- il y a 15 heures
Le rassemblement dans un front du peuple "de toutes celles et ceux pour qui le progrès social a toujours un sens", la solidarité avec le peuple palestinien et le peuple kurde constituaient les thèmes principaux du discours de clôture de la Fête de l'Humanité en Normandie prononcé ce dimanche par Patrick Le Hyaric , directeur de l'Humanité et député au Parlement européen. Voir l'intégralité du Meeting.
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00:11Chers amis, chers camarades, c'est toujours un plaisir de se retrouver avec vous dans cette belle fête de l
00:19'humanité,
00:20ancrée dans cette ère de combat et de lutte, dans cette ère progressiste de Normandie.
00:24Je veux remercier très sincèrement les fédérations du Parti Communiste de Normandie, les équipes de l'humanité, les équipes de
00:35la fête de l'humanité,
00:37Olivier Valentin et Anthony Daguet qui ont travaillé depuis des mois à son organisation ainsi qu'évidemment vous toutes et
00:47vous tous qui avez soit distribué des tracts,
00:51collé des affiches, vendu le bon de soutien pour venir à cette fête de l'humanité qui porte bien son
00:59nom, une fête de débat, vous en avez eu beaucoup,
01:04ce qui va me permettre de ne pas aborder l'ensemble des sujets qui vous préoccupent vraisemblablement,
01:11et une fête de combat et qui prépare en tout cas des combats pour demain, les combats pour ouvrir les
01:18chemins de l'espérance car nous en avons besoin tous et toutes.
01:23Je sais qu'il y a à la fois beaucoup de questions, beaucoup de doutes, beaucoup de réflexions aussi, beaucoup
01:34de débats entre les militants des forces progressistes,
01:38celles et ceux qui veulent que quelque chose change, celles et ceux qui, au-delà de nous, avaient cru en
01:47votant pour l'actuel président de la République
01:49qu'un peu de changement advienne et ce dont ils s'aperçoivent jour après jour, c'est que nous avons
01:58aujourd'hui un gouvernement et un président de la République
02:00qui non seulement reprend l'ensemble de la politique précédente, celle de la droite, la pire qui existait, celle de
02:11Sarkozy qui tente de revenir, paraît-il,
02:15mais qui l'amplifie considérablement puisque les fondés de pouvoir de la banque, les fondés de pouvoir des milieux financiers
02:24et industriels
02:25sont au sein du gouvernement lui-même. Mais loin, même si nous sommes dans cette phase aujourd'hui de recul,
02:39phase de réflexion,
02:41ceci ne va pas décourager les militants communistes, les militants syndicaux et les militants progressistes et du Front de Gauche
02:49en général.
02:50La tenue de cette fête, le succès de cette fête hier et encore aujourd'hui, dans les débats, dans celui
02:57qui vient d'avoir lieu,
02:59témoigne que nous sommes la fête de ce journal fondé par Jean Jaurès, cette fête du combat et de la
03:08solidarité.
03:09Solidarité, évidemment, avec le peuple palestinien qui, jour après jour, affronte une armée,
03:20conduite par l'extrême droite et la droite israélienne, qui lui refusent le droit d'avoir une terre, d'avoir
03:28une patrie.
03:29Et cette semaine est décisive, car cette semaine, à l'Assemblée nationale, vendredi prochain et mercredi,
03:39à ma demande, un débat aura lieu au Parlement européen avec la proposition d'une résolution qui porte le titre
03:48de reconnaissance de l'État palestinien.
03:51Si nous terminons cette semaine avec le vote de deux résolutions claires, l'une par l'Assemblée nationale, l'autre
04:03par le Parlement européen,
04:05en faveur de la reconnaissance des droits du peuple palestinien, c'est une nouvelle brèche que nous allons ouvrir,
04:13après le gouvernement suédois, après le Parlement du Royaume-Uni, après le Parlement espagnol la semaine dernière,
04:20qui va modifier le rapport de force de telle sorte que dans les instances des Nations Unies,
04:28on rejoigne l'ensemble des pays, rejoigne la majorité des 135 pays qui, aujourd'hui, se sont prononcés pour l
04:36'existence d'un État de Palestine.
04:41Évidemment, ceci ne mettra pas fin à nos batailles, à nos combats,
04:47mais ce sera un pied fort que nous aurons mis dans la porte pour la souveraineté populaire,
04:55la souveraineté économique, la souveraineté politique et culturelle du peuple palestinien.
05:00Et ce combat, nous le poursuivrons jusqu'au dernier jour, jusqu'au jour où, enfin, on va reconnaître cet État,
05:09dans ses frontières décidées en 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.
05:15Jusqu'au jour où, car c'est une question qui a à voir avec la libération de l'ensemble du
05:23peuple palestinien lui-même,
05:24où nous aurons sorti tous les prisonniers politiques palestiniens, sans exception,
05:30au premier rang desquels Marouane Barbuti, des géoles israéliennes, dans lesquelles ils sont enfermés aujourd'hui.
05:38Solidarité également, cela vient d'être dit, je le répète, avec nos sœurs et nos frères kurdes,
05:45qui se battent les armes à la main face à ces fascistes barbares, ces égorgeurs, ces violeurs de femmes et
05:54d'enfants,
05:55qui tuent, qui chaque jour emprisonnent des enfants, des jeunes, les prennent en otages et les exhibent aux yeux du
06:05monde entier.
06:05Et bien, ceux qui combattent aujourd'hui réellement, à terre, comme on dit, rue par rue, maison par maison, à
06:16Kobané et ailleurs,
06:18ce sont nos camarades kurdes, au premier rang desquels les combattants du PKK,
06:23dirigés par une commandante qui a un courage incroyable, dont nous avons donné la parole dans l'humanité, il y
06:31a quelques jours de cela.
06:32Ce combat, nous devons, comme pour nos frères palestiniens, nous devons le mener jusqu'au bout.
06:40C'est une question qui dépasse les enjeux du peuple kurde lui-même.
06:48C'est une question qui est au fond et simple et grande à la fois.
06:54C'est le combat contre la barbarie et pour la civilisation.
06:58Voilà pourquoi il est important de continuer, par tous les moyens, dans vos villes, dans vos quartiers, dans vos entreprises,
07:09avec les Kurdes, les progressistes kurdes qui sont parmi nous, de les soutenir, de les aider, de développer la solidarité,
07:18comme vont le faire beaucoup de mairies progressistes au premier rang desquelles les mairies communistes.
