00:04Meurtrier à souhait au coeur d'Assassin, c'est encore lui et pour vous il revient !
00:12Une espèce de mastodogue, de festival ancré dans les racines de la culture française et
00:19c'est un vrai plaisir d'aller jouer là-bas. Ça reste un festival emblématique et le fait
00:24de pouvoir participer aujourd'hui. C'est vrai que le festival de l'humanité dans le monde de la
00:32musique c'est un festival qui est très important, qui est historique comme il vient de le dire,
00:35donc c'est un honneur de participer à ce festival. J'ai l'impression que l'artète de l'humain
00:39c'est une fête vraiment populaire. C'est à dire que déjà à l'origine ça l'était, il y
00:45a quand même
00:45la défense de certaines valeurs derrière. Le côté ensemble, communauté, le côté progrès social,
00:53etc. Donc c'est pas simplement venir faire la fête, mais c'est aussi montrer qu'on défend quelque chose
00:57d'autre.
00:58Ok, merci.
01:02On est les pionniers, donc on est les pionniers, même si avant on avait quelques petits groupes,
01:07maintenant on est les pionniers quand on est vraiment installé le rap français dans les maisons chez les français.
01:13Voilà, maintenant on est les pionniers, mais à chaque estime il y a des âge de l'art. Tu vois
01:17comme maintenant
01:17avant les Etats-Unis il y a Kevin Lamar, avant Snoop, etc. A chaque fois il y a des artistes
01:22qui marquent le temps.
01:25En fait quand on parle d'âge d'or, c'est une époque qui a marqué, tout simplement. Il y
01:31a l'âge d'or dans la mode,
01:32il y a l'âge d'or dans plein de domaines. Et l'âge d'or du rap français, c
01:36'est tous les gros qui sont sur ce plateau,
01:39sont des gros qui ont marqué leur époque à travers leur scie, à travers ce qu'ils ont pu apporter.
01:48Et on pourra parler peut-être dans 10-15 ans d'un nouvel âge d'or, de cette génération et
01:53de la génération actuelle.
01:54L'enfance, l'enfance du rap français, le moment où tout a commencé, le moment où on a commencé à
02:00se structurer, etc.
02:04Le début quoi. Donc comme tout le monde, on est tous nostalgiques de notre enfance, donc on peut appeler ça
02:11un lâche-bord.
02:13J'allais dire la générosité, la simplicité et la créativité de cette époque.
02:24Nous on se prenait la tête, on était dans les fin des années 80, 90, 2000, on était dans des
02:29époques revendicatives,
02:31où il y avait des super nombreux potes, il y avait un rêve des années 2000, de voitures qui volent.
02:37On se disait en 2000, ça va s'arranger, les problèmes vont, on n'aura plus de peine, etc.
02:42Ben voilà, les temps changés, on n'a plus Jean-Marie, mais il y a des enfants.
02:46Et donc, je pense que la jeunesse d'aujourd'hui s'en fout un petit peu plus de l'ultime
02:52revendication.
02:53Ils revendiquent 2, 3 punchlines et après ils passent à autre chose.
02:56Je pense qu'avec internet, il y a une vision sur le monde, une vision plus globale.
03:00Donc les jeunes sont dans plus de, pas seulement paraître, plus leur situation de bif, voilà.
03:10Ils sont dans des choses beaucoup plus rapides, beaucoup plus speed,
03:14parce que juste, il y a plus facile que juste de la réflexion, du mal, du réfléchir, du mal comme
03:21Nick, si tu ne sais pas quoi.
03:22Ils essaient pas de changer le monde, ils essaient de changer leur situation, leur monde.
03:27Et puis, on a beaucoup plus de choses, ça n'a plus de choses.
03:28À l'heure actuelle, les jeunes rappeurs, ils sont nés avec beaucoup plus de facilité.
03:33C'est-à-dire que quand tu viens, tu ouvres ton téléphone, ta tablette, tu appelles l'application.
