00:08Bonjour, bonjour monsieur. Avant, le Covid, c'était le lundi et le jeudi pour tout le monde.
00:14Il n'y avait pas de différence. Après le Covid, on ne s'en sortait plus. On a séparé en
00:19deux.
00:19Le lundi, il y avait de A à I et le jeudi de J à Z. On était à peut
00:24-être 100 familles.
00:25Aujourd'hui, le lundi, on est à 94 familles et le jeudi, on est à 101 familles.
00:31Ce qui veut dire que ça a doublé pratiquement. Depuis le Covid, ça a doublé.
00:36La situation n'a pas changé. Au contraire, tout le monde ressent l'inflation.
00:50On ne vit plus. Ce n'est plus comme dans le temps où on pouvait se faire plaisir de temps
00:53en temps.
00:53Maintenant, il faut vraiment se serrer la ceinture au plus possible.
00:56S'il n'y aurait pas certaines associations, il y a plusieurs personnes qui, malheureusement,
00:59finiraient à la rue à rien pouvoir manger ou autre.
01:03On fait du troc entre moments, quelques fois, pour du lait, des vêtements, des choses comme ça.
01:08On est obligé maintenant de faire comme ça.
01:15On voit qu'il y a beaucoup de personnes, des nouvelles personnes. On voit qu'il y en a de
01:21plus en plus.
01:23Il faut gérer ça.
01:25Déjà, deux fois par semaine, faire le tri, donner à tout le monde, être là.
01:30On remercie beaucoup les bénévoles pour leur courage, leur soutien.
01:38Ils sont là du matin très très très tôt parce qu'on n'est pas à leur place.
01:44Mais déjà, pour que chaque famille parte avec un sourire et quelque chose à manger, c'est un très très
01:52très grand pas et un très grand geste.
02:05Les produits qu'on distribue aux personnes aidées, c'est principalement des produits de ramasse,
02:10donc des produits qui viennent des grandes enseignes.
02:12Et depuis quelques temps, depuis le Covid, maintenant depuis la fin du Covid, on en a de moins en moins.
02:17L'explication est relativement simple.
02:19Les grandes enseignes, depuis le Covid, elles ont aperçu qu'il y avait des produits
02:22et a retiré leurs produits pratiquement avec des dates à 15 jours.
02:26Et depuis le Covid, maintenant, ils font des petits prix.
02:29C'est-à-dire qu'ils bradent leurs produits jusqu'à la date limite.
02:32Et ces produits-là, avant, on les avait.
02:33Et maintenant, on les a plus.
02:35Donc, ça fait une perte très importante pour nous.
02:43Les difficultés supplémentaires, ça vient principalement des bénévoles
02:46parce que les bénévoles, ils se déplacent dans les comités, au niveau de la fédération.
02:51Et quelquefois, ils utilisent leur véhicule personnel.
02:54On commence à sentir effectivement un petit rétissement auprès des bénévoles.
02:58Et on essaye de pallier ça en faisant des attestations fiscales,
03:02des déductions d'impôts, etc.
03:04Chose qu'on n'avait pas il y a quelques temps.
03:06C'est-à-dire que maintenant, les bénévoles sont plus frileux pour se déplacer,
03:09pour utiliser leur voiture, parce qu'effectivement, le prix de l'essence a une sacrée augmentation.
03:17Les comités qui ont des locaux loués, ça pose problème parce qu'effectivement, on va avoir une augmentation.
03:22Pour vous donner une petite idée sur la fédération du Val d'Oise,
03:25on paye actuellement tous les ans, en gros, 10 000 euros d'électricité.
03:29En 2023, on a une estimation qui est pas loin de 30 000 euros.
03:34Donc ça fait 20 000 euros de plus dans l'année.
03:37C'est 20 000 euros qu'on utilisera de moins en moins pour faire de la solidarité.
03:45C'est une augmentation qui ne s'arrête plus.
03:50Chaque jour, on inscrit deux à trois familles en plus.
03:53Et ça, c'est devenu régulier.
03:56Et là, on a une augmentation des personnes aidées.
03:59Chaque jour, ils viennent de plus en plus régulièrement.
04:03Avant, ils venaient une fois, deux fois, trois fois par mois.
04:07Et là, ceux qui sont inscrits viennent à chaque fois qu'ils ont l'autorisation de venir.
04:10C'est-à-dire, chez nous, ils viennent une fois par semaine régulièrement.
04:14Ce qui nous fait tenir, c'est le sourire des personnes qu'on aide,
04:19qui arrivent les premiers jours, qui sont intimidées,
04:23qui ont vraiment besoin, qui se sentent mal à l'aise.
04:26Puis petit à petit, ils viennent de façon plus facile.
04:30Et puis après, il y a des échanges, il y a des sourires.
04:33Ils nous parlent de leur petit malheur, de leur vie de tous les jours.
04:37C'est la relation aussi entre les personnes aidées et nous.
04:41C'est riche pour nous.
04:43Oui, ça nous apporte énormément, au niveau personnel, au niveau de l'association.
04:50Voilà, nous, nous sommes tous heureux de venir ici.
04:53En remerciement, c'est quand il y en a qui nous disent,
04:56ça y est, j'ai fini ma formation, j'ai trouvé un boulot, vous allez plus me voir.
05:00Là, on est super content.
05:03Ça arrive.
05:04Ça arrive, heureusement.
05:05C'est le but.
05:06C'est un retit.
05:08C'est un retit.
05:11C'est un retit.
05:21C'est un retit.