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  • il y a 7 minutes
Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme et président délégué du Rassemblement national à l'Assemblée nationale, était l'invité de BFM Politique.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Politique. Je suis ravi de vous retrouver.
00:03Que ferait le Rassemblement National sur la crise lycéenne s'il était au pouvoir ?
00:08Eh bien l'une de ses têtes d'affiches est aujourd'hui notre invité.
00:11Il s'agit de Jean-Philippe Tanguy avec lui.
00:12On précisera aussi le budget, le plan économique présenté par Marine Le Pen.
00:17Il y a pas mal de questions qui se posent encore.
00:19BFM Politique, c'est parti.
00:34Bonjour à tous, bonjour. Jean-Philippe Tanguy, merci d'être avec nous, présents sur ce plateau.
00:40Vous qui êtes un des principaux responsables du Rassemblement National, député également du Rassemblement National,
00:45à nos côtés Ludovic Vigon de la Tribune dimanche et Amandine Attalaya, éditorialiste BFM Politique.
00:51Pas que BFM Politique d'ailleurs, BFM, on s'en trouve tous les dimanches dans BFM Politique.
00:56Alors on va évoquer, on le disait, le programme économique, la crise lycéenne.
00:59Mais d'abord, cette actualité internationale avec ces mots prononcés par Donald Trump.
01:04Des mots saisissants à l'égard de Volodymyr Zelensky.
01:08Je vous propose qu'on écoute ce que dit le président américain.
01:10Et on va préciser ensuite quelle est votre position et quelle serait la position française si Marine Le Pen était
01:15au pouvoir.
01:16Écoutez le président américain.
01:18Je suggère qu'il se dote d'un nouveau dirigeant capable de conclure un accord, car il aurait pu en
01:23conclure beaucoup.
01:24Mais pour une raison ou une autre, il ne le fait jamais.
01:26Et je pense qu'il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président.
01:31Alors Donald Trump qui lâche clairement l'Ukraine et le président Volodymyr Zelensky.
01:36Il est temps que l'Ukraine est un nouveau président.
01:38Est-ce que c'est votre avis également ?
01:40Non, mais M. Trump a eu des allers-retours très impressionnants sur l'Ukraine, sur le régime de M. Zelensky.
01:48On se souvient qu'il avait été reçu à la Maison Blanche avec ce rendez-vous assez humiliant, il faut
01:53bien le dire.
01:53Et puis après, finalement, il était revenu sur des positions.
01:56Donc sur ce sujet-là, c'est assez difficile de suivre la position de M. Trump.
01:59En tout cas, nous, nous avons évidemment une position sur l'intégrité territoriale de l'Ukraine, sur le respect du
02:05droit international, sur le fait que c'est un peuple qui se bat pour sa liberté.
02:09Nous espérons que l'Ukraine soit dans la meilleure ou la moins pire des positions pour négocier favorablement et récupérer
02:14sa souveraineté pour la paix, enfin pour un armistice d'abord, pour la paix.
02:19Et c'est ça qui nous intéresse.
02:20Est-ce que vous pensez qu'il est temps qu'il y ait un nouveau président en Ukraine ?
02:22Non, mais c'est les affaires intérieures de l'Ukraine.
02:24Nous, vous savez que le Rassemblement National est un parti souverainiste.
02:27Nous respectons la souveraineté des nations, du peuple ukrainien.
02:30C'est au peuple ukrainien de se choisir son dirigeant.
02:34C'est aux institutions ukrainiennes de choisir leur façon de choisir ce dirigeant.
02:38Et ce n'est pas aux pays étrangers de se mêler de leurs affaires.
02:42Ce qui compte, c'est comment on renoue avec des discussions qui permettent l'armistice, qui permettent la paix,
02:46qui permettent de recouvrer la souveraineté ukrainienne.
02:50Et les polémiques, à mon avis, sur le régime ou d'autres sujets, nous éloignent de ce sujet qui devrait
02:57tous nous rassurer.
03:00Vous n'avez pas, Jean-Philippe Tanguy, la même lecture que le président Trump, si je comprends bien,
03:05sur le fait que Zelensky est un élément de blocage pour conclure un accord.
03:10C'est-à-dire que Donald Trump affirme que le président russe en voudrait un,
03:14mais c'est la faute de Zelensky si nous n'y parvenons pas, en résumé.
03:16Non, mais vous savez, moi, le reste à ma place, je ne vais pas entrer en polémique.
03:21Je veux dire, tant de croire que ce que je peux dire ici changera quelque chose.
03:27Marine Le Pen, évidemment, est en charge de nos sujets internationaux.
03:31Mais en fait, l'incidence des déclarations de M. Trump sur la situation en Ukraine,
03:36c'est surtout sur la question énergétique.
03:39puisque les États-Unis ont annoncé un accord important.
03:42Un accord avec Vladimir Poutine pour des livraisons de diesel russe
03:45pour faire baisser le prix, évidemment, des carburants avant les élections de mi-mandat.
03:48Absolument. Donc ça nous renvoie, si vous voulez, à la position qu'avait eue Marine Le Pen
03:51au début de l'invasion russe de l'Ukraine.
03:54Nous avions dit, sous les critiques injustes et les accusations plus fantasmagoriques
03:59les unes que les autres, que la seule façon d'avoir de vraies sanctions
04:02contre le régime de M. Poutine,
04:04ce n'étaient pas des sanctions énergétiques qui allaient pénaliser l'Europe
04:07sur les prix et la croissance et qui allaient enrichir le régime russe.
04:11C'est exactement ce qui s'est passé.
04:13Donc en fait, les sanctions, les pseudo-sanctions ont en fait favorisé le régime russe
04:17et ont sanctionné l'Europe.
04:18Mais qu'il fallait un accord international,
04:20des pays producteurs de pétrole, exportateurs de pétrole et de produits pétroliers
04:24pour faire baisser les prix ou les maintenir à un niveau très bas.
04:28Ce qui fait que les pays européens et occidentaux
04:31n'auraient pas été sanctionnés dans leur économie,
04:32auraient eu les moyens financièrement de soutenir davantage l'Ukraine
04:35et ça aurait ruiné les devises du régime russe.
04:38Mais c'est l'inverse qui s'est fait.
04:41Et à l'époque, Marine Le Pen avait à peine le temps de finir sa phrase
04:45pour faire cette proposition.
04:46Sur les sanctions, justement.
04:47Qu'est-ce que vous voulez dire par là que Trump a eu raison
04:50de faire cet accord avec Poutine ?
04:52Non, mais c'est-à-dire que comme on a pris des mauvais sens,
04:55nos adversaires politiques, tous unis,
04:57et avec une interdiction de débattre intellectuellement
05:00et rationnellement de la situation,
05:02on ferait n'importe quoi,
05:04et bien M. Trump, il défend les intérêts.
05:05Donc c'est un accord qui ne vous choque pas ?
05:07Mais ce n'est pas la question.
05:08La question, c'est que les États-Unis font toujours ça.
05:10Donc moi, je prétends avoir un peu de culture historique,
05:14je connais bien le comportement des États-Unis,
05:16ils défendent toujours leurs intérêts.
05:18Que ce soit M. Trump, que ce soit M. Biden,
05:20que ce soit M. Obama.
05:22Est-ce qu'on doit nous aussi signer un accord,
05:23alors, avec la Russie ?
05:24Mais il faut revenir à ce que défendait Marine Le Pen.
05:28Il faut que cette proposition, à mon avis,
05:30très intéressante et pertinente,
05:32revienne dans le débat,
05:33et c'est ce que je fais, évidemment, aujourd'hui.
05:35Donc on arrête les sanctions envers la Russie ?
05:37Non, il faut choisir les bonnes sanctions.
05:38La bonne sanction, c'est comment on s'arrange
05:40pour que le prix du pétrole, du gaz
05:44et d'autres matières premières dont dispose la Russie
05:46soit le plus bas possible sur les marchés,
05:48ce qui fait que la Russie doit approvisionner
05:50les marchés mondiaux,
05:51mais ne doit pas gagner d'argent avec.
05:52C'est ça qu'on aurait dû faire.
05:53Donc il faut un accord international
05:55des pays consommateurs.
05:57C'est quoi ces pays consommateurs ?
05:58C'est en gros l'Asie de l'Est,
06:01la Chine, l'Europe, les Etats-Unis
06:03et l'Amérique du Sud.
06:04Vous voulez dire, c'est ce qui a réagi,
06:05Jean-Philippe Tanguy, ce matin.
06:06Non, mais si tout le monde se met d'accord
06:08sur cet accord pour acheter à un prix donné
06:10et faire baisser les prix massivement
06:12et que la Russie doive livrer,
06:14par exemple à la Chine et à l'Inde,
06:16à des prix très bas rentrés dans les prix mondiaux,
06:18on ne ferait pas rentrer de l'argent.
06:19Est-ce que nous, on doit acheter, passer un accord ?
06:21Parce que demain, Marine Le Pen au pouvoir
06:23et le RN au pouvoir.
06:23Vous, peut-être, au ministère de l'Économie,
06:25vous allez signer un accord avec les Russes
06:27pour importer, par exemple, du diesel russe.
06:29Est-ce que ce serait une solution
06:30pour faire baisser les prix des carburants en France ?
06:31Ce ne serait pas une solution pour deux raisons.
06:33D'une part, l'incidence sur les prix mondiaux
06:35serait très faible d'un accord entre la France
06:38et un autre pays,
06:39puisque la France ne consomme pas énormément de carburants.
06:43Mais excusez-moi, là, M. Darei,
06:44il y a une grosse hypocrisie
06:45parce que le gaz russe,
06:48pendant des années,
06:49il est rentré en Europe massivement
06:50et il est rentré par la France
06:51avec M. Macron.
06:53Donc, en fait, il n'y a que de l'hypocrisie là-dedans.
06:55On prend des sanctions,
06:56et Marine Le Pen l'avait dit,
06:57qui n'ont jamais fonctionné.
06:58Le régime russe a continué à s'enrichir
07:00sur le pétrole et les carburants
07:02via l'Inde, via la Chine,
07:04avec beaucoup d'hypocrisie
07:05parce que c'est un marché mondial, M. Darei,
07:07vous savez.
07:08Oui, mais...
07:08Non, mais juste pour que les gens comprennent.
07:10Si vous dites,
07:10ah, nous, on n'utilise pas de gazole russe.
07:13Bon, ben, si le marché chinois et indien
07:16n'utilise plus du gazole, par exemple,
07:18des pays du Golfe,
07:19le remplacent par du gazole russe pas cher,
07:22eh bien, en fait,
07:22on en bénéficie indirectement.
07:23Mais sur la question...
07:24Donc, tout ça, c'est très hypocrite.
07:25Mais sur la question des sanctions,
07:26des aides,
07:26je vous le disais il y a quelques instants,
07:27vous l'avez dit,
07:28nous, on veut des sanctions qui marchent.