03:37Il y a tout le rap qui se déverse à toi.
03:41Nous, à l'époque, il fallait qu'on aille la radio, qu'on aille prendre des disques, qu'on arrange
03:44des émissions avec une VHS bizarre,
03:47qu'on aille dans des lieux pour écouter vraiment du son qui nous plaisait.
03:50Enfin, c'était toute une galère.
03:51C'est ça aussi qui faisait le charme.
03:53C'est ce qui fait qu'on a créé ce qu'on a créé à l'époque.
03:57Et puis voilà, aujourd'hui, c'est une autre forme de rap.
04:00Mais, par exemple, nous qui revenons aujourd'hui, on a l'ADN et tout ce qu'on a fait avant.
04:04Et aussi, on s'inspire de ce qui peut se faire de bien aujourd'hui pour créer encore.
04:09Il y avait plus d'argent sur le rap dans les années 90 qu'aujourd'hui.
04:13Il y avait des budgets, gars, si je te sens les budgets qui étaient déclenchés pour certains artistes dans les
04:24années 90, ils t'hallucinent.
04:27Moi, je me souviens, rien que moi, rien que moi, à l'époque, on a fait un clip à un
04:32million d'euros.
04:33Un clip, un million d'euros pour un clip.
04:40Il faudra que le rap, ceci, c'est une autre culture.
04:43C'est comme on l'appelle un proteste son.
04:47Le blues, le jazz, etc.
04:50Ce sont des musiques qui sont nées dans la douleur.
04:52Donc, ça veut dire qu'on a aussi ce côté, on a besoin de souffrir pour s'élever.
04:58On a besoin de personne.
04:59Maintenant, c'est vrai que quand on regarde les chiffres,
05:02quand on regarde ce que représente le rap pour la jeunesse et le puntaire,
05:07on devrait avoir des médias plus mainstream.
05:10Il y a plus de médias mainstream aujourd'hui.
05:12Avec Internet, on peut communiquer beaucoup plus facilement.
05:14C'est la différence qu'il y a entre notre génération et la génération d'aujourd'hui.
05:18Après, dire que dans les victoires de la musique,
05:23la classification de musique urbaine qui arrive à la fin,
05:25est-ce que c'est représentatif de tout ce qui se passe ?
05:28En revanche, je pense que cette culture hip-hop a influencé beaucoup,
05:33a influencé énormément de choses.
05:35C'est bien sur le style vestimentaire que sur les programmations,
05:39des morceaux même de variété ou des morceaux même de rock, etc.
05:43Donc, lui, on pourra toujours se plaindre de ne jamais être représenté comme il le faut.
05:48Mais une émission, dans les émissions TV, est-ce qu'il y a forcément tous les rappeurs
05:53qui vendent plus de disques que les chanteurs de variété ?
05:56Tu peux toujours critiquer.
05:57C'est la France, c'est comme ça.
05:59Pour moi, les médias, ils choisissent de mettre en avant ce qu'ils veulent.
06:01Et pour moi, il y a un des trucs qui est un peu systématique
06:04à l'image de ce qu'on vit en ce moment.
06:06Ils ne mettent pas en avant ce qu'ils pourraient faire réfléchir de manière profonde aux crises qu'on vit
06:11actuellement.
06:16C'est ça, c'est un groupe qui a toujours eu un public multiculturel.
06:23C'est un peu un arc-en-ciel un public, comme si tu veux avoir un concert.
06:26Donc, de toute façon, on n'a jamais eu un vrai public que rap.
06:31Parce que dans ce qu'on a touché, dans les sujets qu'on a développés
06:34et dans l'attitude qu'on a, ça a toujours été une musique qui a parlé à beaucoup de gens
06:41d'horizons différentes.
06:42ou de religion, ou de classe sociale, ou de culture.
06:46Donc, le public de la Fac de Juma, qui est très différent et qui est très cosmopolite, on va dire,
06:53je pense que c'est un des publics d'assassinant.