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00:00Europe 1 bonjour, 5h, 7h, Alexandre Lemaire.
00:04A la une, un gazole en baisse et une électricité qui n'augmente pas.
00:09Sébastien Lecornu a fait des annonces hier soir pour votre pouvoir d'achat.
00:13Aux lycéens, il promet de l'écoute.
00:16Mais pour les annonces, ils attendront encore les lycéens, vous dira Jacques Serret.
00:19Quatrième journée de mobilisation pour ce jeudi dans les lycées.
00:23Côté force de l'ordre, ce sera sans grenade assourdissante.
00:26Laurent Nunez annonce leur suspension après le drame de Lens.
00:30William Mollinier va vous en dire plus dans ce journal sur la nature et la dangerosité de ces grenades.
00:36Et puis, se souvenir que nos amis américains doivent leur statut de la liberté à un Français.
00:41Europe 1 vous emmène en fin de journal à la découverte d'une très belle exposition consacrée à Auguste Bartholdi.
00:48Europe 1, 6h30 sur Europe 1.
00:51Sébastien Lecornu s'est donc adressé aux Français.
00:53Hier soir depuis Matignon, le Premier ministre a tenté de répondre à vos inquiétudes sur le pouvoir d'achat.
00:58Ainsi qu'à la colère des lycéens avec un objectif, tenter d'apaiser le climat social explosif, Jacques Serret.
01:05Oui, Sébastien Lecornu veut se montrer empathique.
01:08Ce qui se passe dans les lycées nous touche toutes et tous.
01:11Élèves, parents, enseignants ou simplement citoyens.
01:13Et légitime d'une certaine manière la mobilisation lycéenne.
01:17La colère des jeunes ne vient pas de nulle part.
01:20Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment.
01:23Nous avons le devoir de les écouter.
01:25Prendre les jeunes au sérieux, c'est autant soutenir leur engagement que partager avec eux les difficultés, mais aussi les
01:31contraintes.
01:32Des mots doux, mais aucune mesure concrète dans l'immédiat.
01:36Juste la réaffirmation d'un calendrier.
01:38Les premières décisions du gouvernement seront présentées à la fin du mois d'octobre.
01:43Et le budget de l'éducation nationale sera discuté à l'Assemblée nationale le 12 novembre prochain.
01:48Le Premier ministre en appelle à la bonne entente entre députés et sénateurs.
01:52Lui-même le sait, il n'a ni la main ni les moyens pour réitérer la politique du chèque de
01:57ces dernières années.
01:58Seule annonce notable la libération de 10 millions de barils de gazole issus de nos stocks,
02:04censé faire baisser le prix du litre à la pompe de 12 à 18 centimes.
02:07Jacques Serret du service politique d'Europe 1.
02:09La question du jour, justement, le gazole moins cher de 12 à 18 centimes est-ce suffisant selon vous ?
02:16Vous votez dès à présent sur l'appli et le site Europe 1.
02:19Europe 1, bonjour, il est 6h30 de la suite du journal, Alexandre Lemaire.
02:22Nouvelle journée de mobilisation des lycéens, donc ce jeudi, la quatrième.
02:26Nous verrons si l'allocution hier soir du Premier ministre est à même de faire refluer le mouvement.
02:30Aux lycéens, Sébastien Lecornu promet de l'écoute, mais il renvoie les décisions du gouvernement,
02:35vous l'avez entendu, à la fin octobre.
02:37Les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens.
02:41A encore martelé le Premier ministre, en écho au drame de Lens, où un lycéen a perdu sa main,
02:46et à cette annonce hier du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
02:50Je retire un type d'armement, qui est la grenade assourdissante, qui a causé un dégât très grave à Lens.
02:56Je retire provisoirement, je suspends l'utilisation.
02:59Il y a une atteinte à l'intégrité physique qui est majeure.
03:02Moi, mon travail, c'est qu'il n'y ait pas de blessés, qu'il n'y ait pas de
03:04violence,
03:04et que les policiers puissent intervenir toujours avec proportionnalité.
03:08Laurent Nunez, dans certains rangs de la gauche, on entend ces grenades utilisées pour le maintien de l'ordre
03:13être qualifiées d'armes de guerre, William Olinier.
03:16Or, cette formule entretient une confusion.
03:18Oui, confusion entre le classement juridique et la fonction réelle de cette munition.
03:23Non, les grenades des CRS ne sont pas des armes de guerre en France.
03:27Les armes sont réparties en quatre catégories, A, B, C, D.
03:31Ce classement détermine les conditions d'acquisition ou de détention,
03:34et non pas leur dangerosité ou un niveau de létalité.
03:38La grenade assourdissante à SSD, qui a été suspendue par Laurent Nunez,
03:42appartient bien à la catégorie A2.
03:45On y trouve effectivement des matériels de guerre,
03:47mais aussi des équipements de maintien de l'ordre,
03:50des armes de force intermédiaire qui ne sont absolument pas destinées à tuer.
03:55Présenter cette grenade comme l'équivalent d'une munition de combat est donc trompeur.
03:59Une grenade militaire à fragmentation est conçue pour projeter des éclats meurtriers,
04:03ce qui n'est pas le cas de la SSD qui, elle, doit déstabiliser par une détonation sonore.