07:29Il arrêterait de cibler les raffineries russes
07:30quand ils arrêteront les russes
07:31de cibler les installations énergétiques ukrainiennes.
07:34Ça pose quand même la question
07:34de l'aide à l'Ukraine, Ludovic.
07:36Est-ce que si Marine Le Pen arrive au pouvoir
07:38l'an prochain,
07:38vous maintiendrez les aides à l'Ukraine ?
07:40Mais Marine Le Pen a indiqué
07:42que nous maintiendrons la parole de la France
07:45de manière souveraine.
07:46C'est-à-dire que nous ne voulons plus
07:48être entraînés,
07:49on ne l'a jamais voulu d'ailleurs,
07:50être entraînés par les décisions
07:52de Mme Werdaleyen et de l'Union Européenne
07:54qui n'a ni la compétence,
07:56ni le mandat,
07:57ni la légitimité
07:58pour prendre des décisions sur la défense,
08:00des décisions sur les sanctions,
08:01des décisions sur la diplomatie
08:03et maintenant même sur le renseignement
08:04puisque Mme Werdaleyen,
08:06contre tous les traités,
08:07s'est constituée visiblement
08:08ou veut se constituer
08:08son petit service de renseignement personnel.
08:10Donc on ne veut pas être entraînés là-dedans.
08:12Oui, mais alors est-ce que de manière souveraine,
08:14vous maintiendrez ou pas
08:15les aides à l'Ukraine au niveau actuel ?
08:17Les aides qu'on a toujours indiquées,
08:19des aides de défense,
08:20des aides de formation
08:22et ce qui sera utile à l'Ukraine.
08:24On ne changerait rien en la matière.
08:26On ne va pas se faire entraîner
08:27dans des dispositions
08:29qui ne sont pas souverainement décidées
08:31et non plus sans contrepartie
08:32dans le sens où la France
08:34est dans une situation financière
08:35extrêmement difficile
08:36et donc l'aide à l'Ukraine
08:38doit aussi être associée
08:39un certain nombre de garanties
08:43financières et économiques
08:44ce que font tous les pays à part la France.
08:45Mais est-ce que vous dites...
08:45L'Allemagne a des garanties,
08:46nous on n'en a pas.
08:47Les Etats-Unis ont des garanties,
08:48nous on n'en a pas.
08:49Économiquement,
08:49est-ce que vous dites aujourd'hui
08:50la priorité c'est le pouvoir d'achat des Français,
08:52c'est plus l'aide à l'Ukraine ?
08:53C'est ce que disent certains
08:54dans le débat politique français.
08:55Mais ce qui est certain,
08:56c'est que de ne pas avoir fait attention
08:59à nos engagements
09:01en Ukraine ou ailleurs
09:02peuvent avoir conduit les Français
09:03dans des extrêmes difficultés.
09:04les propositions...
09:05Excusez-moi,
09:06moi je reviens à ce que Marine Le Pen
09:07disait en 2022
09:08de manière très courteuse.
09:09Ce que vous dites,
09:09c'est que les aides versées
09:11aux Ukrainiens,
09:13c'est quelque chose
09:13qui manque au pouvoir d'achat
09:14des Français aujourd'hui ?
09:14Moi je dis qu'on aurait pu faire
09:16autrement.
09:16C'est-à-dire que le constat
09:18moins versé d'aides ?
09:18que certains arrivent,
09:19mais parce qu'on aurait pu faire
09:20autrement.
09:21Je suis désolé,
09:22la vie ce n'est pas tout blanc,
09:23ce n'est pas tout noir
09:23et je ne tomberai pas dans le piège
09:25de nos adversaires politiques
09:26qui consistent à croire
09:27que ce qu'ils ont fait
09:28était la seule façon de faire.
09:30Comme je l'ai expliqué,
09:30Marine Le Pen avait courageusement
09:32fait des propositions
09:33qui permettaient
09:34de ne pas gâter
09:35l'économie européenne,
09:36de ne pas abîmer
09:37l'économie européenne,
09:38toutes en aidant l'Ukraine
09:40en faisant baisser
09:41les revenus du régime
09:42de M. Poutine.
09:43Ils n'ont pas voulu le faire,
09:44ils ont pris des sanctions
09:45qui ont parfois même enrichi...
09:46Tout ça, ça pose la question
09:47du carburant.
09:48Le Premier ministre,
09:49Sébastien Lecornu,
09:49en a parlé,
09:50Jean-Philippe Pornic.
09:50Oui, il a parlé,
09:51il a repris nos propositions.
09:52C'est la question des stocks
09:52stratégiques.
09:53Oui, puisque la France annonce
09:55qu'elle va libérer
09:56au cours de l'automne
09:5710 millions de barils
09:59pour faire baisser
10:00potentiellement le prix
10:01de l'essence
10:02entre 12 et 18 centimes.
10:04Est-ce que si vous arrivez
10:05au pouvoir,
10:06c'est un instrument
10:06que vous utiliserez aussi ?
10:07Est-ce que vous irez plus fort ?
10:09Est-ce que c'est utile ?
10:10Dans les montants
10:11qui ont été annoncés,
10:12c'est plutôt la bonne méthode
10:13parce qu'on a 3 à 4 mois de stock,
10:14on ne peut pas non plus
10:15tout vider d'un coup.
10:16Mais excusez-moi,
10:17j'étais sur ce plateau
10:18en mars.
10:19D'ailleurs, je vous remercie,
10:20j'avais été un peu insistant
10:21à l'époque pour pouvoir en parler.
10:22Vous étiez venu avec des documents.
10:23Voilà, j'avais été un peu
10:24insistant pour en parler
10:25parce qu'on avait beaucoup
10:25de mal à en parler
10:26dans certains milieux
10:27et au gouvernement.
10:28Et vous y étiez favorable ?
10:29Oui, c'était notre idée,
10:30c'était l'idée de Marine Le Pen
10:31et de Jordan Bardella
10:32parce qu'on a des stocks
10:34qui ont été constitués
10:35à des prix entre 30 et 60 dollars
10:37le baril,
10:38les stocks stratégiques,
10:39et ils n'étaient pas gérés
10:41dans l'intérêt de la France
10:42et des Français,
10:42ils étaient gérés
10:43dans l'intérêt total
10:44des pétroliers
10:44et de la grande distribution.
10:45Et à l'époque,
10:46c'était vraiment très difficile
10:47d'en parler.
10:47Donc moi,
10:48je suis très content
10:48que le gouvernement
10:49nous ait enfin suivi.
10:50Bon, à l'époque,
10:50M. Lescure m'avait critiqué
10:53vertement en disant
10:53que j'étais incompétent,
10:54que je n'y connaissais rien,
10:55qu'il avait raison sur tout.
10:56Bon, pour finalement,
10:57six mois après,
10:58venir sur notre proposition.
10:59Après, il faut être très attentif
11:00à l'exécution de la mesure
11:02parce que sur le papier,
11:03c'est très bien.
11:04Les réserves stratégiques
11:05doivent être libérées
11:06sous contrôle
11:07pour bien que ça alimente
11:08les raffineries françaises,
11:09que ça ait directement
11:10dans les stations-services françaises
11:12au bénéfice des Français,
11:13mais peut-être aussi
11:14un certain nombre
11:14de professions.
11:15Parce que vous voyez,
11:15par exemple,
11:16les marins-pêcheurs,
11:16il n'y a pas de taxes
11:17sur le carburant.
11:18Donc si on leur livre
11:20des réserves
11:21constituées à 30 dollars,
11:23oui, le baril,
11:24ça peut faire diminuer
11:24leur facture
11:25sans que ça ne coûte rien
11:25à l'État.
11:26Jean-Philippe Tanguy,
11:27cette semaine va être encore
11:28marquée par des mobilisations
11:30lycéennes.
11:30Prochaine mobilisation,
11:31mardi,
11:32il y a une réponse du gouvernement
11:32qui a été mise en place.
11:3330 millions d'euros de dégâts
11:35déjà avancent le gouvernement.
11:36Est-ce que le mouvement,
11:37aujourd'hui,
11:37vous le jugez,
11:38doit cesser,
11:38oui ou non ?
11:39Il doit cesser,
11:41en tout cas,
11:41les violences,
11:41il doit cesser les blocages,
11:43il doit cesser cette agitation
11:45malheureusement entraînée
11:46par des députés,
11:47des responsables politiques
11:48irresponsables
11:48comme M. Mélenchon
11:49et les insoumis.
11:50Oui, mais ça,
11:50tout le monde est d'accord.
11:51Mais est-ce que vous appelez
11:52les lycéens à cesser
11:53de manifester tout court ?
11:55Ou est-ce que,
11:55par exemple,
11:56mardi,
11:56ça a du sens pour vous
11:57qu'ils se mobilisent à nouveau ?
11:58Mais ça dépend
11:59de la condition
11:59de la manifestation.
12:00Pour aller dévaster,
12:01une fois de plus,
12:02la place de la Bastille,
12:03ça n'a pas d'intérêt,
12:05évidemment.
12:05Si c'est pour s'attaquer
12:06aux forces de l'ordre,
12:06ça n'a pas d'intérêt.
12:08Manifester pacifiquement,
12:08il y a plein de façons
12:09de se faire entendre
12:10par des sittings,
12:11des happenings pacifiques,
12:12sans bloquer l'entrée
12:13de l'établissement,
12:14sans menacer les personnes
12:15Donc, vous soutenez
12:16leurs revendications
12:17sur le fond ?
12:17Ce n'est pas que je soutiens,
12:18c'est qu'on a le droit
12:18de manifester en France.
12:19Moi, je suis un démocrate,
12:20je suis un républicain,
12:21donc j'estime qu'on doit manifester
12:22sans heures,
12:23sans violence,
12:24sans gêner les autres.
12:25Donc, chacun manifeste.
12:33La solution de M. Jeffrey,
12:34ministre de l'Éducation,
12:35est quand même très problématique,
12:36M. Daré,
12:37parce que dire que du jour
12:38au lendemain,
12:39il y a 3 000 enseignants
12:40qui peuvent faire
12:41des remplaçements,
12:43ça pose question,
12:44parce que la rentrée des classes
12:44était il y a un mois,
12:45bon, ce n'était pas il y a six mois,
12:47donc on ne comprend pas trop
12:48comment ça fonctionne.
12:49Donc, j'espère qu'on aura
12:49quand même des éclaircissements,
12:50parce que s'il y avait
12:513 000 professeurs disponibles,
12:54capables d'être devant
12:54les élèves aussi rapidement,
12:56ça pose une vraie question
12:57d'organisation.
12:58Et d'ailleurs,
12:58la critique principale
12:59du Rassemblement national
13:00sur la situation du ministère
13:03et des lycées,
13:04mais d'autres endroits,
13:05c'est une critique d'organisation.
