00:10...
00:33...
00:42...
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00:42...
00:49En dehors de l'entreprise, il y a une section de l'entreprise, c'est l'union départementale.
00:57Non, non, il y a des salariés, très nombreux, de la Véry, ils sont de 200 entreprises.
01:02Il faut savoir que la première chose, c'est parce qu'on parle beaucoup de dialogue social au niveau du
01:07gouvernement,
01:08mais dans les réalités, aujourd'hui dans les entreprises, il faut savoir que la direction a envoyé un courrier,
01:13toute réponse qu'il a donné au CE, c'est de dire, en gros, à la fin du courrier,
01:17si vous n'êtes pas content, la porte est grande ouverte.
01:20Donc c'est la réponse de la direction à l'entrale, la CGT a joué son rôle, a fait un
01:24écrit à la gestion du travail,
01:26a demandé... On a un dossier, on vous le remettra tout à l'heure, c'est tout.
01:29Mais première chose, donc, le respect des libertés syndicales dans l'entreprise,
01:33parce qu'on ne peut pas... Aujourd'hui, il faut savoir que si une entreprise, il y a eu des
01:36luttes importantes syndicales,
01:37en 2006, il y a eu 25 000 personnes à la porte ouverte, grâce à la CGT et à ses
01:41élus.
01:42Aujourd'hui, l'entreprise vit debout et aujourd'hui elle l'embauche,
01:45mais c'est grâce aux salariés à l'intérieur, on l'oublie très souvent de le dire,
01:50c'est grâce à la lutte de la CGT que c'est l'entreprise qu'aujourd'hui elle vit.
01:52Et donc grâce à la population, aussi orléanaise, qui a participé à 25 000 personnes,
01:56c'est pas rien, en 2006, 25 000 personnes, il y a eu une visite, une porte ouverte,
02:01et les choses sont... On s'est battu, on a gagné, parce que l'entreprise voulait faire,
02:06mais il y a eu un redressement...
02:08Je sais, j'ai vu ça.
02:09Donc l'historique, parce qu'on parle jamais des salariés,
02:12les salariés c'est pas un coût, le travail n'est pas un coût, c'est une richesse.
02:15Et donc on tenait à vous dire aussi qu'on était absolument contre les mesures,
02:19les dernières mesures, notamment les 20 milliards d'euros qu'on a accordé une belle fois,
02:23parce que ça fait plus de 30 ans qu'on donne des générations de charges fiscales,
02:27des générations de toutes sortes, au patronat, au grand patronat.
02:30Et aujourd'hui, une nouvelle fois, 20 milliards d'euros qui nous ont accordé
02:34sans aucune contrepartie par rapport à l'emploi.
02:36Donc on n'a pas voté pour ça, on vous dit clairement, franchement,
02:40on n'a pas voté pour ça, on a voté pour le changement.
02:42Et la première chose déjà qu'on vous demande, c'est de faire un décret clair
02:46pour que les élus dans les entreprises, ils aient un droit de veto
02:50pour s'opposer au licenciement.
02:51Ça, c'est la première chose, comme vous le savez,
02:53pour 500 000 suppressions d'emploi, qui ont été annoncées depuis le mois de janvier,
02:58il faut déjà arrêter l'hémorragie de l'emploi industriel.
03:01On est attentifs aussi à ce qui se passe au niveau de tous les grands dossiers,
03:05Petroplus, et notamment dans la sédérurgie, bien entendu.
03:09On est solidaires aussi des travailleurs.
03:13On a fait plusieurs actions, plusieurs initiatives, le 9 octobre.
03:16Le 14 novembre, il y a eu des milliers et des milliers de personnes dans les rues,
03:20donc pour exiger déjà la première mesure, on veut vraiment une mesure forte
03:23pour s'opposer au licenciement et donner des droits de nouveau au CE.
03:27Parce qu'ici, comme à Le Chapelle, effectivement, ils ont des propositions alternatives
03:32pour développer l'entreprise.
03:33Et aujourd'hui, on n'est pas entendu.
03:35Donc, les premières propositions par rapport notamment à l'emploi,
03:38on est très inquiets dans l'automobile.
03:41Comme vous le savez, il y a des inquiétudes à Floresia,
03:44c'est un équipementier automobile,
03:46des inquiétudes à TRW, Orléans-la-Source.
03:48Donc, aujourd'hui, il chaume une fois par semaine, il y a des chômages partiels.
03:52Donc, aujourd'hui, les élus ne peuvent pas se faire entendre dans l'économie d'entreprise.
03:55Ce n'est pas possible.
03:57Le droit divin existe encore dans les entreprises.
03:59Et donc, la première mesure qu'on attendait du gouvernement,
04:01c'est un décret pour déjà s'opposer au licenciement boursier.
04:04Déjà, pour commencer, c'est intolérable.
04:06Il y a des bénéfices dans les entreprises, ils ont continué de licencier.
04:09Et dans la deuxième même temps, donner des droits de nouveau aux CE.
