00:00C'est très compliqué la position de la police dans cette affaire, encore une fois, d'autant qu'elle est
00:04désavouée et par une partie de la justice et par les autorités politiques.
00:09Donc c'est très très compliqué, avec une population en rébellion qui est mixte.
00:16Alors, qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Il faudrait faire un travail sur l'éducation nationale.
00:23Qu'est-ce qui se passe ? Ces jeunes qui sont angoissés, il y en a au lycée,
00:28ils payent 30 années de laisser faire, d'inertie, et surtout de démagogie.
00:36Vous savez ce qu'on paye ? On paye le bac pour tous, cher à M. Jack Lang, qui était
00:41ministre de l'éducation nationale à l'époque.
00:44Le bac pour tous, ça veut dire que tout le monde va à l'université.
00:48Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a un machin qui s'appelle Parcoursup, c
00:51'est-à-dire des algorithmes,
00:52qui va faire le tri à la place d'un contrôle sérieux des élèves.
00:58Et ensuite, c'est au petit bonheur à la chance.
00:59Énormément de gens se retrouvent à l'université, dans des filières qui ne conduiront à aucun emploi.
01:05Donc le choix, à la sortie, c'est RSA, frustration ou un boulot qui ne leur convient pas.
01:10Tout ça, pourquoi ? Parce que collège unique, dévalorisation de l'apprentissage,
01:15et vous avez des centaines de milliers de jobs ouverts chez les petits artisans,
01:20chez les menuisiers, plombiers, etc., qui ne sont pas occupés dans notre pays.
01:25Et qui pourraient donner de vrais emplois, très bien payés.
01:28C'est ce que fait la Suisse, par exemple ?
01:29Bien sûr, les Allemands et d'autres.
01:32Nous, nous avons voulu, pour des raisons parfaitement démagogiques,
01:35considérer que tout le monde va à l'université.
01:37À l'université, si vous faites de la sociologie et de la littérature espagnole,
01:42vous avez peu de chances de trouver un boulot à la sortie.
01:44C'est ça qu'ils payent.
01:46Donc, ils se heurtent à ce mur, d'abord dans des établissements scolaires
01:49qui ne sont pas nécessairement formidablement tenus,
01:52avec des manques de profs, avec un emploi du temps qui est hasardeux.
01:56Et puis, à la fin, ils vont se retrouver face...
01:59Ils vont avoir le bac, tout le monde, 98%.
02:01Ensuite, ils vont se retrouver à l'université,
02:03dans des filières qui sont plus ou moins utiles,
02:07ou plus ou moins bidons.
02:08Et c'est là qu'est le problème.
02:10Ça, c'est le premier problème que nous payons.
02:12Le deuxième, si vous me le permettez, c'est quoi ?
02:15Eh bien, c'est la dissolution.
02:16C'est le caprice présidentiel qui fait que,
02:20après trois défaites consécutives, je le rappelle quand même,
02:24défaites législatives au moment de sa réélection à lui,
02:28ensuite défaites aux Européennes,
02:30ensuite redéfaites aux législatives,
02:34le président aurait dû partir.
02:36Non, le caprice du roi, c'est de rester,
02:38pendant deux ans supplémentaires,
02:40et pendant ces deux ans,
02:41vous avez un gouvernement extrêmement faible,
02:44et la chienlit qui s'installe à peu près
02:46dans tous les comportements du jeu.
02:47C'est Macron qui porte la responsabilité.
02:49Vous voyez.
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