- il y a 2 jours
Bonsoir DICI accompagne les téléspectateurs de BFM DICI dans leur soirée avec un focus sur l'actualité locale : infos, météo, sport, trafic. Au sommaire : Dégradations, le préfet du 05 écrit aux parents. Parc solaire à Oraison, un vote sous tension. Et à Sisteron, un grand sommelier de retour au pays.
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00:01– Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir d'ici.
00:14Nous sommes le vendredi 9 octobre. Bonsoir. Très heureux de vous retrouver sur BFM d'ici.
00:20Nous sommes ensemble pendant une heure et demie pour parler de l'actualité près de chez vous.
00:25On partira aussi en randonnée ce soir comme tous les vendredis à partir de 18h45 avec notre focus sur nos
00:31sentiers.
00:32Et ce soir, nous irons dans le dévolu avec Hugo Marseille. Mais tout de suite, voici les titres de l
00:38'actualité en ce vendredi.
00:39Le préfet des Hautes-Alpes recadre certains parents dont les enfants ont été placés en garde à vue après les
00:45manifestations des derniers jours.
00:47Dans un courrier, il rappelle leurs responsabilités et les invite à échanger avec eux.
00:52Un conseil municipal sous tension hier à Horaison. Il était encore question du futur parc photovoltaïque.
00:59Plusieurs opposants au projet ont été exclus par la police.
01:0450 ans après, ils se retrouvent. Assisteront les anciens élèves de l'école hôtelière.
01:09On redécouvert leur établissement. Et parmi eux, il y avait Philippe Forbraque, meilleur sommelier du monde en 1992.
01:16Il est venu partager son expérience avec les étudiants d'aujourd'hui.
01:20Notre invité, le sénateur des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Yves Roux, réélu le 27 septembre dernier.
01:26L'homme de gauche entend poursuivre son travail auprès des maires du département.
01:31On le retrouve tout à l'heure.
01:36Mais on ouvre ce journal avec ses premiers flocons qui sont tombés cette nuit dans les Hautes-Alpes.
01:42On peut regarder par exemple à Montgenèvre. La neige est tombée très légèrement au-dessus des 1800 mètres.
01:48Mais il y avait plusieurs centimètres au-dessus des 2300 mètres.
01:53On a aussi vu du blanc à Saint-Véran dans le Quéra.
01:57La neige qui a déjà obligé à la fermeture de certaines routes.
02:00Les engins étaient de sortie pour la première fois, vous le voyez, au col du Galibier, du Granon ou encore
02:05au col de l'Isoar.
02:06Si le col Agnel est ouvert, le col du Galibier et du Granon, eux, restent fermés jusqu'au 12 octobre.
02:13Un coup de frais qui est sans doute très éphémère puisque les températures vont remonter dès la semaine prochaine.
02:21Un courrier du préfet directement dans la boîte aux lettres de certains parents.
02:26Ce matin, des familles des Hautes-Alpes ont reçu une lettre de Philippe Belbet.
02:30En cause, les dégradations qui auraient été commises par leur enfant dans le contexte du mouvement lycéen.
02:36Il n'est pas le premier à effectuer cette démarche qui vise, selon lui, à responsabiliser parents et adolescents.
02:44Les détails avec Amélie Deschers.
02:46Il vous appartient, en tant que parent, d'échanger avec votre enfant sur les faits dans lesquels il est impliqué.
02:51Ces mots sont ceux de Philippe Belbet, le préfet des Hautes-Alpes, dans une lettre adressée aux parents dont l
02:56'enfant, vous l'aurez compris,
02:57est impliqué dans des actes de dégradation commis dans le cadre des mouvements lycéens.
03:02Dans ce courrier, le préfet insiste sur la nécessité d'un dialogue entre parents et enfants pour, je cite,
03:08l'aider à en mesurer les conséquences et lui rappeler que l'exercice d'une liberté implique aussi le respect
03:14des autres, des biens et des règles communes.
03:16Selon nos informations, six jeunes seraient concernés par ces courriers,
03:19des jeunes placés en garde à vue ou interpellés lors de flagrants délits durant ces manifestations.
03:24Rappelons tout de même qu'à ce stade, aucune condamnation n'a été prononcée à leur rencontre.
