00:00On a eu des charges policières extrêmement violentes, des coups de matraque à l'aveugle, des gaz lacrymogènes.
00:06Beaucoup de jeunes qui sont tombés inconscients, qui se sont piétinés par les mouvements de foule,
00:09qui ont fait des malaises aussi pour certains.
00:11Et donc en fait, après ça, ils nous ont poussé d'une telle violence, c'était vraiment un carnage,
00:15que derrière, les jeunes, bah oui, ils étaient traumatisés, choqués.
00:17Donc beaucoup sont partis choqués en courant pour essayer de fuir cette situation et fuir cette répression atroce.
00:24Puis derrière, nous, là, on essaie de se réorganiser, de savoir qui est parti où,
00:27mais là, en fait, ils ont réussi ce qu'ils voulaient faire, c'est-à-dire diviser le collectif des
00:29jeunes du Parc de Belleville,
00:30nous disséminer partout dans Paris, et de façon à ce qu'on ne puisse plus s'organiser.
00:35Et voilà, c'était leur objectif de nous disperser.
00:37Et là, ils ont réussi. Et là, actuellement, on est donc nassés ici avec une vingtaine de personnes.
00:41Et puis, ils piochent les jeunes au hasard, et ils les emmènent faire un contrôle, un contrôle de l'identité.
00:46Nous, ce qu'on demande, évidemment, c'est un logement pour toutes et tous, un logement digne, pérenne,
00:50que ces jeunes aient accès à la scolarité, comme tout enfant sur le territoire français,
00:53qui a accès aux transports, qui a accès aux soins. Et on demande la réquisition des logements vides.
00:58Il y a 3,1 millions de logements vides à Paris et 9 millions de mètres carrés de bureaux vides.
01:03Il y a 750 000 personnes sans-abri. Le calcul est rapidement fait.
01:06Est-ce que je vais quand même aller...
01:09...