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00:00Votre journal.
00:00Europe 1, bonjour.
00:025h, 7h.
00:04Alexis Delafléchère.
00:05Mardi 27 octobre, il est 6h30 sur Europe 1 et à la une ce matin.
00:10Emmanuel Macron reconnaît les défaillances de l'État face aux violences du 17 octobre.
00:14En déplacement hier à Marseille, le chef de l'État a admis, vous l'entendrez,
00:17un manque d'anticipation des autorités.
00:19Et il prévient déjà, samedi prochain sera encore une journée à risque.
00:23Une journée à risque et des commerçants toujours très inquiets avec Halloween.
00:26Les forces de l'ordre redoutent un retour des violences et des pillages.
00:30Comment les autorités se préparent-elles ?
00:32Le point avec le service police-justice d'Europe 1 dans un instant.
00:36Voilà le contexte dans lequel le gouvernement tente de calmer la colère.
00:39Une série d'annonces a été faite avec notamment la refonte de Parcoursup décryptage à suivre.
00:45Et puis le ballon d'or France Football est attribué à Harry Kane.
00:4925 ans qu'un Anglais n'avait pas gagné.
00:52Europe 1.
00:54Et à la une donc Emmanuel Macron qui met déjà en garde contre de potentielles nouvelles violences samedi prochain.
01:01On sait que samedi prochain est encore un samedi à risque.
01:04On sait qu'il y a le 5 novembre une journée de mobilisation nationale.
01:09Il mobilise tous les syndicats.
01:11Le président inquiet donc et on sait déjà que les Gilets jaunes et plusieurs syndicats étudiants lycéens seront de retour
01:17dans la rue.
01:17Les autorités redoutent notamment avec Halloween de nouveaux pillages et des violences urbaines.
01:22Jean-Baptiste Marty, quelles sont les actions prévues le week-end prochain ?
01:26Eh bien de nouveaux rassemblements, des cortèges un peu partout en France mais pas dans les centres-villes, seulement en
01:31périphérie.
01:32Les Gilets jaunes prévoient également des sit-ins, c'est-à-dire des rassemblements statiques devant l'Assemblée nationale et
01:37devant les mairies,
01:38comme l'explique Benjamin Ball, membre de la coordination des Gilets jaunes.
01:41Pourquoi cela ? Parce qu'il est indispensable de pouvoir lui défendre nos libertés publiques
01:46et nous le ferons de la meilleure manière qu'il soit, c'est-à-dire que nous ferons des sit
01:49-ins
01:49et s'ils sont interdits, nous nous donnons le droit de les maintenir comme elles.
01:54Si ces rassemblements se voudront pacifiques, les autorités redoutent de nouvelles émeutes urbaines
01:59et pour cause des appels à piller les commerces comme le 17 octobre
02:03circulent sur les réseaux sociaux à l'occasion de ce week-end de la Toussaint.
02:06Week-end marqué par les festivités d'Halloween samedi, fête importée des Etats-Unis.
02:11Beaucoup de jeunes pourraient profiter de cette soirée pour se grimer et commettre de nouvelles exactions partout en France.
02:17Jean-Baptiste Marty du service police-justice d'Europe 1.
02:20Et après les émeutes du 17 octobre, Alexis, le gouvernement veut faire payer les casseurs.
02:25Près d'un milliard d'euros de dégâts et un projet de loi.
02:27Oui, casseurs, payeurs, examinés aujourd'hui au Sénat.
02:31Le principe, faire contribuer financièrement les personnes présentes dans des attroupements violents.
02:35Mais ce texte risque de se heurter, Alexis de La Fontaine, à un obstacle de taille, la Constitution.
02:41Premier problème, l'individualisation des peines injusticiables français ne répond que de ses propres actes.
02:47Or, ce texte crée une responsabilité collective.
02:52Concrètement, participer ou assister à un groupe commettant des violences suffirait à être condamné.
02:58Un principe potentiellement jugé irrecevable par le Conseil constitutionnel,
03:03même si l'argument de l'intérêt général peut être mis en avant par les sages.
