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  • il y a 8 heures
Plusieurs milliers de professionnels du monde de la culture ont manifesté ce jeudi 4 mars partout en France, pour de nouveau crier leur ras-le-bol et demander la réouverture des lieux culturels, un an après les premières mesures de fermeture.
Le rassemblement parisien s'est tenu place de la République, à la mi journée avant de s'élancer vers 14h30, en direction de la Madeleine.

Concomitamment, une centaine de manifestants sont entrés dans le théâtre national de l'Odéon, qu'ils comptent "occuper toute la nuit". "Nous ne sortirons pas avant qu'un conseil national des professionnels du spectacle soit convoqué avec Roselyne Bachelot et Jean Castex", a annoncé Karine Huet, secrétaire générale adjointe du SNAM-CGT.

Le gouvernement, qui a fermé fin octobre les théâtres, musées et autres lieux culturels pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, n'a donné aucune date de réouverture, attendant le résultat de plusieurs "concerts-tests".

L'année blanche, annoncée en mai 2020, qui correspond à la prolongation des droits d'indemnisation jusqu'au 31 août 2021 pour les intermittents arrivant en fin de droits entre le 1er mars 2020 et le 31 août 2021. Les professionnels de la culture exigent également sa prolongation jusqu'en août 2022.

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Transcription
00:00On a quand même une revendication que moi j'ai donnée aux journalistes tout à l'heure, c'est qu
00:03'on ne sortait pas d'ici avant qu'on ait une convocation officielle qui est faite pour un conseil national
00:09et professionnel du spectacle avec Jean Castex et Roselyne Bachelot pour examiner clairement nos revendications et on ne veut pas
00:16de conseiller du ministère, on ne veut pas que Bachelot parce que c'est pas elle qui décide, donc on
00:20veut au minimum Jean Castex et tant qu'on n'a pas cette convocation avec l'heure, le lieu et
00:25tous les gens invités, on ne sort pas d'ici. C'est ça qu'on a balancé.
00:34Bon, je ne voulais pas vous parler politique, mais ça c'est clair. Bon, Marc, veux-tu rajouter quelque chose
00:41? Voilà, alors je propose que justement, on commence notre 4 heures, enfin on commence à mettre tout ça là.
00:48Pour les musiciens, on va essayer de s'organiser parce qu'on va jouer un peu ici, on va faire
00:52des vidéos, enfin vous avez compris qu'on avait un peu de temps là du coup maintenant, donc on va
00:56faire plusieurs choses. Je vous passe Marc.
00:57Alors, on a eu la discussion avec la directrice, on a expliqué que c'était un combat de toutes nos
01:05professions, donc il fallait qu'ils se solidarisent, donc on va essayer de discuter avec l'équipe qui est en
01:11création,
01:12dans la grande salle, parce qu'il y en a dans les studios, mais c'est plus haut, parce que
01:16dire, ils répètent jusqu'à 23 heures, que nous on ne va pas faire de bruit, c'est pas possible,
01:20quoi, c'est une occupation, donc...
01:22Donc il faut qu'on discute avec eux pour qu'ils se solidarisent avec nous. On ne sait pas si
01:28on va y arriver, mais on va discuter, et puis on a un clip à enregistrer aussi, donc ça, on
01:33les a prévenus qu'avant 19 heures, parce qu'il faut que ça soit sur les réseaux à 19 heures,
01:39on va répéter un clip et l'enregistrer.
01:42Voilà. Donc on en est là. Donc Denis Gravouille appelle le cabinet. Denis Gravouille appelle le cabinet directement pour leur
01:56dire que ça serait bien vu que les forces de police s'éloignent et qu'il y ait un certain
02:01nombre de professionnels qui puissent nous rejoindre.
02:03On ne l'obtiendra peut-être pas, mais on a fait la demande. Donc voilà où on en est. On
02:07fait le point tout le temps. Bon, on a été reçus de façon très courtoise.
02:12Ça ne veut rien dire, mais c'était sympa. Non, non, mais c'était sympa. Bon, la courtoisie, pour moi,
02:20elle s'arrête quand même un peu si on nous dit de ne pas faire de bruit jusqu'à 23
02:23heures,
02:23parce que c'est quand même une occupation et que, bon, on est des gens civilisés, y compris quand c
02:30'est des comédiennes, des comédiens, des techniciens
02:33qui travaillent en création, mais qu'on attend quand même qu'ils se solidarisent avec nous, au moins pour annuler
02:39la répétition de ce soir.
02:54Justement, Clément, moi, je viens d'avoir la manif tout de suite au téléphone et je leur ai dit, parce
02:58qu'ils me demandaient s'ils pouvaient rentrer,
02:59je leur ai dit, c'est pas sûr, mais venez au moins tenir devant la place, là, c'est génial
03:03pour nous.
03:05Voilà, je les ai eus aussi et je les ai incités à venir, même s'ils ne peuvent pas rentrer
03:09de paracide devant les actes.
03:12Merci.
03:13C'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon.
03:16Bravo, merci à vous.
03:25Voilà, on est en direct du Théâtre de l'Odéon, donc occupé depuis bientôt une heure, un peu plus d
03:30'une heure même.
03:31Et une occupation qui va durer, avec des victoires, vous le voyez, qui sont installées au sol.
03:43Et donc, on le rappelle, c'est la journée nationale d'action pour la culture, la culture qui, aujourd'hui,
03:49a décidé de taper du poing sur la table en occupant le Théâtre de l'Odéon.
03:55Et ils l'occuperont jusqu'à obtenir une réunion avec Jean Castex et Roselyne Bachelot, cela vient d'être dit,
04:02de façon à faire entendre leurs revendications.
04:07Et en premier lieu, la revendication de la réouverture des lieux de culture, avec des règles sanitaires, bien sûr.
04:16Ils veulent faire entendre que la culture est vitale, tout autant que les autres activités humaines, elle est absolument vitale,
04:26psychologiquement, très importante pour les Français.
04:30Un an sans culture, c'est un an, c'est très long.
04:36Et là, nous sommes heureux d'être de nouveau dans ce lieu.
04:44Si beau, ce magnifique théâtre de l'Odéon.
04:49Alors, vous le voyez dehors, il y a quelques policiers, quelques CRS, qui...
05:01Qui entourent l'édifice.
05:03Pour le moment, tout se passe dans le calme.
05:07Mais il semble...
05:12Il semble qu'il veuille empêcher d'autres personnes de rejoindre le théâtre de l'Odéon.
05:21Et notamment la manifestation qui s'est tenue, qui se tient, qui a eu lieu de République à Madeleine.
05:43Je sens un soupçon de...
05:49Merci.
05:51Merci.
05:55Merci.
06:01Merci.
06:23Vous êtes nombreux à nous rejoindre pour ce live en direct du théâtre de l'Odéon.
06:29On vous fait vivre en direct l'occupation du théâtre qui vient d'avoir lieu, qui se met en place.
06:35Alors, des banderoles ont été installées sur le balcon de l'Odéon, vers l'extérieur.
06:48De nombreux acteurs de la culture sont présents et bien décidés à occuper l'Odéon pour se faire entendre.
07:07D'ailleurs, allez les interroger.
07:11Bonjour.
07:12Oui, bien sûr.
07:13Dany, c'est ça ?
07:14Oui, Dany.
07:15Pardon.
07:16Non, en même temps, je bois mon café.
07:17Oui, oui, bien sûr.