07:24Nous allons apporter dans les camps de réfugiés kurdes le soutien matériel, alimentaire, humanitaire,
07:33qui est aujourd'hui indispensable, tout en menant le combat politique, l'explication politique,
07:39autour de celles et ceux qui jouent un double jeu contre ceux, comme ce gouvernement kurde,
07:46comme vient de le dire Francis Wurz tout à l'heure, qui préfère les fascistes de Daesh au peuple kurde
07:53lui-même,
07:54car il ne veut pas lui reconnaître ses droits.
07:57C'est la fête de la solidarité et de la paix.
08:00À un moment où, vous le voyez, de lourdes menaces pèsent sur l'ensemble de la planète,
08:09au Proche et au Moyen-Orient, avec tous les tremblements, toutes les fractures que nous sentons
08:18depuis désormais un certain nombre de mois.
08:21Mais c'est aussi les tensions qui existent au sein de l'Europe elle-même, à nos frontières aujourd'hui,
08:29parce que, faute de respecter cette parole qui avait été donnée aux dirigeants de l'Union soviétique,
08:37puis aux dirigeants russes, M. Elsin et M. Poutine,
08:41on veut faire intégrer de force l'Ukraine dans l'OTAN,
08:46c'est-à-dire dans cette armée sous commandement militaire,
08:51qui est une menace qu'évidemment la Russie ne peut pas accepter.
08:55Dans cette affaire, le fait de vouloir intégrer l'Ukraine d'une manière ou d'une autre
09:02aux institutions européennes, par le biais d'un accord d'association,
09:07vouloir intégrer l'Ukraine dans l'OTAN, qui constitue aux yeux de la Russie,
09:13une menace ne peut que provoquer les tensions dangereuses que nous connaissons aujourd'hui.
09:19Donc, il y a nécessité de faire prévaloir la raison sur les forces qui risquent de se déchaîner de part
09:29et d'autre
09:29et qui peuvent nous mener à la catastrophe.
09:32Car ceci n'est pas gratuit.
09:35Il y a évidemment d'importants intérêts, d'importants enjeux derrière ceux-là,
09:42que je n'ai pas le temps de développer ici, mais l'enjeu de l'énergie,
09:48l'enjeu des enjeux géopolitiques, des enjeux de domination du monde,
09:53des enjeux d'implantation des forces militaires de l'OTAN et nord-américaines face à la Chine et à la
10:02Russie,
10:02des enjeux qui font que l'impérium nord-américain et, grosso modo, l'impérium occidental,
10:12comme ils s'appellent eux-mêmes, n'acceptent pas que les pays qu'on dit émergents aujourd'hui,
10:18c'est-à-dire la cinquantaine de pays qui cherchent la voie d'un développement autonome,
10:24comme le font le Brésil, comme le fait le Venezuela, comme le fait l'Afrique du Sud,
10:28comme le fait la Chine à sa façon, ceci n'est pas acceptable pour les forces du capitalisme
10:34qui sont à la recherche, au cœur même de leur crise, des moyens de poursuivre le rétablissement
10:43de leur taux de profit maximum et de poursuivre leur domination sur les peuples.
10:48Ceci est à rattacher à l'ensemble de ce qui est en arrière-plan aujourd'hui,
10:53notamment ce traité de libre-échange qu'on veut faire entre l'Union européenne et les États-Unis,
11:01ce traité transpacifique que pilotent les États-Unis avec les pays asiatiques à l'exclusion de la Chine,
11:08ce traité qui est en train de venir en débat entre l'Union européenne et deux groupes de pays d
11:14'Afrique
11:15pour les dominer, pour leur enlever leur souveraineté politique,
11:18pour revenir à un néocolonialisme, voire à un colonialisme tout court.
11:23Et ce traité que l'humanité a révélé au mois de mai dernier,
11:27qui consiste à revenir là où nous les avons mis en échec,
11:34car ils n'ont jamais accepté que nous les avons battus à plate couture
11:39sur l'accord général sur le commerce des services.
11:42Et aujourd'hui, 52 pays négocient avec des transnationales,
11:48des pays capitalistes, dans les caves de l'ambassade d'Australie,
11:53un nouveau traité de libéralisation de l'ensemble des services,
11:58de telle sorte que nous n'ayons plus demain aucun service public.
12:02Eh bien, chers amis, chers camarades,
12:04voilà le sens de nos combats solidaires entre tous les peuples.
12:10Ici, à la fête de l'humanité, nous faisons vivre ce beau mot,
12:14nous faisons vivre la solidarité internationaliste.
12:26Chers camarades,
12:28cette fête est aussi la fête d'un journal
12:32qui porte ce beau mot, l'humanité.
12:37Mais, vous savez,
12:39ce journal aujourd'hui
12:42est en grave difficulté.
12:46Je profite de cette fête pour le dire
12:49et dès demain matin,
12:51je vais être à nouveau contraint une nouvelle fois.
12:54Je crois que ça fait la 13e fois que je le fais
12:57depuis que je suis en responsabilité au journal.
13:00Je suis contraint de lancer une nouvelle souscription populaire
13:04auprès des lectrices et des lecteurs
13:07parce que,
13:10comme disait Marcel Cachin,
13:13ils tentent de nous prendre à la gorge.
13:16Les recettes publicitaires de l'humanité
13:18ont été diminuées de 500 000 euros cette année.
13:26sous la mandature précédente,
13:28l'ancien président de la République,
13:31nous avaient enlevé 1 million d'euros d'aides publiques,
13:37qu'on appelle l'aide publique au quotidien,
13:39faibles aux sources publicitaires.
13:41Et voici que, jeudi soir,
13:45le gouvernement m'apprenait qu'à nouveau,
13:48on allait nous enlever
13:52300 à 400 000 euros cette année.
13:56Autrement dit,
13:58il existe
14:00une opération
14:02qui consiste aujourd'hui
14:04à conforter
14:06les grands groupes de presse
14:08qui sont adossés
14:10aux groupes financiers et industriels
14:13et à tenter de faire mouler
14:16la presse indépendante
14:19de ces mêmes groupes industriels et financiers.
14:23En terminant son premier éditorial,
14:29en avril 1904,
14:33Jean Jaurès
14:34disait ceci,
14:38faire vivre un journal
14:41de manière indépendante
14:43des groupes
14:45industriels et financiers
14:48est une question difficile à résoudre
14:51mais non insoluble.
14:54C'est vrai que depuis
14:55nous n'avons cessé
14:57de nous battre
14:58des générations de militants,
15:00des générations d'équipes
15:02à l'humanité,
15:05journalistes,
15:06administrateurs,
15:08personnel administratif,
15:10personnel de gestion,
15:12personnel de la diffusion militante
15:14avec beaucoup de dévouement
15:15pour faire vivre
15:17ce journal.