13:06Nous, on a toujours été critiques
13:07de l'organisation,
13:08de ce que d'autres
13:09avaient appelé le mammouth,
13:10cette incapacité
13:11de la bureaucratie,
13:12Claude Allègre,
13:13Feu Claude Allègre,
13:14d'intervenir et de mettre
13:16des postes rapidement
13:16à disposition.
13:17Donc, visiblement,
13:18il y a un énorme problème
13:19quand même d'organisation,
13:19ce qui prouve bien
13:20que ce n'était pas
13:20un problème d'argent.
13:21Qu'est-ce que vous auriez fait
13:22de différent pour gérer
13:24cette crise ?
13:24Si vous aviez été au pouvoir,
13:25comment vous auriez fait, vous ?
13:26Déjà, j'espère qu'on l'aurait anticipé
13:28parce qu'une fois plus,
13:29ce qui est consternant,
13:30c'est le temps
13:31entre le début de la mobilisation,
13:32je crois, en Seine-et-Marne
13:33ou dans le Val-de-Marne,
13:34je ne sais plus,
13:35et puis ensuite,
13:37son extension
13:38dans la quasi-totalité
13:39de l'Hexagone
13:41sans qu'il y ait de réaction
13:43du gouvernement
13:43et du ministre en particulier.
13:45Aussi, la mise en place
13:47d'un certain nombre
13:47de protections,
13:49de forces de l'ordre
13:50qui n'ont pas été disposées
13:51de manière a priori,
13:53de manière préventive
13:54sur un certain nombre
13:54de lieux
13:55qui avaient l'air dangereux
13:57ou qui ont été susceptibles
13:59d'être abîmés.
14:00Donc, une fois de plus,
14:01ils ont laissé la situation,
14:02il faut bien le dire,
14:02pourrir.
14:03Pareil, laisser un certain nombre
14:04de personnes,
14:04de jeunes,
14:05moins jeunes d'ailleurs,
14:06extérieurs au lycée,
14:08voire extérieurs à l'université,
14:09venir pourrir
14:10les mouvements lycéens
14:11sans intervenir,
14:12ça ne pouvait que
14:13mettre de l'huile
14:14sur le feu.
14:15Donc, on a l'impression
14:16toujours que ce gouvernement,
14:17si vous voulez,
14:19non pas favorise,
14:20mais laisse toujours
14:21les mouvements sociaux
14:22pourrir de l'intérieur.
14:23Ce sont complices à vos yeux.
14:24Pas complices,
14:24mais en tout cas
14:25qu'ils n'agissent pas avant
14:26pour faire en sorte
14:26que ce soit juste
14:27un mouvement pacifique.
14:28Mais Marine Le Pen,
14:28elle parle très peu
14:29d'éducation.
14:30On a du mal à citer
14:31spontanément des propositions
14:32fortes,
14:33à part, je crois qu'elle est
14:34en faveur de la revalorisation
14:36du salaire des enseignants.
14:37Mais qu'est-ce que vous proposez
14:38concrètement sur
14:39Parcoursup,
14:39les remplacements de profs,
14:40quelles sont vos mesures phares ?
14:42C'est vrai qu'on est assez peu,
14:43on a un programme
14:44d'éducation très fort,
14:46mais on est assez peu
14:47interrogé dessus,
14:48c'est vrai.
14:48Donc, nous,
14:49on était très critiques
14:50de la réforme du lycée.
14:51Donc, nous,
14:51on a une vision,
14:52et c'est vrai,
14:54assez conservatrice,
14:55on va dire,
14:55de l'éducation.
14:56On estime qu'il faut toujours
14:57se concentrer
14:58sur les savoirs fondamentaux,
14:59un certain nombre
15:00de matières indispensables,
15:01les mathématiques,
15:02le français,
15:03l'histoire,
15:03des matières après au lycée
15:04qui sont en lien
15:05avec le monde professionnel.
15:06Et on voit bien aussi
15:07dans les emplois du temps,
15:09dans ces emplois du temps
15:10à trous,
15:10qui s'étendent
15:11ou qui sont mal construits,
15:12c'est la multiplication
15:14des matières,
15:15le flou qu'il y a
15:15sur le fait
15:16qu'on puisse choisir
15:17tout et n'importe quoi.
15:18Et on voit bien
15:18que c'est la difficulté
15:19parce qu'on ne peut pas
15:20promettre le beurre
15:20et l'argent du beurre.
15:21Donc, les macronistes
15:23et avant eux,
15:24les socialistes
15:24ont promis aux lycéens
15:26de pouvoir choisir
15:27tout un tas de matières,
15:27de pouvoir faire
15:28les emplois du temps
15:29à la carte.
15:30Et bien, ça ne marche pas.
15:31Ça ne marche pas
15:31parce que si vous avez
15:32des emplois du temps
15:32à la carte,
15:34vous arrivez avec
15:34des emplois du temps
15:35qui sont déconstruits,
15:36qui vont dans tous les sens.
15:38Donc, moi,
15:39je ne suis pas sûr que ça.
15:40Vous le gardez ?
15:40Non, mais Parcoursup,
15:42on est contre Parcoursup
15:43depuis le début.
15:43Mais pourquoi Parcoursup
15:44a été créé ?
15:45Parce qu'il faut toujours
15:46faire un peu rapidement
15:46des généalogies.
15:47C'est qu'on était arrivé
15:48à une situation
15:49complètement absurde
15:50sous les socialistes
15:51où on tirait au sort
15:52les élèves
15:52pour aller dans les facs.
15:54Pour aller en médecine,
15:55ce n'était pas sur le mérite,
15:56on tirait au sort.
15:56Pour aller en droit,
15:58ce n'était pas au mérite,
15:58on tirait au sort.
15:59Donc, ils ont changé
16:00une horreur
16:01par une moindre horreur
16:03qui était un mensonge.
16:04On en revient à l'hypocrisie.
16:10Vous faites qu'ils soient
16:10sur le terrain,
16:10mais ils sont sur le terrain
16:12pour écouter leurs revendications.
16:13On n'a pas vu de député RN
16:14pour aller discuter
16:15avec les lycéens ?
16:15Ce n'est pas parce qu'on n'en fait pas
16:16la publicité
16:17qu'on ne va pas sur le terrain.
16:18Dans toutes nos circonscriptions,
16:19moi, en l'occurrence,
16:20j'ai été bloqué par le budget.
16:21J'ai beaucoup de collègues
16:23qui étaient sur le terrain
16:24à la rencontre des lycéens.
16:25C'est vrai que c'est des lycées
16:26plus calmes,
16:27où il n'y a pas d'agitation,
16:28sans doute,
16:28dans le monde rural notamment.
16:30Mais enfin, il y avait
16:31des mobilisations,
16:31il y avait des préoccupations.
16:33Le monde rural,
16:33vous savez,
16:34ils se font beaucoup de trajets,
16:36ils prennent le bus
16:36tous les matins.
16:37C'est souvent une heure le matin,
16:38une heure l'après-midi.
16:39Donc eux aussi,
16:39ils ont des difficultés
16:40dans le monde rural.
16:40Ils ont reçu le soutien
16:42d'un certain nombre
16:43de personnalités ces lycéens,
16:44notamment la star du basket,
16:46pas seulement français,
16:47basket mondial.
16:48Oui, Victor Wambayama,
16:49écoutez-le.
16:51Ce qui me touche,
16:51c'est que...
16:54ce n'est pas quelque chose
16:55de totalement inconnu pour moi.
16:58J'étais au lycée à Nanterre.
17:00C'est des problèmes
17:00que j'ai la chance
17:01de ne plus vivre
17:02ou de ne pas vivre.
17:04Mais c'est des réalités,
17:06c'est des inégalités systémiques
17:08et des problèmes
17:11tellement profonds.
17:13En réalité,
17:14je suis content
17:14que les jeunes,
17:17les lycéens
17:18et les jeunes en général
17:18se fassent entendre.
17:20Parce que moi,
17:21je les entends
17:21et je les soutiens.
17:22Et j'espère que
17:23les gens qui sont là-haut,
17:24tout là-haut,
17:25renferont d'eux-mêmes.
17:26Les sportifs qui apportent
17:27leur soutien aux lycéens,
17:29vous l'entendez ça ?
17:30Très bien,
17:31mais moi,
17:31tout le monde a le droit
17:31de s'exprimer.
17:32Les sportifs,
17:33les artistes,
17:34tout le monde est citoyen,
17:35tout le monde peut avoir
17:35une opinion.
17:36Du moment qu'elle est pacifique,
17:37qu'elle n'appelle pas
17:38la violence,
17:39chacun peut s'exprimer,
17:40il fait ce qu'il veut.
17:42Concrètement aussi,
17:42pour répondre
17:43à la question
17:44de Mme Attalaia,
17:45on a un énorme problème
17:45sur la décentralisation.
17:47Parce qu'on nous avait promis
17:48que le fait
17:49de donner les lycées
17:50aux régions,
17:51les collèges
17:51aux départements,
17:52on ne comprend pas très bien
17:53déjà cette distinction
17:54puisque beaucoup d'endroits,
17:55le collège et le lycée,
17:56ils sont sur le même lieu,
17:58donc on ne voit pas bien
17:59la distinction
17:59pourquoi ça a été séparé.
18:00On voit bien
18:01que ça n'a pas marché.
18:02Et que ces conseils régionaux
18:04qui ont beaucoup d'argent
18:06et qui sont des baronnies...
18:08Qui sont en charge
18:09des lycées,
18:09effectivement.
18:09Qui sont rarement
18:10dans l'intérêt général.
18:13Ça dépend
18:14de ce qu'on est copain
18:15ou pas avec le maire,
18:16est-ce qu'on est copain
18:16ou pas avec le président
18:17d'intercommunalité.
18:18Donc on voit bien
18:19que cette gestion décentralisée
18:21à l'échelle régionale,
18:22ça n'a pas fonctionné.
18:22Et donc qui devrait gérer
18:23les lycées ?
18:24Soit on pourrait fusionner
18:26avec la gestion
18:26des départements,
18:27soit on pourrait imaginer
18:28que tout soit reconcentré.
18:30Moi, je ne vois pas...
18:32C'est une réflexion
18:33qu'on a
18:34et qu'on présentera
18:35dans les semaines à venir,
18:36mais je ne vois pas
18:36en tout cas le gain
18:37qu'a été de confier
18:38aux régions,
18:40enfin aux conseils régionaux,
18:42ces lycées.
18:42Je vois des gens
18:43très contents d'eux-mêmes
18:44qui font beaucoup
18:44de communication,
18:46qui annoncent
18:46beaucoup d'argent
18:47et au final,
18:48il y a des endroits
18:48qui sont très délabrés,
18:49très abîmés
18:50et d'une manière générale,
18:51on en revient toujours
18:51au problème depuis dix ans.
18:53L'énormité des impôts
18:55que paient les contribuables,
18:56les familles
18:57et le service rendu
18:58à la fin,
18:58il n'y a pas de rapport.
18:59Donc les gens
19:00se demandent toujours
19:00mais où va notre argent ?