03:30À Horaison, le projet de parc photovoltaïque continue de faire des étincelles.
03:35Ce jeudi, le conseil municipal a approuvé la modification du plan local d'urbanisme,
03:41première mesure nécessaire pour permettre l'implantation de ce parc solaire de 18 hectares dans un bois communal.
03:47Mais la séance a été mouvementée, encore plus que celle de la semaine dernière,
03:51qui avait déjà dû être interrompue, plusieurs militants venus assister au vote,
03:56ont été virés manu militari par la police municipale.
04:00Le récit avec Laurie Charrier.
04:02Vendez votre chien, je ne sais pas, vendez vos enfants,
04:05mais tout n'est pas à vendre, monsieur le maire.
04:07Vous venez de déclencher la guerre, vous nous trouverez sur vos pas.
04:11C'est en plein milieu de notre interview que cette manifestante interpelle Benoît Gauvent,
04:15le maire d'Horaison, qui sort tout juste d'un conseil municipal quelque peu mouvementé.
04:20Vous avez besoin de voter contre !
04:22La raison de cette agitation n'est autre que le projet de parc photovoltaïque
04:26et la délibération le concernant.
04:27Au total, 6 personnes sur les 14 admises dans la mairie ce soir-là sont sorties,
04:32accompagnées par la police municipale.
04:36De toute façon, l'objectif c'était d'intervenir.
04:38Il ne fallait pas louper le coche.
04:39Donc nous avons choisi d'intervenir juste après la lecture de l'amendement
04:45de la conseillère de l'opposition.
04:47Un amendement rejeté en conseil municipal qui a laissé place au débat et au vote
04:52concernant la délibération sur la modification du plan local d'urbanisme, le PLU.
04:56Un débat accompagné en grande partie par des bruits émanant de l'extérieur de la mairie.
05:04La modification du PLU a finalement pu être votée et elle a été admise à la majorité.
05:09On a tenu bon. Je conçois très bien que ces gens-là ne soient pas d'accord avec le projet.
05:14Je conçois très bien qu'on ait des choses à dire.
05:16Mais ce n'est pas de cette manière-là dans une salle de conseil municipal
05:19et ce n'est pas avec ce comportement-là qu'on fait passer des messages.
05:22À horizon, ce n'est que le début du projet de parc photovoltaïque.
05:25Et pour les opposants, ils l'ont bien spécifié.
05:28Ce n'est que le premier acte de leur résistance.
05:32Lundi, ce soir, au tour des élus de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur
05:36d'élire leur nouveau président.
05:38Renaud Muselier a en effet quitté son siège, devenu sénateur des Bouches-du-Rhône.
05:42François de Canson, l'un de ses vice-présidents, est largement pressenti pour le remplacer.
05:47Nous vous proposons une émission spéciale à suivre à partir de 11h pour suivre cette élection.
05:55Autre sujet cette fois qui concerne l'Église catholique.
05:58La lutte contre les abus sexuels, devenu un enjeu majeur.
06:02Une journée de prévention était organisée aujourd'hui à Péruy par le diocèse de Dignes, Riez et Cisteron.
06:09Journée à destination des professionnels de l'enseignement.
06:13L'objectif, leur permettre de repérer les éventuelles violences
06:16et leur apprendre les procédures à engager.
06:19Écoutez.
06:19La première chose, c'est de leur présenter la parole d'une personne victime,
06:23qui a été victime enfant.
06:25Parce que ce sont les victimes, en fait, qui nous apprennent comment les accompagner,
06:29ce qu'elles attendent de nous et comment faire pour qu'elles ne soient plus victimes,
06:34pour qu'il n'y ait plus de victimes.
06:35Ce qui est important, c'est que ça avance dans l'enseignement catholique.
06:38Pour le diocèse, pour les acteurs pastoraux,
06:41depuis plusieurs années, la Conférence des évêques de France a demandé
06:44que chaque année, les acteurs pastoraux aient une formation spécifique.
06:48Donc, on a fait une grosse formation ici, il y a presque un an.
06:53Et on va la reproduire, d'ailleurs.