15:19Nous l'avons réussi par-delà
15:21beaucoup de difficultés,
15:23beaucoup de sacrifices
15:24et au-delà souvent
15:25de censure et de poursuites
15:28contre les dirigeants
15:29de l'humanité.
15:30Aujourd'hui,
15:31la censure est différente.
15:32On tente de nous faire taire
15:34et on tente de nous faire taire
15:36dans le cadre d'une bataille idéologique
15:38qu'on n'a jamais connue ainsi.
15:41C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
15:44nous avons franchi un cap
15:46où un espèce de complexe
15:50médiatico-politique
15:52avec des forces dominantes,
15:53les milieux d'affaires,
15:55les partis politiques principaux,
15:59un certain groupe de médias
16:02et dire ceci n'est pas mettre en cause
16:04les journalistes dans ces mêmes médias
16:06qui essayent de faire leur travail.
16:09Mais autour de l'idée
16:11selon laquelle
16:13tout se vaut,
16:16qu'on peut venir à n'importe quelle émission,
16:19d'ailleurs,
16:19faites vous-même l'expérience,
16:21écoutez bien les questions
16:23des journalistes,
16:25vous vous rendrez compte
16:26qu'on ne pose des questions
16:29de droite que des questions de droite
16:31auxquelles nous sommes
16:32d'apporter des réponses de droite.
16:35Par exemple,
16:37on nous dit
16:39il y a un déficit
16:41et s'il y a un déficit,
16:43c'est qu'il faut serrer les vis.
16:44On vivrait au-dessus de nos moyens.
16:47Nous sommes 16 millions dans ce pays.
16:49Nous terminons le mois
16:51à 10 euros près.
16:53Mais tous ces gens,
16:54très intelligents,
16:55qui ont fait toutes les écoles du monde,
16:58l'ENA, sciences politiques,
16:59les écoles de commerce,
17:00viennent à la télévision le soir
17:03avec des gros bars,
17:05avec des chiffres
17:06que personne ne peut comprendre
17:07et ils nous disent
17:08nous vivons au-dessus de nos moyens.
17:10Évidemment,
17:12eux, ils ont la poche pleine.
17:13Je comprends leurs problèmes.
17:15Mais pour le chômeur,
17:16pour le travailleur
17:18qui n'a que le SMIC,
17:19pour la caissière de supermarché,
17:21pour le jeune
17:22qui est à la recherche
17:23de son premier emploi,
17:25pour celui qui est dans le travail précaire,
17:27Lui, il ne vit pas au-dessus de ses moyens
17:30et il n'a pas à payer une crise
17:33dont il n'est pas le responsable.
17:36Les seuls responsables
17:37sont les banquiers.
17:40Mais,
17:42revenons à cette affaire.
17:44Ils compressent
17:46les salaires,
17:48ils compressent les rémunérations,
17:49les retraites,
17:50on recule l'âge de la retraite.
17:52Maintenant, nous avons le fond des deux pouvoirs,
17:53Macron,
17:54qui dit
17:55« On va brûler le code du travail. »
17:59On va faire un grand feu de cheminée.
18:00Il n'y a plus d'élection prud'homale.
18:02Il n'y a plus besoin de médecins du travail.
18:04Vous n'avez plus besoin
18:05de limitation du temps de travail.
18:07Parce que quand ils auront
18:09enlevé les 35 heures,
18:10ce sera autre chose.
18:11Ils nous emmèneront à 48 heures.
18:13Ils nous disent
18:14« Il faut encore reculer l'âge de la retraite »
18:16et ainsi de suite.
18:17Autant de choses que vous connaissez
18:18et donc que je n'ai pas développées parmi vous.
18:21mais
18:22à force de compresser
18:27les moyens des citoyens,
18:30des travailleurs,
18:31d'acheter ce dont ils ont besoin,
18:34on aggrave la crise.
18:36Parce qu'en limitant la demande,
18:40on empêche la production.
18:42Parce qu'il ne peut pas avoir
18:44de satisfaction des besoins élémentaires.
18:47puisqu'on réduit la production,
18:50puisqu'on compresse les rémunérations,
18:53et bien évidemment,
18:54plus ça va,
18:55plus on fait des trous dans les caisses.
18:57Et j'ajoute à cela
19:00qu'il faut donner 50 milliards chaque année,
19:03plus que le budget de l'éducation nationale,
19:07qu'il faut donner chaque année aux banquiers
19:09sous forme de frais financiers,
19:13sous forme de taux d'intérêt,
19:1650 milliards,
19:17qui s'ajoutent chaque année,
19:19évidemment, à notre dette.
19:21Mais ce n'est pas perdu pour tout le monde,
19:23comme dit l'autre.
19:24Autrement dit,
19:26nous, on doit serrer la ceinture,
19:28on doit accepter
19:29de supprimer des services publics,
19:32on doit pressurer à mort
19:34les collectivités territoriales
19:35qui ne pourront pas faire
19:37ce dont ils ont besoin.
19:38Je discutais avec un des amis ce matin,
19:40qui est responsable d'une association
19:43et qui fait le festival du livre,
19:44il me dit que les collectivités territoriales
19:47donnent de moins en moins d'argent,
19:48et même ne veulent plus en donner,
19:50parce qu'évidemment,
19:52on commence toujours
19:53par supprimer les crédits pour le sport,
19:56pour la culture,
19:57puis de loin en loin,
20:00on en vient aux aides sociales,
20:02et de loin en loin,
20:03on est en train de bloquer
20:05la possibilité pour les collectivités territoriales
20:08d'investir au service
20:10des citoyennes et des citoyennes.
20:12C'est cela qui produit la crise,
20:14pas autre chose.
20:16Autrement dit,
20:17le déficit,
20:19c'est le résultat de leur politique,
20:22pas de la nôtre.
20:23Parce que si on mettait en œuvre la nôtre,
20:26évidemment,
20:27il n'y aurait pas de déficit.
20:29Les caisses seraient équilibrées,
20:32parce que l'argent rentrerait dans les caisses.
20:35Il y aurait de la production,
20:37car nous sommes pour un nouveau système productif,
20:40nous sommes pour un nouveau développement
20:42de notre pays et de l'Union européenne.
20:45Prenons un autre exemple.
20:47Ils ont soin à dire,
20:49« Ah, le travail,
20:51le travail,
20:53c'est un coût ! »
20:56Autrement dit,
20:58plus on va bosser,
21:00plus on va aller à l'école
21:02pour se qualifier,
21:05pour former des ingénieurs,
21:07des cadres,
21:08des médecins,
21:09que sais-je encore.
21:11Ils nous disent,
21:12« Ça coûte ! »
21:14met le travail jusqu'à nouvel ordre.