19:01Jean-Philippe Tanguy,
19:02il y a des images
19:03effectivement de violences policières
19:05qui ont été présentées
19:06comme telles
19:07effectivement par un certain
19:07nombre de manifestants.
19:08Il y a des enquêtes,
19:0924 enquêtes
19:10qui ont été ouvertes
19:10par l'IGPN.
19:11Regardez par exemple,
19:12il y a cette vidéo
19:13à Dunkerque
19:14où on y a vu
19:14un véhicule de la police
19:16fonçant vers des lycéens,
19:17une enquête disciplinaire
19:18en cours.
19:21à un manifestant à Paris.
19:23Comment vous pouvez dire
19:24que vous soutenez
19:25les forces de l'ordre
19:26de façon inconditionnelle
19:27quand on voit telles images ?
19:29Je suis un peu surpris
19:30par votre question
19:31parce que j'espère
19:31que presque tout le monde
19:32soutient les forces de l'ordre
19:34de manière inconditionnelle.
19:36Inconditionnelle,
19:36ça ne veut pas dire
19:36qu'il n'y a pas d'enquête.
19:37Ça veut dire qu'on estime
19:38à la base
19:39que la police
19:40et le cas échéant
19:41de la gendarmerie
19:41font leur travail,
19:43sont bien formés
19:44et ne sont pas
19:45comme le dit M. Mélenchon
19:46des racis,
19:47des sédicieux,
19:48des violents.
19:48Il peut y avoir des épisodes
19:50où il faut une enquête.
19:51Il peut y avoir
19:51des sanctions
19:51qui doivent être prises
19:52si des manques
19:53ont été constatées,
19:54si les instructions,
19:57les règles
19:58n'ont pas été respectées
19:59mais spontanément,
20:01c'est évidemment
20:01la police et la gendarmerie.
20:02Vous ne pouvez pas faire
20:02les deux à la fois,
20:03c'est-à-dire soutenir
20:04les forces de l'ordre.
20:05Non, vous ne condamnez pas
20:05très fermement
20:06des images
20:07qui paraissent être problématiques.
20:10Moi, je ne me fie pas
20:10aux images,
20:11si vous voulez.
20:11Moi, je me fie
20:12à une enquête.
20:13Donc, si on commence
20:14à se fier aux images,
20:15il y a eu par ailleurs
20:16un jeune étudiant
20:16qui a eu une main
20:18arrachée au lycéen.
20:19J'ai immédiatement
20:21apporté mon soutien
20:23à ce jeune
20:23parce que quoi qu'on fasse,
20:25on ne doit jamais
20:25perdre une main,
20:26évidemment,
20:26quand on manifeste.
20:28Donc, ça,
20:28c'est un problème grave.
20:30Donc, là-dessus,
20:31ce n'est pas une image.
20:32Là, la main,
20:32elle a été perdue.
20:33Oui, il y a des conséquences
20:33très concrètes.
20:34La main, elle a été perdue.
20:35Donc, là,
20:36il n'y a pas d'image
20:36et il y aura une enquête
20:37également.
20:38Mais les images,
20:39moi, je ne me fie pas
20:40aux images.
20:40Donc, il peut y avoir
20:41des réalités,
20:42il peut y avoir
20:46j'espère que ce sera
20:47des enquêtes rapides
20:49qui apporteront
20:49toute la lumière là-dessus.
20:51Mais vous voyez,
20:52parfois, les images
20:52peuvent être trompeuses.
20:53On ne sait pas
20:53ce qui s'est passé avant,
20:54on ne sait pas
20:54ce qui s'est passé après.
20:56Donc, il faut toujours
20:57se méfier.
20:57Il se pose la question
20:59concrète là aussi
21:00de l'usage des grenades,
21:01notamment des grenades
21:02assourdissantes.
21:03Leur usage a été suspendu
21:04par le ministre de l'Intérieur.
21:05Si vous arrivez au pouvoir,
21:07est-ce que dans des manifestations
21:07de jeunesse,
21:08vous les maintiendrez
21:09ou vous trouvez
21:10qu'elles n'ont plus leur place ?
21:14Moi, je ne suis pas du tout
21:16qui ont ces compétences.
21:18En tout cas,
21:18on ne peut pas prendre
21:19une décision dans un sens
21:20ou dans l'autre
21:20juste parce qu'il y a eu
21:22un incident,
21:22un accident,
21:23y compris s'il est grave.
21:24On ne peut pas prendre
21:24des décisions sur l'émotion.
21:26Ça, c'est aussi un peu
21:26le problème
21:27de la classe politique contemporaine.
21:29C'est qu'au lieu
21:29de prendre des décisions
21:31rationnellement,
21:31dans un sens ou dans l'autre,
21:32d'ailleurs,
21:32sur l'usage de ces grenades
21:34pour peut-être,
21:35comment dire,
21:36donner le sentiment
21:37qu'on met l'ordre
21:38immédiatement,
21:39inversement de la retirer
21:39quand il y a de la panique,
21:41qu'il faut que les décisions
21:42soient prises en raison.
21:43Moi, ce que j'ai cru comprendre,
21:44c'est aussi que cette doctrine
21:45du maintien de l'ordre
21:46évite ou éviterait
21:47d'aller systématiquement
21:48au corps à corps
21:49et qu'il y a d'autres
21:50pays européens,
21:50par exemple le Royaume-Uni,
21:52où il n'y a pas
21:52l'utilisation de cette grenade,
21:53mais on va directement
21:54au corps à corps
21:55à la matraque du clé.
21:56Je ne suis pas sûr
21:57que ce serait beaucoup mieux.
21:58Vous soutenez les forces de l'ordre.
21:59Est-ce que vous soutenez
22:00aussi leur ministre,
22:00Laurent Nunez ?
22:01Est-ce que vous avez trouvé
22:03l'action du ministre de l'Intérieur
22:04à la hauteur
22:04pour gérer ce mouvement ?
22:06Non, pas du tout,
22:06parce que justement,
22:07il n'a pas du tout
22:08été dans l'anticipation.
22:09Donc le problème,
22:10c'est la protection des lieux.
22:11Tout le monde sait
22:12qu'un mouvement lycéen
22:13ou étudiant,
22:14il peut dégénérer
22:15dans la violence.
22:16Tout le monde sait
22:16qu'il y a des éléments
22:17perturbateurs.
22:18Et au début,
22:19toutes les informations
22:19qui nous sont remontées,
22:22notamment via Mathieu Vialet,
22:23qui est un spécialiste,
22:26qui est ancien commissaire
22:26et ancien syndicat commissaire
22:27qui connaît très bien ces sujets,
22:29nous a bien indiqué
22:30qu'un certain nombre de lieux
22:31n'avaient pas été protégés en amont,
22:32donnant lieu à des débordements
22:34qui auraient pu être évités.
22:35Moi, je ne l'accable pas,
22:36mais je ne vais pas non plus
22:37soutenir M. Nunez
22:38qui, par ailleurs,
22:39fait toujours de la politique
22:40politicienne quand ça l'arrange.
22:41Quand vous voyez tout ça,
22:42est-ce que vous craignez
22:43ou est-ce que vous soutenez
22:44la journée de mobilisation
22:45qui est prévue le 17 octobre
22:46où certains voient un retour
22:48d'ailleurs du mouvement
22:48des Gilets jaunes ?
22:50Moi, par définition,
22:52si vous voulez,
22:52pour moi,
22:53un homme politique
22:53ou une femme politique,
22:54elle n'a pas essayé
22:55de faire de la récupération.
22:56Donc moi,
22:56il y a un énorme pouvoir
22:57de prouvoir d'achat.
22:57Vous pourriez descendre
22:59sur les ronds-points
22:59avec certaines des personnes
23:01qui vont peut-être être présentes
23:02le 17 octobre ?
23:03Déjà,
23:04au moment des Gilets jaunes,
23:05les députés RN de l'époque,
23:07ils n'étaient pas très nombreux,
23:08ils étaient 5 ou 6 de mémoire,
23:10ne s'étaient pas mélangés
23:11à un mouvement social
23:12parce qu'à partir du moment
23:13où vous mélangez
23:13un mouvement social,
23:14vous pouvez venir saluer,
23:16vous pouvez venir soutenir
23:18très ponctuellement,
23:19mais vous mélangez intimement
23:20un mouvement social,
23:21c'est quand même,
23:21comme le fait la gauche
23:22et l'extrême gauche,
23:23venir le récupérer
23:24et venir éventuellement
23:25en changer le sens.
23:27Donc,
23:27le problème de prouvoir d'achat,
23:29nous,
23:30on est constant.
23:31Marine Le Pen,
23:31depuis 6 ans maintenant,
23:33défend la baisse de la TVA
23:34de 20 à 5,5 sur les carburants,
23:36la suspension
23:36de la hausse de taxes
23:37de M. Philippe
23:38et de M. Macron
23:39en 2018
23:39de 19 centimes
23:41sur le gazole.
23:42Donc,
23:42on a des mesures très concrètes
23:43qui permettent de baisser
23:45entre 40 et 50 centimes
23:46le litre
23:48sur d'autres,
23:50sur la TVA,
23:50sur les produits précaires.
23:51Mais vous ne serez pas
23:51le 17 octobre
23:52dans la rue ?
23:53Non,
23:53parce qu'il faut respecter
23:54le mouvement social
23:55et il faut respecter
23:55l'indépendance,
23:57l'autonomie
23:57et ne pas faire
23:58de la récup.
23:59Est-ce que vous avez vu
24:00dans ce mouvement
24:00des lycéens
24:01une répétition
24:01de ce qui pourrait se passer
24:02si Marine Le Pen
24:03accéder au pouvoir
24:04l'année prochaine ?
24:04Non,
24:05parce que je ne vois pas
24:06le rapport.
24:06On sera sur la défense
24:08de la jeunesse
24:08qui vous est largement hostile
24:11et qui se mobilisera
24:12si Marine Le Pen
24:13l'emporte.
24:13Il y a aussi une grande partie
24:15de la jeunesse
24:15qui soutient Marine Le Pen
24:16et Jordan Bardella.
24:18On est aussi très fort
24:19chez les jeunes,
24:20les lycéens sans doute,
24:21mais aussi les jeunes actifs,
24:23les jeunes qui s'installent
24:24dans leur famille,
24:24qui commencent dans la vie.
24:26On a un soutien massif
24:27des jeunes et nous surtout
24:28on ne mènera pas
24:28de politique
24:29qui conduise cette situation.
24:31Est-ce qu'on mettra des moyens
24:32et on a présenté
24:32dans le contre-budget ?
24:33On va en parler justement.
24:34Est-ce qu'on va sacraliser
24:35les moyens de l'éducation nationale ?
24:37Oui.
24:37Or,
24:38comme il y a une baisse
24:38de la démographie,
24:39si vous maintenez constant
24:41le butelet de l'éducation nationale,
24:42ça veut dire que vous avez
24:43plus de moyens
24:43par professeur
24:45et par élève.