06:55Mais donc, pour l'enseignement catholique,
06:58l'initiative est venue de la direction de l'enseignement catholique,
07:02mais aussi de nous, mais aussi de nos diocèses,
07:04où on a dit qu'il faut qu'il y ait quelque chose en commun.
07:07Et puis, parlons de ce colloque original organisé aujourd'hui à Gapes
07:12à l'occasion de la Nuit du droit.
07:14Des professionnels de la justice et de la montagne
07:17se sont réunis autour de François Mollins,
07:19ancien procureur général auprès de la Cour de cassation.
07:22Celui que le grand public a découvert lors de la vague d'attentat en 2015
07:26est également un féru d'alpinisme.
07:29Et il a notamment expliqué en quoi l'esprit de Cordée
07:32l'avait aidé à prendre de bonnes décisions,
07:34notamment au moment des attentats de Paris, Hugo Marseille.
07:38Oui, François Mollins, c'est probablement le magistrat le plus connu de France,
07:42mais hors des tribunaux, c'est aussi un adepte de la montagne.
07:45Il a notamment expliqué avoir fréquenté à plusieurs reprises le massif des écrins,
07:49mais il a surtout, lors de son propos liminaire,
07:51tracé des parallèles entre sa profession et sa passion
07:54alors qu'il était procureur du tribunal de Paris.
07:57Au cœur des attentats du 13 novembre 2015 notamment,
08:01il avait pris ses décisions en appliquant une forme d'esprit de Cordée.
08:04Je m'étais interrogé à l'époque sur ma façon de manager.
08:07Je m'étais demandé s'il fallait que je bouscule les chaînes de compétences
08:10pour finalement tout décider à la place de tout le monde,
08:13compte tenu de l'importance du problème qui était posé.
08:15Et en fait, je n'ai pas fait ça.
08:16J'ai choisi de laisser chaque personne à sa responsabilité,
08:19à son poste de travail et de me mettre là en soutien
08:22pour absorber un maximum de pression sur les épaules,
08:25surveiller ce qui se passait, être vigilant,
08:26prendre les grandes décisions,
08:28mais laisser les gens travailler et donc leur faire confiance.
08:30Voilà, un peu comme dans une cordée.
08:32Ce que j'avais pu vivre en montagne et particulièrement en haute montagne
08:36m'avait certainement aidé à mieux gérer les situations de crise
08:41et à prendre plus sereinement des bonnes décisions.
08:44François Mollins qui a ensuite assisté au débat de la matinée
08:47intitulé « Sauver et enquêter sur le double rôle
08:50notamment des secouristes du PGHM et de la CRS ».
08:5450 ans après, ils étaient à nouveau ensemble.
08:58Les anciens élèves de l'école hôtelière de Cisteron
09:01se sont retrouvés pour célébrer la promotion de 1976.
09:06Et parmi eux, il y avait Philippe Forbraque,
09:09sacré meilleur sommelier du monde en 1992.
09:12L'occasion de transmettre son savoir-faire à la nouvelle génération
09:15autour, vous allez le voir, d'un vin local.
09:18Reportage, Estelle Otois.
09:20Est-ce que ça vous plaît cela ?
09:24Est-ce que c'est la bonne heure pour le goûter ?
09:26C'est en tout cas l'heure et l'endroit qu'il ne fallait pas manquer
09:29pour suivre les conseils d'un ponte du milieu.
09:32Face aux élèves de l'école hôtelière de Cisteron
09:34se trouve Philippe Forbraque,
09:36dont le col bleu-blanc-rouge trahit toute l'excellence professionnelle.
09:40En 1992, il est sacré meilleur sommelier du monde.
09:44C'est d'abord un minot du coin
09:46qui est venu retrouver ses anciens camarades
09:48et transmettre au suivant.
09:50La transmission, c'est l'essence même, j'allais dire, de notre métier
09:52parce qu'on est des métiers dans lesquels on apprend beaucoup par l'exemple
09:55et beaucoup par la communication et le partage.
09:58C'est ce qu'on avait vécu, nous, il y a 50 ans
10:01avec nos professeurs, avec des intervenants, avec des stages.
10:05Ce jeune et moins jeune ont assisté à la dégustation
10:07d'un blanc du domaine d'hébergerie de Haute-Provence.