21:16C'est cela qui crée la richesse.
21:19Et aujourd'hui,
21:20dans quelle situation sommes-nous ?
21:23Nous sommes dans cette situation
21:25où on donne,
21:27pour les entreprises,
21:29en frais financiers,
21:31en frais financiers des entreprises,
21:33c'est-à-dire les taux d'intérêt
21:35qu'ils payent aux banques
21:37et les dividendes qu'on verse,
21:40ça représente
21:41360 milliards d'euros,
21:43alors que le financement
21:45de la Sécurité sociale,
21:46c'est à peine
21:48150 milliards d'euros.
21:50Il faut les démystifier.
21:51Il ne faut pas les laisser
21:53se développer,
21:54développer leurs arguments
21:56comme s'ils étaient sur une autoroute
21:59comme ils le font aujourd'hui
22:01en permanence.
22:03Car chacun sait bien
22:04que la puissance du système médiatique
22:07aujourd'hui
22:08fait que beaucoup de gens,
22:10par-delà d'eux,
22:12par-delà leur volonté,
22:14eh bien,
22:15à force,
22:16ils commencent à croire ça.
22:18Et ils vont de plus en plus loin
22:20puisque maintenant,
22:21on est à nous dire
22:22que vous savez,
22:25la gauche et la droite,
22:26ça n'existe plus.
22:28Et donc,
22:29à partir de ce moment-là,
22:31eh bien,
22:32peut-être,
22:34faut-il faire
22:36toujours la même politique ?
22:38Changer peut-être les gens
22:39qui viennent aux affaires,
22:40mais on ferait la même politique.
22:43Et tous,
22:45Sarkozy,
22:46Le Pen,
22:48d'autres,
22:48ils en sont à dire,
22:50oui,
22:50mais la gauche,
22:51il ne faut plus parler de la gauche.
22:53Parlons au peuple.
22:55Eh bien,
22:55c'est une erreur monumentale.
22:58Il y a dans ce pays
22:59des référents
23:01qui ne sont pas
23:03ce qu'ils disent.
23:04Ce qu'ils disent,
23:05c'est quand vous avez un travail
23:07et que votre voisin n'en a pas,
23:10ils font croire
23:11que votre voisin
23:12est l'assisté.
23:13Or,
23:14l'assisté n'est pas votre voisin,
23:16l'assisté
23:16est celui qui met,
23:18et ceux qui mettent en ce moment,
23:20mille milliards d'argent
23:22dans les paradis fiscaux.
23:23Voilà les vrais assistés.
23:28Et la gauche,
23:30et la gauche,
23:32elle s'est toujours
23:35développée.
23:37Elle a toujours promu
23:39une politique de la justice
23:41et de l'égalité.
23:43Et la question qui est posée aujourd'hui
23:46est que,
23:47évidemment,
23:49ceux qui sont au pouvoir
23:50ont quitté.
23:52c'est la répartition
23:54des richesses.
23:55C'est que l'argent
23:56ne s'accumule pas
23:57à un pôle de la société
23:59pendant que l'immense majorité
24:01a de moins en moins
24:02d'argent pour vivre,
24:04voire pas du tout
24:05d'argent pour vivre.
24:07Non seulement pas d'argent,
24:08mais il y en a
24:09qui n'ont pas à manger,
24:10il y en a qui n'ont pas
24:11de logement,
24:12il y en a qui n'ont pas
24:13de travail,
24:13il y en a même
24:14qui ont du travail
24:15et qui n'ont pas de logement.
24:17C'est ce qu'on appelle
24:17des travailleurs pauvres,
24:19des travailleurs surexploités.
24:21La ligne de fracture,
24:23elle n'est donc pas
24:24à partir de questions
24:25identitaires
24:27ou de questions
24:28qui viseraient
24:29à nous diviser
24:30les uns les autres.
24:31La ligne de fracture,
24:32hier,
24:33comme aujourd'hui,
24:34elle est simple.
24:36Elle est entre
24:36le capital
24:37et le travail.
24:43Et la gauche,
24:45elle est du côté du travail
24:46et la droite,
24:48et ceux qui veulent faire
24:50une politique de droite
24:51font des cadeaux au capital
24:53et sont donc du côté du capital
24:56et ils ont déserté la gauche.
24:58C'est malheureux à dire,
24:59mais c'est ainsi.
25:00Voilà qui nous confère
25:02une responsabilité
25:03extrêmement importante.
25:05car partout
25:07dans les électorats
25:09de la gauche,
25:10qu'ils soient
25:11du front de gauche,
25:12qu'ils soient
25:13de l'écologie politique,
25:15qu'ils soient communistes,
25:16qu'ils aient voté
25:18pour ce qu'on appelle
25:19l'extrême gauche,
25:20dans cet électorat
25:22entre l'ouvrier socialiste,
25:24l'ouvrier communiste
25:26ou l'ouvrier
25:28qui va à la messe
25:29le dimanche,
25:29tous ont un intérêt commun
25:32et un ennemi commun.
25:35C'est celui
25:36qui l'exploite
25:37et le surexploite
25:38et ceux
25:39qui sont les suppos
25:40de ces forces-là
25:42de la surexploitation
25:43aujourd'hui.
25:44En ce sens,
25:45le niveau du rassemblement
25:47que nous pouvons,
25:49que nous pourrions
25:51et que nous devons créer
25:52est extrêmement important.
25:55Quand on est
25:56dans une situation
25:57telle que nous sommes
25:58aujourd'hui,
25:59où des questions
26:00extrêmement lourdes,
26:02graves,
26:03inquiétantes,
26:04se posent
26:05par rapport
26:06au changement climatique,
26:07se posent
26:08en matière de guerre
26:09et de paix
26:10et de stabilité du monde,
26:12se posent
26:12du point de vue
26:13de la solidarité
26:14entre les populations,
26:16se posent
26:17pour une nouvelle
26:18répartition des richesses
26:19et pour l'égalité,
26:21et bien qu'on soit
26:22communistes,
26:23socialistes,
26:24catholiques,
26:25musulmans,
26:26écologistes,
26:27nous avons
26:28tous intérêt
26:29à nous rassembler
26:30dans une force,
26:32dans une grande force,
26:33dans un grand front du peuple,
26:35un front populaire
26:36qui porte
26:37une dimension
26:38de l'anti-austérité
26:40en France,
26:41en Europe
26:42et dans le monde.
