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  • il y a 1 jour
Après le Covid, ce sont les effets de l'inflation qui se font durement sentir pour les personnes aidées et les bénévoles du Secours populaire français. Dans le Val-d'Oise, l'association fait face actuellement à une demande d'aides alimentaires en hausse de 10% alors que les dons d'invendus des magasins alimentaires se tarissent. Reportage vidéo au comité de Montigny-lès-cormeilles.

Après avoir été durement éprouvé par la crise sanitaire, le Secours populaire français du Val-d'Oise se retrouve dans une situation intenable. Alors que les enseignes alimentaires ont réduit leurs dons afin de favoriser leurs ventes de produits jusqu'à la date limite, les demandes d'aides ne cessent de progresser tous les jours, nous explique Bruno Conty, le secrétaire général de la fédération du Val-d'Oise.
Mais la difficulté ne s'arrête pas là. « Notre facture d'électricité pour le Val-d'Oise est actuellement de 10.000 euros par an et notre estimation pour 2023 devrait avoisiner les 30.000 euros » s'alarme le responsable fédéral.

La situation inflationniste pèse également de plus en plus sur les bénévoles de l'association. « Les bénévoles doivent se déplacer entre les comités avec leur voiture personnelle et on sent dorénavant des réticences avec la flambée du prix des carburants donc nous leur proposons des attestations fiscales afin de réduire leurs impôts.», souligne Bruno Conty.

« Avec l'augmentation des prix, la plupart des ignymontains n'arrive pas à s'en sortir et on voit de plus en plus de nouvelles personnes venir au Secours populaire », nous explique Afaf, qui fréquente régulièrement le comité de Montigny-lès-Cormeilles. « On remercie beaucoup les bénévoles pour leur courage et leur soutien pour que chaque famille reparte avec un sourire et quelque chose à manger », tient à préciser la mère de famille.

Dans ce comité, les mamans, venues avec leurs bambins en poussette, peuvent aussi récupérer des fournitures indispensables pour leurs bébés. "Les habits, les couches, le lait et tout, ça nous aide beaucoup", sourit Ami, en fourrant une boîte de lait infantile dans son sac à provisions.

Selon un sondage, réalisé par Ipsos pour le Secours populaire, sur la pauvreté et la précarité dans six pays européens, plus d’un Européen sur deux ressent la diminution de son pouvoir d’achat et la hausse des prix (54%).

« C'est une augmentation qui ne s'arrête plus. Chaque jour, on inscrit deux à trois familles en plus et ils viennent de plus en plus régulièrement.», précise Dominique Conty, responsable du comité de Montigny. « La relation que nous entretenons avec la personne aidée nous enrichit et nous apporte énormément », souligne la bénévole.

Jean Mauvoisin, bénévole depuis de longues années, déclare avec émotion : “ Lorsque certains nous informent qu'ils ont fini leur formation et trouvé un boulot et qu'on ne les verra plus, on est super contents. »
Près de 3,5 millions de personnes en difficulté ont été soutenues par le Secours populaire en 2021 en France, en E

