00:00Comme la majorité d'entre nous, je suis scandalisée par ces images, par toute cette violence, toute cette haine chevillée
00:05au corps
00:06qui existe dans notre pays depuis des décennies maintenant, parce qu'à chaque mobilisation, chaque manifestation, quelle que soit la
00:12cause,
00:12et vous le savez très bien, vous parlez à une militante non-activiste haineuse.
00:17Donc oui, les revendications de la plupart des lycéens sont totalement légitimes et je les soutiens également,
00:22mais pas avec une telle haine, mais qu'est-ce que ça veut dire en fait d'en arriver à
00:27des extrêmes pareils ?
00:28Et contrairement à ce que vous disiez, messieurs, les députés, je ne sais plus lequel d'entre vous,
00:32mais ils savent très bien ce qu'ils font, parce que c'est un genre de résistance étatique anti-républicaine.
00:39Ils ont la haine, une fois de plus, chevillée au corps.
00:43Et donc quand on est biberonné comme ça et qu'on veut se faire entendre de cette manière extrêmement drastique
00:49et clivante,
00:50on en arrive à un radicalisme pareil.
00:53Ils savent que les images vont être reprises, ils savent très bien que ça va faire parler,
00:56et c'est ce qu'ils veulent, parce qu'on est dans une fracture actuelle qui est terrifiante.
01:02On sait très bien qu'on n'arrive plus à se parler, que chacun vit en fonction de sa communauté
01:06idéologique,
01:07de sa communauté religieuse et d'autres.
01:10Donc actuellement, la manière de se faire entendre de ces gens-là est uniquement la violence.
01:16S'il n'y a pas de fermeté et d'autorité de la part de l'État, je ne parle
01:19même pas des forces de l'ordre.
01:20Mais c'est contre-productif pour les lycéens, une fois de plus.
01:24Mais on n'est pas en train de parler de la cause, là, puisque ça les discrédite.
01:28Là, les universités, en quoi elles sont rentrées en ligne de compte ?
01:32À la base, c'était les revendications lycéennes qui ont été reprises.
01:37On est dans une convergence des luttes qui va continuer.
01:40Et qui va payer ? C'est Bibi.
01:41C'est nous tous.
01:41On en parlera qui va payer.