26:43et rassembler
26:50tous ces gens,
26:51c'est notre passion
26:53parce que nous sommes
26:54communistes,
26:55parce que nous croyons
26:56à l'égalité,
26:58parce que,
26:59contrairement
26:59à ce qu'on tente
27:01à faire croire
27:01à la télévision,
27:03je sais que ce mot
27:04a été sali,
27:05je sais qu'il y a
27:06des expériences
27:07qui ont utilisé
27:09ce mot,
27:10des partis
27:10qui ont utilisé
27:11ce mot,
27:12et ça n'a pas marché.
27:13Mais le communisme,
27:14c'est quelque chose
27:15d'extrêmement simple,
27:16c'est le partage,
27:18le partage des savoirs,
27:20c'est-à-dire
27:20l'accès de toutes
27:21et de tous
27:22à l'éducation,
27:23à la formation,
27:24à la qualification.
27:25C'est le partage
27:26des pouvoirs,
27:27c'est-à-dire
27:28la liberté
27:28et la démocratie,
27:30la possibilité
27:31pour les hommes
27:32et les femmes
27:33d'avoir la maîtrise
27:35de leur avenir,
27:36de leur destin,
27:36et de pouvoir
27:37être représentés
27:38par des gens
27:40qui ne retournent pas
27:41leur veste
27:42dès lors qu'ils sont élus.
27:44C'est le fait
27:46que,
27:48quelle que soit
27:49la décision à prendre,
27:51on n'annonce pas
27:51dans une campagne électorale
27:53des choses
27:54qu'on ne fera pas
27:55ou plutôt
27:56on annonce
27:57quelque chose
27:58pour capter des voix
28:00et faire
28:01le contraire.
28:02Après,
28:03c'est aussi
28:06qu'on ne peut pas
28:07comprendre
28:09que dans notre France,
28:11dans la France
28:12de 1789,
28:13dans la France
28:14du Front Populaire,
28:15dans la France
28:16de la Résistance,
28:17dans la France
28:18de mai 68,
28:19on ne peut pas
28:20comprendre
28:20qu'un jeune homme
28:22puisse mourir
28:23parce qu'il combat
28:24l'environnement
28:25et l'écologie
28:26sur un territoire
28:28comme cela s'est fait
28:28dans le Tarn
28:29il y a quelques jours.
28:33Autrement dit,
28:34il faut inventer
28:35autre chose,
28:37il faut se propulser
28:38d'entre autres choses
28:39à partir d'un débat
28:40citoyen.
28:42Certes,
28:43ce n'est pas
28:44simple,
28:45ce n'est pas facile
28:46à faire,
28:46personne ne le dit,
28:48mais il est temps
28:49de comprendre
28:50que si on écoutait
28:52ces camarades
28:53qui viennent de parler
28:54de Fralip,
28:55de Petroplus,
28:57de M-Réal,
28:58des camarades
28:59de Peugeot,
29:00si,
29:01ou de la SNCM
29:02en ce moment,
29:03si on les écoutait,
29:05nous ne serions pas
29:07dans cette situation
29:08parce que si
29:09on donnait
29:10du pouvoir
29:11d'intervention
29:12et de décision
29:14aux travailleurs,
29:16aux représentants
29:17des travailleurs
29:17dans leurs usines,
29:19dans leurs bureaux,
29:20dans leurs universités,
29:21nous ne serions pas
29:23dans le pétrin
29:23où nous sommes aujourd'hui.
29:25C'est pour ça
29:26que la question
29:26de la démocratie sociale
29:28et de la démocratie politique
29:31au sens
29:32de l'invention
29:32d'une nouvelle république,
29:34d'une sixième république,
29:36elle est posée
29:37plus que jamais
29:38aujourd'hui
29:39dans la crise politique
29:40que nous connaissons.
29:42Car
29:42on ne pourra pas
29:44continuer
29:45bien longtemps
29:46ce feuilleton
29:48incroyable.
29:50Rendez-vous compte,
29:51je ne prends que
29:52les dix derniers jours,
29:53il se passe
29:54des choses
29:56qui mériteraient
29:57discussion,
29:59qui mériteraient
30:00qu'on se parle,
30:01qui mériteraient
30:02qu'on mette des gens
30:03autour de la table,
30:04qu'on écoute
30:05les médecins,
30:06les ingénieurs,
30:07les cadres,
30:07les ouvriers,
30:08les techniciens,
30:09les employés,
30:10les instituteurs,
30:11les professeurs
30:12d'université,
30:13puisqu'ils savent
30:15faire des choses,
30:16ils sont capables
30:17de soigner
30:17un enfant in vitro,
30:19on est capable
30:20d'aller découvrir
30:20une comète.
30:21et pendant ce temps-là,
30:24pendant ce temps-là,
30:26parce que l'argent
30:32est privatisé
30:33à un pôle
30:33de la société,
30:36rendez-vous compte,
30:3785 personnes,
30:4085 personnes
30:41dans le monde
30:43ont autant
30:45de patrimoine
30:46que 3,5 milliards
30:48d'entre nous.
30:5085 personnes
30:52ont autant
30:53d'argent
30:53que 3,5 milliards
30:57d'autres.
30:58C'est dire
30:59à quel point
31:01nous en sommes
31:01à ce niveau
31:02de paroxysme.
31:03Eh bien,
31:04c'est pour cela
31:05que ça ne peut plus
31:06marcher.
31:07Et ça,
31:08cette affaire
31:09de l'argent
31:10gangrène
31:11désormais tout.
31:12On fait croire
31:13à des jeunes
31:14que c'est la star
31:15et qu'on a
31:16et qu'on a
31:17et qu'on a
31:17et qu'on a
31:17et qu'on a
31:18et qu'on a
31:18qui les sortira
31:19d'affaires.
31:20On fait croire
31:21à d'autres
31:21comme M. Attali
31:23qui dit
31:25créez-vous-même
31:26votre emploi,
31:27M. Attali,
31:28ce grand
31:30mondialiste libéral.
31:31Et d'un autre côté,
31:33vous avez M. Zemmour
31:34qui dit
31:34c'était mieux
31:35du temps
31:36de Charlemagne.
31:37Eh bien,
31:38nous ne sommes
31:39ni du côté
31:40de l'attalisme
31:41ni des Zemmouriens.
31:43Nous sommes
31:43la force
31:44qui promeut
31:46un cap,
31:47le rassemblement
31:48populaire
31:48de toutes les femmes
31:50et de tous les hommes,
31:52des travailleurs,
31:53des jeunes,
31:54des privés d'emploi,
31:55des retraités
31:56pour bâtir
31:57une autre société.
31:59Ce n'est qu'ensemble
32:00qu'on bâtira
32:01cette société
32:02du commun.
32:03Évidemment,
32:05ça,
32:05c'est le partage
32:06des avoirs,
32:08le partage
32:09des richesses
32:10et une autre manière
32:12de produire
32:13ces richesses.