07:19Vous êtes masqué.
07:21Santé.
07:22Santé.
07:24Alors, Dany, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? C'est quoi ton métier ?
07:27Je suis tant technicien, plutôt lumière, mais je monte tout, je démonte tout.
07:32Et régisseur général dans l'événementiel et son grand spectre.
07:37Ça peut être du festival, ça peut être de l'institutionnel, ça peut être du défilé Fashion Week.
07:44Ça peut être Solid Eyes ou d'autres trucs un peu open air.
07:47Voilà.
07:48J'ai aussi tous les cassesses et puis travailler aux auteurs, tout ça.
07:52Voilà.
07:53Alors, depuis un an, c'est...
07:54En slip ?
07:56Voilà.
07:57Je n'ai pas eu une pige.
07:57Après, je n'ai pas non plus cherché parce que moi, dans mon secteur, on va dire,
08:02les heures des festivals, c'est mort.
08:05Tout ce qui est portes de Versailles et compagnie, c'est mort.
08:07Et du coup, ça fait un tel goulet d'étranglement que tu as un chantier pour sur dix.
08:12Donc, je n'ai pas voulu me mettre dans le peloton ou quoi ou caisse.
08:17Et voilà, je fais le dos rond.
08:19C'est un peu difficile parce qu'il y a aussi tout le côté social du boulot.
08:23Et que j'aime bien ce que je fais en général, même si parfois, ce n'est pas super intéressant.
08:29Mais ouais, non, c'est compliqué pour beaucoup et aussi pour tous les petits métiers qui en découlent.
08:36Comme tous les mecs des catering, les personnes du ménage, de la sécurité,
08:41qui, eux, n'ont pas forcément nos couvertures sociales.
08:47Qui, pour les intermittents et consorts, sont quand même...
08:49On mérite d'être là.
08:51L'année blanche, tout ça.
08:52D'ailleurs, ce serait bien que l'année blanche, s'ils pouvaient la renouveler.
08:55Oui, c'est une des revendications.
08:57Aussi, aussi.
08:58Et réouvrir les lieux, quoi.
09:00Réouvrir les lieux.
09:01Parce qu'il a été prouvé scientifiquement qu'il est moins dangereux d'aller au théâtre
09:05et dans certaines salles de concert que d'aller au supermarché et dans le métro à 17h30.
09:10Voilà, à bon entendeur.
09:11Et ce n'est pas du tout des trucs de conspi qui disent ça.
09:14C'est vraiment des trucs avérés scientifiquement.
09:17Là, ils vont faire leur test à Bercy, à la Cora Nervrena et dans une salle à Marseille.
09:22J'espère que ça va nous réouvrir des perspectives.
09:26Parce que c'est très, très, très dur.
09:28C'est très dur.
09:28Alors, qu'est-ce que, justement, qu'est-ce que tu penses, toi, d'une société, de la société française,
09:33du pouvoir français qui, depuis un an, organise les choses pour que le travail perdure,
09:39pour que les transports en commun perdurent, mais n'organise pas du tout les choses pour la culture ?
09:43C'est faire tourner leur roseille.
09:47Notre cher président Macron vient de chez Rothschild.
09:50C'est un petit bourgeois de province.
09:51C'est à peu près son cursus, ce mec-là.
09:55Voilà, quoi.
09:56Rentrer du pognon.
09:57Et puis le reste, ferme ta gueule, quoi.
09:59Même moi, en tant que consommateur de la culture, j'aimerais bien pouvoir aller à des petits cafés-concerts,
10:04aller emmener avec ma gamine de 5 ans, aller au musée en herbe.
10:08Enfin, je crois qu'il est ouvert, lui, pour le coup.
10:09Mais bon, c'est microscopique.
10:11Pouvoir aller au musée d'Orsay, au Louvre.
10:13Enfin, voilà, ça manque tout ça.
10:14Ça manque.
10:14Il y a beaucoup de monde.
10:16Il y a beaucoup de monde.
10:17C'est tellement essentiel.
10:18Ça nous nourrit, quoi, vraiment.
10:20Parce que les streamings, ça va 5 minutes.
10:23Voilà.
10:24Alors, là, on est en direct du Théâtre de l'Odéon.
10:27Salut les camarades.
10:29Donc, on est en direct.
10:30Bon, je vous remercie à tout le monde de nous suivre et de suivre ce live.
10:33On va essayer de vous faire vivre cette occupation de l'intérieur.
10:38Alors, concrètement, toi, comment ça s'est passé ?
10:39Comment tu t'es retrouvé ici ?
10:41C'est que moi, je ne sais pas ce que tu as dit tout à l'heure,
10:44mais en 2014, je faisais quelques actions avec le CIP et la compagnie Jolimum,
10:48avec Loïc, qui est un peu connu maintenant.
10:51Il a même été télévisuel.
10:52Parce qu'il aurait, soi-disant, tapé un mec chez Omedef à l'époque.
10:59Ils avaient fait une occupation.
11:00Ils ont été déboutés.
11:01Voilà.
11:01Mais ça a été bien aussi.
11:03Ça a mis aussi en lumière certaines choses.
11:07Et la guerre médiatique là-dessus.
11:09Ouais.
11:10Et donc, j'ai croisé Loïc sur la manif.
11:13Et il m'a dit, il y a une petite occupation, Daniel.
11:16Alors, tu étais sur la manif.
11:17Donc, on le rappelle, aujourd'hui, c'est journée nationale d'action dans toute la France.
11:22Et il y avait un rassemblement.
11:24Et donc, à Paris, on était à Répu à midi.
11:26Voilà, à Répu à midi, où il y avait un rassemblement pendant un peu plus d'une heure.
11:30Avec des concerts, des prises de parole.
11:32Tout à fait.
11:33Et là, tu croises donc Loïc de la compagnie Jolimum.
11:37Et il dit...
11:37Je ne suis pas le seul.
11:39Et du CIP aussi, très important.
11:40Le comité d'intervention est de précaire et de sans-papiers.
11:43Il en découle pas mal de choses de ce collectif.
11:50Voilà, avec qui j'avais fait des occupations.
11:52Donc, ouais, la boîte de Gattaz, l'UNEDIC en 2014.
11:55On avait fait aussi le carreau du temple, entre autres.
11:58Voilà.
11:59Donc, tu es habitué des occupations, toi ?
12:01J'en ai fait quelques-unes.
12:02Après, j'ai toujours été un peu militant.
12:06J'aurais suivi mes parents.
12:07Je voterais les républicains.
12:08Mais le côté vilpiniste, un peu humaniste.
12:11Mais...
12:13Merde.
12:14Mais non.
12:14J'ai bien humain.
12:15C'est le plaisir de vous voir.
12:17Bon, super.
12:18Merci.
12:19Bref.
12:20Voilà, on est là.
12:21On a merci beaucoup.
12:22On a bougé les lignes à d'autres manières.
12:24Ok.
12:24Bon, on est là aussi.
12:25J'ai descendu chez Merguez au manif.
12:26Il y a d'autres moyens de biais, de levier, d'action, tout ça.
12:32Voilà.
12:34Très vite.
12:34On va rester ensemble.
12:40Nous, on a appris ce matin, en fait, que le spectacle qu'on est en train de mettre
12:43en scène, mais comme énormément de spectacles en ce moment, en fait, ne va pas jouer puisqu'on
12:47devait jouer le 19 mars jusqu'au 15 avril et que ça ne va pas être possible.