10:10L'atelier était co-animé par Bastien De Bonneau,
10:13sobrement meilleur sommelier de France en 2024
10:16et ancien des lieux.
10:18Une aubaine bien intégrée par les étudiants.
10:21Je pense que c'est une opportunité qu'on n'a pas toujours dans sa vie
10:23et en plus, on participe à 100% au projet.
10:27On est dedans, c'est nous qui organisons tout
10:29avec l'aide des professeurs qui sont là pour nous soutenir.
10:31On essaye aussi de montrer aux premières invités
10:33la chance qu'ils ont parce qu'on ne s'en rend pas forcément compte.
10:36L'occasion ou jamais de rappeler un vieux dicton,
10:39nos régions ont du talent.
10:41Et puis avant de retrouver notre invité,
10:44le programme des matchs de hockey ce soir à domicile,
10:47les Diables Rouges de Briançon en difficulté
10:49depuis les six derniers matchs affrontent les gothiques d'Amiens
10:52qui eux remontent au classement.
10:54Autre choc à suivre ce soir, Marseille-Gap,
10:57l'ambiance qui s'annonce grandiose avec des Spartiates,
11:00leaders du classement.
11:02Les enjeux avec RMC Sport.
11:04Dans quel état le derby aux Alpins aura-t-il laissé Gap et Briançon ?
11:08Pour rappel, ce sont les Gapensais qui sont sortis vainqueurs
11:11de la rencontre dimanche dernier,
11:12égalisant dans les derniers instants,
11:14avant d'aller chercher la victoire en prolongation.
11:17Un succès qui a permis aux Rapaces d'engranger
11:19une deuxième victoire en quatre matchs.
11:21Il s'agit donc d'enchaîner désormais sur la classe de Marseille,
11:24ce que n'est pas encore parvenu à faire Gap depuis le début de la saison.
11:28Les Briançonnais, eux, reçoivent Amiens ce soir à René-Frogé,
11:31une formation moins bien classée que les Diables Rouges qui sont huitièmes.
11:35La victoire est de fait obligatoire pour les hommes de Pierre Bergeroux
11:38qui n'en ont récolté que trois en huit journées.
11:42Et notre invité est le sénateur des Alpes-de-Haute-Provence,
11:45Jean-Yves Rouges.
11:51Bonsoir Jean-Yves Rouges.
11:52Bonsoir.
11:52Merci d'être avec nous.
11:54Pour commencer cet entretien, je vais poser la même question
11:56que j'ai posée à celle de votre homologue des Hautes-Alpes,
11:59Jean-Michel Arnault, concernant les manifestations lycéennes
12:02qu'on a vues aussi dans votre département.
12:05Que vous inspire cette mobilisation des jeunes ?
12:09Écoutez, je pense que le fait de faire, de manifester, c'est un droit.
12:14Donc je pense qu'on ne peut que faire un constat par rapport à ces manifestations.
12:19Ce qui n'est pas normal, ce sont les dégradations.
12:21Et nous avons vu qu'après le deuxième jour,
12:24les parents ont encadré ces jeunes-là.
12:26Et ça s'est très bien passé dans le département.
12:28Et je crois que c'est comme ça qu'il faut manifester pacifiquement,
12:31se faire entendre bien sûr, mais sans rien casser.
12:33– Camille Galtier, le maire de Manosque, a décidé de sanctionner les jeunes
12:38et les familles de ceux qui ont causé des dégradations le jeudi 1er octobre.
12:42Est-ce que vous êtes en phase avec cette décision ?
12:45Est-ce que c'est le rôle d'un maire ?
12:46– Écoutez, c'est une décision qu'il a prise personnellement.
12:49Je crois que la réflexion est peut-être qu'il faut y réfléchir.
12:53Mais je crois qu'essayer de condamner de suite des jeunes sans avoir une discussion,
12:58et le lendemain, justement, il a rencontré les jeunes pour discuter.
13:01Je crois que l'ouverture était ce contact qui est entre la mairie et, je veux dire, les jeunes.
13:07Mais il faut savoir que ce n'est pas un problème de municipalité,
13:09c'est un problème au niveau de l'État, au niveau du gouvernement,
13:12par rapport à des manques de professeurs.