32:13car nous ne
32:15pouvons plus
32:17continuer
32:17à faire
32:19ce que nous
32:20avons fait
32:20au 19e siècle
32:21et dans une bonne
32:23partie du 20e siècle.
32:24Aujourd'hui,
32:26il faut inventer,
32:28comme vous le faites
32:29ici dans le département
32:30d'ailleurs,
32:31j'ai vu ce qui se fait
32:32à Dieppe
32:33avec l'implantation
32:34de l'Alpine,
32:36avec les voitures
32:37électriques.
32:38Je vois le travail
32:39que font
32:40les conseillers généraux
32:41communistes,
32:42ce que fait
32:43votre sénateur
32:44Thierry Foucault
32:45pour qu'enfin
32:46on contrôle
32:47l'argent
32:48et que l'argent
32:49aille au travail
32:50et n'aille pas
32:51à la rémunération
32:53des dividendes,
32:54c'est-à-dire
32:54aux capitalistes
32:55qui ne font
32:56que des gâchis
32:57et qui stérilisent
32:59les richesses
33:00de notre pays.
33:01C'est la voie
33:02que nous proposons.
33:03C'est une voie
33:04de la transformation sociale
33:05et une voie
33:06de la transformation
33:07écologique.
33:09Parce qu'il faut
33:10inventer
33:10l'industrie
33:12de demain,
33:13les formes
33:14de production
33:14de demain
33:15en combinant
33:17à la fois
33:17les nouvelles technologies,
33:20la révolution numérique
33:21mais la nécessaire
33:22révolution écologique
33:24pour faire
33:25les matériaux
33:26de demain
33:26et ceci
33:29va conduire
33:31à créer
33:32des millions
33:33et des millions
33:34d'emplois.
33:35Il n'y aurait
33:35pas de chômage
33:36si on s'engageait
33:38nettement
33:39dans cette voie.
33:40Et mercredi prochain,
33:42le président
33:43de la Commission européenne
33:44va venir devant nous
33:46au Parlement européen
33:47pour nous exposer
33:48ce qu'il appelle
33:50un plan d'investissement
33:52de 300 milliards
33:53d'euros.
33:54Mais 300 milliards
33:55d'euros,
33:56si c'est pour
33:57recycler
33:58des crédits
33:59qui sont déjà
34:00engagés,
34:01si c'est pour
34:02favoriser
34:02certains pôles
34:04en Europe,
34:04par exemple
34:05le port d'Anvers
34:07contre le port
34:08du Havre,
34:09nous ne marchons pas.
34:10D'abord,
34:12c'est de l'argent
34:13pour trois ans.
34:15C'est de l'argent
34:16qui peut être recyclé.
34:17Mais nous avons
34:19des outils
34:19pour faire mieux.
34:21Par exemple,
34:22si on activait
34:23autrement
34:23la Banque Centrale
34:24européenne,
34:25elle va sortir
34:26à nouveau
34:261 000 milliards
34:28d'euros
34:28de ses caisses
34:29pour donner
34:30aux banques,
34:31aux banques privées.
34:32Mais que font
34:33les banques privées
34:34avec ça ?
34:34Les banques privées
34:35ne vous prêtent
34:36pas d'argent.
34:36Elles ne prêtent
34:37pas d'argent
34:38aux États.
34:38Elles ne prêtent
34:39pas d'argent
34:39aux entreprises.
34:41Les banques privées
34:42mettent cet argent
34:44sur les marchés
34:45financiers.
34:46C'est-à-dire
34:47que de l'argent
34:48qu'on leur donne,
34:49écoutez-moi bien,
34:50à 0,5%,
34:55elles le replacent
34:57chez vous
34:58à 2,5%,
34:593,5%,
35:004,5%.
35:01Vous vous imaginez
35:02sur 1 000 milliards,
35:04l'argent
35:05qu'elles se font.
35:06Autrement dit,
35:07c'est ça
35:08qu'il faut changer,
35:09c'est ça
35:09qu'il faut réorienter.
35:11Et vous,
35:11ici,
35:12il y a une belle bataille.
35:13Mes amis m'ont dit
35:14que vous étiez
35:15sur cette bataille
35:16qu'on appelle
35:17de l'axe saine.
35:19Vous pouvez être sûrs
35:21que les parlementaires
35:22communistes,
35:23ici,
35:24au Sénat
35:25et à l'Assemblée nationale,
35:26et nous-mêmes,
35:27au Parlement européen,
35:28nous allons tout faire
35:30pour porter ce débat,
35:32parce que c'est un débat
35:33qui a à voir
35:34avec la transition écologique.
35:36Vous avez,
35:38et d'autres aussi,
35:40comme par exemple
35:40en Bretagne,
35:42une force considérable,
35:45un moyen considérable
35:47de développement
35:47qui est notre façade maritime
35:50pour la pêche,
35:51pour les pêches maritimes,
35:53bien mise en mal,
35:54d'ailleurs,
35:54par l'Europe bleue,
35:55mais surtout
35:56parce que ça offre
35:57comme possibilité nouvelle
36:00en matière de produits,
36:02en matière d'oligo-éléments,
36:03en matière de transformation
36:05d'un certain nombre
36:06de ressources,
36:07en matière d'énergie.
36:08C'est pour ça
36:09qu'il ne fallait pas vendre
36:10les turbines d'Alstom
36:11aux Américains,
36:12parce que ces turbines
36:14vont nous permettre
36:15d'imaginer
36:17l'énergie,
36:19le mix énergétique
36:20de demain,
36:22dans le cadre
36:23de cette transition écologique,
36:24dont vous voyez
36:25un autre projet
36:27est possible.
36:28Mais ce que je vous dis
36:30à propos de vos élus,
36:33à propos de vos conseillers régionaux
36:36qui sont ici,
36:39à propos de vos conseillers généraux,
36:42il faut bien le retenir.
36:45Parce que ceci montre une chose,
36:49il est utile
36:51d'avoir des élus
36:54du Front de Gauche
36:55et des élus communistes
36:57dans toutes les assemblées,
36:59parce que grâce à eux,
37:01vous êtes sûrs
37:03d'avoir des défenseurs
37:04conséquents
37:05qui jamais
37:06ne vous tourneront le dos.
37:08C'est le cas
37:08de ce qu'ils font ici,
37:10c'est le cas
37:10de ce qui a été fait
37:11dans l'heure
37:12avec l'usine
37:13de papeterie
37:14qui a été sauvée,
37:15grâce à l'action
37:17précisément
37:17d'un conseiller général
37:19communiste
37:19qui a fait gagner
37:21l'ensemble
37:21du conseil général
37:22pour maintenir
37:23des emplois
37:24et des activités
37:25industrielles.