24:46Donc en fait,
24:47c'est une augmentation
24:47de moyens par élève.
24:48On l'évoque dans un instant.
24:49Vous restez bien sûr avec nous
24:50ce soir,
24:5117h45 édition spéciale
24:52bien sûr sur BFM TV
24:53pour les résultats
24:55de la primaire de la gauche
24:56ce vote décisif.
24:57Vous pouvez les découvrir
24:58à partir de 17h45.
25:00Rendez-vous sur BFM TV.
25:02On se retrouve dans quelques instants.
25:13Vous êtes bien sur BFM Politique,
25:15notre invité Jean-Philippe Tanguy
25:17à mes côtés,
25:17Ludovic Vigoni,
25:18Amandine Attalaya.
25:19On va évoquer bien sûr
25:21Jordan Bardella
25:22dans quelques instants.
25:23On va évoquer aussi
25:24la primaire de la gauche
25:25qui est toujours en train
25:26de se dérouler.
25:26Mais d'abord,
25:27le projet économique
25:28du Rassemblement National
25:29qui a été présenté cette semaine.
25:30Jean-Philippe Tanguy,
25:31c'est vous le spécialiste.
25:32Tous les économistes,
25:33la plupart en tout cas,
25:34jugent qu'il est peu crédible.
25:36Qu'est-ce que vous leur répondez ?
25:37140 milliards d'euros d'économie,
25:38c'est le contre-projet.
25:39Où est-ce que vous les trouvez ?
25:41Qu'est-ce que vous répondez
25:41à ces économistes ?
25:42Je leur réponds
25:43qu'il ne faut pas être
25:44de mauvaise foi comme ça.
25:45Ce n'est pas parce qu'il n'y a
25:45que le Rassemblement National
25:46qui prend le sujet au sérieux,
25:48que tous ces économistes
25:49qui ont fait beaucoup de rapports,
25:50qui ont fait beaucoup d'alertes
25:51sur le niveau d'endettement,
25:52sur le fait qu'il fallait absolument
25:53passer le plus vite possible
25:55en excédent primaire,
25:56c'est-à-dire que les dépenses
25:56et les recettes sont équilibrées
25:58en dehors de la charte de la dette.
25:59Donc, il n'y a que le Rassemblement National
26:01qui le prend au sérieux,
26:02qui propose un plan
26:02pour le rendre possible
26:04et il y a beaucoup de mauvaise foi.
26:05Moi, je n'ai entendu aucun
26:06un argument rationnel
26:08sur notre contre-budget.
26:09Et d'ailleurs, moi, je suis à la disposition
26:10Aucun, vous allez sans doute
26:11en avoir quelques-uns,
26:12mais je suis à la disposition
26:14de tous ces économistes
26:15pour débattre
26:16et je pense que je ne travaille pas
26:17de secret, M. Daré,
26:19en disant que les rédactions
26:20et celles de BFM TV,
26:21c'est que je cherche
26:22beaucoup de contradicteurs
26:23depuis des années
26:24sur les questions budgétaires
26:25et économiques,
26:27les ministres successifs
26:28ou des économistes
26:30et qu'il n'y a personne
26:31qui veut venir débattre
26:31avec le Rassemblement National.
26:32L'invitation est lancée.
26:33Oui, mais vous savez
26:34que l'elle est lancée
26:34depuis longtemps, M. Daré.
26:35Vous promettez, par exemple,
26:3715 milliards d'économies
26:38en matière d'immigration.
26:40Cette somme a paru
26:41très surestimée
26:42par plusieurs économistes
26:44spécialistes de ces questions.
26:45Guillaume, il faisait à Lyon.
26:46Comment vous feriez,
26:47sachant notamment
26:47que pour faire adopter
26:49certaines de vos mesures,
26:49il faudra des changements
26:52constitutionnels ?
26:52C'est extrêmement compliqué.
26:53Vous n'êtes pas sûr
26:54d'y arriver.
26:55Comment vous faites
26:55pour arriver à ces 15 milliards ?
26:56C'est tout simple.
26:57C'est qu'on a proposé
26:58ce référendum.
26:59J'ai lu effectivement
27:00des articles disant
27:01oui, pour réaliser
27:02le programme de Marine Le Pen
27:03sur l'immigration,
27:04il faut un référendum
27:05sur l'immigration.
27:05Je pense que ça fait
27:06à peu près 15 ans
27:07que Marine Le Pen dit
27:07qu'il y aura un référendum
27:08sur l'immigration.
27:09Elle l'a rappelé encore.
27:10Aujourd'hui, ce sera
27:11le premier des référendums.
27:12Il se tiendra sans doute
27:14au mois de juin 2027.
27:16Donc, on a parfaitement conscience
27:17que pour réaliser
27:17ces 12 milliards d'économies
27:19et ces 3 milliards de recettes,
27:21donc 12 milliards d'économies,
27:223 milliards,
27:22donc 15 milliards
27:23sur l'immigration,
27:24il faudra ce référendum.
27:25Mais la première année,
27:26on peut prendre
27:30des visas pour soins,
27:321 milliard d'euros,
27:33un certain nombre
27:34de prestations
27:34qui pourraient être
27:35déjà réservées
27:36aux étrangers
27:37qui cotisent au moins
27:385 ans en équivalent
27:39temps plein.
27:40Donc, il y a des mesures
27:40qu'on peut prendre
27:41la première année
27:42et il y a des mesures
27:42qu'on prendra
27:43après le référendum
27:44si les Français le souhaitent.
27:45Mais nous,
27:45si on le dit en amont,
27:46on ne se cache pas.
27:48Nous considérons aujourd'hui
27:49que la submersion migratoire
27:50dans notre pays
27:51d'une immigration
27:52peu ou pas qualifiée
27:53est plus inactive,
27:55plus au chômage
27:55que les nationaux
27:56est un poids
27:58sur notre système social,
27:59est un poids sur notre économie
28:00et que quand on a
28:025 à 6 millions de chômeurs
28:03ou de personnes mal employées,
28:04évidemment,
28:04cette immigration
28:05ne peut pas rapporter.
28:06Et donc,
28:06on est les seuls
28:07à avoir une vision rationnelle
28:08de l'immigration
28:08parce qu'on nous dit toujours
28:09oui,
28:10vous n'allez pas exclure
28:11les médecins.
28:11Oui, évidemment,
28:12on ne va pas exclure
28:12les médecins.
28:13Le problème,
28:13ce n'est pas les médecins
28:14à l'hôpital,
28:15les médecins étrangers
28:16à l'hôpital.
28:16Le problème,
28:16c'est le fait
28:18qu'il y ait le double
28:18de chômeurs
28:19de chômage.
28:21Est-ce que vous diriez
28:30Éric Zemmour
28:30qui a repris
28:31une proposition
28:32de Marine Le Pen ?
28:32Si des étrangers
28:34sont longtemps au chômage,
28:35nous,
28:36c'est 3 mois
28:37par année de présence.
28:38C'est-à-dire que
28:39si vous avez été présent
28:40un an en France,
28:42à bout de 3 mois de chômage,
28:43vous devez quitter le territoire.
28:44Si vous avez été présent
28:4610 ans en France,
28:47vous avez 30 mois
28:48pour retrouver un emploi.
28:50Mais effectivement,
28:50on ne peut pas
28:51garder sur notre territoire
28:53des étrangers
28:54qui n'ont pas
28:55un emploi pérenne
28:56et qui ne peuvent pas
28:56subvenir à leurs propres besoins,
28:58d'autant plus
28:58qu'en France,
28:59nous avons,
29:00comme je l'ai dit,
29:015 à 6 millions
29:01de personnes au chômage
29:03ou mal employées.
29:03Sur la retraite,
29:04vous avez légèrement évolué.
29:06Retour à l'âge de départ
29:08entre 60 et 62 ans
29:10et des cotisations
29:11pour les annuités
29:12entre 40 et 42 ans.
29:14Marine Le Pen a dit
29:14« j'apporterai encore
29:15des précisions ».
29:16Ça veut dire qu'il y a encore
29:17une marge d'évolution.
29:18Ça peut être quoi
29:19de votre part ?
29:20C'est-à-dire que
29:21pour financer cette réforme
29:23des retraites de Marine Le Pen
29:24qui coûtera
29:25entre 3 milliards
29:27la première année,
29:279 milliards en année pleine,
29:29nous avons trouvé
29:30des économies
29:30sur le système actuel,
29:32ce qui est des économies
29:33de tuyauterie,
29:34de gabegie,
29:34de droits qui sont mal attribués,
29:36qui sont détournés.
29:37Et donc,
29:37c'est ce qu'on a appelé
29:38un programme de réparation
29:39du système actuel des retraites
29:41qui permet de faire des économies.
29:42Il sera présenté
29:42dans les semaines à venir.
29:44J'étais…
29:45Combien de milliards,
29:46vous dites ?
29:46Entre 15 et 20 milliards d'euros
29:48d'économies à terme.
29:48Ça, c'est mis en doute aussi
29:49par un certain nombre d'économies.
29:50Oui, mais c'est mis en doute
29:50sauf qu'ils ne connaissent pas le plan.
29:51C'est aussi assez intéressant aussi.
29:53C'est-à-dire qu'on nous dit
29:53les mêmes économistes
29:54qui nous se disent
29:55qu'avec eux,
29:56on va faire 30,
29:5850 milliards d'économies.
29:59Ils critiquent un plan d'économie
30:00de 15 à 20 milliards
30:01et qu'ils ne connaissent pas.
30:02Donc, c'est assez symptomatique
30:04ça, monsieur Daré.
30:04C'est-à-dire que nous,
30:05je suis désolé,
30:06on n'allait pas faire
30:07une conférence de presse
30:08de 36 heures.
30:09Donc, il y a un tableau
30:11avec plus de 100 mesures.
30:12Donc, si on présentait
30:13chaque mesure le jour même,
30:15personne n'aurait réussi
30:15à le traiter.
30:16D'ailleurs, il y a beaucoup
30:16d'informations qu'on a données
30:17qui n'ont pas été spécialement traitées.
30:19Ce n'est pas une critique.
30:20C'est comme ça.
30:21Le ratio entre ce que les médias
30:22sont capables de traiter
30:23d'un événement
30:24et ce qu'on dit,
30:25il doit être raisonnable.
30:26Donc, on fera les retraites.
30:27C'est un sujet très important.
30:29On fera une conférence de presse
30:31dédiée avec Marine Le Pen
30:32et Jordan Bardella.
30:33À cette occasion,
30:33on présentera aussi
30:34notre solution
30:35pour la capitalisation.
30:36Et au passage,
30:37qu'on soit clair,
30:38avec le RN au pouvoir,
30:39il y aura donc,
30:39avec ce nombre d'annuités,
30:40des Français qui partiront
30:41à la retraite
30:41à 65 ans, 66 ans.