13:14Et donc, c'est bien qu'il ait fait la démarche de les recevoir,
13:17mais je crois que, malheureusement, lui, de son côté, fera le maximum.
13:21Mais vous le savez, c'est au niveau du gouvernement de changer
13:23et, justement, de recruter plusieurs postes de remplaçants
13:26qui a été annoncé aujourd'hui avec 3 000 remplaçants, notamment.
13:31Et j'espère que cela permettra aussi à nos jeunes d'avoir l'éducation normale
13:36qui nous permette aujourd'hui d'avoir, et de couvrir,
13:40et d'essayer d'avoir des jeunes qui travaillent à la fin de leurs études.
13:43Que pouvez-vous faire, vous, en tant que sénateur, sur ce sujet ?
13:47Comment pouvez-vous vous mobiliser aussi sur cette thématique ?
13:51Écoutez, moi, dès qu'il y a eu les manifestations,
13:52j'ai voulu faire remonter au niveau du ministère de l'Éducation nationale
13:56les problèmes, parce que dans notre département,
13:58nous avons aussi des problèmes de remplacement.
14:00Aujourd'hui, on n'avait plus de remplaçants
14:02qui étaient dans nos collèges, dans nos lycées.
14:05Et j'ai attiré l'attention du ministre de l'Éducation à ce sujet.
14:09Donc, maintenant, j'attends la réponse du ministre.
14:11Vous n'avez pas eu la réponse, encore.
14:11Mais je n'ai pas eu la réponse, mais il a un peu donné,
14:13par rapport à l'annonce qu'il a faite,
14:15à travers 3 000 au niveau des professeurs des écoles,
14:18mais aussi 1 000 au niveau des écoles primaires.
14:21Donc, je crois qu'il y a déjà une avancée.
14:23Maintenant, l'annonce est faite.
14:24On attend le concret.
14:25Si on continue à parler des services publics
14:27dans les Alpes d'Aude-Provence,
14:29comme dans les Hautes-Alpes,
14:30des bureaux de poste sont menacés
14:32dans des petits villages,
14:34dans les Alpes d'Aude-Provence.
14:35C'est le cas à Allos et à La Javie.
14:38Comment, vous, en tant que sénateur,
14:40vous pouvez empêcher, en tout cas,
14:42essayer de tenter qu'ils ne ferment pas ces bureaux ?
14:45Nous avons demandé qu'on essaye de regarder,
14:47au niveau de la direction départementale de la poste,
14:50de regarder le maillage territorial
14:51par rapport à ces bureaux de poste.
14:53Aujourd'hui, on ne peut pas être,
14:55essayer de dire aux gens,
14:56oui, il ne faut pas faire des kilomètres,
14:58il ne faut pas polluer la planète,
15:00et leur dire, demain, on ferme un bureau de poste
15:02et vous avez 50 kilomètres à faire
15:03pour aller à votre bureau de poste.
15:05Donc, je pense qu'il y a une réflexion
15:07qu'il faut avoir.
15:08Il faut avoir une réflexion
15:09sur l'aménagement du territoire
15:10et le service public en général.
15:11Et je crois qu'une fois qu'on aura cette réflexion,
15:14on pourra peut-être essayer de discuter,
15:16mais il faut qu'ils discutent avec les maires
15:18pour voir un peu comment on peut relancer aussi
15:19les bureaux de poste dans nos territoires.
15:21Quand on regarde ces communes,
15:22par exemple, 376 habitants à La Javie,
15:24812 à Allos,
15:25est-ce que ces villages ont réellement besoin
15:27d'un bureau de poste ?
15:28Le groupe, la poste évoque des baisses de fréquentation
15:31qui sont réelles.
15:32Est-ce que c'est encore utile, aujourd'hui,
15:34d'avoir un bureau de poste dans de si petits villages ?
15:36On a la possibilité de faire des agences postales communales
15:38avec une participation de l'État.
15:40Moi, je défends ces agences postales communales.
15:42Mais en même temps, je vais vous prendre un cas,
15:43le bureau de poste de La Javie,
15:44que je connais très bien.
15:46Il est ouvert, il n'est pas ouvert 35 heures.
15:48Oui, il est ouvert le matin.
15:49Il est ouvert le matin.
15:50C'est un facteur qui se tient quelques jours par semaine.
