00:00Ensuite, la réforme de Parcoursup.
00:01Moi, je vous ai demandé la première mesure que vous mettriez en place.
00:05Donc, là, vous me parlez des locaux, puis ensuite, vous me parlez de Parcoursup.
00:07Faites un choix.
00:09La première mesure, est-ce que vous abrogez Parcoursup, par exemple,
00:12si vous êtes élue présidente ?
00:13Est-ce que, pour l'éducation, la première chose que vous faites,
00:15c'est l'abrogation de Parcoursup ?
00:16C'est évident.
00:17D'accord.
00:18Je ne comprends pas que l'on puisse laisser des jeunes dans l'angoisse.
00:22Et je pense que c'est beaucoup plus difficile d'être jeune aujourd'hui
00:25qu'un peu dans ma généralité.
00:26C'est évident, mais vous le remplacez par quoi, Parcoursup ?
00:29Justement, ça se travaille.
00:30Ah non, non, non.
00:31Là, c'est là où c'est un point très important, Maxime.
00:33Et Madame la Ministre, moi, je vous entends beaucoup dans les débats dire
00:35« on verra plus tard ».
00:36Non, je peux dire.
00:37Si, si, vous dites beaucoup « on verra plus tard ».
00:38Non, non, non.
00:39Et sur d'ailleurs bien des sujets, vous dites « on verra plus tard ».
00:42Non, non, je ne dis pas ça.
00:43Donc moi, je vous dis, en tant que lycéen, vous êtes candidate à l'élection présidentielle,
00:47moi, je vais pouvoir voter à l'élection présidentielle.
00:48Si vous gagnez la primaire demain, si vous êtes candidate à l'élection présidentielle,
00:53« moi, je veux savoir par quoi vous allez remplacer Parcoursup ».
00:56Nous, si on ne sait pas par quoi on remplace Parcoursup, ce n'est pas grave.
00:59Parce qu'on n'a pas la science infuse, parce qu'on est des lycéens.
01:01Non, en plus, je n'ai pas la science infuse.
01:02Oui, mais vous, si vous voulez, vous avez 30 ans de vie politique et vous avez…
01:05Attendez, c'est intéressant, c'est-à-dire qu'il vous répond.
01:08J'ai 30 ans de vie politique, mais je désapprouve les responsables politiques
01:12qui viennent sur les plateaux télé et qui, demain, on fait ci, on fait ça, on fait ci.
01:15J'ai toujours cru, moi, à la démocratie participative et à l'intelligence collective.
01:19Et je ne peux pas vous dire, demain, je fais ci, je fais ça, je prends…
01:21Mais ça ne fait pas un programme, du coup, ça fait un projet…
01:24Non, mais Parcoursup, il faut regarder ce qui se passe.
01:27Oui, il faut regarder ce qui se passe.
01:28Il faut supprimer Parcoursup et ensuite…
01:30Et on met quoi ?
01:31Et on met de l'accompagnement humain.
01:32Je pense que le problème aujourd'hui…
01:34Une réponse à madame.
01:35Mais si.
01:35Bah non.
01:35Si.
01:36Le problème aujourd'hui, c'est que les jeunes sont face à des dossiers,
01:39ils remplissent des trucs.
01:40Oui, oui.
01:40Il n'y a même plus un contact humain.
01:42Non, mais je suis bien de cet avis, madame.
01:43Eh bien, je remets un contact humain dans chaque lycée au moment du choix des orientations.
01:48Oui, mais très bien.
01:48Pour qu'il y ait l'accompagnement humain et que les jeunes ne soient pas uniquement…
01:51C'est pas d'opinion.
01:52Allez, je voudrais qu'on entende tout le monde.
01:54Bien sûr, bien sûr.
01:55Puisque vous avez une candidate à l'élection présidentielle face à vous,
01:58qu'il y ait cette discussion, Lorenzo ?
02:00Alors moi, déjà, j'ai une question, madame Royal.
02:02Les socialistes ont été déjà plusieurs fois au pouvoir.
02:04Merci.
02:04Pourquoi vous n'avez pas agi quand vous en aviez la possibilité ?
02:09Je pense que sur l'éducation, on n'a pas beaucoup de reproches à nous faire
02:11par rapport à l'investissement dans l'éducation.
02:13Vous ne pensez pas que vous avez une part de responsabilité avec ce qui se passe aujourd'hui ?
02:17On peut toujours mieux faire.
02:19Mais je crois que la dégradation, il faut être sérieux,
02:22la dégradation au cours de ces dix dernières années,
02:25c'est-à-dire huit ministres en dix ans.
02:26Vous savez, quand un ministre arrive et commence à secouer le système
02:29parce qu'un coup, il supprime les maths,
02:31un coup, il transforme le bac,
02:33un coup, il supprime les sciences de la vie et de la terre,
02:35un autre coup, il faut autre chose.
02:36Tous les caprices ministérielles qui se sont succédés
02:40ont absorbé énormément de temps administratif.
02:43J'ai vu ça, parce que vous savez, une circulaire,
02:45pour faire une réforme, c'est 60 pages.
02:47Donc, les équipes pédagogiques dans les lycées,
02:50au lieu de passer leur temps à lire 60 pages de circulaires
02:52toutes plus absurdes les unes que les autres,
02:54c'est le temps qui est retiré aux élèves.
02:57Moi, j'étais ministre de l'enseignement scolaire,
02:58j'ai fait des réformes, il n'y a pas eu de remous.
03:01Il n'y a pas eu de remous à ce moment-là.
03:02Parce qu'il y a une intention, il y a une empathie,
03:05il y a une volonté de bien faire,
03:06il y a un amour des jeunes.
03:08Là, on vous tape sur la figure, mais c'est insupportable.