03:08Deuxième problème, comment prouver l'implication d'un manifestant ?
03:11Est-il au courant des violences commises ?
03:13A-t-il entendu les sommations ? Est-il resté sur place malgré tout ?
03:17Le Conseil d'État demande aux policiers d'être en mesure de prouver chacun de ces points
03:21avant que la justice ne puisse condamner un manifestant.
03:25Les parlementaires doivent maintenant préciser ces aspects
03:28pour espérer échapper à la sentence du Conseil constitutionnel.
03:32Alexis Delafontaine.
03:34Pour Emmanuel Macron, l'enjeu, vous l'avez compris, est très politique.
03:37Après les violences du 17 octobre et les critiques sur la gestion de la crise,
03:40le chef de l'État tente de reprendre la main.
03:43Arthur Delaborde, le président de la République,
03:45qu'on a entendu en début de journal, cherche à réaffirmer son autorité.
03:48Il était hier en déplacement à Marseille.
03:51Rétablir l'ordre et son autorité, c'est assez rare.
03:54Emmanuel Macron commence par reconnaître une défaillance de l'État.
03:57C'est tout à fait vrai qu'à Marseille comme ailleurs,
04:00il n'y avait pas assez de force le 17 octobre, on le sait très bien,
04:02parce qu'on n'avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé.
04:05C'est-à-dire que le 17 octobre n'avait pas été anticipé le fait
04:08qu'on aurait autant de forces d'ultra-gauche qui se mobiliseraient dès très tôt le matin.
04:13On n'avait pas anticipé qu'on aurait au-delà de cette mobilisation de l'ultra-gauche
04:18aussi de la délinquance qui viendrait dessus.
04:20Et donc les forces de police n'étaient pas dûment proportionnées.
04:23Un aveu d'échec, mais sur sa propre responsabilité,
04:26le président préfère regarder devant.
04:28Il pointe notamment les réseaux sociaux
04:30et s'appuie sur l'accalmie de samedi pour afficher sa fermeté.
04:33Ce n'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle,
04:36notre pays soit dans cet état d'ébullition.
04:37Il y a des gens qui se réjouissent du désordre, moi non.
04:40Donc plus jamais le 17 octobre.
04:41Le 24 octobre est un modèle, on a tenu,
04:44et c'est ce qu'on continuera de faire.
04:45Reste à tenir cette promesse.
04:47Après neuf ans au pouvoir,
04:48Emmanuel Macron doit aussi répondre d'un État
04:50qui n'a pas su protéger les Français.
04:52Arthur de la Borde du service politique d'Europe 1.
04:54Voilà donc le contexte, Alexis,
04:56dans lequel le gouvernement tente d'apaiser la colère.
04:58Tant bien que mal, oui, Sébastien Lecornu.
05:00Le Premier ministre a multiplié les annonces hier
05:02pour répondre aux revendications des lycéens.
05:04Il y a la création de 15 000 places supplémentaires
05:07dans l'enseignement supérieur,
05:08des classes plafonnées à 28 élèves pour les secondes,
05:125 milliards, donc 4 sous forme de prêts
05:15pour la rénovation des bâtiments,
05:16mais également une refonte de Parcoursup.
05:19Laura Legault.
05:19C'est l'une des principales demandes des lycéens
05:23supprimées Parcoursup.
05:24Le gouvernement annonce le remplacement
05:25de la plateforme d'ici 2028,
05:27une mesure jugée encore trop floue
05:29pour Paul, lycéen à Lyon.
05:31C'est une plutôt bonne nouvelle,
05:32mais on n'a pas d'informations
05:34sur ce qui va succéder Parcoursup,
05:35donc on ne sait pas comment ça va fonctionner
05:37et si ce sera réellement mieux et plus efficace.
05:39Le compte n'y est pas non plus pour Guilhem.
05:41Le gouvernement a annoncé l'ouverture
05:43de 15 000 places dans l'enseignement supérieur,
05:45pas suffisant pour l'adolescent.
05:47C'est largement moins que ce qu'on avait demandé.