15:53Mais quand vous habitez Prasso de Pléon,
15:54on est au-dessus.
15:55Vous avez trois quarts d'heure
15:56pour descendre, voire une heure
15:57pour aller jusqu'à Digne.
15:58Et vous faites à peu près 60 kilomètres.
16:00Donc, la proximité,
16:02on est en train d'enlever les services publics
16:03dans la proximité.
16:04Donc, c'est pour ça que je parle tout à l'heure.
16:06Il faut regarder le maillage,
16:07comment on peut le réaliser,
16:08comment on peut accompagner les collectivités.
16:10Et moi, je crois beaucoup aux agences postales communales
16:12parce que c'est une participation de l'État.
16:15Aujourd'hui, on est en train de renégocier
16:17au niveau de l'État
16:18le contrat de présence postale territoriale
16:21au niveau national
16:22entre l'AMF,
16:25le gouvernement,
16:26mais aussi la direction de la poste
16:28pour qu'on puisse continuer
16:30à accompagner ce service public
16:32dans nos villages.
16:33Parce qu'aujourd'hui, c'est essentiel.
16:35C'est le lien social aussi.
16:36C'est la disparition d'un symbole.
16:37C'est la disparition d'un symbole.
16:39C'est surtout ça.
16:40C'est un service public.
16:41Des fois, c'est le seul service public
16:43avec la mairie que nous avons dans nos villages.
16:45Donc, il faut essayer d'accompagner.
16:47Je veux dire,
16:47et c'est mon message
16:49que je fais passer chaque fois à la poste.
16:51Vous avez été réélu le 27 septembre dernier.
16:53On va y revenir.
16:54L'une de vos priorités,
16:55c'est aussi la prévention des risques d'inondations.
16:58On le sait, dans les Alpes-Haute-Provence,
17:00l'Ubaille est particulièrement touchée.
17:02La preuve, la commune du Vernifours
17:03a été victime de coulée de boue.
17:06Une route est coupée en ce moment même.
17:10Comment empêcher,
17:11on revient sur cette même question,
17:12mais que ces catastrophes naturelles
17:14ne se reproduisent ?
17:15Qu'est-ce qui ne va pas aujourd'hui
17:16s'il y a des choses à changer,
17:18notamment au niveau de la loi ?
17:20Écoutez, au niveau de la loi,
17:21avec mon collègue Jean-François Rappin,
17:23qui est du Pâtre-Calais
17:24par rapport aux inondations
17:25qu'il y a eu en 2024,
17:26mais aussi...
17:27Vous échangez avec vos collègues du Nord ?
17:28J'essaie d'aller me coller du Nord,
17:29mais ce n'est pas les mêmes inondations,
17:31parce que eux, c'est les voies triangle,
17:32c'est-à-dire que c'est la mer qui monte,
17:33nous, ce sont les crues,
17:34c'est tout à fait différent.
17:36Le constat qu'on fait
17:36dans les territoires de montagne,
17:38comme les nôtres,
17:38c'est un manque d'entretien des cours d'eau.
17:40Pourquoi un manque d'entretien des cours d'eau ?
17:41Parce que, que ce soit le privé
17:42ou que ce soit la collectivité territoriale,
17:45avec le problème de la police de l'eau,
17:46plus personne ne va rentrer dans les cours d'eau
17:47pour l'entretien,
17:48c'est-à-dire enlever les embâcles,
17:50enlever les sédiments,
17:51couper les arbres qui risquent de tomber
17:53au bord des berges.
17:54Il faut qu'on essaye de laisser l'eau
17:56ruisseler d'une berge à l'autre correctement,
17:58et cela permettra d'éviter les inondations.
18:00On l'a vu,
18:01quand je suis allé dans ce rapport
18:02que nous avons fait,
18:03où je suis allé à Guillestre,
18:05à Guillestre,
18:05où c'est qu'il y avait l'intermarché,
18:07pour ne pas le citer,
18:08je veux dire,
18:08il y avait 2,50 mètres,
18:103 mètres,
18:10je veux dire,
18:11debout qui étaient,
18:12si on avait pu,
18:13je pense,
18:14engager,
18:14et on a interrogé une personne de Guillestre
18:16qui était un ancien de Guillestre
18:17qui nous a dit,
18:18mais vous voyez,
18:18on arrive à des catastrophes comme ça
18:20parce que nous ne faisons plus
18:21l'entretien des cours d'eau.