37:26Il faut y réfléchir
37:28à deux fois,
37:29car ceux qui nous disent
37:31avoir des élus
37:33ou ne pas en avoir,
37:34c'est pareil.
37:36Eh bien,
37:37moi j'ai bien étudié
37:38l'histoire
37:38du Parti communiste français.
37:40Quand le Parti communiste français
37:42a tenu ce discours
37:44dans les années 1924
37:46et 1925,
37:48ça nous a amené
37:49à la catastrophe,
37:51ça a amené
37:51le pays
37:52à la catastrophe,
37:53à la crise
37:54de 1929
37:55et il a fallu
37:57tout le génie
37:57de nos anciens
37:59dont Maurice Thorez
38:00pour élargir
38:01le Parti communiste,
38:03pour conquérir
38:04des places électives
38:05dans les assemblées
38:06jusque dans les institutions
38:08les plus élevées
38:09de l'État
38:10et c'est là
38:11qu'on a fait
38:11le Front populaire
38:12si bénéfique
38:13à nos peuples
38:14aujourd'hui.
38:19Et c'est pour ça
38:20que ce qui est proposé
38:23c'est parce que
38:25ils ont changé
38:26les cantons.
38:27Le gouvernement
38:28il a cru bon
38:29de changer les cantons.
38:31Il les a redécoupés.
38:32Il croyait
38:33qu'il suffisait
38:34de faire comme Pasqua
38:35avec une bonne paire
38:37de ciseaux
38:37et de la colle.
38:38Il croyait
38:39qu'ils allaient garder
38:39leurs conseils généraux.
38:41Leur petite opération
38:42va se retourner
38:43contre eux.
38:44mais nous nous proposons
38:46autre chose
38:47une autre voie.
38:49Nous proposons
38:50j'en ai
38:51beaucoup discuté
38:52avec les secrétaires
38:54fédéraux
38:54de la région
38:55avec votre secrétaire
38:57fédéral
38:57Céline Brulin
38:59si dévouée
39:00si à votre service
39:01si populaire
39:02dans votre département
39:03si populaire
39:04parmi vous
39:05qui fait un travail
39:06remarquable.
39:07elle me dit
39:08que vous allez proposer
39:10puisque nous faisons
39:11des listes
39:11de quatre candidats
39:12dans des cantons
39:14nouveaux
39:14et bien
39:15elle va
39:16ils discutent
39:18paraît-il
39:18ça ne me regarde pas
39:20mais je trouve
39:21que c'est bien
39:22dans vos instances
39:24départementales
39:25de listes
39:26de candidats
39:27qui porteront
39:29le rassemblement
39:30du peuple
39:30qui seront
39:32représentatifs
39:33des travailleurs
39:35des salariés
39:36des populations
39:40qui
39:40aujourd'hui
39:42sont
39:43dans votre département
39:45soit
39:45soit retraités
39:47soit responsables
39:48de mouvements associatifs
39:50soit élus
39:51déjà
39:51qui ont fait leur preuve
39:52elle propose
39:53des listes
39:54de larges rassemblements
39:56incluant des gens
39:58d'opinions
39:59diverses
40:01qui ont été
40:02dans le syndicat
40:02dans une force
40:04progressiste
40:04de gauche
40:05qui sont
40:06des humanistes
40:07mais
40:08où on sera
40:09d'accord
40:10sur une chose
40:11il faut faire
40:12reculer
40:13l'austérité
40:14du mondial
40:17aux institutions
40:18européennes
40:19du gouvernement
40:20jusque dans
40:21votre département
40:22et bien
40:23si vous menez
40:24à bien
40:25un projet
40:26comme celui-là
40:27et si on va
40:29discuter
40:29un à un
40:32avec
40:33avec nos concitoyens
40:35dans les villages
40:36dans les quartiers
40:38dans les HLM
40:40au porte-à-porte
40:41dans des réunions
40:42si nous allons
40:44de cette manière
40:45et nous
40:46associons
40:46la population
40:47à l'élaboration
40:49d'un programme
40:50départemental
40:51anti-austérité
40:52solidaire
40:53avec des élus
40:55qui ne se contenteront
40:56pas de gérer
40:57il faut le faire
40:58mais il faut en même temps
40:59se battre
40:59pour mettre en oeuvre
41:01des projets
41:01et aller chercher
41:02l'argent
41:03où il se trouve
41:04comme veut le faire
41:05Thierry Foucault
41:06et comme le font
41:07les conseillers généraux
41:08quand ils disent
41:09qu'ils vont contrôler
41:10l'argent
41:10des entreprises
41:11qui ont bénéficié
41:12du pacte de responsabilité
41:13et bien moi je dis
41:14ça c'est une démarche
41:16audacieuse
41:17innovante
41:18formidable
41:21engagez-vous
41:22avec force
41:23c'est cela
41:24qui va permettre
41:25de rendre service
41:27non pas au parti communiste
41:28mais qui va rendre service
41:30aux populations
41:32de toute la Normandie
41:33car si vous avez
41:34des élus anti-austérité
41:36des élus
41:37qui promeuvent
41:38des politiques sociales
41:39pour l'enfance
41:40comme pour les personnes âgées
41:42qui promeuvent
41:43l'éducation
41:44la culture
41:45le travail
41:46l'emploi
41:47la création d'entreprises
41:48l'innovation
41:49la recherche
41:50si vous vous dotez
41:52de tels élus
41:53et en le voyant grand
41:54en voyant haut
41:56en voyant fort
41:57vous allez créer
41:59les conditions
41:59d'une contre-offensive
42:01aux politiques
42:03d'austérité
42:04actuelles
42:04et cela
42:05comptera
42:06car il ne faut pas
42:07se laisser berner
42:08ceux qui aujourd'hui
42:10sont en colère
42:11ceux qui sont mécontents
42:13à juste titre
42:14ceux qui ne supportent plus
42:16la politique
42:18telle qu'elle se fait
42:19ils ont raison
42:20mais aidons-les
42:22à ne pas se tromper
42:24de colère
42:25le choix
42:27de la béquille
42:28du capital
42:29le choix
42:31du national capitalisme
42:33opposé
42:34au mondialisme
42:36ultra-libéral
42:37qu'on nous propose
42:39aujourd'hui
42:39c'est-à-dire
42:40le choix
42:41entre la droite
42:42ceux qui sont
42:43aujourd'hui au pouvoir
42:44et puis l'extrême droite
42:47et bien une autre voie
42:49bien plus efficace
42:51existe
42:51pour nos concitoyens
42:53non seulement
42:54elle est bien plus efficace
42:55mais c'est la seule voie
42:57d'avenir
42:58c'est la seule voie