30:44Ça, ça ne change pas.
30:45C'est-à-dire que c'est
30:45le système actuel.
30:46Effectivement, je découvre
30:47de la part de nos adversaires
30:48un certain nombre d'étonnements
30:49quand on dit
30:50Marine Le Pen promet un départ
30:51entre 60 et 62 ans
30:53et ensuite, il y a les annuités
30:54et vous pouvez partir
30:55entre 60 et 62 ans
30:56à taux plein
30:57si vous avez vos annuités.
30:58Par exemple, quelqu'un
30:58qui a commencé à travailler
31:00à 18 ans
31:00et qui partirait à 60 ans
31:02s'il a travaillé 40 ans
31:03et il part à 60 ans
31:07s'il a travaillé à 25 ans,
31:09il peut partir à 62 ans
31:10mais il n'aura pas
31:11ses trimestres
31:11donc il y aura une décote
31:12jusqu'à ce qu'il atteigne
31:14les 42 ans de cotisation.
31:15Donc 67 ans
31:16à taux plein dans ce cas.
31:18Oui, mais ça c'est
31:18à 66 ans en l'occurrence.
31:19Mais lui, s'il avait commencé
31:20à 25 ans, vous avez raison
31:21Madame Atalaya,
31:22ça aurait été 67 ans.
31:23C'est vraiment de la moitié.
31:24Ça, c'est pas ce que vous dites
31:25là aujourd'hui
31:26mais j'ai vu des adversaires
31:27qui ont réagi en disant
31:27oui, le RN a menti.
31:29On n'a jamais menti.
31:30Vous prenez le tableau
31:32très détaillé de Marine Le Pen
31:33en 2022 sur sa réforme.
31:34Ce que je viens de vous dire
31:36était totalement dans le tableau.
31:38Et sinon, c'est pour ça
31:38que c'est intéressant.
31:39C'est-à-dire,
31:40ceux qui ont dit
31:41que notre réforme
31:41coûterait 30 milliards,
31:42c'est justement
31:43qu'ils n'avaient pas lu
31:44notre réforme
31:44et qu'ils avaient dit
31:45que tout le monde partira
31:46entre 60 et 62 ans à taux plein.
31:47Ça n'a jamais été le cas.
31:48C'est pour ça que ça coûte 9 milliards.
31:49C'est déjà pas mal.
31:50Et pas 30.
31:51Ça, c'est le contre-projet
31:53du Rassemblement National.
31:54Il y a le budget du gouvernement
31:55qui va arriver en débat
31:57dans l'hémicycle cette semaine.
31:59Très concrètement,
32:03ou est-ce que vous continuez
32:05de préférer un mauvais budget
32:06à pas de budget du tout ?
32:07Pour le moment,
32:08il n'y a pas d'élément.
32:09Parce qu'en fait,
32:10ce qui s'est passé en commission,
32:12en fait,
32:13il ne s'est pas passé grand-chose.
32:14Donc, on va voir
32:15ce que fait le gouvernement.
32:16Notamment, on nous dit
32:16oui, mais en fait,
32:17sur les retraites,
32:18il n'y aurait peut-être pas
32:18l'indexation.
32:19On a présenté ça
32:20pour je ne sais quelle raison.
32:21Tout ça est très flou.
32:22S'il n'y a pas d'indexation ?
32:24C'est très flou.
32:25Non, mais c'est-à-dire
32:25qu'il y a des choses
32:28des pensions de retraite.
32:29C'est inacceptable
32:30parce que c'est une rupture
32:31du contrat moral
32:32contre la France
32:33qui a travaillé
32:33et ce n'est pas possible
32:35de l'accepter.
32:35Mais s'ils font d'autres économies...
32:36Qui entraînent la censure ?
32:38On n'a jamais
32:38de censure automatique.
32:39C'est Marine Le Pen
32:40qui décide à la fin.
32:41Mais c'est sûr que pour nous,
32:43c'est très compliqué
32:44et c'est totalement injuste.
32:46Mais on veut laisser la chance
32:47quand même à la discussion
32:47parce que quand je vois
32:49les forces de gauche,
32:49en particulier les socialistes
32:50qui l'année dernière
32:51ont laissé passer le budget
32:52et cette année
32:53sont plus intraitables
32:54qu'intraitables,
32:54ce n'est pas très cohérent.
32:55On a l'impression
32:56que tout ça est quand même
32:56lié beaucoup aux élections
32:57et pas beaucoup
32:58à l'intérêt national.
32:59Nous, on attend la discussion.
33:00On va voir ce qui se passe.
33:02On va voir ce qu'ils proposent.
33:02Il est encore temps,
33:03d'ailleurs, M. Daré,
33:04de faire des économies.
33:06Ce gouvernement
33:06pourrait faire des économies.
33:08Là, les dépenses
33:09augmentent en volume,
33:10c'est-à-dire hors inflation,
33:11de 0,2%.
33:12Ce n'est pas possible.
33:13Ils continuent à augmenter.
33:14Ils vont embaucher
33:15entre 6 000 et 8 000 fonctionnaires
33:16de plus
33:16alors qu'on est au bord
33:17de la ruine.
33:18Ce n'est pas possible
33:19de faire ça.
33:19Donc, tant qu'ils ne font pas
33:20d'économie,
33:21c'est sûr que toute discussion
33:22est compliquée.
33:22Parmi les nouvelles propositions
33:24de la semaine,
33:25celle d'Edouard Philippe
33:26pour relancer notamment
33:27la natalité.
33:28Il propose une allocation
33:30sociale unique
33:31pour le premier enfant
33:32à 350 euros
33:34et ensuite,
33:34des baisses d'impôts
33:35sur le revenu
33:36environ 3 000 euros
33:38par année
33:39pour les classes moyennes.
33:41Est-ce que ça va
33:42dans le bon sens
33:42et qu'est-ce que vous proposez-vous
33:44pour essayer de relancer
33:45la natalité ?
33:45C'est inspiré de Marine Le Pen
33:47en moins bien
33:47parce que la baisse
33:48d'impôts sur le revenu
33:49de 3 000 euros,
33:50c'est inférieur
33:51à la part fiscale pleine
33:53dès le deuxième enfant
33:54que propose Marine Le Pen
33:57qui est en moyenne
33:58de 3 500 euros
33:59de mémoire.
34:00Donc bon,
34:00il trouve une bonne source
34:01mais il est moins généreux
34:03que nous,
34:03si je puis dire,
34:04en tout cas moins juste
34:04avec les familles.
34:05Et l'allocation familiale
34:08unique,
34:08elle est très floue.
34:09Je m'explique.
34:09On ne comprend pas
34:10ce qu'il propose.
34:11Est-ce que c'est
34:12tout fusionné,
34:13tout ce qui existe
34:13comme aide aux familles
34:14fusionnée en une seule allocation
34:16ou est-ce que
34:16ces nouvelles allocations
34:17qui remplacent
34:18l'allocation familiale
34:19qui s'ajouterait
34:19à la page
34:20à l'allocation de naissance,
34:23à l'allocation
34:24pour les jeunes enfants
34:25pour tout ce qui est
34:26crèche et aide maternelle,
34:27on ne comprend rien.
34:28Et d'ailleurs,
34:29j'ai regretté,
34:29moi je l'ai dit en direct
34:31à vos confrères,
34:32à vos consœurs
34:32de France Télévisions,
34:33je ne veux pas critiquer
34:33pour critiquer,
34:34mais j'ai trouvé
34:35qu'il n'avait pas été cuisiné
34:36sur cette allocation.
34:38Or, là vraiment,
34:38le diable est dans le détail.
34:39Deuxième problème.
34:40Et vous,
34:40sur les allocations,
34:41ce sera plus ou moins ?
34:42Ah non,
34:42ce sera maintenu.
34:47Il y a la baisse des taxes,
34:48des impôts
34:49sur la consommation.
34:51Marine Le Pen
34:51fera d'autres propositions,
34:52il y a la demi-part fiscale,
34:53mais on ne peut pas
34:54augmenter aujourd'hui
34:55les allocations,
34:56on n'a pas les moyens
34:57malheureusement.
34:57Mais juste,
34:58pour finir,
34:59dans la proposition,
35:00pour le coup,
35:00j'ai eu le temps
35:01de regarder techniquement
35:02avant de lui répondre
35:02jeudi dernier,
35:04j'ai l'impression
35:04qu'il veut faire payer
35:06les allocations
35:06pour les familles
35:07entre 1 et 2 enfants
35:08par les familles
35:09qui ont 3, 4 enfants
35:10ou plus
35:11et ceux qui ont des enfants
35:12de plus de 14 ans
35:13où il y a une prime
35:14de 75 euros.
35:15Donc,
35:16si la politique familiale
35:17de M. Philippe
35:18pour favoriser les naissances
35:19c'est de sanctionner
35:20les familles
35:21entre 3 et 4 enfants
35:21pour favoriser
35:22les familles
35:23qui ont un enfant,
35:23je trouve que
35:24ce n'est pas très juste.
35:25Jean-Philippe Tanguy,
35:25Jordan Bardelet
35:26est toujours dans la tourmente.
35:27Mediapart révèle,
35:28révélé il y a quelques jours,
35:29avoir pu établir
35:30à ses yeux
35:31un lien direct
35:31entre son compte Twitter
35:32et le film Messenger
35:33sur lequel il aurait
35:34déversé des propos antisémites.
35:36Il y a une corrélation
35:37qui est évoquée
35:38notamment en septembre 2013
35:39avec des propos
35:40qui auraient été tenus
35:41à quelques minutes
35:41d'intervalle
35:42avec des propos
35:44extrêmement proches.
35:45Il annoncerait
35:46sur l'un de ses comptes
35:47à son interlocuteur
35:47avoir fait une découverte
35:48importante
35:49évoquant notamment
35:50le conseiller,
35:50je cite,
35:51d'économique de François Hollande
35:52qui était employé
35:53à la banque Rothschild,
35:54c'est ce qu'il évoque Mediapart
35:55et quelques minutes seulement
35:57après l'avoir écrit
35:58dans une conversation Facebook.
36:00Il dément formellement
36:01Jordan Bardelet.
36:02Est-ce qu'aujourd'hui
36:03vous avez une confiance absolue
36:05dans le président
36:06de votre parti ?
36:06Est-ce qu'il vous l'a dit
36:07les yeux dans les yeux ?
36:08Total,
36:09j'ai une confiance absolue
36:10en Jordan Bardella
36:11et j'ai aussi
36:11de l'amitié totale
36:12pour Jordan Bardella
36:13et ce qui vit absolument
36:15insupportable.
36:16Ce que font les journalistes,
36:17j'ai l'impression
36:17que c'est la secte
36:18du Temple solaire.
