00:07Pour la deuxième journée consécutive, plusieurs centaines de chauffeurs de VTC manifestaient ce matin aux abords des aéroports parisiens.
00:15A Roissy, ils perturbaient la circulation pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail et la baisse de
00:22leurs rémunérations.
00:24En milieu de journée, une délégation devait être reçue par le ministre des Transports, Alain Vidali.
00:30Aujourd'hui, les chauffeurs demandent le soutien de l'État afin d'entamer des négociations avec la direction d'Uber,
00:36le principal acteur du secteur.
00:38C'est clairement de l'esclavage moderne.
00:40Des récentes études totalement neutres ont bien prouvé que certains chauffeurs sont à moins de 4 euros de l'heure.
00:46Je vous rappelle qu'on est quasiment en 2017 en France.
00:49Il y a des chauffeurs qui font plus de 70-80 heures par semaine.
00:53Certains s'endorment au volant, certains dorment dans leur voiture.
00:56Et tout ça en fait juste pour nourrir leur famille.
00:58Et sous prétexte que ce sont des jeunes de banlieue, pour eux, pour certains pouvoirs publics, c'est normal qu
01:05'ils gagnent moins de 4 euros de l'heure.
01:06Nous, on dit stop.
01:07On est des Français à part entière.
01:09Et on veut qu'on soit respectés comme tout le monde.
01:11Et on veut avoir des vrais droits.
01:13Au début, les prix étaient intéressants avec Uber.
01:15Il y avait du travail.
01:16Les chauffeurs, ils sont ça.
01:18Maintenant, ils ont fait, au fur et à mesure, ils ont baissé leurs tarifs.
01:22Ils étaient à 10 euros minimum la course.
01:24Ils ont baissé jusqu'à 8 euros.
01:26Et après, ils l'ont baissé jusqu'à 5 euros la course.
01:29Et avec une marge de 20%.
01:315 euros la course minimum, ça veut dire que c'est moins cher que le métro.
01:354 personnes, ils prennent un Uber.
01:37Ça coûte moins cher que le métro.
01:40Et avec ça, il faut enlever le 20% de marge d'Uber, la TVA, le charge pour l'essence,
01:47la voiture.
01:48Et c'est énorme.
01:49C'est énorme.
01:49C'est les mutes.
01:50C'est devenu l'esclavage moderne.
01:52C'est plus que de l'esclavage.
01:53C'est plus que ça.
01:54Parce qu'en fait, Uber, malgré qu'on est des sociétés et notre patron, nous impose les courses.
02:01Nous ne donne rien.
02:03Nous ne donne aucune information.
02:05On n'a aucune information sur le prix des courses, sur le prix de tout.
02:08On a tout à la fin.
02:08Le client, lui, c'est tout.
02:10Nous, on ne sait rien.
02:11On demande juste au ministère qu'il force Uber, qui ne respecte absolument rien ici en France,
02:18qu'il force Uber à s'asseoir à une table et à discuter concrètement des tarifs.
02:23Qu'il ne choisisse plus ses interlocuteurs comme ils le font depuis des semaines.
02:26Nous, on n'est pas docile.
02:28Nous, on a des revendications qui sont claires et nettes et qui sont justifiées.
02:31Et donc, on demande à être reçus et à être écoutés une bonne fois pour toutes.
02:34Si on est hors la loi, on ne peut pas dire que ça crée de l'emploi.
02:37Ils s'échappent de leur responsabilité pour dire, cette plateforme a créé de l'emploi.
02:43Et qu'ils arrêtent de dire, ouais, les jeunes de banlieue.
02:45Non, ce n'est pas que les jeunes de banlieue.
02:46Vu que le mot Uberisation est rentré dans le dictionnaire, il faudrait modifier la définition
02:51et mettre escrocs, etc., etc., escroquerie.
02:54Parce qu'en fait, ils nous ont rendu du rêve.
02:55Et à la fin, le rêve, le rêve américain...
02:59Mais ces systèmes-là, on voit plus que ça commence à toucher tous les domaines.
03:03Et la preuve, c'est que ça ne marche pas, c'est l'Uberisation.
03:05C'est nous, en fait, les premiers victimes de ces systèmes.
03:08Ils parlent tout le temps, ça crée de l'emploi, ça crée de l'emploi.
03:11Ça tue des autres sociétés, des petites sociétés qui embauchent,
03:15qui donnent un vrai poste de travail.
03:17Un contrat Uber, c'est juste un système, un virus.