42:59qui nous permettra
43:01de sortir de l'ornière
43:03dans lequel nous sommes
43:04aujourd'hui
43:05oui nous savons
43:06que beaucoup de gens
43:08se posent des questions
43:10sur la politique
43:12sur le fait
43:14qu'on ne respecte pas
43:15la parole politique
43:16qu'on ne respecte pas
43:17ses engagements
43:18que la corruption
43:19gangrène tout
43:21la télévision
43:22les matchs de foot
43:24les responsables politiques
43:26chaque semaine
43:27on en découvre
43:28un, deux, trois
43:29bientôt chaque semaine
43:30on aura une démission
43:32de ministre
43:32quand l'argent
43:35corrompt à ce point
43:36qui gangrène
43:38tous les rouages
43:39de la société
43:39il est temps
43:40de passer à autre chose
43:42et c'est autre chose
43:43c'est un nouveau pouvoir
43:45c'est ce que nous tentons
43:47de faire
43:47pas ce que veut faire
43:49monsieur Gattaz
43:50dans la première semaine
43:51de septembre
43:52rendez-vous compte
43:53que cet homme
43:54plein aux as
43:56et ses amis
43:57pleins aux as
43:58se permettent
43:59de faire une semaine
44:00d'action
44:01pour encore demander
44:03de l'argent
44:05sur ce qui devrait
44:06nous revenir
44:07c'est-à-dire
44:08les biens publics
44:09et les services publics
44:10les allocations familiales
44:12la protection sociale
44:14alors que le peuple
44:16lui
44:16il est de plus en plus
44:18dans les difficultés
44:19il nous demande
44:20de l'argent
44:21non pas pour produire
44:23il demande de l'argent
44:24pour donner
44:26des dividendes
44:27supplémentaires
44:27aux actionnaires
44:29et bien
44:29nous avons décidé
44:31Pierre Laurent
44:32à lancer l'idée
44:34que nous fassions
44:35cette semaine-là
44:37partout où nous le pouvons
44:38une contre-semaine
44:41de contre-mobilisation
44:43du grand patronat
44:44en appelant
44:45l'unité des travailleurs
44:46contre
44:47aujourd'hui
44:48la politique
44:49d'austérité actuelle
44:50et ce que Gattaz
44:52veut encore avoir
44:53en plus
44:53et
44:54si monsieur Gattaz
44:56est courageux
44:57qu'il accepte
44:59il a dit
45:00qu'il accepterait
45:01mais qu'il accepte
45:02ce débat
45:03argument
45:04contre argument
45:05face à face
45:07avec le secrétaire national
45:08du parti communiste
45:10nous aurons là
45:11clairement
45:12la division
45:14claire
45:15entre le représentant
45:16du capital
45:17monsieur Gattaz
45:18et le représentant
45:19du travail
45:20mon ami Pierre Laurent
45:29chers camarades
45:32nous allons
45:36travailler
45:37à ce rassemblement
45:40rassembler
45:40toutes celles et ceux
45:43pour qui la gauche
45:44veut dire quelque chose
45:46celles et ceux
45:46pour qui le progrès social
45:48veut dire quelque chose
45:49c'est ceux qui sont
45:51les héritiers
45:52de la commune de Paris
45:53du front populaire
45:55du conseil national
45:56de la résistance
45:57du meilleur
45:58de la gauche
45:58dans notre pays
45:59du meilleur
46:00du mouvement social
46:02syndical
46:03et associatif
46:04de notre pays
46:04nous allons travailler
46:06à créer
46:07les conditions
46:08d'un rassemblement
46:10du peuple
46:12suffisamment fort
46:13suffisamment ample
46:15mais non pas
46:17sur les bases
46:18de la division
46:19non pas pour désigner
46:21son voisin
46:22comme assisté
46:23non pas pour désigner
46:25l'immigré
46:25comme l'ennemi
46:26alors que c'est le banquier
46:28l'ennemi
46:28mais nous allons
46:29travailler
46:30à rassembler
46:32toutes celles et ceux
46:33c'est à dire
46:34l'immense majorité
46:35de notre peuple
46:36qui a intérêt
46:38au partage
46:39des savoirs
46:40au partage
46:41des pouvoirs
46:42au partage
46:43des richesses
46:44c'est ce que nous
46:45appelons le communisme
46:46ce n'est pas une idée morte
46:48c'est une idée
46:49qui va revenir
46:50parce que même
46:52si elle a été salue hier
46:53aujourd'hui
46:54il n'y a pas
46:56d'autre voie
46:56que la coopération
46:58entre nous
46:59pas la privatisation
47:00au service
47:01de quelques-uns
47:01le débat démocratique
47:03et la prise de décision
47:05par le peuple
47:06et non pas
47:06l'aggaparement
47:07du pouvoir
47:08par la caste
47:09des profiteurs
47:11des menteurs
47:12et de ceux
47:13qui se gavent
47:14sur le système
47:14et le représentant
47:16au pouvoir
47:17qui ont été mis
47:20pour salir
47:21la gauche elle-même
47:23puisque
47:24en vérité
47:25ça vise en vérité
47:27à conduire
47:29un certain nombre
47:29de gens
47:30à dire
47:30la gauche
47:31et la droite
47:31c'est la même chose
47:32or
47:33ce n'est pas la même chose
47:34c'est tout ce travail
47:36là que nous avons fait
47:37quelles que soient
47:38vos opinions
47:40quelles que soient
47:41vos idées
47:41quelles que soient
47:43vos histoires
47:43quels que soient
47:44parfois nos différents
47:45nous vous appelons
47:47à faire ensemble
47:49ce petit bout de chemin
47:50en discutant
47:52en débattant
47:53en nous enrichissant
47:55mutuellement
47:55en menant
47:56de grands combats
47:57le combat
47:58pour ouvrir
48:00des chemins nouveaux
48:01les chemins
48:02de l'espérance
48:02et cette espérance
48:04viendra
48:04plus rapidement
48:06vraisemblablement
48:07qu'on ne le croit
48:08nous-mêmes
48:13devout les carnets
48:15de la terre
48:16devout les forces
48:19de la fin
48:20parait
48:22son tonne
48:23en son
48:23à terre
48:24c'est l'éruption
48:26de la fin
48:28du passé
48:29présentable
48:31rose
48:32sous l'esclaves
48:33l'esclaves
48:34l'esclaves
48:35l'esclaves
48:37l'esclaves
48:38l'esclaves
48:39l'esclaves
48:39l'esclaves
48:40l'esclaves
48:40l'esclaves
48:41l'esclaves
48:41l'esclaves