04:12Parce que les élus et les salariés ont plein de bonnes idées,
04:14mais ils ne peuvent pas les imposer aux patrons qui sont de droit divin dans les entreprises.
04:19C'est la réalité.
04:21Voilà.
04:22Merci pour ce message.
04:23Ça a été dit d'ailleurs par Bernard Thibault, lui-même, il y a quelques jours.
04:28Ce sont des éléments qui sont sur la table dans les grandes conférences sociales,
04:33avec une négociation avec le patronat, les lois de syndicats.
04:37Le gouvernement, de toute façon, est au milieu.
04:40Il essaie de construire un compromis.
04:45Après, si ça ne nous est pas d'accord, ça ne s'arrête pas au parcours.
04:49C'est vraiment trop.
04:52Et donc, voilà, on voulait nous...
04:54Absolument.
04:55Et là-dessus, ça c'est important.
04:57En 1981, il y a eu une loi de l'amnistie.
05:00Aujourd'hui, par rapport à ça, est-ce que vous avez une réponse à nous apporter par rapport à la
05:03loi de l'amnistie ?
05:04Parce que la CGT a déposé, a demandé une loi de l'amnistie.
05:08Parce que vous savez, comme il y a beaucoup de salariés qui sont, y compris condamnés pénalement,
05:13pour faits syndicales, parce qu'ils ont défendu leur emploi.
05:15Et par rapport à cette loi de l'amnistie, qu'est-ce que vous avez...
05:17Il y a eu, au début de la législature, pour la première fois dans l'histoire de la CGT,
05:21pas eu de loi de l'amnistie tout court.
05:23C'est-à-dire qu'en vérité, il n'y a pas eu de décision, pays sans l'amnistie.
05:28Donc évidemment, ça inclut, y compris ceux qui ont défendu leur travail,
05:32à travers l'activité syndicale.
05:35Donc on le transmettrait au fond de la publique,
05:37cette éducation qui commence à...
05:39C'est en nous battant contre Sarkozy qu'on a eu des...
05:42des problèmes.
05:44Je le sais.
05:45Au moment des retraites et tout ça, on a eu des choses.
05:48Donc à l'oie d'amnistie, il faut la faire voter.
05:50C'est la première fois qu'il n'y a pas eu de loi d'amnistie.
05:52C'est après.
05:53Oui, c'est la première fois.
05:54C'est la première fois.
05:55On n'a pas voté pour ce changement-là, on a voté pour un autre changement.
05:59Quand vous faites une loi d'amnistie,
06:00quand vous faites une loi d'amnistie, vous amnissiez tout un tas d'impactions,
06:03mais là, il n'y en a eu aucune.
06:04Donc faire une exception, c'est un effet insulé.
06:06Par rapport au coup du travail, parce que vous savez,
06:08il y a eu une campagne immédiatrice par rapport à ça,
06:10vous, ce qu'on regrette fortement,
06:12parce qu'en donnant 20 milliards d'euros comme ça,
06:14le crédit d'impact,
06:15concrètement, le patronat, qu'est-ce qu'il dit finalement ?
06:18Le gouvernement, qu'est-ce qu'il nous dit ?
06:19Que le travail, c'est un coût.
06:22Vous avez avalisé le fait que le coût du travail,
06:25c'est un coût en donnant ces 20 milliards d'euros de crédit.
06:27Non, mais c'est dans nos entreprises.
06:29Ici, il va y avoir des négociations annales obligatoires.
06:33Il n'y a pas de sous-prenant des salariés.
06:34Il n'y a jamais de sous, alors que le coût du capital,
06:37on n'en parle jamais.
06:38Vous savez combien de milliards d'euros
06:40sont versés aux actionnaires ?
06:41Je m'exprimerai tout à l'heure,
06:42devant le salarié, également,
06:43deux mots là-dessus.
06:45D'abord, il y aura l'utilisation du crédit d'impôt
06:49qui sera vérifiée par les comités d'entreprise
06:51et les représentants de l'entreprise.
06:53Il y aura une discussion...
06:54C'est un pouvoir que nous allons octroyer.
06:58C'est-à-dire que c'est dans la loi.
06:59On dit qu'il n'y a pas de contrepartie.
07:00C'est que dans les entreprises,
07:03les partenaires syndicaux vont avoir le droit
07:05de discuter de l'usage.
07:07Nous faisons confiance au dialogue social dans l'entreprise
07:11parce que nous pensons que la transparence,
07:13le débat public et la discussion contradictoire
07:15entre les syndicats et le patronat,
07:17les petites comme les grandes entreprises,
07:20peut être une bonne méthode
07:21pour que, finalement,
07:23en dehors de quelques cas exceptionnels,
07:25tout le monde fasse preuve de civisme,
07:27c'est-à-dire que le crédit d'impôt
07:28reste dans l'entreprise, aille dans l'investissement,
07:30dans la croissance,
07:32et là où il y a de la performance,
07:33c'est le salaire.