18:22Et je crois qu'aujourd'hui,
18:23la proposition de loi
18:24qui a été validée à l'Assemblée
18:25et au Sénat
18:25et qui a été promulguée
18:26le 7 mai dernier,
18:27nous permettra,
18:29suite au décret d'application
18:30qui devrait sortir
18:30d'ici la fin de l'année,
18:32nous donner la possibilité
18:33de rentrer plus facilement
18:34dans les cours d'eau
18:35pour l'entretien.
18:35Parce qu'aujourd'hui,
18:36on a les cures-pus.
18:37Alors moi,
18:38je parle d'entretien,
18:38je ne parle pas de curage
18:39parce que le curage,
18:40quand vous faites un curage,
18:41il faut le faire sur des kilomètres.
18:42Sinon,
18:43l'eau,
18:43ça fait des vagues
18:44et aujourd'hui,
18:45ça inonde deux fois plus.
18:46Donc,
18:46il faut faire un entretien
18:47qui soit régulier.
18:48Et pourquoi cet entretien
18:49n'est plus aussi régulier qu'avant ?
18:50Parce qu'il y a une modification de la loi
18:53qui est qu'il faut faire
18:54des expérimentations
18:55et il faut faire aussi
18:56des études environnementales
18:57et de biodiversité.
18:59Aujourd'hui,
18:59quand il y a l'urgence,
19:00ces études,
19:01on ne les fait plus.
19:02Quand il y a une inondation
19:03comme Aguillesse,
19:04on donne les autorisations.
19:05Donc,
19:06essayons de faire de la prévention
19:07et nos territoires
19:08seront moins inondés
19:09et surtout nos villages.
19:10Donc,
19:11je pense que c'est essentiel
19:12qu'on puisse arriver
19:13à faire de la prévention avant,
19:14c'est-à-dire à rentrer
19:15dans les cours d'eau plus facilement
19:16et donner avec une simplification.
19:18Le problème,
19:19c'est aussi que nos territoires montagneux
19:20ne sont pas forcément pris en compte
19:22comme il le faudrait
19:23par les lois nationales.
19:25Elles sont mélangées aussi
19:27avec d'autres territoires
19:28avec des problématiques
19:29tout à fait différentes.
19:30Écoutez,
19:30aujourd'hui,
19:31on a beaucoup
19:33travaillé sur la loi montagne,
19:34sur l'acte 3 de la loi montagne.
19:35C'est vrai que je pensais,
19:36en effet.
19:37Je veux dire,
19:37c'est une amélioration
19:38qui est entre eux.
19:39C'est vrai qu'on ne va pas
19:39tout régler les problèmes de montagne,
19:41mais c'est une avancée.
19:42Il n'y avait pas de loi montagne,
19:44il n'y avait pas de secrétaire d'État,
19:45il n'y avait pas de ministre de la montagne.
19:46Aujourd'hui,
19:47le premier ministre qui est revenu,
19:48c'est Joël Giraud,
19:49vous le savez.
19:50Et je veux dire,
19:51ça a pu décliner.
19:52Donc,
19:52on essaye de faire entendre
19:53les élus de la montagne,
19:55de faire entendre justement
19:56notre voix.
19:57Et pour nous,
19:57c'est essentiel
19:58que cet acte 3 de la loi montagne
20:00puisse accompagner les élus
20:01le mieux possible.
20:02Et dans les inondations,
20:03il faut savoir que
20:05cette prévention des inondations
20:06que nous avons,
20:06nous parlons de la montagne.
20:08Donc,
20:08je veux dire,
20:09ce n'est pas uniquement
20:10les bassins versants,
20:12c'est la montagne.
20:13Donc,
20:13je veux dire,
20:13ce type de loi
20:14est vraiment
20:16facilité les montagnards.
20:17Vous avez été réélu,
20:18je l'ai dit,
20:19sénateur,
20:19avec 59,96% des suffrages
20:22pour être précis.
20:24Quel bilan tirez-vous
20:25de ce score
20:26qui est dans un département
20:28quand même
20:28qui tire plutôt à droite
20:30depuis quelques années ?
