00:00Une demi-heure d'échange avec un professeur qui n'a pris aucune note,
00:03Mathilde, élève de première et d'ubitative.
00:05On a parlé comme ça. Un prof et on est 15 dans la classe,
00:08mais il n'y a que 4 élèves qui ont parlé.
00:09C'était pour échanger sur les blocus.
00:11Pourquoi on faisait tout ça ?
00:13Ça a un peu fait des tassures pendant le débat.
00:14En fait, on parlait, mais sans but précis.
00:17C'était juste pour gagner du temps.
00:18Ah non, ça n'a pas débouché sur rien du tout. Ça, non.
00:20De la friture sur la ligne entre ces ados et certains de leurs professeurs,
00:24pas sûr que l'échange soit productif, s'interroge Myriam.
00:26C'est des générations différentes et ils pensent qu'on extrapole un petit peu sur certains sujets.
00:31Après, c'est vrai que oui, c'était difficile un petit peu la communication.
00:33En fait, ils sont un petit peu des douanés.
00:35Ils ont dit que ce n'était pas de leur faute, c'était plus l'éducation nationale
00:38et on aurait plus voulu qu'ils soient de notre côté.
00:39Le principe même d'un échange avec des professeurs déjà au courant de leurs difficultés et exigences
00:43est incohérent, selon Étienne.
00:45On n'a pas à discuter avec les établissements.
00:47Il faut discuter avec ce qu'il y a au-dessus des établissements.
00:49C'est l'État ou la région.
00:50C'est pourquoi beaucoup comme Hugo snobent ce temps d'échange.
00:52Ça ne sert à rien parce que de toute façon, ils ne vont rien changer.
00:55Ils vont juste gagner du temps pour essayer de nous calmer, mais ça ne va pas marcher.
00:57Hors micro, des professeurs eux-mêmes refusent d'être la courroie de transmission du gouvernement
01:02et d'animer ces temps démocratiques.
01:03Marseille, Stéphane Burgatte, Europe.