00:05Le problème de l'évasion fiscale
00:05Moi j'ai l'impression qu'on se trompe de réponse.
00:08Encore une fois la vraie question c'est le problème de l'évasion fiscale,
00:11de tous ces systèmes à l'oeuvre depuis des années,
00:15à l'insu de tout le monde.
00:17Alors évidemment la situation personnelle du ministre du budget
00:21illustre de manière spectaculaire ces phénomènes,
00:24mais ce n'est que la confirmation malheureusement de ce qu'on avait observé également,
00:27à savoir la très grande proximité, pour ne pas dire plus,
00:31entre le monde politique et le monde de la finance.
00:34Il faut vraiment cloisonner les choses de manière très hermétique.
00:38Et là il y a du boulot à faire.
00:40Et ce n'est pas seulement pour les ministres et les élus,
00:42ça vaut aussi pour les nominations dans les grands corps d'État,
00:46ceux qui ont la charge de gérer les intérêts de la République
00:49et qu'on retrouve peu de temps après gérer les intérêts d'une grande banque privée.
00:53Là il y a sans doute quelque chose à dire là-dessus
00:55et ça participerait aussi de la nécessaire moralisation,
00:58de la transparence dans notre système.
00:59Donc il y a les élus et la transparence à nous,
01:02ça ne nous pose aucun problème parce qu'on la pratique.
01:04Elle fait partie de nos gènes, elle fait partie de nos pratiques.
01:06L'engagement des communistes, il est là aussi, voilà.
01:10Donc il ne faut pas se tromper de l'adversaire
01:12parce que dans le contexte du moment de grandes difficultés économiques,
01:17où le discrédit est grand par rapport aux élus,
01:19où l'amalgame parfois est fait entre tous les élus sans distinction,
01:22il faut faire attention.
01:24La République française c'est plus de 500 000 élus,
01:2790% d'entre eux sont des bénévoles, pas un euro.
01:30Et c'est eux qui font tourner les communes, les associations, la vie locale,
01:34la démocratie, la proximité.
01:35Et ça c'est un atout pour notre commune.
01:36Il ne faut pas casser ça.
01:37Il ne faut pas casser ça.
01:38Donc que les élus qui ont fauté soient condamnés, c'est normal.
01:43Et qu'ils ne puissent plus se représenter, c'est normal.
01:46On a fauté, c'est tout.
01:47On n'a plus droit à l'erreur.
01:48Mais tous les autres, tous ceux qui font tous les jours tourner les boutiques et la démocratie locale,
01:52il ne faut pas les oublier, il ne faut pas les stigmatiser.
01:54Il n'y a pas trop d'élus.
01:55On a besoin de ces élus pour l'équilibre de la République,
01:57pour que la société tienne debout dans un moment de crise sévère,
02:02qui frappe très fort, qui fait beaucoup de dégâts.
02:049 millions de pauvres, tous ces gens sans logement, etc.
02:08Je ne redépeins pas le tableau qu'on connaît trop malheureusement.
02:11C'est ça la vraie question.
02:12Et pendant qu'il y a cette situation qui s'aggrave,
02:14il y a l'évasion fiscale qui continue,
02:16il y a l'optimisation des grands groupes,
02:18il y a les grandes fortunes qui n'acceptent pas de payer l'impôt.
02:21On ne peut pas accepter ça.
02:22Si on veut que les choses tiennent debout,
02:24que la République et la démocratie soient pérennisées,
02:26il faut vraiment s'attaquer à cette question-là.