00:00Comment est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-il ?
00:31Comment est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-il ?
01:01Comment est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu
01:03'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu
01:03'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu
01:11'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu
01:12'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu
01:13'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu
01:17'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu'il est-ce qu
01:21'il est-ce qu'il est-ce qu'il
01:26qui ne profitait pas du tout du système de l'apartheid et qui était exploité parce qu'à la domination
01:31de race se superposait évidemment la domination de classe.
01:35Donc Nelson Mandela a su évoluer sur cette question-là et a fait évoluer l'ANC dans ce sens-là,
01:40tout de suite après la Deuxième Guerre mondiale,
01:42notamment au sein de la Ligue des jeunes de l'ANC avec Walter Cizulu encore une fois et après au
01:48sein de l'ANC avec Oliver Tambo.
01:51Mais ce qui est intéressant c'est que Nelson Mandela au départ prenait une lutte évidemment non violente pour essayer
01:57de contrecarrer la politique de l'apartheid
01:59mais au fur et à mesure des luttes menées et de la répression systématique qui était menée par l'apartheid
02:04s'est posé la question
02:05et c'est une question qu'il s'est posée avec Joe Slovo, le secrétaire général du Parti communiste sud
02:09-africain, d'évoluer vers une lutte qui était une lutte armée.
02:13C'était au début des années 50 que la question s'est posée de manière théorique et puis tout de
02:18suite à la fin des années 50, au début des années 60,
02:20cette lutte armée s'est mise en place, notamment avec l'aide d'un certain nombre de pays africains qui
02:25avaient acquis leurs indépendances au début des années 60
02:27et avec l'aide des pays socialistes, notamment la Tchécoslovaie, l'Union Sovietique et Cuba.
02:35Nelson Mandela n'a jamais voulu être une icône.
02:38Maintenant on veut en faire une icône pour essayer de dire qu'un seul homme a pu tout changer.
02:41Nelson Mandela lui-même lui-même lui disait que lui-même dépendait de son peuple et qu'il était tout
02:46entier voué à la lutte de son peuple
02:48et à son organisation, le Congrès national africain, l'ANC.
02:52Donc cette icône-là ne correspond pas du tout à l'image de Nelson Mandela, encore une fois, parce que
02:57Nelson Mandela savait pertinemment
02:58que ce qu'il était, il le devait à la lutte du peuple et que sa libération, il la devait
03:03aux luttes qui ont été menées et en Afrique du Sud
03:05et à la solidarité internationale qui s'est développée, notamment en France et en Grande-Bretagne.
03:13Il reste beaucoup de choses de Mandela aujourd'hui en Afrique du Sud.
03:15Les Sud-Africains ne pleurent pas Nelson Mandela.
03:18Ils regrettent évidemment sa disparition, mais tout le monde sait que tout le monde doit disparaître.
03:22Par contre, ils veulent rendre un hommage à Nelson Mandela, à l'homme et surtout à ce qu'il a
03:26pu incarner dans la lutte de tout un peuple non-racial,
03:30c'est-à-dire les Noirs, les Blancs, les Métis, tous ensemble, et de vouloir continuer à forger cette nation
03:35arc-en-ciel
03:35et cette société, non pas encore une fois multiracial, comme on le dit trop souvent, mais une société non-raciale.
03:41Et un certain nombre de gens en Afrique du Sud veulent continuer ce chemin-là,
03:45qui passe par combattre les inégalités qui sont encore trop criantes et trop fortes en Afrique du Sud
03:50et d'arriver à mener une politique de bien-être et de plein emploi pour les Sud-Africains.