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Transcription
00:08Bonjour, bonjour monsieur. Avant, le Covid, c'était le lundi et le jeudi pour tout le monde.
00:14Il n'y avait pas de différence. Après le Covid, on ne s'en sortait plus. On a séparé en
00:19deux.
00:19Le lundi, il y avait de A à I et le jeudi de J à Z. On était à peut
00:24-être 100 familles.
00:25Aujourd'hui, le lundi, on est à 94 familles et le jeudi, on est à 101 familles.
00:31Ce qui veut dire que ça a doublé pratiquement. Depuis le Covid, ça a doublé.
00:36La situation n'a pas changé. Au contraire, tout le monde ressent l'inflation.
00:50On ne vit plus. Ce n'est plus comme dans le temps où on pouvait se faire plaisir de temps
00:53en temps.
00:53Maintenant, il faut vraiment se serrer la ceinture au plus possible.
00:56S'il n'y aurait pas certaines associations, il y a plusieurs personnes qui, malheureusement,
00:59finiraient à la rue à rien pouvoir manger ou autre.
01:03On fait du troc entre moments, quelques fois, pour du lait, des vêtements, des choses comme ça.
01:08On est obligé maintenant de faire comme ça.
01:15On voit qu'il y a beaucoup de personnes, des nouvelles personnes. On voit qu'il y en a de
01:21plus en plus.
01:23Il faut gérer ça.
01:25Déjà, deux fois par semaine, faire le tri, donner à tout le monde, être là.
01:30On remercie beaucoup les bénévoles pour leur courage, leur soutien.
01:38Ils sont là du matin très très très tôt parce qu'on n'est pas à leur place.
01:44Mais déjà, pour que chaque famille parte avec un sourire et quelque chose à manger, c'est un très très
01:52très grand pas et un très grand geste.
02:05Les produits qu'on distribue aux personnes aidées, c'est principalement des produits de ramasse,
02:10donc des produits qui viennent des grandes enseignes.
02:12Et depuis quelques temps, depuis le Covid, maintenant depuis la fin du Covid, on en a de moins en moins.
02:17L'explication est relativement simple.
02:19Les grandes enseignes, depuis le Covid, elles ont aperçu qu'il y avait des produits
02:22et a retiré leurs produits pratiquement avec des dates à 15 jours.
02:26Et depuis le Covid, maintenant, ils font des petits prix.
02:29C'est-à-dire qu'ils bradent leurs produits jusqu'à la date limite.
02:32Et ces produits-là, avant, on les avait.
02:33Et maintenant, on les a plus.
02:35Donc, ça fait une perte très importante pour nous.
02:43Les difficultés supplémentaires, ça vient principalement des bénévoles
02:46parce que les bénévoles, ils se déplacent dans les comités, au niveau de la fédération.
02:51Et quelquefois, ils utilisent leur véhicule personnel.
02:54On commence à sentir effectivement un petit rétissement auprès des bénévoles.
02:58Et on essaye de pallier ça en faisant des attestations fiscales,
03:02des déductions d'impôts, etc.
03:04Chose qu'on n'avait pas il y a quelques temps.
03:06C'est-à-dire que maintenant, les bénévoles sont plus frileux pour se déplacer,
03:09pour utiliser leur voiture, parce qu'effectivement, le prix de l'essence a une sacrée augmentation.
03:17Les comités qui ont des locaux loués, ça pose problème parce qu'effectivement, on va avoir une augmentation.
03:22Pour vous donner une petite idée sur la fédération du Val d'Oise,
03:25on paye actuellement tous les ans, en gros, 10 000 euros d'électricité.
03:29En 2023, on a une estimation qui est pas loin de 30 000 euros.
03:34Donc ça fait 20 000 euros de plus dans l'année.
03:37C'est 20 000 euros qu'on utilisera de moins en moins pour faire de la solidarité.
03:45C'est une augmentation qui ne s'arrête plus.
03:50Chaque jour, on inscrit deux à trois familles en plus.
03:53Et ça, c'est devenu régulier.
03:56Et là, on a une augmentation des personnes aidées.
03:59Chaque jour, ils viennent de plus en plus régulièrement.
04:03Avant, ils venaient une fois, deux fois, trois fois par mois.
04:07Et là, ceux qui sont inscrits viennent à chaque fois qu'ils ont l'autorisation de venir.
04:10C'est-à-dire, chez nous, ils viennent une fois par semaine régulièrement.
04:14Ce qui nous fait tenir, c'est le sourire des personnes qu'on aide,
04:19qui arrivent les premiers jours, qui sont intimidées,
04:23qui ont vraiment besoin, qui se sentent mal à l'aise.
04:26Puis petit à petit, ils viennent de façon plus facile.
04:30Et puis après, il y a des échanges, il y a des sourires.
04:33Ils nous parlent de leur petit malheur, de leur vie de tous les jours.
04:37C'est la relation aussi entre les personnes aidées et nous.
04:41C'est riche pour nous.
04:43Oui, ça nous apporte énormément, au niveau personnel, au niveau de l'association.
04:50Voilà, nous, nous sommes tous heureux de venir ici.
04:53En remerciement, c'est quand il y en a qui nous disent,
04:56ça y est, j'ai fini ma formation, j'ai trouvé un boulot, vous allez plus me voir.
05:00Là, on est super content.
05:03Ça arrive.
05:04Ça arrive, heureusement.
05:05C'est le but.
05:06C'est un retit.
05:08C'est un retit.
05:11C'est un retit.
05:21C'est un retit.

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