07:34Ça n'est pas interdit.
07:35Donc c'est cette négociation.
07:37Donc on donne aux partenaires sociaux
07:38le soin d'en discuter.
07:40Donc il n'est pas vrai qu'il n'y a pas de contrepartie.
07:41Sur la question du coût du travail,
07:45je venais juste dire qu'en France,
07:46la protection sociale est assise,
07:49le financement de la protection sociale,
07:50est assise sur l'emploi, le travail,
07:52les salaires, l'embauche.
07:53Et que sur le capital.
07:54Voilà.
07:55Donc ce débat-là, il aura lieu
07:57et il continue à avoir lieu.
07:59Quant à la rémunération du capital,
08:01si nous avons fait la banque publique d'investissement,
08:03c'est justement pour faire concurrence
08:05au système bancaire et financier
08:06qui est trop gourmand,
08:08trop impatient,
08:09et qui ne finance pas les entreprises.
08:10Donc justement,
08:11c'est pour diminuer la rémunération
08:13que le système financier prend
08:15quand il finance les entreprises.
08:17Donc on ne peut pas dire
08:18qu'on ne s'est pas occupé
08:19des excès du système financier.
08:21Et ce n'est pas fini
08:22puisqu'il y a une loi qui arrive sur les banques.
08:24Si on dévise par deux
08:26l'évident de l'argent
08:27qui est fait depuis les ans,
08:29ça donne 120 milliards d'euros,
08:30je vous dis à 120 milliards d'euros
08:32pour investir dans l'innovation,
08:34dans la formation,
08:35dans la protection sociale.
08:36120 milliards d'euros.
08:37Au lieu de ça,
08:38on essaie de focaliser les reprêtés,
08:39pour augmenter de la CAG, etc.
08:42On augmente les salaires.
08:44Non, non, voilà.
08:44Mais c'est dans les cartons.
08:45On est produit.
08:46C'est dans les cartons.
08:47C'est le deuxième étage de la fusée, on pense.
08:50On va se battre contre,
08:51je peux vous le dire.
08:53Mais ce qui est fort regrettable,
08:55c'est qu'aujourd'hui,
08:57si on veut vraiment qu'il y ait de la relance,
09:00relancer la consommation,
09:02aujourd'hui, on va dire pratiquement
09:0457% du producteur intérieur brut
09:06dépend de la consommation en France.
09:08Donc, il faut être urgent
09:09de augmenter les salaires, les pensions.
09:10Voilà.
09:11Parce que sinon,
09:12comme on voulait que la Véry-Lachapelle,
09:14on veut dire que la Véry-Lachapelle
09:15travaille beaucoup pour l'exportation.
09:17Toutes les autres entreprises
09:18dans les petites PME,
09:19s'il n'y a pas de charge de travail
09:20par la consommation,
09:22on n'arrive pas de croissance, etc.
09:24Donc, on est dans la perpétuelle austérité.
09:27Donc, il y a eu des manifestations
09:29contre l'austérité.
09:30On est solidaires
09:31de tous les peuples en Europe.
09:33Mais on va mettre, nous, le paquet
09:34pour que le rapport de force
09:35soit plus favorable aux salariés demain.
09:37Alors, j'ai compris.
09:39Enfin, le gouvernement a pris la décision
09:41d'augmenter le SMIC.
09:42C'est le seul pays d'Europe
09:44où il y a des augmentations
09:47en ce moment.
09:48Et c'est ça.
09:49D'ailleurs, nous sommes aujourd'hui
09:50subissons une forme de dumping
09:52de tous les pays européens autour de nous
09:54qui est quand même un vrai problème
09:56par rapport à ce que doit être l'Europe aujourd'hui.
09:58Donc, c'est toute la bataille
10:00pour la croissance européenne.
10:01Qu'on ne soit pas en récession,
10:03mais en mouvementant
10:06les ressources de la croissance.
10:07C'est une bataille politique
10:09au plus haut niveau de l'Europe.
10:10Je crois que vous l'avez compris.
10:11Voilà, merci.
10:12Et j'attends votre dossier tout à l'heure.
10:14Un paradoxe, d'ailleurs,
10:15par rapport à cette usine
10:16du Ralex, vous venez
10:17pour le Badin-France, je suppose.
10:18Bien sûr, oui.
10:19Tout le temps, le Badin-France.
10:21Et mon camarade région
10:22vient de dire que, effectivement,
10:24l'usine du Ralex
10:25travaille surtout pour l'exportation.
10:26Ce qui est d'ailleurs un paradoxe,
10:28c'est qu'y compris ici,
10:29dans tous les supermarchés
10:30qu'il y a sur Orlé
10:30dans la région,
10:31on ne trouve pas.
10:32Eh bien, justement,
10:32on va faire la publicité.
10:33Eh bien, voilà.
10:34Cette visite,
10:35on a dit une grande...
10:35C'est aussi une toute
10:36une émission musicale.