00:00Oui mais en plus tout ça n'est que du rafistolage parce que le mouvement lycéen, le vrai mouvement lycéen,
00:05celui qui a des vraies revendications,
00:07celui qui n'est pas en train de casser, celui qui n'est pas en train de piller, celui qui
00:10n'est pas en train de s'en prendre aux pompiers et aux forces de l'ordre,
00:13il existe, il y a une majorité silencieuse dans ce pays, il y a une majorité silencieuse de lycéens qui
00:17a des vraies revendications.
00:20Mais le sujet, il est bien plus large que ça, le sujet il touche à toutes les crises que nous
00:23connaissons depuis 50 ans,
00:24que ce soit la crise de l'autorité, que ce soit la crise de la famille, que ce soit la
00:28crise économique qui touche aussi ces jeunes-là,
00:31ces jeunes qui appartiennent à une génération sacrifiée, une génération qu'on a enfermée pendant quasiment deux ans pendant la
00:36crise du Covid
00:37et qui a là aussi, il faudra le dire un jour, des conséquences psychiques qu'on paye aujourd'hui.
00:42Donc il ne faut pas s'étonner ensuite, après ce qu'on a fait à nos jeunes, qu'ils réagissent
00:45comme ça sans évidemment défendre les casseurs et défendre tout cela.
00:48Mais le sujet, c'est qu'on a un État régalien qui n'est plus à la hauteur, on a
00:52un État qui n'est plus à la hauteur des politiques publiques,
00:55c'est-à-dire qu'on fait encore une fois du rafistolage, on vous donne 3000 profs ici, dans le
01:00budget, il y a 3259 professeurs en plus dans le budget de l'éducation nationale,
01:05alors qu'on perd 36 000 élèves par an, enfin on ne voit pas bien où va le gouvernement, on
01:09ne voit pas bien où va cet État.
01:11Et encore une fois...
01:11Dans le mur ?
01:12Oui, s'il ne l'a pas déjà percuté ce mur, on pourrait se poser cette question-là.
01:16Est-ce que le mur de toutes ces crises n'a pas déjà été percuté par Emmanuel Macron ?
01:21Ça fait peut-être un moment que le politique est perdu, que le pouvoir est complètement nu,
01:26et quand le pouvoir est nu, quand il n'y a plus de légitimité, on voit ce qui se passe
01:30dans ces rues.
01:31Et c'est le problème, c'est que c'est toujours la France des honnêtes gens qui paye.