12:53Donc, on essaye juste de profiter un tout petit peu malgré tout ce temps de répétition
12:56en ne sachant pas très bien quand est-ce que ce spectacle verra le jour.
13:00J'entends vos revendications et voilà, c'est ce que je disais, de toute façon, on est
13:07piégé et par la situation et par la manière dont elle est gérée.
13:12Donc, voilà.
13:12Nous, on va continuer un petit peu à travailler.
13:14Donc, vous avez...
13:16Ce n'est pas du tout qu'on n'est pas solidaire de vous, mais on essaye juste un peu
13:19d'avancer.
13:19Selon un peu ce qui va se passer, vous venez de nous dire.
13:22Et puis, voilà, j'espère que tout se passera bien.
13:24Mais si, évidemment, ça se tend un peu, nous, on arrêtera de travailler pour montrer
13:28qu'on est solidaire de ce que vous faites.
13:30Enfin, ce n'est pas qu'on est solidaire, c'est qu'on est pareil, quoi.
13:33Enfin, on est...
13:36Voilà, il y a une équipe de techniciens, de comédiens qui sont intermittents.
13:43Et donc, ces revendications, on sait...
13:46Enfin, bref, moi, je n'ai rien à dire de particulier, si ce n'est que je partage
13:51et votre désarroi et notre désarroi et notre inquiétude
13:55et même notre indignation de la manière dont la culture est traitée depuis des années.
14:02Mais là, ça devient flacrant à cause de cette crise du Covid.
14:07Et voilà.
14:09Donc, nous, on va juste continuer.
14:10C'est vrai que pour qu'on puisse continuer un petit peu par rapport juste aux comédiens
14:16qui essayent de travailler et tout ça, s'il y a trop d'allers-retours dans la salle et tout
14:20ça,
14:20au bout d'un moment, ça va vachement...
14:22Enfin, je ne sais pas, il doit y avoir des comédiens parmi vous.
14:25Ouais, c'est un peu...
14:26Voilà, on n'en est pas malheureusement du tout, de toute façon, à faire défilage ou quoi que ce soit.
14:31On est là, on est juste à côté.
14:33Et puis, bah...
14:35Vous, vous êtes là, je ne sais pas...
14:49Et donc, je ne suis pas non plus du tout...
14:57Mais Bétaïana était là pour représenter l'Odéon.
15:00Moi, je...
15:01Là, je travaille à l'Odéon.
15:02Mais je...
15:03Voilà, je ne peux rien vous dire par rapport à la manière dont ça peut se passer avec l'Odéon
15:08et tout ça.
15:08Si ce n'est que je crois qu'ils sont tout à fait à votre écoute.
15:19Je voulais ajouter une chose pour que vous puissiez le communiquer à vos équipes.
15:23On n'est pas là uniquement pour défendre les problématiques de la culture.
15:28Aujourd'hui, en France, un chômeur sur deux n'est pas rétribué.
15:32Cette histoire de statut qu'on peut avoir,
15:35qui, en gros, consiste en...
15:37On travaille de manière discontinue, mais on a une couverture continue quand on est éligible.
15:43Cet exemple-là, cette manière qu'on a de traiter, justement, ou bien traiter, j'espère, oui,
15:52nous, on est aussi là pour dire qu'on peut l'étendre.
15:56Et à chaque fois, parce qu'on nous dit, oui, vous créez des confusions.
15:59Bon, il y a le statut de l'intermittence, et puis les gens du spectacle, du théâtre, de l'audiovisuel,
16:04de la radio.
16:05Et puis, la problématique de la couverture sociale pour tous en est une autre.
16:10Eh bien, sachez, et vous le communiquerez, j'espère, aux équipes qui travaillent,
16:13c'est qu'on est là à la fois pour défendre notre secteur, mais pas que,
16:18et pour défendre des droits continus dans tout le travail discontinu.
16:23Voilà, c'est important, parce que tout à l'heure, on parle de la culture,
16:26et peut-être qu'en ce moment, elle est beaucoup maltraitée, mais il n'y a pas que la culture.
16:34Non, mais, moi, je rajouterais un point, parce que dedans, dans tous ces secteurs-là,
16:43d'emploi discontinu, il y a l'hôtellerie, le tourisme, la restauration, etc.
16:48Mais on critique aussi les politiques patronales, de précarisation.
16:53Alors, on nous dit CDI, nous, on ne demande pas des CDI partout,
16:57mais quand on est intermittent, ou qu'on est intermittent dans les hôtels, cafés, restaurants,
17:01on n'a aucune courbe de carrière.
17:03Les patrons ne payent ni notre courbe de carrière,
17:05nos droits ne sont liés qu'à l'emploi qu'on occupe.
17:09Alors, nous demandons des droits transférables à la personne de la salariée et du salarié,
17:14qui soient des droits cumulables, qui nous donnent une vie sociale qui ait du sens.
17:20Donc, c'est un vrai combat qui touche les intermittents du spectacle, mais aussi tous les autres.
17:33Et il est peut-être à l'occasion du tournage de notre clip, tout à l'heure,
17:37comme ça devrait intervenir au même moment de la pause,
17:40vous aurez peut-être l'occasion de passer, nous voir à ce moment-là, à tout à l'heure.
17:52Voilà, pour ceux qui nous rejoignent, nous sommes au Théâtre de l'Odéon, occupés depuis une heure.
17:58La directrice de l'Odéon a demandé aux forces de police de ne pas rentrer dans le théâtre.
18:05Donc, ils sont à l'extérieur, et nous, on est à l'intérieur.
18:09Il y a une différence importante, fondamentale.
18:13Alors, cette occupation, elle va durer ?
18:16Ah oui, oui.
18:18Bon, demain, il y a une réunion d'une mission Goron,
18:23qui a été faite sur le renouvellement de l'année blanche.
18:27Vu que, justement, comme ils ne veulent pas qu'on serve d'exemplarité par rapport à tous les autres chômeurs
18:32qui voient leurs droits cassés cet été, et qui n'ont pas les droits à renouveler,
18:36ils ne veulent même pas renouveler l'année blanche pour nous.
18:40Et ils nous proposent un système de 900 euros pour ceux qui seront éligibles pendant 6 mois, point.
18:47C'est-à-dire que c'est le plus grand plan de licenciement qu'on a connu dans le secteur
18:52du spectacle,
18:53mais dans les autres secteurs aussi.
18:54Vu que les chômeurs, ils n'ont pas de boulot, en plus, en ce moment.
18:57Et donc, on est vraiment solidaires tous pour qu'il y ait une prolongation des droits
19:02d'un an après la reprise du travail.
19:07Alors, rappelons-le, cette année blanche, c'est la reconduction des droits pendant un an,
19:11ce qui a été le cas au moment du début du confinement, du premier confinement, en mars.
19:16Donc, année blanche, ça veut dire reconduction des droits pour les intermittents.
19:19Pendant un an.
19:20Pendant un an. Et là, ça s'arrête.
19:21Le 31 août, mais ce qui se passe, c'est que Macron, quand il s'est exprimé là-dessus,
19:26il a dit, on va vous trouver du travail, il n'y a rien.
19:29Tout a été arrêté dans le spectacle vivant, mais dans d'autres secteurs de l'industrie.