20:32Mais moi,
20:32déjà,
20:32je remercie
20:33les grandes électrices
20:34et les grands électeurs
20:35qui m'ont fait confiance.
20:36Je crois qu'aujourd'hui,
20:37par rapport au travail
20:38et à la proximité
20:39que nous avons
20:39entre les maires
20:40et le sénateur
20:42que je suis,
20:43on se rencontre
20:43une fois par an minimum.
20:45Je fais le tour des communes,
20:46je fais 10 000 km par an.
20:48On essaye de voir,
20:49d'essayer d'échanger
20:51pour voir un peu
20:51leurs problèmes,
20:52comment on peut les aider,
20:53comment on peut les accompagner,
20:54qu'est-ce qu'il faut modifier ?
20:55On a fait des propositions de loi,
20:57la compétence
20:58au réassainissement,
20:59le problème des inondations,
21:01le problème des France
21:01revitalisation ruralité
21:03où on est le seul département
21:04de la région PACA
21:05à avoir la totalité
21:06de ce dispositif.
21:07Et je le rappelle,
21:08c'est 5 ans
21:09d'exonération de charges
21:10fiscales et sociales
21:11pour toute entreprise
21:11qui veut s'installer
21:13dans le département
21:14moins de 11 salariés
21:15et après dégressif
21:16à hauteur de 75%,
21:1750 et 25%.
21:19Malgré de nombreux élus
21:20à droite dans le département,
21:22il y a toujours
21:22un sénateur de gauche,
21:23la gauche est toujours là.
21:25Je pense que ce n'est pas
21:26par rapport à l'étiquette,
21:27c'est par rapport à la proximité
21:28et au travail que nous avons fait.
21:30On va au-delà des barrières
21:31dans cette élection.
21:32ça a été l'intérêt général
21:33et de ces élections,
21:35ça a toujours été
21:35l'intérêt général.
21:36Que vous soyez de droite
21:37ou de gauche,
21:38il faut aider les citoyens
21:38parce que derrière,
21:39il y a des élus
21:40et il y a des citoyens.
21:42Donc je pense qu'on est là
21:43pour essayer de se regarder
21:44et l'intérêt général
21:45doit être primordial.
21:46Une dernière question,
21:48rapidement,
21:48si on se projette
21:49un peu plus loin
21:50avec les élections départementales
21:51qui auront lieu en 2028,
21:53est-ce que c'est quelque chose
21:54qui vous trotte dans la tête ?
21:56La présidence,
21:57on m'a dit que notamment
21:58certains élus peut-être
22:00aimeraient vous voir
22:01accéder à cette présidence.
22:02Est-ce que ça trotte dans la tête ?
22:04Écoutez, aujourd'hui,
22:05moi j'ai été élu sénateur
22:06il y a 15 jours.
22:08Je ne pense pas à 2028.
22:10Vous le savez,
22:10je suis conseiller départemental.
22:13Il y a certains élus
22:13qui m'en ont parlé,
22:14je ne veux pas vous cacher.
22:16Mais aujourd'hui,
22:16comme je l'ai dit,
22:17il y a des échéances
22:18qui seront très importantes
22:19qui sont les présidentielles
22:20et les législatives.
22:22Et après, à ce moment-là,
22:23écoutez, j'aurai une réflexion,
22:24mais mon engagement
22:25que j'ai réalisé,
22:26c'est de rester sénateur
22:28jusqu'à la fin de mon mandat.
22:29Donc aujourd'hui,
22:30la réflexion,
22:31j'accompagnerai sûrement
22:32un candidat, peut-être.
22:35Mais aujourd'hui,
22:36c'est ne pas être
22:37la présidente du Conseil départemental.
22:38En tout cas,
22:38ça vous fait plaisir
22:38que des élus pensent à vous.
22:40Oui, parce que le score
22:40que j'ai fait,
22:41je pense que c'est par rapport
22:42au travail.
22:42Et ils reconnaissent le travail
22:43et ce que je pourrais apporter
22:45si je reste au Conseil départemental
22:47et dans une majorité.
22:49Merci Jean-Yves Roux
22:50d'avoir été notre invité ce soir.