04:09Cela ne la rend pas inoffensive pour autant.
04:12Elle peut provoquer des blessures graves, tout comme le LBD 40 mm,
04:16qui est également rangé dans cette catégorie A2.
04:19Mais lui non plus n'est pas une arme de guerre.
04:21William Olinier du service police-justice d'Europe 1 à Marseille.
04:25Enquête ouverte de l'IGPN, la police des polices,
04:27pour violences volontaires par personnes dépositaires de l'autorité publique avec arme
04:32après qu'un lycéen de 17 ans a été blessé à la tête.
04:35Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent un policier lui porter des coups de matraque.
04:40Comment sanctionner les casseurs en marge des blocages ?
04:44La question se pose pour les régions qui financent, vous le savez, les lycées.
04:47La région Auvergne-Rhône-Alpes a déjà annoncé qu'elle allait suspendre les aides régionales aux lycéens interpellés
04:52ainsi qu'à leurs familles.
04:54Et désormais, d'autres régions suivent l'exemple.
04:57Charles Bouchin.
04:57Oui, c'est le cas de l'Île-de-France où le coût de la casse est estimé pour l
05:01'instant à 7 millions d'euros.
05:02Tous les lycéens qui seront sanctionnés en conseil de discipline pour des dégâts lors des blocages
05:07n'auront plus accès aux aides de la région.
05:09Les jeunes franciliens ne pourront donc plus bénéficier des 300 euros annuels, explique James Chéron.
05:14Vice-président de la région Île-de-France.
05:16Un jeune ne peut pas à la fois dégrader un lycée qui appartient à la région Île-de-France
05:21et en même temps continuer à bénéficier des financements d'activités ou de moyens de transport.
05:25Pour mettre en application cette mesure, la région va demander au rectorat tous les noms des lycéens sanctionnés.
05:31Une démarche que pourrait bientôt engager la région PACA,
05:34le groupe Rassemblement National emmené par Franck Alizio, va déposer une motion en ce sens.
05:38La fête est finie.
05:40Pour ceux qui foutent le bordel aujourd'hui dans nos rues,
05:42ce n'est plus possible de voir l'argent public,
05:45qui a été l'argent des contribuables, partir en fumée
05:48à cause de tous ceux qui n'en respectent pas les règles que la majorité silencieuse respecte.
05:52La mise en place éventuelle de cette sanction sera discutée le 23 octobre
05:55lors de l'Assemblée plénière de la région PACA,
05:57un territoire où le coût des dégradations commises dans les lycées
06:00est évalué à 6 millions d'euros.
06:03Charles Bouchin.
06:04Europe 1 vous emmène maintenant à la découverte d'une exposition
06:07consacrée à Bartholdi, le créateur de la Statue de la Liberté.
06:10Et même deux expositions, dont une en réalité virtuelle,
06:13c'est à voir au Musée d'Orsay à Paris.
06:15Elle raconte l'épopée de la Statue de la Liberté,
06:18inaugurée il y a 140 ans,
06:20et surtout rend hommage à son créateur,
06:22Alsacien, Auguste Bartholdi.
06:26Rendre la Statue de la Liberté Guy dans le Monde,
06:28le vrai nom de la Statue de la Liberté,
06:30à ses créateurs, à l'architecte Violet le Duc,
06:33à l'ingénieur Eiffel,
06:34mais surtout à Auguste Bartholdi,
06:36équipé d'un casque virtuel.
06:38Vous le rencontrez, assistez à sa déception
06:40quand son projet de statut phare
06:42à l'entrée du canal de Suez est refusé.
06:45Pas grave, son destin s'accomplira ailleurs,
06:47mais surtout, vous ressentez dans votre corps
06:49l'émotion d'être face à l'édifice.
06:51François Blanchetière,
06:53conservateur en chef pour les sculptures
06:55au musée d'Orsay,
06:56éco-commissaire de l'exposition.
06:58Ça apporte en fait un complément vraiment intéressant
06:59parce que ça nous immerge dans un récit,
07:01et je vous garantis que quand on est dans un tramway
07:03qui nous amène à l'exposition universelle de 1976
07:05où Bartholdi expose la main tenant le flambeau,
07:08on a vraiment l'impression que le sol bouge
07:09alors qu'en fait pas du tout.
07:10Et on est donc confronté à cette statue de 46 mètres,
07:12on peut même aller à l'intérieur de la statue,
07:14donc on imagine un ascenseur qui n'existe pas,
07:16qui nous permet de nous élever à l'intérieur de la statue
07:18pendant que s'assemblent les plaques de cuivre
07:20sur la structure métallique,
07:21qui nous confronte vraiment à ce que c'est
07:22qu'être à l'intérieur de ce grand chef-d'oeuvre.
07:25L'exposition s'achève sur la torche,
07:26illuminant la baie de New York
07:28et le chemin qu'il restait à l'époque
07:30à parcourir vers la liberté,
07:32liberté qu'il convient aujourd'hui
07:33de tenter de préserver.
07:35Sébastien Bordenave,
07:36cette exposition consacrée à Bartholdi
07:38est donc à voir au musée d'Orsay à Paris
07:40jusqu'au 31 janvier.
07:41C'était votre...

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