19:34Et si on fait la comparaison par rapport à nos secteurs ou par rapport aux chômeurs,
19:38toutes les grandes industries, ils ont l'activité partielle de longue durée,
19:41qui coûte des milliards à l'État pendant trois ans encore,
19:45qui permet d'avoir des périodes d'emploi, des périodes de non-emploi,
19:48et payer leurs salariés.
19:49Et Eurodyssen en profitent d'autres, enfin, des grands secteurs de l'industrie.
19:53Et nous, on dit, il faut qu'il y ait un fonds d'État pour tous les secteurs du spectacle,
19:59de l'autorerie-restauration, du tourisme, etc.,
20:05pour qu'on ait des fonds qui payent le travail qu'on pourra reprendre,
20:08parce que tout le monde ne pourra pas retravailler ensemble.
20:11Donc on ait la prolongation des droits, et en plus d'un fonds d'aide à l'emploi.
20:16Alors ce que vous demandez aussi, c'est, avec le respect évidemment des mesures sanitaires,
20:21mais la réouverture des salles ?
20:23On demande, nous on dit, avec tout ce qui se passe ailleurs,
20:27dans les églises, dans les transports, dans les trains, etc.,
20:33qu'il n'y a rien scientifiquement qui dise les salles de spectacle, les cinémas, non.
20:42C'est une aberration totale par rapport à tout ça.
20:45Donc nous on dit, il peut y avoir des tests avant, des tests après,
20:49et laissez-nous travailler, quoi, et réouvrez les salles, quoi.
20:53Il faut vivre avec cette merde, avec les conditions de distanciation,
20:57on respecte un certain nombre de choses, mais on veut reprendre.
21:00Mais gagner la reprise, ça va reprendre doucement,
21:05il y a des équipes qui ne reprendront pas,
21:07il y a des artistes, des techniciens qui préparent des spectacles,
21:10tout le monde ne va pas pouvoir rejouer en même temps.
21:12Donc on a vraiment besoin d'accompagner ça par un fonds d'aide à l'emploi,
21:17comme ça a été fait par milliards pour la grande industrie,
21:20pour le secteur, entre guillemets, productif.
21:23C'est ce qu'on parle.
21:24Et ce qui a été dit tout à l'heure, c'est que vous occupez l'Odéon
21:28jusqu'à obtenir une réunion avec Jean Castex et Roselyne Bachelot
21:31pour discuter de tout ça.
21:32Oui, et qui prennent en compte nos quatre autres revendications,
21:37prolongation de la lévange pour tous, et pas que pour tous les chômeurs,
21:42un fonds d'aide à l'emploi parallèle à l'activité partielle
21:46pour permettre aux gens de travailler, de répéter et de préparer les spectacles de demain.
21:51Les caisses sociales qui sont sinistrées, ce qui fait que, par exemple,
21:55comme les gens n'ont pas travaillé, l'ouverture aux congés maladie
21:59ou l'ouverture des congés maternités, c'est par rapport à un volume de travail qu'on n'a pas.
22:04Donc aujourd'hui, il n'y a plus de congés maternités pour les gens dans le secteur
22:07et pour tous les précaires.
22:11Il n'y a pas de congés maladie possible.
22:13Donc nous, on dit, et ça coûte, sur les congés maternités,
22:17c'est quelques centaines de milliers d'euros,
22:19c'est que dalle de créer un fonds spécial pour indemniser toutes les femmes
22:22qui n'auront pas ces conditions.
22:25Donc voilà, on est là-dessus.
22:27Et puis on demande un plan réel sur la réouverture.
22:31Et qu'est-ce qui est prévu alors ?
22:33L'occupation, comment ça va se passer ?
22:35On va voir, on va décider ensemble.
22:36Là, on va tourner un clip, on va faire un peu de musique.
22:39Un clip, un clip musical ?
22:40Oui, oui, oui, avec HK qui est là.
22:43Avec HK, vous avez fait un clip avec HK, super.
22:44Parce qu'on va le diffuser sur la toile à partir de 19h.
22:49En direct ?
22:50Oui, non, on va le répéter, le tourner, le monter.
22:53Et ensuite, le diffuser ?
22:55On va le diffuser.
22:55Sur quels médias ?
22:57Sur Facebook, sur tous les médias sociaux.
23:00Mais il faut aller sur quelle page ?
23:02La page de la CGT Spectacle, du Syndicat des artistes musiciens.
23:07Voilà, on donnera tout ça, là, et voilà.
23:09Ok, super, bon ben voilà, vous avez entendu, on est en direct pour l'UMA.
23:13Merci de nous avoir.
23:13L'info passe, ouais, ben merci de nous avoir.
23:16On peut dire que ce théâtre s'appelle le Théâtre de l'Europe,
23:19et nous, on va le rebaptiser le Théâtre des Peuples d'Europe.
23:23Le Théâtre des Peuples d'Europe.
23:24Voilà, c'est mieux.
23:26Merci.
23:27Bon voilà, on continue à suivre ce direct.
23:30Alors HK, ben on a entendu parler d'HK, on va aller le voir.
23:33Tout à l'heure, on l'a rencontré, HK, mais désolé, on a un problème de son.
23:36Alors, il faut qu'on vous parle de nos problèmes de son.
23:38En fait, on a du son.
23:40On a un casque dans lequel on entend très bien le son.
23:44On est très bien outillé, mais ça ne passe pas à l'intérieur de l'iPhone et de Facebook par
23:50moment.
23:51Les sons qu'on a dans nos oreilles sur le casque ne vous parviennent pas.
23:55Donc, c'est très important que vous nous le disiez,
23:58pour qu'on s'en rende compte de ce qui était le cas au dernier live.
24:01Donc, on s'en excuse.
24:02On est content d'avoir retrouvé le son et on va retourner voir HK qui nous parle de sa présence
24:08ici.
24:10Allez.
24:15Est-ce que je peux me permettre de vous interrompre, HK ?
24:22Donc, on reprend.
24:23Tout à l'heure, on a eu un sérieux problème de son qui, du coup, a gâché un petit peu
24:28l'entretien qu'on a eu.
24:29Donc, on va le reprendre le plus naturellement du monde.
24:32On s'est excusé auprès de toi.
24:34On va essayer d'être aussi spontané.
24:37Non, en gros, ce que je te demandais tout à l'heure, premièrement, c'est qu'est-ce que tu
24:40fais là ?
24:43Il y avait de la lumière.
24:45On m'a dit, tu viens au théâtre ce soir et tout.
24:47Je me dis, non, je ne sais pas, le couvre-feu, tout ça.
24:49On m'a dit, mais si, si, si, ne t'inquiète pas, on va te faire passer par la porte
24:52d'à côté.
24:54Et, bah, suite à cette belle mobilisation, là, tout à l'heure, à République, où il y avait, encore une
25:00fois, il faut le répéter, beaucoup, beaucoup de monde.
25:04Il y a une partie des gens, des instigateurs de cette manifestation, qui ont fait cette occupation-là, ici, au
25:12Théâtre de l'Odéon.
25:12Moi, j'aimerais qu'il y ait des gens qui nous rejoignent sur le parvis, sur le devant, là-bas.
25:17Je ne sais pas si vous avez montré tout à l'heure la...
25:18Oui, on peut montrer par la fenêtre.
25:22Voilà, Théâtre de l'Odéon, donc Métro Odéon, à Paris.
25:25Voilà, c'est ça, Métro Odéon.
25:25Voilà un appel.
25:26Je vous dis ce qu'on va faire.
