraiment populaire. C'est à dire que déjà à l'origine ça l'était, il y
00:45a quand même
00:45la défense de certaines valeurs derrière. Le côté ensemble, communauté, le côté progrès social,
00:53etc. Donc c'est pas simplement venir faire la fête, mais c'est aussi montrer qu'on défend quelque chose
00:57d'autre.
00:58Ok, merci.
01:02On est les pionniers, donc on est les pionniers, même si avant on avait quelques petits groupes,
01:07maintenant on est les pionniers quand on est vraiment installé le rap français dans les maisons chez les français.
01:13Voilà, maintenant on est les pionniers, mais à chaque estime il y a des âge de l'art. Tu vois
01:17comme maintenant
01:17avant les Etats-Unis il y a Kevin Lamar, avant Snoop, etc. A chaque fois il y a des artistes
01:22qui marquent le temps.
01:25En fait quand on parle d'âge d'or, c'est une époque qui a marqué, tout simplement. Il y
01:31a l'âge d'or dans la mode,
01:32il y a l'âge d'or dans plein de domaines. Et l'âge d'or du rap français, c
01:36'est tous les gros qui sont sur ce plateau,
01:39sont des gros qui ont marqué leur époque à travers leur scie, à travers ce qu'ils ont pu apporter.
01:48Et on pourra parler peut-être dans 10-15 ans d'un nouvel âge d'or, de cette génération et
01:53de la génération actuelle.
01:54L'enfance, l'enfance du rap français, le moment où tout a commencé, le moment où on a commencé à
02:00se structurer, etc.
02:04Le début quoi. Donc comme tout le monde, on est tous nostalgiques de notre enfance, donc on peut appeler ça
02:11un lâche-bord.
02:13J'allais dire la générosité, la simplicité et la créativité de cette époque.
02:24Nous on se prenait la tête, on était dans les fin des années 80, 90, 2000, on était dans des
02:29époques revendicatives,
02:31où il y avait des super nombreux potes, il y avait un rêve des années 2000, de voitures qui volent.
02:37On se disait en 2000, ça va s'arranger, les problèmes vont, on n'aura plus de peine, etc.
02:42Ben voilà, les temps changés, on n'a plus Jean-Marie, mais il y a des enfants.
02:46Et donc, je pense que la jeunesse d'aujourd'hui s'en fout un petit peu plus de l'ultime
02:52revendication.
02:53Ils revendiquent 2, 3 punchlines et après ils passent à autre chose.
02:56Je pense qu'avec internet, il y a une vision sur le monde, une vision plus globale.
03:00Donc les jeunes sont dans plus de, pas seulement paraître, plus leur situation de bif, voilà.
03:10Ils sont dans des choses beaucoup plus rapides, beaucoup plus speed,
03:14parce que juste, il y a plus facile que juste de la réflexion, du mal, du réfléchir, du mal comme
03:21Nick, si tu ne sais pas quoi.
03:22Ils essaient pas de changer le monde, ils essaient de changer leur situation, leur monde.
03:27Et puis, on a beaucoup plus de choses, ça n'a plus de choses.
03:28À l'heure actuelle, les jeunes rappeurs, ils sont nés avec beaucoup plus de facilité.
03:33C'est-à-dire que quand tu viens, tu ouvres ton téléphone, ta tablette, tu appelles l'application.
03:37Il y a tout le rap qui se déverse à toi.
03:41Nous, à l'époque, il fallait qu'on aille la radio, qu'on aille prendre des disques, qu'on arrange
03:44des émissions avec une VHS bizarre,
03:47qu'on aille dans des lieux pour écouter vraiment du son qui nous plaisait.
03:50Enfin, c'était toute une galère.
03:51C'est ça aussi qui faisait le charme.
03:53C'est ce qui fait qu'on a créé ce qu'on a créé à l'époque.
03:57Et puis voilà, aujourd'hui, c'est une autre forme de rap.
04:00Mais, par exemple, nous qui revenons aujourd'hui, on a l'ADN et tout ce qu'on a fait avant.
04:04Et aussi, on s'inspire de ce qui peut se faire de bien aujourd'hui pour créer encore.
04:09Il y avait plus d'argent sur le rap dans les années 90 qu'aujourd'hui.
04:13Il y avait des budgets, gars, si je te sens les budgets qui étaient déclenchés pour certains artistes dans les
04:24années 90, ils t'hallucinent.
04:27Moi, je me souviens, rien que moi, rien que moi, à l'époque, on a fait un clip à un
04:32million d'euros.
04:33Un clip, un million d'euros pour un clip.
04:40Il faudra que le rap, ceci, c'est une autre culture.
04:43C'est comme on l'appelle un proteste son.
04:47Le blues, le jazz, etc.
04:50Ce sont des musiques qui sont nées dans la douleur.
04:52Donc, ça veut dire qu'on a aussi ce côté, on a besoin de souffrir pour s'élever.
04:58On a besoin de personne.
04:59Maintenant, c'est vrai que quand on regarde les chiffres,
05:02quand on regarde ce que représente le rap pour la jeunesse et le puntaire,
05:07on devrait avoir des médias plus mainstream.
05:10Il y a plus de médias mainstream aujourd'hui.
05:12Avec Internet, on peut communiquer beaucoup plus facilement.
05:14C'est la différence qu'il y a entre notre génération et la génération d'aujourd'hui.
05:18Après, dire que dans les victoires de la musique,
05:23la classification de musique urbaine qui arrive à la fin,
05:25est-ce que c'est représentatif de tout ce qui se passe ?
05:28En revanche, je pense que cette culture hip-hop a influencé beaucoup,
05:33a influencé énormément de choses.
05:35C'est bien sur le style vestimentaire que sur les programmations,
05:39des morceaux même de variété ou des morceaux même de rock, etc.
05:43Donc, lui, on pourra toujours se plaindre de ne jamais être représenté comme il le faut.
05:48Mais une émission, dans les émissions TV, est-ce qu'il y a forcément tous les rappeurs
05:53qui vendent plus de disques que les chanteurs de variété ?
05:56Tu peux toujours critiquer.
05:57C'est la France, c'est comme ça.
05:59Pour moi, les médias, ils choisissent de mettre en avant ce qu'ils veulent.
06:01Et pour moi, il y a un des trucs qui est un peu systématique
06:04à l'image de ce qu'on vit en ce moment.
06:06Ils ne mettent pas en avant ce qu'ils pourraient faire réfléchir de manière profonde aux crises qu'on vit
06:11actuellement.
06:16C'est ça, c'est un groupe qui a toujours eu un public multiculturel.
06:23C'est un peu un arc-en-ciel un public, comme si tu veux avoir un concert.
06:26Donc, de toute façon, on n'a jamais eu un vrai public que rap.
06:31Parce que dans ce qu'on a touché, dans les sujets qu'on a développés
06:34et dans l'attitude qu'on a, ça a toujours été une musique qui a parlé à beaucoup de gens
06:41d'horizons différentes.
06:42ou de religion, ou de classe sociale, ou de culture.
06:46Donc, le public de la Fac de Juma, qui est très différent et qui est très cosmopolite, on va dire,
06:53je pense que c'est un des publics d'assassinant.

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