05:49On avait demandé 100 000 places
05:50pour convenir aux 120 000 personnes
05:52qui avaient été laissées sur le carreau
05:54à la rentrée 2026.
05:56Margot, lycéenne à la Roche-sur-Yon,
05:58est convaincue par les mesures,
05:59mais elle doute de leur mise en œuvre.
06:01Avoir la mise en place dans les établissements,
06:03je me dis que le gouvernement,
06:04il n'a plus que 6 mois en fait
06:05et que je ne sais pas ce qui va être possible
06:07à mettre en place en l'espace de 6 mois.
06:09Alors la plupart veulent poursuivre
06:10la mobilisation comme Adam.
06:12Il faut continuer.
06:12Je ne sais pas qu'on ait des réponses claires.
06:14J'irai encore le 31 octobre,
06:15gérer le 5 novembre.
06:17Le lycéen continuera de manifester
06:19et de bloquer son établissement à la rentrée
06:21pour faire pression sur le gouvernement.
06:24Laura Legault pour Europe 1.
06:26Europe 1, il est 6h36.
06:27Dans l'actualité également,
06:29Alexis de la Fléchère à l'Assemblée nationale.
06:30Une minute de silence devrait être observée aujourd'hui
06:33en hommage aux victimes
06:34de l'attentat raciste de Trappes.
06:36C'est ce que souhaite la présidente
06:37de l'Assemblée nationale,
06:38Yael Brown-Pivet.
06:39Le principal suspect,
06:41Kevin T, reconnaît l'effet,
06:43mais conteste toute motivation raciste.
06:45Une qualification pourtant maintenue
06:47par le parquet national antiterroriste
06:50qui a annoncé hier la reprise
06:51de sa garde à vue
06:52après un examen psychiatrique.
06:55Kevin T, je le précise,
06:56a reconnu l'effet,
06:57mais n'y donc agir par racisme.
06:59Premier élément donné par le procureur
07:01qui dément par ailleurs
07:02la présence de tracts
07:03de partis politiques,
07:04notamment du RN,
07:05dans le véhicule du trentenaire.
07:07En bref, sachez qu'à partir d'aujourd'hui,
07:09vous pouvez demander une aide
07:10de 100 euros
07:11pour faire face à la flambée
07:12des prix des carburants.
07:13Elle s'adresse aux travailleurs
07:14aux revenus modestes
07:15qui utilisent leur voiture
07:16pour se rendre au travail
07:17à plus de 15 kilomètres
07:18de leur domicile.
07:19Les inscriptions ouvrent
07:21ce matin sur Internet.
07:22À l'étranger au Brésil,
07:23Flavio Bolsonaro
07:24fait finalement machine arrière.
07:26Oui, battu dimanche par Lula,
07:29son parti reconnaît la défaite
07:31et renonce à demander
07:32l'annulation de la présidentielle
07:33mais entend toujours contester
07:34en justice la candidature
07:36du président de gauche
07:37réélu avec près de 52% des voix.
07:39En Israël, ça y est,
07:41les bureaux de vote sont ouverts.
07:42Des élections législatives
07:44décisives pour Benyamin Netanyahou
07:46au pouvoir depuis près de 20 ans
07:47face à lui notamment
07:48l'ancien chef d'état-major
07:49Gadi Enzakot.
07:50Un scrutin dans lequel
07:52Donald Trump s'est invité
07:53en rappelant
07:53à voter pour Netanyahou.
07:56Et puis, le ballon d'or
07:58France Football
07:58est attribué à...
08:00Harry Kane !
08:01Et oui, l'attaquant anglais
08:02du Bayern Munich
08:03a été sacré hier soir à Londres.
08:05Une première pour un joueur anglais
08:07depuis 25 ans tout de même.
08:09Harry Kane
08:09qui devance le français
08:11Kylian Bappé
08:12et Lamine Yamal
08:14le joueur du Barça.
08:16C'est déjà pas mal
08:16pour Kylian Bappé
08:17qui est sur le podium
08:19et qui l'aura
08:19on le dit depuis ce matin
08:21sûrement un jour ou l'autre.

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