36:19On est en train,
36:19comme les complotistes,
36:20de faire des raisonnements
36:21complètement dingues
36:22en voyant un détail insignifiant
36:23en disant
36:24vous voyez,
36:24s'il y a X qui a fait ça
36:26en même temps qu'Y,
36:26ça veut dire qu'éventuellement
36:27il s'est passé ça.
36:28Il y a une enquête derrière.
36:28Non, ce sont des preuves
36:30qui s'amulent
36:31à priori
36:31de la réalité
36:33de la détention
36:34de ce compte
36:34par Jordan Bardella.
36:35Ils font les poubelles
36:36d'ailleurs de manière
36:37très choquante
36:37puisque vous avez
36:38entre guillemets
36:38des journalistes
36:39qui vont interroger
36:41des anciens amis
36:42ou des amis actuels
36:42d'ailleurs de Jordan Bardella
36:43pour leur demander
36:44des conversations
36:45alors qu'ils avaient
36:45le site 12, 13, 14
36:47jusqu'à 17 ans.
36:49Donc on est passé
36:49de la chasse à l'homme
36:50à une chasse à l'adolescent
36:52voire à l'enfant
36:52d'aller fouiner
36:54dans des histoires
36:54pas possibles
36:55mais on n'accepterait
36:56ça de personne d'autre.
36:57Moi si demain
36:57il y aurait une enquête
36:58sur vous M. Daré
37:00ou vous Mme Atalaya
37:00on va interroger
37:01vos petits camarades
37:02de classe
37:02peut-être jusqu'à la maternelle
37:04pour demander
37:04si vous avez volé
37:05un goûter
37:05je pense que vous trouverez
37:06ça indigne
37:06Est-ce que ça n'aurait pas
37:07pris fin
37:07s'il avait dès le début
37:08reconnu une erreur
37:09de jeunesse ?
37:10qu'il était coupable
37:10alors qu'il était innocent
37:11donc c'est assez intéressant
37:12si vous voulez
37:12en fait Mediapart
37:13qui n'est pas content
37:14que son affaire
37:15ne fonctionne pas
37:16parce que
37:16je les remercie
37:17je les salue
37:17une écrasante majorité
37:19de françaises
37:20et de français
37:20ne croit pas à cette histoire
37:21ou nous soutient toujours
37:22pour ce qui est de nos électeurs
37:23Mediapart n'est pas content
37:24de son mauvais coup
37:25et donc on devrait
37:25inventer une culpabilité
37:27imaginaire
37:27nous ne l'acceptons pas
37:28et tout se déconfle
37:30Jacques Chirac avait dit
37:31ça fait pchit
37:32comme la source principale
37:34de Mediapart
37:35il a quand même été pris
37:36en flagrant délit de faux
37:37le mail
37:38le fameux Gmail
37:39d'ailleurs ma première réaction
37:40ça avait été de dire
37:41qu'il manquait la moitié
37:42du Gmail
37:42donc on a eu
37:43l'autre moitié du Gmail
37:44qui disqualifie Mediapart
37:46et qui prouve que
37:46Jordan Bardella
37:47était innocent
37:48et la source principale
37:48que j'avais dit
37:49le lendemain matin
37:50le lendemain matin
37:51de l'article de Mediapart
37:52qui était sur une chaîne
37:53concurrente
37:53je dis
37:54ça sent
37:54la racaille soralienne
37:56la racaille antisémite
37:57et la source principale
37:58de Mediapart
37:59c'était donc bien
37:59un mec qui a été
38:00viré pour antisémitisme
38:02et d'ailleurs
38:02il y a encore eu
38:03un énième mensonge
38:04disant que le Rassemblement National
38:05n'avait pas viré
38:06cette personne
38:06avant les fuites
38:07elle avait été virée
38:08six mois avant l'affaire
38:09soi-disant en cause
38:10qu'il n'existe
38:11en tout cas
38:12les fausses révélations
38:12de Mediapart
38:13donc tout est faux
38:14mais le problème
38:15c'est toujours la vie
38:16l'une d'une
38:16salissée salissée
38:18il en restera toujours
38:19quelque chose
38:19et c'est triste
38:20mais malgré tout
38:20est-ce que ça ne peut pas
38:21devenir un feuilleton
38:22qui vous poursuive
38:23toute la campagne présidentielle
38:24et est-ce que
38:25dans ce cas
38:26Jordan Bardella
38:27ne quitte pas
38:27en train de devenir
38:28un poids politique
38:29pour Marine Le Pen
38:30non
38:30Jordan Bardella
38:31est plus talentueux
38:33de sa génération
38:34les français lui reconnaissent
38:35d'ailleurs ce talent
38:35en étant la première
38:36ou la deuxième personnalité
38:38préférée des français
38:39et il mérite
38:39bien cela
38:40moi je vais vous dire
38:41quel feuilleton ça va faire
38:42ça va faire le feuilleton
38:43du discrédit
38:44d'une partie
38:45des élites
38:46médiatico-politiques françaises
38:47qui sont paniquées
38:48à l'idée
38:49que les françaises
38:50et les français
38:50pourraient choisir
38:50un choix de rupture
38:51l'alternative
38:52de Marine Le Pen
38:53et Jordan Bardella
38:54que certains de nos adversaires
38:56sont prêts à tout
38:56à toutes les salissures
38:57à tous les mensonges
38:58moi je le sais
38:59j'en ai été victime
39:00à ma petite échelle
39:01où j'ai été traité
39:02de rat
39:03sur France Inter
39:05ça n'a pas intérêt
39:06à ses grands mondes
39:06Marine Le Pen
39:07a été insultée
39:08dans un festival
39:09payé par monsieur Pigasse
39:10et relayé
39:11des insultes
39:11relayées par monsieur Pigasse
39:13une insulte misogyne
39:14si ça avait été
39:15non non mais si ça avait
39:16concerné une autre femme politique
39:17ça aurait fait la une
39:19je constate que comme ça constate
39:20ça consomme Marine Le Pen
39:22et encore BFM
39:23en a un peu parlé
39:23contrairement à d'autres
39:24ça n'a intéressé personne
39:25il vous dit que le RN est impeccable
39:26il y a quelques jours
39:27le député RN des Bouches-du-Rhône
39:29Franck Alizio
39:29a licencié son principal collaborateur
39:31après des révélations
39:32sur des propos sur Facebook
39:34faisant l'apologie de Pétain
39:35du fasciste, du nazi
39:36c'est Libération
39:36qui avait publié ça
39:38Franck Alizio
39:39évoque des propos
39:40qui dateraient d'il y a 10 ans
39:41qui étaient inconnus
39:42de tous
39:43et antérieurs
39:44à son recrutement
39:45par l'Assemblée Nationale
39:46le ménage n'a pas été fait au RN
39:47si mais on ne peut pas faire
39:48un ménage qu'on ignore
39:49moi j'en ai viré plusieurs
39:50en tant que président délégué
39:52du groupe Assemblée Nationale
39:53j'en ai viré beaucoup
39:54des dingues
39:55mais ils se cachent
39:56vous savez très bien
39:57comment j'appelle ça
39:57ils font la taquilla
39:58donc il y a des dingues au RN ?
40:00non mais ils sont pas
40:00ils sont infiltrés
40:01ils sont infiltrés
40:02ils font de la taquilla
40:03et je ne le dis pas
40:04depuis l'année dernière
40:04pour me protéger
40:05je le dis depuis 2012
40:07au législatif de 2024
40:09il y a eu des dizaines
40:10de cas
40:11de personnes
40:12qui se présentaient
40:13du RN
40:14et qui tenaient des propos
40:16antisémites
40:17homophobes
40:17madame Atalaya
40:18ce que je ne comprends pas
40:20oui ce que je ne comprends pas
40:21dans ce reproche
40:22c'est qu'on a l'impression
40:23qu'on a les services de renseignement
40:25qu'on est la police
40:26qu'on a des fiches
40:26moi je ne connais pas
40:27la vie des gens
40:28je ne connais pas
40:29leur vie secrète
40:30je n'ai pas des personnes
40:31qui sont là toute la journée
40:32à pouvoir vérifier
40:33surtout si c'est sur pseudonyme
40:35leur délire différent
40:36dès qu'on est au courant
40:37on les vire
40:38il y aurait un problème
40:39si une enquête prouvée
40:40que le RN était au courant
40:42votre serviteur par exemple
40:43au groupe était au courant
40:44qu'un assistant parlementaire
40:44avait ses opinions inacceptables
40:46que je leur ai couvert
40:47non seulement j'en ai couvert aucun
40:49non mais le problème
40:49ça peut être qu'ils sont encore nombreux
40:50à venir au Rassemblement National
40:52mais cueillir des piques assiettes
40:53et des parasites
40:53et qu'ils veulent venir
40:54gagner des sous
40:55parce que c'est des misérables
40:57parce que ça aussi
40:57Mediapart présente ces gens
40:58maintenant comme des gens
40:59absolument incroyables
41:00et des premiers prix de vertu
41:01donc ce n'est pas des premiers prix de vertu
41:03ce sont des pauvres types
41:04et des pauvres filles
41:05qui ne sont même pas le courage
41:06d'assumer leur opinion pourrie
41:07qui viennent au Rassemblement National
41:09comme des piques assiettes
41:10et qui cachent leur opinion
41:11moi je les connais bien
41:12ils me détestent d'accord
41:13donc moi ils m'insulent
41:14toute la journée
41:15ils insultent Marine Le Pen
41:15toute la journée
41:16vous aviez même des assistants parlementaires
41:17qui travaillaient pour nous
41:18et qui sous pseudo
41:19nous insultaient en parallèle
41:21donc moi je ne suis pas psychiatre
41:22et je ne suis pas la DGSI
41:24donc je n'ai pas ces informations
41:26et dès qu'on nous les communique
41:27y compris d'ailleurs des journalistes
41:29qui parfois m'interrogent
41:31sur des cas avant
41:32si c'est avéré
41:33je les vire même avant
41:34que ça sorte dans la presse
41:35mais je ne peux pas deviner
41:37et moi je dis à ceux
41:38qui nous font confiance
41:39faites-nous confiance
41:40je le regrette
41:41je le déplore
41:41il y a des gens
41:42que je n'arrive pas
41:43à empêcher de venir
41:44alors que j'aimerais bien
41:45vous croyez que ça me fait plaisir
41:45de gâcher du temps de parole
41:47vous faites votre métier
41:48vous avez raison de poser la question
41:49mais de gâcher du temps de parole
41:51à parler de ces nazes
41:52plutôt que de parler
41:53plutôt que de parler
41:54des problèmes des français
41:55je préférais qu'on parle
41:56des problèmes des français
41:57justement
41:57parce qu'il y a des problèmes des français
41:58ils nous font du tort
41:59de A à Z
42:00Jean-Philippe Tanguy
42:00vous êtes ciblé le RN
42:01par quelqu'un qui est
42:02Bruno Rotaillou
42:03il a publié un certain nombre
42:04de lettres aux français
42:05il s'adresse notamment
42:05à un électeur RN
42:06il commence en écrivant
42:08en disant
42:08peut-être vous êtes ceux
42:09que la droite a déçus
42:10il vous accuse d'incohérence
42:11il dit que Marine Le Pen
42:13Marine Le Pen promet
42:13la fermeté régalée
42:14mais sans sérieux budgétaire
42:16il vous accuse de pas dire
42:17la vérité aux français
42:18et estime que l'élection
42:19de Marine Le Pen
42:19ce serait un pari
42:20qui pourrait provoquer
42:21la chianlit
42:21qu'est-ce que vous lui répondez ?