25:27Je vous dis ce qu'on va faire.
25:28Il y a BFM qui va arriver.
25:30Il y a BFM qui va arriver.
25:31Il ne va pas pouvoir rentrer.
25:32Donc, ils vont nous poser les questions par texto.
25:35On va ouvrir les fenêtres, on va prendre nos cubes de son, et on leur répondra dans les micros, enfin,
25:40les interviews, comme ça.
25:41C'est sérieux ? Parce que la police les empêche d'entrer ?
25:44À tous les coups, ils vont les empêcher.
25:46Mais bon, nous, on va faire quand même le truc comme ça, avec du son.
25:49On a du son, donc on va le faire.
25:50Bon, nous, on est bien contents, Luma, d'être là, en tout cas, et en direct avec vous.
25:53Voilà.
25:54Et en direct avec HK, donc on reprend.
25:56Je préfère Luma.
25:56Je préfère, voilà.
25:58Et puis, en plus, ils sont dedans.
25:59Voilà, c'est symbolique.
26:02Il y a les gens qui sont dedans, puis les gens qui...
26:03Il y a ceux qui font les restos clandais.
26:05Voilà, c'est ça.
26:06Et il y a ceux qui occupent les théâtres.
26:08C'est ça, exactement.
26:10Non, mais c'est vrai que ce serait beau s'il y avait pas mal de gens.
26:15Je sais qu'il y a pas mal de gens de la Manique qui sont déjà partis pour nous rejoindre,
26:18pour venir en bas.
26:20Donc voilà, on peut venir, on peut rester un moment.
26:22On peut aussi se faire des petites attestations pour rester un peu plus longtemps.
26:26Voilà, il y a des cas de force majeure à des moments.
26:29Aujourd'hui, on est là pour défendre pas que la culture,
26:31mais évidemment, c'est déjà beau d'avoir les acteurs culturels qui se rassemblent et qui se mobilisent ensemble.
26:38Certains diront qu'ils se réveillent, mais en tout cas, qui sont là.
26:42Eh bien là, il y avait vraiment beaucoup, beaucoup de monde à République.
26:45Mais on défend autre chose.
26:46On défend une certaine vision de la société.
26:47On défend cette idée qu'on est un pays d'art, de culture et de lien social.
26:52Et on défend l'idée que nous, on fait partie des gens qui sont ce lien social.
26:57Et que sans ce lien social-là, on n'arrivera pas à traverser cette épreuve.
27:02Aujourd'hui, on sait qu'on va devoir vivre avec ce virus très longtemps.
27:06On sait que ça fait déjà un an.
27:08On sait que ça touche les personnes les plus fragiles, les plus âgées,
27:12qu'il faut les protéger, les préserver.
27:14On a tous des parents, des grands-parents, des gens fragiles autour de nous.
27:17Et l'ensemble, le reste de la population doit pouvoir continuer à vivre.
27:21Ce n'est pas possible, ce n'est pas acceptable, ce n'est pas compréhensible.
27:25Ça dépasse notre entendement qu'on puisse s'entasser les samedis de solde
27:30dans les centres commerciaux, dans les allées des centres commerciaux,
27:32qu'on puisse s'entasser aux heures de pointe, dans les transports en commun,
27:35qu'on puisse, parce qu'on parle souvent du métro, mais le train, je suis venu en train.
27:40Voilà, les wagons sont remplis à ras-bord.
27:44Donc, la vie a repris son cours.
27:47On n'en est plus au premier confinement, où à un moment donné,
27:49il y avait quelque chose qu'on ne connaissait pas,
27:51où on se disait, bon, il ne faut pas déconner.
27:53Là, la vie a repris, sauf les lieux de vie et de culture,
27:56sauf la condition d'émancipation individuelle et collective,
27:59et de bien-être collectif.
28:01Et nous, ce qu'on dit, c'est que ça, ce n'est pas un...
28:05L'art, la culture et le lien social ne sont pas un problème,
28:07ne sont pas un délit, parce qu'il y a des rassemblements qui se font aujourd'hui,
28:10où il y a des gens qui jouent sur les marchés,
28:12et qui se font verbaliser, parce que, oh, malheur,
28:17il y a des gens qui dansent, mais on devient fou.
28:20Non, le lien social, l'art et la culture sont la solution,
28:24sont la partie centrale de la solution, pour moi.
28:26On ne survivra collectivement et sans se perdre à cette épreuve,
28:31que si on arrive à réinstaurer ce lien social,
28:34à ouvrir les lieux de vie et les lieux de culture.
28:38Alors, l'organisation de la société, on le sent, ça raconte quelque chose.
28:43Cette organisation, depuis un an, on a créé les conditions pour que le travail continue,
28:48pour que le commerce continue, le commerce en ligne continue,
28:51mais par contre, pour la culture, pour le sport populaire...
28:54Il y a une certaine forme de commerce, parce que, voilà, il y a eu toute l'histoire.
28:59L'histoire des essentiels et des non-essentiels, il faut qu'on...
29:03Je veux dire, voilà, certains disent, voilà, on en a beaucoup entendu parler.
29:06Non, il faut, je veux dire, on ne s'en est pas assez saisi de ça,
29:09parce que c'est un choix de société qui a été posé à un moment donné,
29:11qui a été posé clairement sur la table.
29:13Évidemment que quand le président, le premier ministre, le ministre de la Santé s'exprime,
29:18évidemment qu'ils choisissent leurs mots, évidemment qu'ils se mettent d'accord sur les éléments de langage,
29:23et évidemment que quand ils disent non-essentiel, c'est une chose à laquelle ils croient profondément.
29:28Ça représente leur choix de société, leur vision de la société.
29:31Et quand à un moment donné, nous, voilà, du camp progressiste, de gauche,
29:35on n'a pas réussi à se saisir de ça, de dire à un moment donné,
29:38ce choix-là de société, ce choix de fermer les lieux de vie et des cultures,
29:42n'est pas un choix sanitaire.
29:43C'est important de le dire, c'est important de le dire, parce qu'il y a des choses qu
29:46'on ne comprend pas.
29:48Ce serait un choix sanitaire si tous les pays du monde avaient fait pareil.
29:51S'il y avait une vérité scientifique incontestable pour dire, oui, là, il faut fermer ces lieux-là.
29:57Et si tous les pays avaient pris ces décisions-là,
30:00et qu'en plus, on pouvait se dire, bah oui, là, le virus, il est là,
30:05mais par contre, il n'est pas dans le métro, il n'est pas dans les centres commerciaux, etc.
30:08Non, c'est un choix politique.
30:09C'est un choix politique et idéologique, de fermer les lieux de vie et de culture.
30:14Et à un moment donné, le pouvoir s'est enfermé dans une logique autoritaire, sécuritaire et de mal-être, en
30:21fait.
30:22C'est vraiment, on a l'impression qu'ils font tout.
30:26Moi, je vois aujourd'hui qu'il y a des gens qui organisent des petits rassemblements
30:28où il n'y a quasiment personne, où c'est très safe, où les gens sont très polis,
30:33enfin, sont très distants, enfin, ils respectent les règles bien plus que moi, je le fais,
30:37et qui se font verbaliser, quoi.
30:39Des citoyens, pas des militants, quoi, pas des gens engagés,
30:43juste des gens qui, à un moment donné, disent, on a besoin d'une bulle artistique et sociale,
30:46on a besoin juste de chanter, on a besoin d'un moment partagé avec les gens,
30:50et on a besoin de se retrouver quelques instants.
