00:00Participer à la fête de l'UMA, j'ai tellement hâte, je suis tellement fière, je suis tellement contente parce
00:04que c'est déjà un festival très important,
00:08qui est très connu même pour moi qui ne suis pas une artiste française.
00:13Et justement en tant qu'artiste francophone mais qui vit en Suisse, c'est encore plus une fierté pour moi
00:20de me dire que je suis programmée sur cette scène.
00:23On est juste super impatients et on a trop trop hâte de rencontrer le public de la fête de l
00:29'UMA.
00:30On est trop contents.
00:36Je dirais d'abord que c'est une musique hybride parce qu'il y a une idée de fusion de
00:41genres en fait dans mon projet,
00:43entre la musique rap, la musique reggae, la musique africaine, surtout essentiellement au niveau du choix des instruments
00:52et de la forme que je vais amener en fait à des morceaux de rap.
00:58Ce qui peut avoir une certaine originalité en fait parce que je vais essayer d'aller puiser dans les racines
01:05de ce qui m'a fait aimer la musique
01:07pour essayer de créer un pont et de rendre ça moderne en fait.
01:10D'où l'idée de future roots.
01:13C'est un peu l'idée de créer une contradiction équilibrée.
01:25La Suisse romande en particulier a toujours été très influencée par le rap français de France
01:31parce qu'on est francophone donc forcément on en écoute beaucoup, on connaît plein d'artistes français.
01:37On a autant baigné dans la culture rap française que le public de France mais je pense qu'il y
01:46a quelque chose qui est quand même assez différent dans nos influences et dans notre manière d'écouter la musique.
01:50Parce que comme la Suisse c'est un pays multiculturel, je pense qu'une des différences qu'on a au
01:58niveau de notre scène,
02:00c'est le fait d'avoir une oreille habituée à écouter des musiques dans une autre langue.
02:07On est aussi beaucoup influencés par le rap américain en fait, par les anglais, par les allemands, par d'autres
02:13raps en langue latine comme rap italien, etc.
02:17Ce qui fait que je pense qu'on a quelque chose d'un peu ricain comme on dit, d'un
02:24peu américain dans l'approche pure en fait de la musique rap et de la culture hip hop.
02:31Du coup je pense que c'est ce qui différencie la scène suisse mais elle a toujours été inspirée bien
02:37sûr par le rap français et le rap habitué.
02:45Pour moi la musique que je propose en fait va avec un univers complet, c'est pour ça que j
02:50'aime bien toucher à tout ce qui se rapporte à cet univers en fait.
02:56Pour moi c'est un peu naturel, donc je crois en fait qu'il n'y aura jamais de fin
03:00à cette créativité,
03:01qu'il y aura toujours en fait une nouvelle chose que j'aurais envie d'explorer, une touche en plus
03:08nouvelle que je vais vouloir apporter à mes projets.
03:10Donc finalement je pense que je serai toujours intéressée à apprendre de nouvelles choses et à connaître de nouvelles choses
03:17et à aussi aller chercher toujours ce petit truc en plus qui me manque en fait.
03:28C'était pour moi vraiment un petit projet en fait axé pour les réseaux sociaux histoire de partager un peu
03:36quelque chose
03:37même si entre nous les artistes et puis les fans de rap, même si on était à distance.
03:42Donc pour moi c'était vraiment un projet participatif en fait.
03:45J'ai demandé à mes abonnés sur Instagram de voter pour les artistes qui voulaient voir dessus etc.
03:50Donc puisqu'on était 19 bien sûr que je m'imaginais qu'il y aurait un peu plus de partage
03:55que d'habitude
03:55mais je ne m'attendais pas du tout à l'engouement et à quel point en fait ce projet est
04:03allé loin,
04:05à quel point il a été relayé.
04:07Je suis même passée en direct au journal de la RTS ici en 6, comme la chaîne principale quoi.
04:14On est passée sur MOVE, le morceau qui a tourné sur certaines chaînes de radio alors qu'il est même
04:22pas, il est gratuit.
04:24C'était quelque chose de fait vraiment avec le cœur juste dans le but de partager.
04:28Et ça, ça m'a vraiment motivée parce que ça a eu du sens pour le public, ça a eu
04:32du sens pour nous.
04:33Les artistes ont créé un lien donc ça m'a donné envie d'en faire un deuxième.
04:36J'en ai fait un deuxième par après, je compte en faire un autre cette année et pourquoi pas un
04:42par année jusqu'à pendant très longtemps, j'espère.
04:51Je pense qu'on a eu une chance à notre époque, c'est justement de pouvoir être connecté par les
04:57réseaux sociaux.
04:58Parce que pour moi et pour plein de mes collègues artistes, rappeurs, rappeuses, ça a été vraiment le radeau auquel
05:08on allait s'accrocher.
05:10Parce qu'on ne pouvait plus avoir de lien direct avec le public alors que c'est là qu'on
05:14a le sens de tout notre travail.
05:15Donc le fait de pouvoir avoir les réseaux sociaux, ça nous a permis en tout cas à moi d'essayer
05:22de développer des idées pour garder cette créativité
05:25et continuer à pouvoir proposer une alternative à mon travail qui est d'aller à la rencontre des gens, de
05:33leur faire plaisir, de partager des émotions avec eux,
05:36en créant des concepts spécialement axés avec cette contrainte du « on n'est pas en face les uns des
05:43autres ».
05:43Donc ça nous a permis de toujours garder un lien virtuel via le téléphone entre nous et le public.
05:53Et c'était important à ce moment-là d'avoir ça en fait.
05:58» Pompkine«