42:22je trouve ça très étrange
42:24que monsieur Rotaillou
42:24se soumette justement
42:26au risque de la chianlit
42:27aux insoumis
42:28à la racaille
42:29aux casseurs
42:29c'est-à-dire que les françaises
42:30et les français
42:31n'auraient pas le droit de choisir
42:31parce que peut-être
42:33ceux qui font du deal
42:34quand monsieur Rotaillou
42:34est émise de l'intérieur
42:35et qu'il n'a pas empêché
42:36de faire du deal
42:36serait muy content
42:37que Marine Le Pen
42:38mette de l'ordre
42:38je suis bien content
42:39que ces gens nous contestent
42:40peut-être que
42:42les antisémites
42:42les racistes
42:43les haineux de tout genre
42:44ne veulent pas
42:44que Marine Le Pen
42:45arrive au pouvoir
42:45parce qu'elle les ferait terre
42:46on les fera terre
42:47donc c'est très étrange
42:48cet argument de monsieur Rotaillou
42:49consistant à dire
42:50qu'en fait Marine Le Pen
42:51appliquera son programme
42:53et luttera contre
42:54les gens malhonnêtes
42:55et les voyous
42:55c'est très bizarre
42:56bon par ailleurs
42:57il y a quand même
42:57un petit problème
42:59que le Figaro publie
43:00une extenso
43:00si vous voulez
43:01la propagande
43:01de monsieur Rotaillou
43:03moi j'ai lu
43:03c'est en pleine page
43:04c'est pas une recension
43:05d'une lettre
43:05c'est carrément
43:06la publication du tract
43:07alors la prochaine fois
43:08c'est quoi
43:09c'est qu'il y aura
43:09le Figaro magazine
43:10mettra le tract
43:11des républicains
43:12au milieu de leur magazine
43:13remarque
43:13il n'y a plus de militants
43:14pour les distribuer
43:14il n'y a peut-être plus
43:15que le Figaro pour le faire
43:16mais malgré tout
43:16il vous faudra bien
43:17des alliés
43:18pour l'emporter
43:19l'année prochaine
43:19notamment au second tour
43:21est-ce que vous pourriez
43:22tendre la main
43:23aux républicains
43:24est-ce que vous tendrez
43:25la main à Bruno Rotaillou
43:26à David Lissnard
43:27à d'autres
43:27mais on l'a déjà fait
43:28notamment avec notre alliance
43:29avec Éric Ciotti
43:31qui nous a quand même permis
43:31de gagner
43:32la grande et belle ville de Nice
43:33contre tout le système réuni
43:35ou d'autres lieux ailleurs
43:36ou au sénatorial
43:37d'ailleurs dans le même département
43:39d'avoir une belle victoire
43:40aux élections sénatoriales
43:41donc nous
43:42tous les gens de bonne foi
43:43les patriotes
43:44qui veulent venir aider
43:45sont bienvenus
43:46mais il y a un certain nombre
43:47de gens qui comportent aussi
43:48qui commencent quand même
43:49à très mal se comporter
43:49voilà
43:50je l'ai dit plusieurs fois
43:51à Bruno Rotaillou
43:52qui vient de la famille
43:52Souvre et Nice comme moi
43:53il était avec Philippe de Villiers
43:54j'étais avec Nicolas Dupont-Aignan
43:55quand j'étais plus petit
43:57notamment au référendum de 2005
43:58j'étais dans des meetings
44:00contre évidemment
44:01la constitution européenne
44:03où M. Rotaillou
44:04ne pouvait pas forcément intervenir
44:06mais en tout cas
44:06était au premier rang
44:07donc je lui rappelle
44:09à ses vieux souvenirs
44:11à ses valeurs
44:12et je dis à M. Rotaillou
44:13d'arrêter de se compromettre
44:15avec les macronistes
44:16même s'il l'a déjà fait
44:17de rompre avec cela
44:18et de demander peut-être
44:20de s'excuser
44:20de présenter ses excuses
44:21devant les Français
44:22d'avoir favorisé
44:23la politique de M. Macron
44:25et de revenir
44:26à ses vraies valeurs
44:27avec Philippe de Villiers
44:27par exemple
44:28Jean-Philippe Tanguy
44:28on le disait
44:29la primaire de la gauche
44:30est toujours en cours
44:30édition spéciale
44:31à partir de 17h45 ce soir
44:33sur BFM TV
44:35parmi ces candidats
44:36est-ce que
44:37vous avez une préférence
44:38parmi tout cela
44:39l'un d'entre eux
44:40sera votre futur adversaire
44:42comment vous avez vu ces débats ?
44:44je ne veux pas lui faire
44:45le baiser de la mort
44:47ce serait le baiser de la mort
44:48mais quand même
44:49quand vous voyez
44:51intellectuellement
44:51celui qui a apporté
44:52des choses plus essentielles
44:53au débat
44:54qui a une vision du monde
44:55intéressante
44:55et qui est un peu
44:56enracinée dans la réalité
44:57même si je ne suis pas d'accord
44:58évidemment avec ses conclusions
44:59c'est Emmanuel Morel
45:00qui est d'ailleurs
45:00quelqu'un de courageux
45:01qui avait rompu
45:03avec le parti socialiste
45:04qui est le moins connu
45:04c'est peut-être pour ça
45:05qu'il est le moins connu
45:07souvent à gauche
45:08les gens les moins brillants
45:09sont les moins connus
45:10Raphaël Luxman ?
45:11voilà
45:11bonne démonstration
45:12très connue et pas brillante
45:13est-ce que pour vous
45:14le candidat du PS
45:15le futur candidat
45:16a une chance
45:17de se qualifier
45:18au second tour
45:18dans cette élection
45:19ou à gauche
45:20de toute façon
45:20Jean-Luc Mélenchon
45:21écrase tout ?
45:22ah non mais moi
45:22il faut rester très modeste
45:23par rapport au choix
45:24des électeurs
45:25je veux dire
45:25tout le monde a sa chance
45:26tout candidat peut émerger
45:27nous on doit faire nos preuves
45:28c'est pas parce qu'aujourd'hui
45:29et une fois de plus
45:30on les remercie
45:31il semble qu'on est
45:32confiant des électeurs
45:33il faut se battre
45:33comme si on était à 5%
45:35c'est ce qu'on fait d'ailleurs
45:36parce que je pense
45:36qu'un peu surpris
45:37c'est aussi nos adversaires
45:38c'est pour ça qu'on fait face
45:39à des campagnes de calomnie
45:40aussi violentes
45:41c'est que Marine Le Pen
45:41elle lance des sujets
45:42elle est à l'offensive
45:43elle n'est pas là
45:44en train de gérer son avance
45:45elle a lancé sa rentrée
45:46sur les problèmes de logement
45:47le pouvoir d'achat
45:48allé au logement
45:49la dignité allé au logement
45:50la France est propriétaire
45:52demain elle fera un déplacement
45:53sur un sujet essentiel
45:54pour les français
45:55elle était au salon
45:55de l'agriculture jeudi
45:56je pense qu'on peut reconnaître
45:57qu'elle a eu un très bon accueil
45:58quand même de la France rurale
46:00des éleveurs
46:02salon de l'élevage
46:04un très bon accueil
46:05des propositions fortes
46:06pour que les éleveurs
46:07vivent enfin de leur travail
46:08face à la concurrence des loyales
46:09et qu'on leur simplifie la vie
46:10donc Marine Le Pen
46:10elle est vraiment
46:11l'offensive sur le fond
46:12et c'est sûr qu'Emmanuel Morel
46:14il sera l'offensive sur le fond
46:15si c'est monsieur Glucksmann
46:16je pense plutôt
46:17qu'il fera les poubelles
46:18quand on voit Ségolène Royal
46:19aussi qui est très présente
46:20dans cette campagne
46:21est-ce que vous vous dites
46:21quand même
46:22que c'est quelqu'un
46:23qui a supporté
46:24des sujets importants
46:26tout le monde rigolait d'elle
46:27il y a 20 ans
46:28ça c'est vrai
46:29moi j'ai toujours eu de la sympathie
46:30d'ailleurs ça me vaut des problèmes
46:31parfois sur internet
46:31parce que je le dis
46:33sur Madame Royal
46:34qui est une femme courageuse
46:35qui a quand même fait face
46:37à la vraie misogynie
46:38des éléphants du PS
46:39je rappelle que Madame Royal
46:41aurait dû diriger le PS
46:42au congrès de Lille je crois
46:43que le congrès de Lille
46:44a donné lieu à une triche
46:45une triche reconnue
46:47par les commentateurs
46:48à Reims
46:48en tout cas un congrès
46:49qui avait été reconnu
46:51frauduleux
46:52où Madame Royal
46:52avait gagné
46:53et Madame Aubry
46:54et Monsieur Delanoé
46:55s'étaient alliés à l'époque
46:56pour truquer le vote
46:57et piquer la place à Mont Royal
46:58donc évidemment
46:59c'est une adversaire politique
47:00elle a eu des déclarations
47:01très étranges
47:01sur nos compatriotes
47:03de confession juive
47:04enfin j'imagine
47:05que c'était
47:07une erreur temporaire
47:08enfin je l'espère
47:10mais oui
47:11c'est une femme courageuse
47:12et c'est vrai
47:12que la misogynie existe encore
47:15dans ma force politique
47:16on n'aime pas trop le dire
47:17parce qu'on considère
47:17que les femmes
47:18ne sont pas des victimes
47:19et sont maîtresses
47:20de leur destin
47:21mais quand même
47:21il y a en politique
47:22beaucoup de misogynie
47:23et ce n'est pas facile
47:24d'être une femme d'état
47:25ou une femme de pouvoir
47:26face à un certain nombre
47:28de compétiteurs
47:29qui n'hésitent pas
47:29à vous mordre les mollets
47:30et M. Mélenchon
47:31sur la misogynie
47:32n'est pas le dernier
47:33je vous rappelle
47:33qu'il avait insulté
47:34plusieurs fois
47:34Mme Le Pen
47:35dans plusieurs campagnes
47:35mais j'ai cru voir
47:37qu'il avait dit à ses troupes
47:38d'arrêter d'être misogyne
47:39avec Marine Le Pen
47:40ce qui veut dire
47:41qu'il l'avait été avant
47:41merci d'avoir été
47:42notre invité
47:43Jean-Philippe Tanguy
47:44et M. Mélenchon

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