30:51Et ces gens-là se font verbaliser.
30:53Aujourd'hui, il y a les préfets, dans tous les départements, qui sont en mode alerte rouge,
30:59sur la première note de musique, sur le premier instrument sorti, sur le premier chant poussé.
31:05Donc, il y a une folie qui s'est emparée d'un coup de notre société.
31:10Et oui, nous, on se bat contre ça, quoi.
31:12On se bat pour un choix de société.
31:13On n'est pas là que pour défendre notre biftec, d'intermittents du spectacle, de gens de la culture.
31:18Non, parce que c'est une vocation, quand on travaille dans ce métier-là.
31:22On ne roule pas sur l'or, mais notre richesse, elle est ailleurs.
31:25Elle est dans tout ce qu'on peut offrir et avoir de la part des gens.
31:30On a cette sensation parfois d'apporter des petites bulles, des petits moments de bonheur,
31:35de voir des petits yeux qui brillent, des petits sourires, avec ou sans masque.
31:39Et c'est ça, notre rôle.
31:42Et ce n'est pas, à un moment donné, en nous disant,
31:44« Vous avez eu une année blanche, c'est très bien, taisez-vous. »
31:49C'est une manière d'acheter le silence.
31:51Et puis on va peut-être...
31:52Très infantilisant, en plus.
31:53C'est infantilisant, c'est clair.
31:54Et on a un vrai problème démocratique aujourd'hui, en France, clairement.
31:59Dans la façon dont les choses sont décidées, dans la façon dont les choses sont communiquées,
32:03effectivement.
32:04On sent, il y a un peu le papa, le papa président, qui dit « Attention, ce n'est pas
32:08bien, les enfants. »
32:09« Ah oui, là, vous avez été sages, je vais vous donner une image. »
32:11Et puis peut-être que dans six semaines, alors là, ils ont dit qu'on allait retrouver une vie plus
32:16normale.
32:17Peut-être qu'on allait retrouver une vie plus normale.
32:18Qu'est-ce qu'ils entendent par « plus normal ? »
32:20Ce n'est pas « normal », c'est « plus normal », un peu plus normal.
32:23Donc oui, il y a quelque chose de très infantilisant.
32:25Il y a cette logique de l'état d'urgence permanent.
32:28C'est-à-dire qu'on est quand même dans une société avec une constitution, avec une société démocratique.
32:33Donc la logique que dès qu'il se passe quelque chose qui sort de l'ordinaire,
32:38on instaure un état d'urgence futile sanitaire pour dire qu'on va pouvoir prendre des décisions en comité très
32:45restreint,
32:45c'est-à-dire même plus en conseil des ministres.
32:47C'est-à-dire qu'on a déjà, en plus, une assemblée nationale majoritaire
32:52qui suit d'office les décisions gouvernementales.
32:56Mais c'est-à-dire que même au-delà de ça, on veut encore passer outre.
33:00C'est-à-dire que le pouvoir s'est enfermé dans une logique...
33:04Voilà, il y a un truc un peu entre eux.
33:08Et puis il y a des gens un peu bizarres ici, c'est normal.
33:13C'est les joies du direct.
33:15Tu me racontais l'anecdote tout à l'heure d'un de tes amis qui a fait un concert,
33:19qui s'est retrouvé au commissariat.
33:21Et ils ont regardé...
33:23Alors il n'a pas fait un concert, c'est un ami qui a organisé un rassemblement.
33:27Donc autorisé et déclaré, ça va être compliqué.
33:30Autorisé et déclaré.
33:34Et un rassemblement où il y avait 40 personnes sur un marché,
33:36dans une petite ville, dans le sud de la France.
33:39Je ne vais pas lui causer de soucis, je ne vais pas dire qui c'était.
33:43Donc c'est quelqu'un de la culture.
33:45Et donc à ce rassemblement, il y a eu des prises de parole.
33:49Le bistrottier de la place était là, il y avait la pizzeria.
33:52Enfin voilà, c'était quelque chose de très bon enfant.
33:54Les gens étaient...
33:55La distanciation, ce n'était même pas 2 mètres, c'était 10 mètres, 15 mètres quoi.
33:58Tellement il y avait peu de gens sur cette grande place.
34:01Et il a reçu des messages en direct, il me les a montrés, du maire qui était comme un fou,
34:06qui disait le préfet est furieux, tu joues avec le feu, tu ne feras pas ton festival cette année,
34:12tu vas avoir 15 000 euros d'amende, on envoie les gendarmes, tu verras avec eux, tu es irresponsable,
34:18c'est un concert sauvage.
34:19Alors le groupe a chanté 3 chansons en acoustique.
34:22Donc c'est une folie.
34:24Il s'est retrouvé le lendemain convoqué à la police pour le faire un rappel à la loi.
34:29Et il leur a dit, mais vous me dites que nul n'est censé ignorer la loi,
34:32mais vous pouvez me dire là, quelle loi j'ai en frein ?
34:35C'est-à-dire qu'il ne savait pas lui dire quelle loi il avait en frein.
34:38Son rassemblement a été déclaré.
34:40Il lui dit, oui mais quand même, vous devriez faire preuve de plus de responsabilité.
34:43Il leur montre les images, il leur dit, vous voyez là ?
34:45Il dit, oui effectivement, il y a de la distanciation, oui, oui.
34:49Mais ah, vous voyez là-bas ?
34:51Ah, ils ont regardé, il y a des gens qui dansent.
34:53Il y a 2 personnes qui dansaient sur la vidéo, au fond de la vidéo.
34:58Donc c'est assez fou.
34:59Ah oui, ça en dit long.
35:01On en est là aujourd'hui avec, voilà, et c'est vrai que moi, j'ai été à ce rassemblement.
35:06J'ai vu les voitures de gendarmerie venir faire 10 tours de la place.
35:11Je vous jure, on n'était même pas 40.
35:14Il y a une folie qui s'est emparée et on aimerait qu'ils reviennent à la raison.
35:18Et nous, on essaie de pousser pour qu'ils reviennent à la raison, pour que les choses reviennent normales,
35:23qu'on puisse ne serait-ce que discuter et débattre.
35:26Parce qu'aujourd'hui, on ne peut même plus discuter et débattre des décisions politiques.
35:29On nous dit, non, mais si tu vas discuter de quoi que ce soit, si tu vas émettre la moindre
35:33critique,
35:33alors on va t'insulter, on va te trouver tous les mots d'oiseau pour discréditer ta parole.
35:38Non, il faut revenir à des choses normales, se dire qu'il faut qu'on préserve nos personnes les plus
35:43fragiles
35:44et qu'on fasse en sorte que le reste de la société puisse reprendre une vie la plus normale possible.
35:49Là, on est en train de sacrifier, au-delà de la culture, il faut le dire, notre jeunesse.
35:53On est en train de sacrifier notre jeunesse.
35:55L'état de névrose dans lequel se trouvent notre jeunesse et nos étudiants, c'est de la folie.
36:04Et à un moment donné, on ne peut pas.
36:05Parce que la culture, elle est importante pour les gens de culture, pour les acteurs de la culture,
36:10mais elle est vitale pour l'ensemble du peuple français, pour sa jeunesse en particulier.
36:13Ne pas pouvoir, pendant un an, accéder comme ça à la culture, accéder au sport populaire,
36:19accéder à une vie normale, à des études normales, c'est désastreux.
36:23Psychologiquement, mentalement, ça a des dégâts énormes.
36:26C'est désastreux et je me répète, c'est un choix.
36:29Ce n'est pas un choix sanitaire, c'est un choix politique, voire peut-être même, on peut dire, idéologique.
36:34Il y a d'autres pays qui ont fait autrement.
36:38La majorité des pays a eu à fermer à un moment donné, a eu à confiner de façon totale à
36:42un moment donné.
36:43Mais des pays qui ont fermé pendant un an l'ensemble des lieux de vie et de culture,
36:48la France fait partie des rares exceptions.
36:51Donc là, l'exception culturelle est totalement inversée.
36:54Vraiment, quand je dis qu'il faut qu'on arrête de marcher sur la tête, là, on est en train
36:57de devenir fou.
36:58Et cette occupation, aujourd'hui, c'est pour dire stop ?
37:01Pour dire stop à tout ça ?
37:02Oui, c'est ça.
37:02Pour moi, j'espère.
37:03Enfin, il y en a déjà eu d'autres.
37:05Mais voilà, que c'est le début d'un mouvement qui est plus large.
37:10Et au-delà de la manifestation aujourd'hui des gens de culture,
37:14je pense qu'il y a un sursaut démocratique qu'il faut qu'on ait à un moment donné
37:19ou qu'on arrive à dire stop, qu'on n'ait pas peur de dire stop.
37:23Dans les différents rassemblements auxquels je prends part depuis 2-3 mois maintenant
37:27avec la chanson qu'on a sortie Danser encore,
37:31j'ai du mal à retrouver mes amis toujours, ce camp social, progressiste, de gauche,
37:38tous ces mouvements-là que je sens timide, paralysé, qui n'osent pas.
37:42Ou quand j'envoie des messages à des amis avec qui j'ai eu l'habitude de me mobiliser par
37:46le passé,
37:47ils disent « on ne sait pas ».
37:49Et il y a quelque chose qui est vraiment étrange.
37:52C'est-à-dire qu'on a peur de se mobiliser, on a peur d'être nous-mêmes,
37:55on a peur de nos valeurs et de nos combats toujours.
37:57Notre combat contre l'autoritarisme, contre les lois autoritaires et pour la démocratie réelle,
38:03c'est des combats qu'on mène depuis des années et des années ensemble.
38:05Pareil, quand on parle des intérêts privés qui viennent corrompre les décisions publiques,
38:10la collusion entre les lobbies et les décisionnaires publics au plus haut niveau de l'État,
38:16c'est des choses qu'on combat depuis toujours.
38:18Ce n'est pas parce qu'on est en état de pandémie, de crise sanitaire,
38:22qu'il faut qu'on oublie nos combats depuis toujours et qu'on ait peur de les mener
38:26parce qu'on serait taxé de je ne sais quel mot encore inventé pour dire « non, taisez-vous ».
38:32Il ne faut pas avoir peur d'être nous-mêmes et je pense qu'il y a un flambeau à
38:38reprendre.
38:39Quand on est de gauche, on défend les libertés, on défend la démocratie réelle,
38:45on défend le droit social, on défend l'idée d'être ensemble, de vivre ensemble,
38:50on défend l'art et la culture, on défend notre jeunesse, on défend les étudiants.
38:53Donc on n'a pas peur de se mobiliser.
38:56Et vraiment, j'ai envie de passer ce message-là parce que j'aimerais que les forces de gauche
39:01se reprennent le flambeau aujourd'hui parce que c'est un flambeau qui est repris par d'autres.
39:05Et ce n'est pas une bonne chose et c'est une très mauvaise chose.
39:08Je le vois, nous, dans tous les rassemblements auxquels on participe.
39:12Voilà, on a besoin que le peuple de gauche se mobilise pour nos libertés
39:18parce qu'il y a tellement à dire et ce n'est pas vrai qu'il faut attendre que ça
39:22passe.
39:25Et je ne sais pas, je voulais dire peut-être une dernière chose.
39:27Oui, vas-y, vas-y.
39:28C'est presque anecdotique, mais j'aime quand même l'idée de dire ça
39:33parce qu'il y a les concertests qui vont arriver d'ici au mois d'avril, ils disent.
39:39Donc, grande communication gouvernementale.
39:41Parce que c'est ça, je crois que c'est ça l'idée.
39:43C'est-à-dire qu'il faut que, dans leur esprit, il faut que ce soit eux qui donnent le
39:46feu vert.
39:47Il faut que ce soit eux les sauveurs, c'est-à-dire, bon, parce qu'ils ne veulent pas être
39:50que les gens
39:50qui nous ont enfermés pendant un an.
39:51Ils veulent qu'à la fin, tout le monde les applaudisse en leur disant
39:54« Merci, merci, M. le Président, merci, Mme la ministre de l'Inculture, de nous avoir permis de... »
40:02Donc, du coup, ils ont imaginé un truc.
40:04C'est deux grands concertests avec des groupes super connus.
40:07Donc, il y a Indochine et peut-être Ayam, je crois.
40:10Ayam, que j'adore, que j'ai écouté toute ma vie.
40:12J'espère qu'ils ne seront pas les pantins de la communication gouvernementale
40:15et qu'ils ne joueront pas ce jeu.
40:18Vraiment, alors, je ne sais pas s'ils peuvent, là, écouter, là,
40:21ou quelqu'un peut leur faire passer ce message-là, mais ne vous faites pas instrumentaliser.
40:26Enfin, j'ose espérer qu'il le sait, quoi.
40:29Parce que ces tests-là, des tests pour ouvrir les centres commerciaux, on n'en a pas fait.
40:33Des tests pour ouvrir le métro, on n'en a pas fait.
40:36Des tests pour reprendre le travail, pour faire marcher la machine économique, on n'en a pas fait.
40:40Ça, il n'y a pas besoin de les faire, ces tests-là.
40:42C'était d'office, il fallait les faire.
40:44Nous, il va falloir qu'il y ait un test, deux tests, donc en grande pompe, communication,
40:48et qu'on va attendre les résultats pour peut-être qu'on nous permette
40:51qu'éventuellement des choses reprennent sous certaines conditions, etc., etc.
40:55et qu'on dise merci, bravo, bravo, madame la ministre.
40:58Ça renvoie vraiment l'image de la culture pestiférée, en fait.
41:01C'est un peu ça, c'est un peu ça.
41:03Nous, alors, on a participé à pas mal de rassemblements depuis deux, trois mois.
41:08Voilà, des rassemblements pour la défense de la culture, des rassemblements sous le mot d'ordre
41:11toutes et tous essentiels, des rassemblements pour défendre le débat démocratique,
41:19des rassemblements aussi en défense, aussi au personnel hospitalier et du socio et du médico-social aussi.
41:27Enfin voilà, beaucoup de rassemblements auxquels j'ai pu participer.
41:29À chaque fois, il y a des moments musicaux.
41:31Donc, c'est des concerts qui ne disaient pas leur nom, en fait.
41:34On en a fait au moins une quinzaine, donc 15 concerts, zéro Covid.
41:37Voilà, c'est la vérité.
41:39Depuis trois mois maintenant, on a fait 15 concerts, il y a eu zéro cas de Covid.
41:42On sait comment ça se passe.
41:44S'il y avait eu le moindre cas, l'ARS aurait remonté, la Sécurité sociale,
41:48on aurait déclaré un cluster, etc.
41:49On en aurait entendu parler.
41:50Il y a eu zéro cas.
41:52On a fait ça, je ne sais pas, ça peut peut-être comprendre peut-être 5000 personnes,
41:55peut-être en tout, sur l'ensemble de ces 15 rassemblements.
42:00Donc, j'allais dire, le test, nous, on l'a déjà fait, en fait.
42:03Un dernier petit mot, tu vas faire un clip tout à l'heure, c'est ça ?
42:05Tu vas tourner un clip ?
42:06En tout cas, on va s'amuser.
42:07Je pense qu'il y a l'idée de s'amuser, de faire un peu de musique,
42:10et puis oui, de tourner peut-être des choses.
42:13Mais en tout cas, c'est d'être ensemble et de dire des choses ensemble.
42:16Alors, si ça se fait, ce serait sur la chanson « Laissez-nous travailler ».
42:20Évidemment.
42:20Ok, ok. Merci beaucoup, HK.
42:23On va continuer à suivre en direct cette occupation.
42:26Retenez-nous là, devant le théâtre de l'Odéon.
42:29Ouais.
42:29Voilà.
42:30On va vous montrer, d'ailleurs, le théâtre de l'Odéon.
42:34J'ai embarqué le micro avec moi.
42:35Voilà.
42:37Alors, on va ouvrir la fenêtre, peut-être, si c'est possible.
42:40Ouais.
42:41Alors, vous voyez, les forces de l'ordre ferment le périmètre
42:47et empêchent les personnes qui veulent rejoindre l'occupation du Panthéon.
42:55Alors, vous êtes nombreux à nous suivre.
42:57Merci beaucoup.
42:58N'hésitez pas, évidemment, à partager ce live.
43:01Donc, on est en direct du théâtre de l'Odéon.
43:02Je crois qu'on est les seuls, d'ailleurs, l'humanité, à faire ce live,
43:06à vous faire vivre en direct l'occupation du théâtre de l'Odéon à Paris
43:09pour cette journée nationale d'action pour la culture,
43:12mais pas seulement, pour le droit des chômeurs
43:16et contre les décisions autoritaires
43:18qui, depuis un an, privent les Français, la France, de culture,
43:23alors qu'ailleurs, les lieux de culture restent ouverts.
43:26Ah, regardez, on voit arriver la brave.
43:31Il me semble que c'est ça.
43:33Ouais.
43:34Alors, la fameuse brave qui s'est distinguée
43:37pour ses actions violentes lors des dernières manifestations.
43:42Alors, elle s'insigne une volonté de durcissement.
43:49Voilà.
43:50En direct, l'arrivée de la brave Théâtre de l'Odéon,
43:54alors que la directrice du théâtre a demandé aux forces de l'ordre
43:58de ne pas intervenir, de ne pas pénétrer dans le théâtre.
44:04Que la CGT Spectacle a demandé aux forces de l'ordre
44:07de bien vouloir quitter les abords
44:08pour laisser toutes les personnes
44:11qui souhaitaient rejoindre cette occupation
44:14leur laisser la possibilité de le faire.
44:16Mais on voit depuis tout à l'heure
44:18qu'en fait, les policiers empêchent
44:24cette possibilité.
44:27Voilà, on est toujours en direct.
44:30Du Théâtre de l'Odéon à Paris.
44:33C'est une photo de famille.
44:38Photo d'occupation.
44:40Photo d'occupation.
45:26Alors, on va peut-être vous emmener sur la terrasse.
45:30C'est le deuxième live qu'on fait,
45:32parce qu'on est arrivé dans le live précédent
45:34avec les acteurs de la culture.
45:39On est sortis du métro avec eux
45:41pour venir occuper le lieu.
45:42On ne savait pas où on allait.
45:44On n'avait pas l'information.
45:45On savait juste qu'une occupation
45:46était en préparation.
45:49Alors, on vous emmène à l'étage
45:53sur la terrasse de l'Odéon.
45:56Donc, cette occupation surprise.
46:05Aujourd'hui, je crois que c'est l'étage au-dessus encore.
46:09Allez, merci.
46:13Voilà, donc, le live précédent,
46:15on a eu un problème de son.
46:17Je le répète, je suis vraiment désolé.
46:20On a pourtant notre casque sur les oreilles.
46:23Nous, on a un très bon son à l'enregistrement,
46:26mais ça ne passe pas dans l'iPhone.
46:28Et donc, ce n'est pas diffusé sur Facebook
46:30et vous recevez le son de l'iPhone.
46:32Enfin, c'était le cas du live précédent.
46:34Voilà, vous savez tout.
46:37Évidemment, on s'en excuse.
46:39On est absolument désolé.
46:40Et on est très content de retrouver le son maintenant
46:44pour pouvoir faire vivre en direct cette occupation.
46:49Donc là, on est sur la terrasse.
46:53Où ont été tendues des banderoles.
46:58Donc, on n'a pas le recul
47:00pour voir les banderoles, bien sûr.
47:02Vous voyez que des banderoles ont été tendues
47:04sur la façade.
47:04Donc, lieu hautement symbolique.
47:06Ça fait penser à mai 68,
47:08à d'autres occupations.
47:10Théâtre de l'Odéon, à Paris.
47:28Voilà, je ne sais pas si vous arrivez à lire.
47:31C'est un jeu.
47:32Ceux qui arrivent à décrypter,
47:35dites-le nous dans les commentaires.
47:44Alors, merci d'être avec nous
47:46dans cette occupation,
47:49de partager ce direct.
47:52Je pense que
47:54nous sommes les seuls,
47:56l'humanité à être en direct
47:58au sein de l'Odéon.
48:00Les médias sont bloqués à l'extérieur.
48:01Vous les voyez,
48:03derrière les CRS, là-bas,
48:05il y a des collègues
48:06qui sont empêchés de passer.
48:15Là, on le voit dans la rue,
48:16les CRS bloquent très tôt,
48:18très bas,
48:19pour empêcher
48:20quiconque voudrait
48:22se rendre au théâtre de l'Odéon.
48:26Donc, nous sommes encerclés,
48:28nous sommes enfermés
48:29dans le théâtre de l'Odéon.
48:33Alors, la situation,
48:35c'est...
48:36Il y a une centaine
48:38d'acteurs de la culture
48:40qui sont présents
48:42et bien décidés à...
48:45Et il reste le temps qu'il faudra.
48:47Donc, je rappelle à ceux
48:48qui nous ont rejoint entre-temps
48:50que cette occupation
48:52a lieu depuis à peu près
48:54deux heures maintenant.
48:56et que les occupants
48:58ont clairement dit
49:00qu'ils resteraient
49:01jusqu'à obtenir
49:03un rendez-vous
49:03avec Jean Castex
49:04et Roselyne Bachelot
49:06pour pouvoir exposer
49:07leurs revendications
49:07sur la question de la culture.
49:10Merci.
49:44Voilà, tête de l'Odéon.
49:45On va peut-être vous laisser
49:46sur ces images.
49:51Et on reprendra le live
49:53un petit peu plus tard.
49:54On vous invite à le partager,
49:55à revoir
49:57l'interview d'HK,
49:58notamment.
49:59Un long entretien
50:02et beaucoup de...
50:06Beaucoup de...
50:08de visages,
50:09de témoignages.
50:12Voilà, on vous dit
50:13à très bientôt.

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